Citoyens prenez le pouvoir

Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

vendredi 17 mai 2013

Tien, le MoDem a encore disparut

C'est singulier, alors que François Bayrou est vu par une part grandissante de la population comme un recourt à l'éfondrement de la confiance dans nos élites, et que les média l'invitent à tout va pour commenter le désastre des affaires politico financières et autres gougnaferie d'hommes ou femmes politiques, dans le même temps, le Mouvement Démocrate disparaît des sondages.

Dans les sondages, on demande pour qui ont voté les électeurs lors de la dernière élection pour les ranger ensuite dans la case statistique UDI. Même chose dans les interview de Nice Matin qui mélange allègrement UDI et MoDem. Donc médiatiquement parlant, Bayrou a le droit d'être une personnalité distinct, mais pas les électeurs.

Éternellement, la politique est représentée sur une ligne, et donc sur cette ligne, le MoDem est à côté de l'UDI. LA POLITIQUE EST UN ESPACE MULTIDIMENSIONNEL, c'est pourtant pas compliqué à comprendre, il n'y a pas que la gauche et la droite. Quelle est donc cette volonté ou incapacité à ne pas voir les éventuelles différences ou convergences selon d'autres axes. Pourquoi toujours prendre les citoyens pour des incapables en refusant de leur expliquer la complexité ?

Il y a autant de convergences ou de différences entre MoDem et UDI, qu'entre les sociaux démocrates du PS et le MoDem, pourtant ce point là ne doit pas être abordé, il est tabou, le PS étant officiellement, UN, même si personne n'y croit. Les radicaux devraient être des entités, tout comme le MoDem indépendantes avec une idéologie identifiable, mais faute de leader, de porte voix audibles, ils ne sont plus que des antichambre du PS ou de l'UMP, tout comme l'UDI. La diversité induit de la complexité et les journalistes ou sondeurs n'ont plus assez de lignes pour traiter de la complexité, de toute façon les lecteurs ont de moins en moins la patience de lire. La boucle est bouclée, la multidimensionnalité du champ politique n'a plus de lecteur pour la comprendre, il ne reste plus que des visions binaires.

mercredi 15 mai 2013

Le livre numérique, un retour technologique 15 ans en arrière

Comme je suis en train d'essayer d'écrire un petit roman, ou une grosse nouvelle, c'est en cours, donc je ne sais pas bien encore ce que sera le résultat final, je me suis un peu plongé dans les outils pour savoir ce qu'il était possible de faire avec un livre numérique, histoire d'exploiter ce nouveau format d'écriture. A lire les forum, on s’aperçoit que je ne suis pas le seul, mais que comme moi, il y a beaucoup de frustration. En effet les marchands, que ce soit de livres, de matériels ou de logiciels n'ont visiblement aucune imagination et se contentent de voir le livre numérique comme une simple alternative au papier, sans même se donner la peine d'imaginer la puissance créatrice que ce nouveau support est susceptible d'apporter.

clavardage.jpgEn tout cas, une chose est sûr, pour pouvoir s'affranchir de son ancêtre papier, il faudrait déjà que le livre numérique se standardise technologiquement comme l'a fait (laborieusement) l'HTML[1], car aujourd'hui il y a plus de 20 formats de livre numérique, et chaque liseuse ou logiciel interprète à sa façon ces formats. Autant dire que l'imagination des créateurs est très, très vite bridée par la technologie, au lieu d'être libérée.

Théoriquement on pourrait imaginer une lecture non linéaire, inclure des éléments multimédia (film, musique, 3D...), faire des liens vers des références (internes au livre ou externe vers d'autres livres ou sites web), proposer une lecture vocale de certaines parties (façon slam), utiliser de la couleur et des images pour créer des ambiances pour chacun des chapitres. Tout cela est théoriquement possible, mais impossible techniquement (pour l'instant).

Dans le domaine du livre numérique, nous sommes retourné à l'époque de la guerre entre Netscape et Internet Explorer[2], pour ceux qui ont connu, c'est déprimant. A croire que personne n'a appris.

Le billet m'ayant inspiré: Le destin de l’e-book, ou les paradoxes d’une société postmoderne

Notes

[1] C'est le language utiliser pour représenter les pages web, comme celle que vous êtes en train de lire.

[2] Dans les années 2000, les sociétés Netscape et Microsoft se sont livré une bataille sans merci dans le domaine des navigateurs web en ayant chacun une interprétation différente de la manière d'utiliser l'HTML, rendant les sites web impossibles à rendre identiques sur chacun des navigateur, sans passer des heures d'ajustement. Ceci est encore partiellement vrai avec Internet Explorer qui continue a avoir des interprétations différentes des autres navigateurs (Firefox, Chrome ou Safari) des normes de l'internet.

lundi 13 mai 2013

Bayrou premier ministre ? Mon oeil !

Il y a des trucs hallucinants. Un sondage dit que les français "plébiscitent" l'idée d'un gouvernement d'union nationale avec Bayrou, qu'il est le recours. J'ai du mal à comprendre ce que ça veut dire. Qui imagine que les socialistes le laisseraient gouverner ?

Ça veut dire quoi union nationale ? Le FG fait parti de la majorité mais rêve d'en sortir, l'UDI pantouflarde avec l'UMP qui se complaît dans une opposition binaire. Il n'y a que le FN qui serait content d'un truc pareil.

Alors certes les autres pays européens comme l'Italie, l'Espagne, l'Allemagne et même l'Angleterre fonctionnent avec des majorités hétérogènes au parlement, et la France fait un peu bande à part avec son système électoral binaire, qui fabrique une majorité à celui qui obtient moins de 30% des suffrages. Il n'empêche, faire un sondage qui permet d'imaginer François Bayrou premier ministre est ridicule en l'état actuel des choses, et surtout de l'annoncer comme le recourt.

Il faudrait d'abord une méga réforme des institutions et de la représentativité que jamais les socialistes n'accepteront, ils perdraient leur si douillettes places dans les or de la République, et comme le président Hollande n'a pas l'air décidé à la lancer cette réforme... De toute façon, je ne suis pas certain que les Français soient prêt pour une démocratie parlementaire, mais j'aimerai bien me tromper.

samedi 11 mai 2013

Bientôt 70 ans de paix, soit plus de 2 générations

Le 8 mais dernier, je discutais avec un voisin qui a connu la guerre de 39-45, et dont le père avait connu les 2 précédentes. L’Europe n'a pas été en paix depuis aussi longtemps. En moyenne les pays européens se faisaient la guerre tout les 30 ans, ce qui veut dire que toutes les générations avaient subit au moins une guerre, et ça depuis des siècles. Or je fais partie de cette génération qui n'a pas connue la guerre, de même pour tout ceux qui nous gouvernent, qui ne l'auront connu que par procuration[1].

A critiquer l'Europe, l'institution, on oublie un peu vite que même avec toute ses imperfections, ce "machin" aura apporté la paix à ce continent. La dernière guerre était civile, lors de la dislocation de la Yougoslavie. Qu'est-ce qui aujourd'hui peut prévenir le plus efficacement d'un nouveau conflit dans les Balkans si ce n'est l'adhésion à l'Europe ?

Le 8 mai et le 9 mai pourraient être fusionnés en un même jour de mémoire en fait[2].

Notes

[1] Selon les sources, une génération fait environ 25 ans.

[2] Ok, la fête de l'Europe ne se limite pas seulement à la commémoration de la paix.

mardi 30 avril 2013

Londres: propreté

Quant on va en Suisse on note très vite la propreté et comment les suisses sont soigneux de leur environnement, urbain comme campagnard.

Si les maisons sont coquettes à Londres, par contre la propreté c'est pas ça. J'ai déjà parlé des sacs d'ordure le soir sur les trottoirs, mais ça ce n'est que quelques heures. Par contre, il y a des déchets un peu partout dans les moindre recoins: bouteilles, mégo, boites de nourriture, canettes. Et pourtant dans les quartier touristiques, il y a de chouettes cendriers un peu partout sur tout les poteaux de signalisation qui poussent sur les trottoirs[1], et il n'y a jamais à marcher beaucoup pour trouver une poubelle.

londre20130420_dechets.jpg

Note

[1] J'ai oublié de les prendre en photo, mais je les recommanderai volontiers à notre municipalité, pour leur discrétion et élégance.

samedi 27 avril 2013

Londres: les enfants ont-ils tous des portables ?

Les célèbres cabines rouges laissent à désirer. Elles servent de pissotière dans certains endroits et sont couvertes pour d'autres de publicités pornographique.

A ce demander si les enfants les utilisent encore pour téléphoner ?

londre20130418_telephone.jpg

londre20130418_telephone2.jpg

Par contre, British Telecom les utilise comme borne wifi, donc pour les client BT, il y a des accès wifi un peu partout dans la ville, ce qui est pas mal, si bien sûr on est client BT.

mercredi 24 avril 2013

Londres: droite-gauche

Tout le monde sait que les anglais et une bonne partie des ex colonies britanniques roulent à gauche. Pour les continentaux, c'est une source de contrariété, car le piéton ou cycliste est un peu déboussolé sans parler du conducteur qui découvre que le volant de sa voiture de location est du "mauvais côté"[1].

En fait ce n'est pas bien méchant et l'on s'y fait très vite, d'autant que la voirie est très prévenante:

londre20130418_look_right.jpg

Au moins dans dans les quartiers touristiques[2], tous les passages piétons sont notés avec le côté duquel arrive les véhicules. Et c'est vrai que c'est bien pratique les 2 premiers jours le temps de s'y faire.

Par contre, là où je ne comprend pas la logique britannique, c'est que lorsque les piétons se croisent sur les trottoirs, ils marchent la plus part du temps à droite. Même chose dans les escalators du métro où l'on double à gauche comme à Paris. Du coup, la gymnastique mentale n'est pas une simple symétrie: tout ce qui est à gauche n'est pas forcément à droite et vice versa.

londre20130420_stand_on_the_right.jpg

Vous noterez au passage que dans les quartiers chics, les sacs d'ordures sont mis le soir sur le trottoir, sans poubelles, ce qui laisse à penser qu'il ne doit pas y avoir beaucoup de chiens errants. En fait il y a peu de chiens tout cours, et donc très rarement les déjections correspondantes sur les trottoirs, ce qui est bien pratique quant on se ballade en roller comme nous l'avons fait. Par contre, les sac de toutes les couleurs sur le trottoir, ça dénote un peu dans le paysage avec les jolies rangées de façade.

Notes

[1] Je n'ai pas conduit de voiture lors de ces vacances à Londres, mais je l'ai fait en Irelande il y a quelques années.

[2] Pour ces mini vacances, nous sommes resté dans le centre de Londres, dans des quartiers plutôt chicos.

jeudi 18 avril 2013

Petit break chez les rosbifs

Nous partons en vacances en famille quelques jours visiter la capitale de la perfide Albion[1], sur les pas d'un célèbre magicien balafré.

Comme je ne suis pas certain d'avoir accès comme je le voudrais au net, je passe les commentaires du blog en modération à priori durant ces minis vacances. Donc ne vous étonnez pas si vos commentaires mettent quelques jours avant d’apparaître, je les libérerai quant j'aurais un accès au web.

Note

[1] En bon franchouillard qui se respecte, je révise mes poncifs sur les mangeurs de viande bouillie :D

mercredi 17 avril 2013

Le plagiat est une tendance lourde mise en lumière par l'ère numérique

L'actualité braque encore ses projecteurs sur une histoire de plagiat détestable, même si j'aimerai bien changer un peu de sujet. Après l'affaire du ministre en charge de la lutte contre la fraude fiscale qui est un fraudeur patenté, nous avons une des plus haute autorité religieuse qui se répand en aveux de plagiat après avoir mentis sans la moindre hésitation.

Lire l'article du Huffington Post: Après ses aveux de plagiat, Gilles Bernheim, Grand rabbin de France, est soupçonné de ne pas être agrégé de philosophie

Pour résumer, ce monsieur clame à la publication de son ouvrage qu'il avait une grande envie d'écrire. Ce livre s'avère avoir été écrit par un nègre avec du copier/coller de plusieurs auteurs. Non content d'avoir été mis au jour, il s'enfonce dans le mensonge en disant que c'est un des autre auteur qui est le plagiaire. Il avoue, s'excuse, mais pour couronner le tout, il s'avère qu'il aurait aussi menti sur son parcourt universitaire.

Donc voilà ce que se permet le guide spirituel de million de français. Ce n'est pas un petit scribouillard comme moi qui cause sur son blog, c'est une référence, une autorité morale, tenu, comme tout responsable d'un culte, à un devoir d'exemplarité. Dans quel monde vivent ces élites qui ne se rendent même plus compte de l'incongruité de leurs actes ?

Le temps est orageux pour les menteurs. Il va falloir qu'ils apprennent à faire avec l'ère numérique qui ne perd pas la mémoire et propage les informations bien au delà de leur petit microcosme. Peut être le net, malgré tous ses travers, pourrait les aider à revenir sur la même terre que nous ?

Mensonge politique, mensonge spirituel... à qui le tour ? Ça va être difficile d'inviter les électeurs à voter. Le tous pourri gagne du terrain, j'en ai la nausée.

vendredi 12 avril 2013

Comment réagir à un article de Nice matin sans enfreindre le droit d'auteur

Je suis ce matin dans une situation particulière du droit d'auteur. Aujourd'hui est paru dans Nice Matin un article traitant du plagiat d'un de mes texte fait par un des candidat aux élections municipales. Le journaliste me disait qu'il était stupéfait par la réaction du plagiaire, qui lorsqu'il était interviewé ne voyait pas le mal qu'il avait fait. On appréciera la capacité de l'individu, candidat au poste de premier magistrat de la commune, à respecter la loi et par extension à la faire appliquer.

Mais là n'est pas mon problème. Quant on a sa photo sur Nice-matin, ça flatte l'égo et forcément j'ai envie de vous montrer l'article. Je ne suis pas encore blasé de ces petits plaisirs, même si ce n'est pas la première fois.

Pour ce faire, il me faut donc faire une capture d'écran de l'article et le mettre sur mon blog. Même si je sais que Nice matin le tolère, car tous les blogs le font, c'est typiquement une infraction au droit d'auteur, puisque le journal n'a pas décidé de mettre cet article sur son site, c'est donc qu'il est réservé à ses lecteurs payants. On notera au passage l'ironie de traiter d'une histoire de blog exclusivement dans la version "papier" ou assimilée[1]

Me voilà dans la situation ubuesque de vouloir vous montrer un article sur le droit d'auteur publié par le journal local, sans pouvoir le faire sans enfreindre le droit d'auteur[2].

Notes

[1] La version en ligne du journal est techniquement numérique, mais n'autorise aucun des usages du web comme les liens, les copier/coller de citations... ce ne sont que des photos des pages envoyées à l'imprimeur.

[2] Il va vraiment falloir que Nice matin change de tactique internet, car ils sont définitivement du siècle dernier.

lundi 8 avril 2013

Et si je publiais moi aussi mon patrimoine ?

Le ridicule ne les étouffe pas, et heureusement pour eux, mais sérieusement, qui va croire les déclarations de patrimoine des élus que l'on voit fleurir tout à coup sur internet ?

Comme dit très justement un des élus des Alpes Maritimes interrogé, ceux qui fraudent ne vont pas le dire. De même les épouses et époux, les enfants, les gendres ou belles filles de parlementaires ne publient pas les avantages qu'ils en retirent. Et ce n'est pas anodin car lorsqu'un élu dépasse le plafond de 11000€/mois[1] il peut reverser l’excédent à ses collaborateurs. Hors les cumulards dépassent souvent le plafond avec des revenus directement liés à leurs activités politiques qui peut dépasser les 13000€/mois. Au passage il n'y a pas que les ministres ou parlementaires qui dépassent le plafond.

De toute façon, comme un parlementaire a obligation de déclarer son patrimoine lorsqu'il commence son mandat et lorsqu'il le termine, afin de prouver qu'il n'y a pas eu d'enrichissement, ces déclarations ne nous apprendront jamais rien. S'il y avait la moindre information, le fisc leur tomberait sur le râble.

Allez, je vous ai alléché avec un titre racoleur, donc pour ceux que ça amuse, je ne possède pas encore ma maison dans le village de St Laurent du Var[2], j'ai un 2 roue de 2001 et un vieux Combi Volkswagen de 1969[3]. Ah oui j'oubliais j'ai pris un crédit pour acheter un petit 2 pièces pour financer notre retraite à mon épouse et moi même. Bien sûr je ne vous dit pas ce que possède ma femme, puisque les élus ne le fond pas. Mes enfants ne sont pas encore en âge de bénéficier des excédents que je n'ai pas. Et je ne finance pas de collaborateur avec les mêmes excédents que je n'ai pas.

Bon ben avec ça vous êtes bien avancé, vous ne savez pas grand chose, tout comme avec les déclarations de patrimoine des élus que personne ne vérifies, car les seules choses qu'elles apprennent c'est ce qui n'y est pas.

Notes

[1] De mémoire, je ne suis pas allé chercher le montant exacte du plafond.

[2] Et oui comme tout le monde j'ai un crédit

[3] Qui est classé comme véhicule de collection quant même.

jeudi 4 avril 2013

Live tweet du Conseil municipal du 04/04/2013

Live tweet du conseil municipal de St Laurent du Var du 04 avril 2013. Attention, cela se lit de bas en haut.

Lire la suite...

mercredi 3 avril 2013

Allons monsieur le président, un peu de courage, faites là cette réforme

Politiquement parlant, il n'y en a qu'un seul pourrait faire pire que ce que l'ex-ministre du budget à fait pour détruire les bribes de confiances qui restent entre les personnels politiques et les électeurs. Monsieur Cahuzac a atteint le tréfonds de l'immondice, lui le ministre chargé de faire respecter par les français le paiement de l'impôt qui truande son propre ministère.

Pour faire pire en terme d'impact dans l'opinion publique, il n'y a que Bayrou. Si le chevalier blanc de la vérité était pris la main dans le pot de confiture, je pense que ce serait la fin, le dernier fil ténu de confiance qui serait rompu.

Après une telle affaire, il me semble que le président de la république devrait profiter de l'émoi causé dans l’opinion publique pour lancer par référendum la réforme du statut des élus, des modes de scrutin ou constitutionnelle que sa majorité refuse avec véhémence alors que c'était une de ses promesse de campagne. Les parlementaires qui l'ouvriraient pour s'y opposer se feraient clouer au pilori de l'opinion publique et nous pourrions avoir une réforme en profondeur de notre 5ème république malade de ses élites.

Et pour bien marquer le coup et souligner que c'est une réforme trans-partisane et pas seulement du PS, en confier sa mise en œuvre à un centriste, pas forcément Bayrou, mais un de ses proche.

Allons monsieur le président, un peu de courage !

samedi 30 mars 2013

Les marches du pouvoir

La cinémathèque de Nice diffusait hier soir le film de George Clooney, Les marches du pouvoir, un film sur une tranche de vie d'une campagne électorale aux USA.

Je n'ai pas aimé ce film, je ne l'ai pas aimé du tout. Le jeu des acteurs est excellent, les personnages complexes à souhait, l'histoire prenante avec des rebondissement. Bref, l'auteur nous entraîne avec talent dans l'histoire, mais le problème c'est l'histoire, pas la manière de nous y emmener. Le problème c'est le sentiment qu'elle laisse lorsque l'on sort de la salle. Le problème, c'est le message qui reste. Le problème c'est une histoire de merde racontée avec talent.

Si vous avez envie de voir ce film, ne me lisez pas plus loin car j'ai l'intention de parler de la fin, et donc de vous la gâcher.

Je dois être encore un enfant à rêver que dans une histoire il y a toujours une porte de sortie positive. Quant le héros meure à la fin, l'idéal qu'il a défendu pendant tout le film lui survit. Quant les méchants gagnent à la fin, en fait ils deviennent moins méchants et on aime à espérer que leur part de bonté que l'on a entraperçu va prendre le dessus. Quant le méchant perd, il ne perd pas forcément parce qu'il n'était pas capable de gagner (en général il est dix fois plus fort que le gentil), mais parce qu'il lui manque les bonnes valeurs, celles qui en feraient un gentil. Et ainsi de suite, une happy end n'est pas forcée d'être cul-cul la praline, mais à minima, il reste une trace que c'est le bon côté, les valeurs positives qui font réussir, qui apportent du bonheur, du positif, histoire de donner à nos bonnes actions quotidiennes un sens, une raison. Qui voudrait encourager nos attitudes négatives ?

Ce soir, j'ai vu un film dans lequel, pas un seul des personnage n'est pas un pourri ou une ordure. Tous sans exception glissent vers le côté obscur de la force, et l'auteur ne leur laisse aucune chance. Ils le savent et ils y vont quant même. Je suis sortis de ce film dégoutté. Quoi, c'est ça la politique ? C'est ça la plus grande démocratie du monde ? C'est ça que font les grands hommes ? Quel est le message qui reste ? Tous des pourritures, sans exception, machiavéliques, manipulateurs, menteurs, et au final sans plus aucun idéal, juste des machines de séductions pour gagner une élection.

Désolé, mais je n'accepte pas cette histoire. Je n'accepte pas que la seul chose qui puisse rester d'une histoire c'est "tous des pourris". Je me suis engagé en politique pour défendre la lueur positive qu'il y a dans toutes les réalisations humaines, pour faire grandir cette lueur pour qu'elle brille plus fort et que ce soit elle que l'on regarde, même si on sait qu'il peut y avoir des côté sombres. Je suis touché par ce film qui met le talent au service d'un message de merde.

mercredi 20 mars 2013

Quel problème vais-je créer ce matin ?

La phrase du jour

Je ne me lève pas le matin en me demandant quel problème je vais créer

dite par le ministre de la culture sénégalais, Abdoul Aziz MBAYE, sur France culture ce matin. Soit cet homme est un fin démagogue, soit un politique totalement incompétent, car c'est justement le boulot des politiques de créer des problèmes, par essence, dès qu'ils bougent le petit doigt.

Quant on décide de partir en guerre, de changer le rythme scolaire, de modifier les impôts ou les cotisations sociales, de permettre aux couples de même sexe de se marier et d'adopter, d'allonger le nombre d'années de cotisation pour la retraite, de mettre en chantier un nouvel aéroport ou une nouvelle ligne de tram, de bâtir une salle de sport ou créer une piste cyclable, d'allouer une subvention à une association ou de la supprimer. Bref, un(e) politique qui agit ce pour quoi il/elle a été élu(e) se doit de créer des problèmes et bien sûr leur solutions, ou alors c'est mauvais signe, signe d'un attentisme que je qualifie de coupable, voir une marque d'incompétence.

Bon bien sûr, on est pas obligé d'être d'accord avec les dit problèmes et solutions créés, mais parfois on l'est, voir même on les soutien.

Tout ça pour dire que si la phrase du ministre sénégalais est sympathique et et que l'on est tenté d'y adhérer aux premier abord, il me semble que ce n'est pas dans la bouche d'un ministre que je voudrais l'entendre.

samedi 16 mars 2013

Lire est un plaisir

Lire est un plaisir

Lire est un plaisir
Qu'on lise vite ou doucement
Il faut prendre notre temps
Lire est un loisir
Qui ne doit pas nous étourdir
Mais nous éblouir

Poésie de ma fille pour un concours municipal. Je n'ai pas tout compris, mais il semblerait quelqu'un de son école ait jugé que ce n'était pas assez bien[1]... Ce n'est pas grave, elle aura probablement plus de lecteurs ici que dans le hall de la mairie. En plus son papa qui essaye laborieusement d'écrire en ce moment[2], adorrrrrrrrrrrrrrrrrre le propos qui est une magnifique illustration de ce que j’essaie de transmettre à mes enfants[3].

Notes

[1] Pour une histoire de phautte d'eaurtaugraf, il y en a qui vraiment s'attachent à des détails... on voit bien qu'ils ne lisent pas mon blogs ;)

[2] Ça avance bien, bientôt je pourrai vous montrer les premiers chapitres, que j'écris justement en pensant à ma fille en train de les lire.

[3] Mais j'ai du mal, car l'école transmet plutôt l'idée que la lecture est une obligation et une contrainte.

vendredi 15 mars 2013

Blagues geek du jour

There are 10 types of people. Those who don't know how to count in binary, those who do, and those who know indexing starts at 0.
Il y a 10 type de personnes. Ceux qui ne savent pas compter en binaire, ceux qui savent, et ceux qui savent que les indexes commencent à 0.

There are 10 kinds of people in the world — those who understand trinary, those who don’t understand trinary and those who mistake it for binary.
Il y a 10 type de personnes au monde, ceux qui comprennent le ternaire, ceux qui ne comprennent pas le ternaire et ceux qui le confondent avec le binaire.

Source

- page 1 de 66