Citoyens prenez le pouvoir

Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

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mardi 3 mai 2016

Se présenter à un entretien d'embauche avec un voile

L'autre jour, alors que j'étais à mon poste de travail, une jeune femme s'est présenté, vraisemblablement pour un entretien d'embauche, en portant un voile. Dans l'entreprise dans laquelle je travaille, il y a toujours eu des étrangers mais aucune étrangère, il n'y a pas non plus de françaises ouvertement musulmanes, donc nous n'avons jamais été confronté à la question du port du voile dans l'entreprise, si question il doit y avoir.

Nous avons été plusieurs à la regarder passer entre nos bureaux. Porter un voile n'est toujours pas une démarche neutre, et cela se remarque. J'ai donc lancé la question dans l'open-space sur le fait de se présenter à un entretien d'embauche avec un voile. Théoriquement, c'est un moment où l'on cherche plutôt à être incolore et inodore afin d'être apprécié sur ce que l'on est et pas ce à quoi l'on ressemble. Un commercial ou comptable par exemple portera obligatoirement un costume, ou un tailleur pour une femme, car c'est l'uniforme de ces métiers. Les créatifs inversement se devront justement de ne pas être conformistes.

L'entretien d'embauche est donc un moment particulier, où l'on a théoriquement pas toute sa liberté vestimentaire, afin de ne pas détourner l'opinion du recruteur vers des considérations secondaires. Porter un voile à ce moment là, reste un signal vestimentaire fort. Un de mes collègue a réagi en disant que c'est une question de priorité. Si la religion est prioritaire sur le job, alors il faut trouver un job dans laquelle il est possible de vivre avec sa religion. Cela me semble la bonne réponse.

Après, il faudrait que je fasse une introspection sur le fait que je suis gêné par ces "signes extérieurs de religion" que sont le voile ou la kippa, ou que je suis toujours interpellé lorsque je vois un prêtre ou une none dans la rue dans l'uniforme de leur sacerdoce[1]. Bref, si j'étais employeur, je serais bien en peine pour exprimer mon rejet de ce prosélytisme[2] religieux. Comment faire abstraction de cet inconfort lorsque l'on doit recruter quelqu'un que l'on va côtoyer tous les jours pendant plusieurs années. Que voilà une question épineuse. J'aime à penser que l'on n'y fait plus attention au bout de quelques temps.

Je suis un athée revendiqué qui joue de temps en temps à l'agnostiste juste pour l'exercice intellectuel et cela ne se voit pas et seul les lecteurs de ce blog le savent. Est-ce que je fait le même effet sur les croyants ?

Pour aller plus loin sur le sujet:

Notes

[1] Quant j'étais à l'armée, la tenue de travail n'avait pas le droit de sortir des terrains militaires.

[2] Ok le mot est un peu fort...

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jeudi 21 avril 2016

Consumérisme, vie sociale et énergie

Une très chouette animation. Chacun pourra remplacer le symbole de la prise électrique par ce qu'il veut, une connexion au net par exemple...

Cycle from Kel San on Vimeo.

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samedi 16 avril 2016

Petite ballade à Venise

Quatre jours pour faire un tour vers la célèbre Venise, pour la faire découvrir aux enfants. Ma maman m'avait emmené pour le première fois dans cette ville vers 8 ou 10 ans. J'y suis retourné en amoureux en 2007 et cette fois-ci en famille.

L'hôtel dans lequel nous logeons se trouve à Mestre, la ville juste en face de Venise, à quelques minutes à pied de la ligne de tram qui relie les 2 villes. Mestre est une jolie ville avec un centre très mignon. La dernière fois que nous sommes venue à Venise en 2007, nous avions eut beaucoup de mal à trouver un hôtel dans Venise et en plus, ils sont horriblement chers. Alors certes nous n'avons pas trop choisi l'hôtel puisque nous avons utilisé les nuits prépayées offerte par ma mère (merci maman), mais cela s'est relativement bien passé pour un départ un peu à l'arrache décidé en moins de 10 jours. Il y a des tram tous les 10 min environ et le trajet coûte 1.50€ pour une durée de moins de 15 min. Bref, c'est une solution très pratique pour se rendre à Venise.

Dans les outils pratiques à prévoir, une carte et un guide sur le téléphone si vous n'avez pas le temps de récupérer votre version papier prêtée à des potes:

  • Carte hors ligne de Venise avec positionnement GPS, bien pratique quand le réseau fait des sienne ou que la carte papier fournie par l'hotel est en charpie: Ulmon Venise.
  • Guide hors ligne des principaux monument et lieux de visite, avec descriptif, photo, positionnement GPS et près de 25 itinéraires dans Venise: Très chouette projet dont malheureusement l'application plantait régulièrement sur mon téléphone, à chaque fois que je passais sur l'appareil photo. Je pense que c'est une incompatibilité avec la version 6 d'Android, donc à tester quant même: Venise Guide touristique par JS Guide.
  • J'ai aussi préparé à l’arrache quelques compiles de conseils trouvés sur le site du routard, du petit futé ou du lonely planet, soit dans leurs pages dédiées à Venise, soit dans le forum avec quelques conseils sympas de vacanciers. Bref, c'était un peu de l'impro, donc madame était un peu contrariée, mais comme de toute façon nous voulions "faire sentir Venise" et pas faire la course aux monuments, ça n'a pas été bien grave.
Jour 1: autoroute et Mestre

Mestre, centre-villeNous avons fait la route jusqu'à Mestre (environ 6h). Arrivés en fin d'après midi, nous sommes allé découvrir son centre ville, à la recherche d'un chocolat "dense". Un peu de lèche vitrine, et on a rodé les chaussure pour le lendemain.




Jour 2: Venise la sérénissime

VeniseCette ville est tellement exceptionnelle, que c'est gâcher de se contenter des autoroutes à touristes. Il faut se perdre dans les rues et ruelles de Venise, et tomber sur des placettes biscornues, des quais déserts, des façades magnifiques citées par personne.

Donc nous avons beaucoup marché, dans le Dorsoduro (ouest de la ville), puis San Marco (le centre). Nous voulions faire la visite guidée du palais de Doges 2 jours après, mais il faut s'inscrire au moins 2 semaines à l'avance, donc les enfants n'ont vu que l'extérieur.

Nous avons continué vers Castello (l'est de la ville). Même avec quelques bonnes glaces, les enfants (et pas qu'eux) étaient cuits. Retour en Vaporeto (7.5€/pers) par le grand canal pour voir les façades des plus beaux palais. Venise les palais depuis le grand canal




Jour 3: Murano

Murano, VerrierCette fois-ci, ballade dans le Carnegio (le nord de la ville) pour rejoindre l’embarcadère de Fondamente Nove qui est le seul permettant de prendre les tickets de vaporeto réduit à 5€ pour Murano. Arrivé à Murano, en descendant à gauche, on marche 3minutes et on arrive dans une verrerie qui met en scène le travail d'un verrier pour expliquer la technique du verre soufflé et du verre travaillé dans la masse.

Ensuite nous nous en somme mis plein les mirettes avec des œuvres exceptionnelles dans les différentes galerie et boutiques qui sont le long du canal. Un petit encas sur un banc sous un arbre, une petite glace artisanale à l'huile d'olive et chocolat noir (exceptionnelle, dans une ruelle parallèle à la Calle da Mistro), et nous voilà tranquillement repartit pour Venise. Le temps est plus lent à Murano, plus propice à la rêverie. Pas de monuments exceptionnels, mais des rues larges, de la verdure, de la place. Murano, grand canal

De retour à Venise direction de Pont du Rialto, car on l'avait promis au enfants la veille. Même eux on voulu fuir la foule et l'on est vite retourné nous perdre dans les myriades de ruelles des quartiers San Polo et Santa Croce, où même le GPS ne s'en sort pas car les façades sont trop hautes, à telle point que le plan d'aller visiter un des palais est tombé à l'eau, le temps filant trop vite. On s'est vengé sur une bonne glace, chez Alaska, Cala Larga dei Bari, de ces glaces inoubliables, pas trop sucrées, subtiles et originales.




Bon, ce sera tout pour cette fois-ci. Demain nous ferons un peu de shopping à Mestre pour rapporter des spécialité culinaires locales (chocolat, pâtes, charcuterie, fromage, sauces, épices... on verra). Nous prévoyons toujours dans nos déplacements un détour par un supermarché pour voir ce que les locaux mangent en vrai. Ca prend moins la poussière que les bibelots et ça fait durer le plaisir.

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mercredi 30 mars 2016

Live twitt du conseil municipal de St Laurent du Var du mercredi 30/03/2016

saintlaurentduvar.pngBien que pas très actif sur ce blog en ce moment, je n'en reste pas moins intéressé par la chose publique, et donc au risque de me faire vertement engueuler par mon épouse, car j'abandonne mes enfants à leur triste sort, j'ai assisté au conseil municipal. As usual je suis arrivé en retard à 18h30, je n'ai pas pu quitter mon boulot plus tôt, donc il manque quelques délibérations dans le live twitt, et comme personne n'assure l'intérim...

Orsatti étant absent, le conseil a été très tranquille. Il y avait pourtant du lourd ce soir avec le budget primitif 2016, qui n'est pas le sujet le plus facile à twitter. Sinon, j'ai découvert ce soir un Franck Israël en mode "j'improvise en comptant sur mon talent", et il n'en avait clairement pas des masse ce soir, disant tout et son contraire dans la même phrase et pas qu'une fois. Revel a été égale à lui même, Prado totalement absent. Les femmes de l’opposition continuent à faire les potiches.

Pour le budget, je vous ai mis quelques photos de la présentation, mais elles sont un peu floues.

Lire la suite...

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jeudi 24 mars 2016

Renaud: Deuxième génération, ou les sans repères

Une chanson qui fait tristement écho à ce qui se passe probablement dans la tête de ceux se font sauter et qui veulent entraîner dans leur misère intellectuelle tous les autres.

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vendredi 18 mars 2016

Give me one reason

Je suis fan de Tracy Chapman et en plus c'est beau. Sur leur chaine Youtube respective, ces gars, Chris Martin et Larkin Poynton montrent et font des trucs superbes.

Note: je suis tjs en mode "tête sous l'eau", donc le blog est encore en somnolence. A bientôt.

Cedric.

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lundi 7 mars 2016

Quelques plugins intéressants pour dotclear

Vous ne le savez peut être pas, mais le moteur de ce blog est Dotclear. J'y suis fidèle depuis des années et j'ai même petitement contribué à des corrections sur certains plugins que j'utilise.

Voici une adresse intéressante qui regorge de plugins pour dotclear

http://open-time.net/pages/dotclear

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lundi 29 février 2016

Changer les équilibres du droit du travail

J'écoute distraitement les débats sur la réforme envisagée du droit du travail et du coup je ne peux m'empêcher de revenir sur une analyse que j'avais faite en 2008 :

La valeur travail

Le droit du travail est un savant équilibre qui se construit dans le temps et qu'il est difficile de faire évoluer. Hélas, les évolutions ces dernières années vont toutes dans le même sens, à savoir rogner sur les avantages acquis pour soit disant faciliter l'embauche. Je ne pense pas que ce soit la bonne approche, car cette réduction de la protection des salariés se fait sans contre parties. Du coup, le gouvernement passe forcément pour un affreux supporter du patronat.

Je pense pourtant qu'il y a un vrai besoin en profondeur de réforme de notre droit du travail. On pourrait fluidifier le marché de l'emploi en simplifiant beaucoup de choses.

Je suis adepte pour ma part du contrat de travail unique, le CDI avec une période de précarité négociée à l'embauche qui peut aller de quelques jours à une année voir même plus. Cette période de précarité doit être financièrement assumée par l'employeur qui devrait payer beaucoup plus chère le salarié précaire, de l'ordre de 30% minimum. En effet, ce qui pourri la vie d'un salarié c'est la précarité, qui ne permet pas de se loger ou de souscrire un crédit. Il est anormal que ce soit le salarié qui assume ces moments de sa vie professionnelle, qui sont subis pour la très grande majorité, sans contre-partie de l'entreprise qui est la seule bénéficiaire de cette précarité. En financiarisant la précarité, on motiverait les employeurs à en faire sortir les salariés pour faire des économies, ou alors à l'intégrer dans leur coûts.

Il ne faut pas se voiler la face, beaucoup d'entreprises ne veulent fonctionner qu'avec une majorité de précaires. Soit, c'est leur droit à condition qu'elles la paye. La concurrence entre entreprise pourrait alors aussi porter sur les conditions de recrutement, qui auraient un impact sur leur rentabilité et leur tarifs.

Bon ok le droit du travail ce n'est pas que l'embauche, mais ajouté à la rupture conventionnelle mise en place en 2008, les employeurs n'auraient plus de raison d'avoir peur d'embaucher avec ce type de contrat. Ce pourrait même être un projet de réforme de grande envergure transpartisant, puisque salariés et patronat s'y retrouveraient. Une vraie idée de centriste quoi ;)

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lundi 22 février 2016

Je ne suis pas un végétarien

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mercredi 17 février 2016

Boire du bon thé

Lors de mon voyage en Chine il y a quelques années, j'ai rapporté des thés exceptionnels. Qui même plusieurs années après sont toujours délicieux, alors que la pluspart des thés sont éventés au bout d'un an environ.

Il n'en reste rien et je suis donc parti à la recherche de thé de qualité. J'ai tout d'abord essayé les thés bio vendu dans les boutiques vendant du Bio. C'est pas mal, mais les parfums sont limités, et la qualité décroit rapidement après l'ouverture du sachet.

J'ai testé aussi les thés d'une maison de thé ou de vendeur comme Nature et découverte. J'ai apprécié certaines préparations, mais beaucoup sont à base d'arômes ajoutés. Cela se traduit notamment par des arômes olfactifs qui séduisent sur le thé sec, et qui sont très différents après l'infusion.

Or les vrais thés parfumés ne sont pas fait avec des arômes ajouté au thé, mais lors de la phase de macération du thé. Et cela change vraiment l'arôme et le goût. C'est aussi ce qui explique que si on n'utilise pas des arômes, il y a beaucoup moins de choix.

Au vu des prix très élevés de certains thés, j'ai voulu testé du thé low-cost, acheté 2€ dans un sachet de 400g au marché. Au goût, cela n'a rien à voir. C'est une autre boisson, et appeler ça du thé est un peu un abus. Déjà à l’œil on voit tout de suite qu'il y a pas mal de bois au milieu des feuilles. Lorsqu'on le boit, il reste un goût métallique dans la bouche, une âpreté qui colle à la langue plusieurs heures. Du coup je me demande quelles sont les feuilles qui sont réellement utilisées.

Après ce test j'ai cherché un peu sur le net des informations sur les thé bas de gamme et là j'ai pris peur:

Donc je vais bazarder ce thé bas de gamme et remettre des sous dans quelque chose qui tien la route, car n'oublions pas que c'est le plaisir l'objectif...

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mercredi 10 février 2016

Voilà pourquoi je ne veux pas être maître du monde

  • C'est un job extrêmement précaire.
  • Personne ne vous aime, à part ceux qui veulent prendre votre place.
  • Vous n'avez jamais le temps de dépenser tout l'argent que vous avez volé.
  • Il y a toujours un connard au dessus qui est maître de l'univers ou du cosmos.

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jeudi 21 janvier 2016

Work in progress

Chers lecteurs de ce blog,

Je vous fait faux bon ces temps-ci. D'autres projets d'ampleur me mobilisent en ce moment et je vais vous délaisser quelques temps encore. Je note des sujets sur lesquels je m'exprimerai bien mais il n'y a plus de jus. Mon encrier est a sec. Trop sollicité par ailleurs.

Même mon compte twitter somnole, je ne le stimule qu'une ou deux fois par semaine. Quant vous le verrez de nouveau frémir plus régulièrement, ce sera le signal du retour.

Vous me manquez déjà, mais le choix est fait.
Aller, à bientôt,
Cedric.

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jeudi 31 décembre 2015

Trinquons à 2015 qui s'achève

  • Trinquons à la mort de la démocratie française grâce à la barbarie obscurantiste combinée à la bêtise de nos dirigeants qui croient que le tout sécuritaire et la restriction de nos libertés peut apporter quoique ce soit face à ces dégénérés moyenâgeux.
  • Trinquons à la perfidie politique qui fait voter des textes comme la déchéance de nationalité, parfaitement inutiles et inefficaces, juste pour des raisons politiciennes.
  • Trinquons à la lâcheté d'un président qui propose d'appliquer le non cumul des mandats quant il sera parti et à son prédécesseur, tout aussi lâche, qui espère le soutien des cumulards pour retrouver son siège.
  • Trinquons, noyons-nous dans les brumes alcooliques, pour oublier.
  • Trinquons pour croire, quelques instants que 2016 pourra être différents...

A votre santé !

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mercredi 16 décembre 2015

Star war, le réveil de la force - mes impressions sans spoil

starwars7.jpgCe soir, pour la sortie du nouvel opus de Star wars, toute la famille était sur le pied de guerre. Depuis près de 2 semaines nous avons révisé en regardant les 6 précédents épisodes. Nous avons presque failli aller à la séance en cosplay, mais le timing était un peu serré pour avoir une tenue digne de ce nom.

Donc nous étions dans les starting blocs, nos lunettes 3D rivées sur le nez, et nous nous en sommes mis pleins les yeux.

Je suis pour ma part sorti du film avec des sentiments mitigés. Tout d'abord ce que j'ai aimé:

  • J'ai adoré me replonger à nouveau dans l'univers de Star Wars. Cet épisode y est totalement fidèle.
  • J'ai trouvé génial de retrouver les personnages des épisodes précédents, d'avoir des bribes de leur vie.
  • Il y a plein d'extraterrestres que l'on est un peu frustré de ne pas pouvoir découvrir plus.
  • Les effets spéciaux sont omniprésents mais contrairement aux épisodes 1 ou 2, restent à leur place d'accompagnement.
  • Le film est truffé de références et de clins d’œil aux épisodes précédents. Je ne pense pas qu'il y ai une seule scène que l'on ne puisse rattacher à l'un des précédents épisode: une situation, un personnage, une réplique, un accessoire. Les fans ont de quoi se régaler pour un paquet de visionnages.

En fait , ce dernier point est aussi à double tranchant, car on a une impression de déjà vu constante. Certaine scènes sont tellement des échos de scènes mythiques qu'il n'y a quasiment plus de surprise. Autre point qui m'a un peu chagriné, ce sont les personnages un peu trop caricaturaux ou improbables.

Bref tout ça pour dire que nos avons passé une bonne soirée et que l'on attend la suite avec impatience.

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mardi 15 décembre 2015

Régionales: quelques ressentis après l'élection

Ces élections régionales auront été pour moi un moment étrange en tant que militant. Dès le début j'ai annoncé que je ne ferais pas campagne pour Christian Estrosi, mais j'ai pourtant participé à cette campagne, derrière, dans les coulisses du MoDem06 et puis finalement en m'exprimant sur ce blog en faveur de la liste conduite par Estrosi.

C'est une étrange schizophrénie qui consiste à être critique vis à vis d'un candidat et pourtant contribuer, certes petitement, à son élection. Je peux aisément me mettre à la place des militants de gôche qui eux aussi se sont retrouvés dans cette situation intellectuellement inconfortable. Dans notre système politique français sans nuance et très binaire, on doit forcément être pour ou contre. Pas moyen de soutenir tout en restant critique. Il n'y a que les centriste qui arrivent à le faire, mais cela leur coûte chère électoralement.

Les électeurs, ou plutôt ceux qui les font parler, média et instituts de sondage, seraient tous binaires, soit de gauche, soit de droite. Cette élection a cependant montré que ce n'est plus le cas. Il existe un autre "genre" politique. Il se traduit dans les urnes par un vote FN, mais j'ai bien aimé les propos d'un éditorialiste qui parlait plutôt d'un vote "radicalisé", mot très à la mode en ce moment hélas.Les électeurs rejettent en masse les partis politique et ce qu'ils représentent. Comment envoyer bouler tout ça ? Comment dire que c'est autre chose qui est attendu ?

Notre démocratie est malade, très malade. Les électeurs veulent tout jeter à la poubelle, sans se soucier des conséquences. C'est une marque de désespérance. Et nos institutions, notre système électoral, nos élites, nos média, nos élus sont toujours les même. Le monde bouge et accélère avec l'ère numérique et tout le système continue de fonctionner comme au siècle dernier, en vase clos, pour préserver les acquis d'une élite irresponsable pour une grande part.

Je suis moi aussi plein de désarroi face à l'impuissance des élites pour remettre en route notre économie, pour redonner du sens à l'action politique, pour restaurer le lien entre élus et citoyens. Les mots ont perdus leur sens, ont été galvaudé. L'action politique est dérisoire ou à l'encontre de l'intérêt général. Je commence à perdre la foi.

Mais je suis profondément centriste, dans ma vision de la société, et dans mon engagement politique. Et donc ma démarche consiste à réparer ce qui est casser, à œuvrer pour améliorer les choses. Je ne suis pas un révolutionnaire, de ceux qui plaident pour tout raser et tout reconstruire. François Bayrou parlait il y a déjà longtemps de climat révolutionnaire. A l'époque je n'avais pas compris ce qu'il voulait dire, je le trouvais trop alarmiste. Encore une fois il avait annoncé le désastre de ce scrutin. La révolution ne se fera pas dans la rue, non, ce n'est plus de ce temps, mais dans les urnes, par un vote radicalisé pour n'importe quel échappatoire, en l'occurrence, le FN, mais je crois que n'importe quelle autre proposition anti système pourrait faire l'affaire.

Au point où nous en sommes, je ne sais pas si les mesures préconisées par Bayrou et que je soutien à 100% suffiraient:

  • Non cumul des mandats.
  • Réduction du nombre de parlementaires et rémunération à la présence au parlement ou en commission.
  • Proportionnelle.
  • Réduction du mille feuille territorial.

Je suis certain que cela bouleverserait profondément la vie politique française. Mais n'est-il pas trop tard ? François Hollande avait promis cette réforme. Encore une promesse non tenue, comme d'habitude...

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lundi 14 décembre 2015

Je n'ai rien à dire et je veux que ça se sache

Certains hommes ou femmes politiques se sont un peu trop inspirés de ce génie du verbe qu'était Raymond DEVOS

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Résultat second tour des régionales à St Laurent du Var

Votant 61%

  • Estrosi 52,86%
  • MMLP 47,14%

Certes le FN est écarté de la présidence de notre région, ce qui nous éloigne du désastre. Certes la participation a également été en forte hausse. Mais 47% quant même, des élus à la pelle, des moyens...

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vendredi 11 décembre 2015

Il y a le dogme et il y a la politique

Lorsque l'on ne gouverne pas, lorsque l'on ne décide pas, lorsque l'on ne se frotte pas aux citoyens, à tous les citoyens, il est aisé de prendre des positions dogmatiques. Je vous donne un exemple :

Je discutais avec un collègue qui me disait que nous n'étions pas en démocratie, car le vote blanc n'est pas reconnu, ce sur quoi j'étais plus ou moins en accord avec lui, tout en étant plus nuancé. Notre démocratie est malade et la reconnaissance du vote blanc fait partie des nombreux ingrédients pour la soigner[1]. Il poursuivait que lors d'une élection, si le nombre de vote blancs dépasse le nombre de bulletins du premier candidat, il ne devrait pas y avoir d'élus, mais plutôt comme pour les jurys populaires, des citoyens désignés plus ou moins au hasard pour gouverner. Ça, pour moi, est une position dogmatique totalement irréaliste, bien qu’intellectuellement stimulante.

Il existe des quantités de manières de voter et de mettre en œuvre la démocratie représentative, mais toutes ont au final pour but de dégager une majorité ou un représentant capable de mettre en œuvre un projet.

Si j'avais une baguette magique, je changerai les modes de scrutin de notre pays qui sont tous conçus pour fabriquer des clivages et des oppositions artificielles. Typiquement, pour les élections régionales ou municipales qui sont des scrutins de liste, mettre en place un vrai système à la proportionnelle impliquerait de devoir gouverner avec des majorités fluctuantes, des majorités de projet et pas seulement une majorité issue des urnes[2].

Sauf que je n'ai pas de baguette magique, et que le mode de scrutin est ce qu'il est et qu'il faut faire avec. Dimanche notre démocratie sera encore plus malade avec le retrait des candidats représentant le peuple de gauche dans notre région. Ils l'ont fait, car ils ne pouvaient se résoudre à faire de notre région le laboratoire du FHaine. Le MoDem de PACA avait fait un choix similaire il y a plusieurs mois en rejoignant la liste LR-UDI-MoDem conduite par Estrosi. Si vous ne l'aimez pas, mettez une pince à linge sur le nez pour aller voter, mais de grâce allez voter pour cette liste, car s'il échoue, ce ne sera pas un petit désagrément que vous aurez en retour, et les conséquences iront bien au delà des 6 ans du mandat[3].

Notes

[1] Reconnaitre le vote blanc dans un scrutin de liste conduirait à changer les rapports de nombres de sièges obtenus entre les listes, sans cependant remettre en cause le vainqueur.

[2] Si la liste vainqueur n'a qu'une majorité relative, elle doit s'allier avec d'autres listes pour ne pas être mise en minorité et donc faire des compromis et négocier avec certains de ses opposants, ce qui est pour moi, la vrai démocratie, la négociation et le compromis. C'est pas pour rien que je suis centriste !

[3] Entre autre le démantèlement du tissus associatif et la dégradation de l'image de marque à l'étranger de notre région.

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lundi 30 novembre 2015

Comprendre ce qu'est Daesh

Cet article est un peu long, mais il permet vraiment de comprendre ce qu'est et ce que veut Daesh. C'est un travail de journaliste exceptionnel:

Ce que veut vraiment l’Etat islamique

L'auteur nous met en garde contre l'idée que l'EI ne serait pas islamique. En fait d'après l'auteur, l'EI est totalement islamique et applique à la lettre la charia, la loi qui s'applique dans le califat, ce que la très grande majorité des musulmans ont renoncés à faire depuis des siècle. Ceci donnent particulièrement de relief aux positions de certains imams français qui plaident pour une lecture moderne du coran, voir même une lecture française:

Les musulmans peuvent affirmer que l’esclavage n’est plus légitime aujourd’hui, et que la crucifixion est condamnable à ce stade de l’Histoire. Nombre d’entre eux tiennent précisément ce discours. En revanche, ils ne peuvent condamner l’esclavage et la crucifixion dans l’absolu sans contredire le Coran et l’exemple donné par le Prophète.

On a à faire à une lecture très stricte d'un texte moyenâgeux écrit dans une période très troublée de l'islam. De mon point de vu de néophyte, la charia a été nécessaire politiquement pour rassembler sous la même bannière, les musulmans éclatés en une multitude de royaume. La religion m'apparait avoir été un prétexte, un peu comme l'église Anglicane née d'une volonté politique du souverain britannique de s'affranchir de la tutelle des papes.

Un chapitre entier décrit l'idéologie lié à l'apocalypse et permet de comprendre que les hommes et femmes qui rejoignent Daesh ont déjà accepté l'idée de fin du monde. Ils ne souhaitent même pas convertir à leur idéologie, puisque le nombre de survivant à l'apocalypse annoncé et faible et qu'ils veulent en être.

Lire ce texte est très éclairant, mais la conclusion fait un peu froid dans le dos.

De temps en temps, quand je croise un article exceptionnel, j'en garde une copie sur ce blog, à l'encontre des lois sur le copyright, car les sites hébergeant ces articles ont la fâcheuse tendance à les faire disparaitre au bout d'un certain temps. Je vous invite cependant, tant que cet article est disponible, à le lire sur le site d'origine sinon en voici une copie au format PDF.

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vendredi 27 novembre 2015

Pavoiser en mémoire des victimes

A-t-on besoin de mettre un drapeau sur sa façade pour dire que l'on a une pensée pour les victimes des attentats, de Paris, de Beyrouth, de Bamako, de Tunis ou des autres villes dans lesquelles DAESH exporte la terreur qu'il inflige déjà aux populations des territoires qu'il occupe ?

Et s'il faut « pavoiser » sa maison, avec quelle couleur alors ?

Il n'y aura pas de drapeau sur ma maison, juste ce message pour ne pas oublier que le terrorisme tue 10 000 personnes par an…

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