Citoyens prenez le pouvoir

Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

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jeudi 12 novembre 2015

Avez-vous noté que je ne cause pas des Régionales ?

A l'exception du petit landerneau politique pas grand monde ne s'intéresse à cette élection étrange des Régionales qui se déroule à un moment improbable de l'année, en décembre, qui plus est sur fond de réforme territoriale bâclée.

Les résultats sont déjà annoncés via les sondages. La gauche connaît déjà les régions qu'elle va perdre, la droite prépare déjà ses communiqués de victoire. Bref c'est le pire scénario pour les média. Alors ils se rabattent sur les 2 seules inconnues de cette élection, la région nord pas de Calais et PACA oups pardon Provence Alpes Côte d'Azur, dans lesquelles le FN a une chance d'emporter le pouvoir.

Donc notre région pourrais tomber aux mains du FHaine. Normalement en temps que démocrate, je devrais bondir faire campagne pour soutenir un ou des candidats susceptibles de faire échouer cette tentative de prise de contrôle du parti d'extrême droite. Le choix est vite fait, il n'y a que la liste de "droite" qui est en mesure de l'emporter. Les instances nationales du Mouvement Démocrate ne l'ont pas envisagé autrement et en dépit des velléités de présenter une liste indépendante au premier tour, les militants du MoDem, du 06 comme des autres départements de PACA, ont été priés de soit rester à la maison, soit de s'allier dès le premier tour avec Christian Estrosi.

J'ai personnellement un peu du mal avec la personnalité de la tête de liste LR, Christian Estrosi, qui cumule un paquet de casseroles au regard de mes critères d'appréciation:

  • Il est le roi du cumul des mandats, avec près de 10 mandats et fonctions.
  • Il a endetté le conseil général puis l'a refilé à Ciotti. Il s’apprête à faire la même chose avec la métropole Nice Côte d'Azur qui s'est endetté à une vitesse record et qu'il faudra bien qu'il abandonne s'il devient président de la région.
  • Quand il ouvre la bouche sans ses fiches préparées par son équipe de communiquants, c'est pour dire des âneries.

Bref ça donne pas vraiment envie.

Certes, mais à côté de cela, l'homme s'est entouré de gens pour faire le job. Il travaille comme un malade pour rester à la hauteur de ses missions. Donc on peut-avoir des doutes légitimes sur l'individu, mais l'organisation mise en place autour d'Estrosi fonctionne quand même. Et cette organisation lui a dit que la campagne des régionales se gagnerait au centre. Donc l'homme a fait ce qu'il fallait en ce sens, en tendant la mains aux différentes chapelles centristes que sont l'UDI et le MoDem, et en les obligeant à faire campagne ensemble.

Pour avoir vécu l'éclatement du centre en 2007, et les continuels dénigrements et sarcasmes du président départemental de l'UDI, Rudy Salles, qui n'avait qu'un seul objectif, faire croire que le MoDem n'existait pas, je suis finalement content de voir, grâce à Estrosi, les centristes se rassembler et parler d'une même voix dans cette campagne pour peser sur le sens de cette campagne.

Je ne participe pas ouvertement à la campagne. Tout au plus, je donne un coup de main à mes potes qui eux participent. C'est un peu le service minimum. Je sais, c'est un peu limite pour un militant, mais que voulez-vous, je n'arrive pas à m'enthousiasmer pour la candidature d'Estrosi. LR aurait mis un candidat comme David Lisnard, le maire de Cannes, j'aurais sauté à pied joints dans la campagne. Mais je me dis qu'il y a des gens bien dans cette liste dont la tête ne me plaît pas. Il y a notamment Loïc Dombreval, le maire de Vence. La 1ère candidate MoDem, Laurence Forestier est aussi une super nana qui fait un sacré boulot dans sa vallée. Donc, même si je n'en parlerai pas beaucoup, je voterai pour eux. Pour que ces gens bien entrent au conseil régional et apportent leur vision de centristes pragmatiques et efficaces. Si au passage, ce vote pouvait rabaisser le score des extrémistes, ça m'irait bien aussi.

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vendredi 16 octobre 2015

L'alternance politique

Un grand humoriste qui avait une idée très imagée de l'alternance politique: Raymond Devos.

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vendredi 24 juillet 2015

Les différences de fond entre les différents partis politiques français

Si on voulait schématiser à l'extrême[1]:

  • La droite sarkoziste[2] et l'extrême droite accusent les autres de tous les maux.
  • Le centre[3] dit que c'est à nous de nous lever le cul pour nous en sortir.
  • La gauche française prêche l'intervention des autres pour nous sortir de notre merde.

Je sais exactement pourquoi je suis centriste ;)

Notes

[1] Et oublié que tout est affaire de nuance.

[2] Toute la droite française ne peut être assimilée à Srkz et à son approche de la politique, d'où la précision.

[3] Congloméra au contour mal défini.

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lundi 23 mars 2015

Résultats 1er tour de l'élection départementales 2015, canton Cagnes 2 et St Laurent du Var

Voici les résultats de l'élection départementale pour le canton de Cagnes 2 (Cagnes, St Laurent du Var et la Gaude). Je met les scores du canton et ceux de la commune de St Laurent du Var sur la même ligne pour comparer.

Binôme candidat Parti Nbr voix canton % canton % St Laurent du Var
Mme SIEGEL Vanessa / M. SEGURA Joseph UMP 5672 35,57% 36,78%
Mme MERLE DES ISLES Brigitte / M. PRADOS Lionel FN 5651 35,43% 34,80%
Mme BRAGANTI Stéphanie / M. MARCHESE Antoine Vert / Gauche unie 1824 11,44% 10,05%
Mme DURA Jeanne / M. REVEL Henri Divers droite 1326 8,31% 9,76%
Mme NATIVI Martine / M. COLMARS Alexan FG 902 5,66% 5,21%
Mme FINZI Annie / M. MAYEN Léopold Divers droite 573 3,59% 3,40%

Il y a pas mal de lecture à faire de ces résultats:

Comme annoncé, le FN fait le plein des voix

Je suis toujours atterré par la propension des électeurs à voter pour des candidats juste pour une étiquette. "yen a marre alors on va leur foutre ça dans la gueule", tout en sachant pertinemment que l'extrême droite serait un désastre s'ils arrivaient au pouvoir. C'est désespérant, mais il faut dire que l'offre politique était assez médiocre.

Le binôme de tête en position difficile

Malgré les sourires du maire de St Laurent du Var hier soir, satisfait d'être en tête au premier tour, il est loin d'être élu. Les électeurs laurentins l'ont certes placé en tête du 1er tour, mais pas les autres. Les autres candidats divers droite font plus de 11% de voix qui sont pour bon nombre hostile au maire. Si une partie de ces électeurs reportent leurs voix sur le FN, histoire de le faire choir, ça va être très serré.

Je ne sais pas trop comment les électeurs de gauche vont réagir, mais cela risque d'être eux qui sauvent la tête de Ségura et Siegel.

Candidature inutile de Revel

La motivation de sa campagne était pour le moins pas clair, à peine compréhensible pour les laurentins, alors on comprend facilement qu'elle ne soit perçu que comme une revanche pour les autres communes, d'autant qu'il n'a jamais fait le plein de voix sur la partie cagnoise du canton. Cette candidature était celle de trop, sans projet, juste sur son nom, bref sans aucun intérêt pour les électeurs ou le département.

La gauche en état de convalescence

Ce sont les électeurs de gauche qui choisiront sans doute les prochains conseillers départementaux de ce canton de Cagnes 2. Le score honorable des candidats verts sauvent les meubles, mais on est encore loin de l'étiage de la gauche sur ce canton qui devrait tourné autour de 25% (présidentielle) en additionnant toutes les gauches. On arrive péniblement à 16%, ce qui est en dessous du score aux précédentes cantonales. Domage pour eux.

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lundi 9 mars 2015

J'ai une réponse à la crainte du FN

Les média nous en rabattent les oreilles, et maintenant le premier ministre. Il parait que l'extrême droite va faire un raz de marrée sur ces élections. C'est très probable, mais ce n'est pas des discours incantatoires qui vont permettre de changer le ras le bol des électeurs, leur perte totale de confiance dans la parole politique.

Les menteurs, aidés des communicants, ont totalement vidé de leurs sens tous les discours et la parole politique. Il serait peut être temps d’arrêter de faire des promesses irréalistes, qui débouchent forcément sur de la rancœurs et de la défiance.

La réponse, la seule me semble-t-il, est de commencer par faire des propositions réalistes durant les campagnes électorales. Ne pas promettre la lune quant on sait qu'il n'y a plus un radis en caisse, que les compétences du département réduisent comme peau de chagrin[1] et que changer les choses se heurte forcément à l'inertie de l'habitude.

Bref, la réponse c'est ce que Valérie et Philippe ont tenté de faire. Être réaliste. Et ça donne ça

Des centristes pour Cagnes

Ce soir, c'est leur première réunion publique à Cagnes à l'espace centre à 19h30. Venez vérifier par vous même que l'on peut parler de politique de manière constructive autour de projets réalistes.

Note

[1] Grignoté par la métropole et la réforme territoriale à venir qui va faire monter en puissance la Région.

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vendredi 6 mars 2015

Notre démocratie glisse-t-elle vers une gérontocratie

La sagesse vient avec l'âge parait-il[1] et donc il est classique que les responsabilités échoient aux aînés, que ce soit en entreprise ou dans la vie publique. Cependant, si on y regarde de plus prêt, il y a un glissement inquiétant.

Ce sont les vieux qui votent

Les jeunes votent beaucoup moins que les personnes âgées. Un candidat qui veut s'assurer d'être élu va s'adresser en priorité aux aînés, avec les thématiques qui les concernent: la sécurité, la santé et tout ce qui fait peur, car la vieillesse est l'âge de la crainte[2].

En vieillissant, non seulement les craintes deviennent le cœur des préoccupations, ce qui conduit à devenir plus réceptif à la dialectique de l'extrême droite, mais il y a aussi des opinions politiques qui se figent. En se figeant, ces opinions politiques s'accrochent plus aux étiquettes des partis qu'à ce qu'ils véhiculent comme projet de société, aux personnes candidates qu'à ce quelles disent.

Les élus sont des retraités ou des cumulards

Si on fait abstraction des têtes d'affiche[3], qui peut être élus aujourd'hui, payé environ le smic[4] et être disponible pour aller sur le terrain, participer aux commissions, gérer les agents de la collectivité ? Il faut soit être rentier, retraité, ou cumuler les fonctions. Du coup quel "jeune" va se lancer en politique s'il a charge de famille, un crédit immobilier ? Et je ne parle même pas d'une éventuelle carrière dans son entreprise.

Les jeunes politiques sont tous des apparatchiks comme on dit, salariés de la sphère politique: salariés de collectivités locales, employés par un parti politique ou un syndicat, attachés parlementaire... Ils sont tous dépendant des élus en place et de leurs intérêts. Comment voulez-vous qu'ils ne reproduisent pas la même politique et les même dérives[5]. Aucun moyen de faire rentrer du sang frais, de changer les pratiques et surtout faire émerger des idées nouvelles.

Professionnalisation

On assiste donc à une professionnalisation des élus. Pour être élu, il faut déjà être élus, car les électeurs, surtout les aînés, votent pour les têtes qu'ils connaissent. Sauf qu'un salaire d'élu c'est souvent inférieur à celui d'un cadre d'entreprise ou d'une profession libérale, donc, ne serait-ce que pour avoir le même train de vie, les élus cumulent. Pourquoi s'en priveraient-ils puisque les électeurs le valident par leur vote ?

Et puis soyons réaliste, quant vous avez passé un ou plusieurs mandats à vous impliquer dans une collectivité, le retour à votre activité professionnel n'est pas des plus simple, sauf dans quelques professions libérales ou pour certains fonctionnaires. Toutes les fonctions d'élus ne permettent pas de se constituer un carnet d'adresse professionnellement exploitable. Ceci renvoi au statut de l'élu qui a un espèce d'emplois précaire, une sorte de CDD qui n'ouvre pas droit au chômage[6], car être élu, ce n'est pas un emplois mais une fonction avec une indemnité et non un salaire.

Alors forcément, ça décourage les entrants en politique et motive ceux qui y sont à y rester, à n'importe quel prix. Même si pour la plus part, la place n'est pas grassement payée, quant on est payé pour faire ce que l'on aime[7], on veut continuer. C'est comme ça que les "barons" locaux tiennent les petits élus: une place dans un syndicat mixte, une investiture, une circonscription gagnable. Et inversement pour ceux qui ne sont pas sage, un candidat dissident pour faire perdre dans des triangulaires, une investiture qui ne vient pas, des budgets qui ne se débloquent pas...

Les seuls qui peuvent perdre facilement leur mandats sont les retraités. Les autres sont économiquement dépendants donc corruptibles et corvéables dans un système sans contre pouvoir comme le sont nos collectivités territoriales, spécialement dans les Alpes maritimes, avec la métropole et le conseil général.

Notes

[1] Malheureusement pas pour tout le monde...

[2] C'est normal qu'en vieillissant l'on ai plus peur que quant on est jeune, surtout dans une société qui accélère.

[3] Qui gagnent très bien leur vie, parfois même trop bien.

[4] C'est l'ordre de grandeur de ce que touche un adjoint d'une petite ville.

[5] Cumul des mandats et fonction, clientélisme...

[6] Il y a bien une allocation différentielle de fin de mandat qui dure 6 mois.

[7] Car en général ceux qui font de la politique aiment ça, si, si !

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jeudi 19 février 2015

Disparition du département au profit de la métropole

L'élection des nouveaux conseillers départementaux qui remplacent les conseillers généraux se fait dans le cadre de la réforme territoriale. Parmi les choses les plus importantes que cette réforme introduit, on notera:

  • La parité absolue au conseil départemental, puisque l'on élit un binôme. Il y aura donc au lendemain de l'élection exactement le même nombre de femme que d'homme élus. C'est la première élection française parfaitement paritaire homme/femme.
  • Le redécoupage des cantons qui comportent maintenant à peu près le même nombre d'électeurs, entre 35 et 45 000 dans notre département, ce qui chamboule complètement le poids électoral des territoires ruraux, beaucoup moins représentés que par le passé. Ce redécoupage ne s'encombre pas de suivre les contours des communes, puisque l'on élit des représentants au département et pas forcément des représentants du canton.
  • Une partie des compétences du conseil départemental (ex conseil général) disparaissent au profit de la région ou de la métropole.

C'est ce dernier point qui m'interroge. En effet, avec la création de la métropole Nice Côte d'Azur, une partie des compétences de l'actuel conseil général lui ont été transférées, comme par exemple les routes ou les ports. Le conseil départemental qui sera élu en 2015 continuera a avoir la gestion des routes et des ports pour le reste du département en dehors de la métropole, ce qui est un peu étrange. Les candidats issus de cantons métropolitain n'ont pas à traiter de ces sujets à leurs électeurs, puisqu'ils ne sont plus dans les compétences du conseil départemental, mais peuvent en parler au sujet des communes qui ne les élisent pas !

Quant on parle de mille feuille administratif, cette réforme territoriale n'améliore rien. Par exemple à St Laurent du Var, quant le Var inonde les plages, on n'arrive pas à trouver quelle collectivité territoriale doit intervenir: le département gère le fleuve, la métropole l'embouchure et la ville la plage. Même chose avec la digue: le département refait une digue pour y faire passer des vélos alors que tout le monde pensait que des voitures y passeraient, sauf que les routes étant de la responsabilité de la métropole, le département ne le fera pas, car sa responsabilité s'arrête au fleuve. Pendant ce temps là, les travaux n'ont toujours pas commencés...

Donc ce qui devrait se dessiner à terme c'est la disparition du département, au profit des communautés de communes (donc la métropole) et la Région. C'est donc probablement la seule élection des conseillers départementaux que nous vivrons ainsi, sauf si la prochaine majorité en 2017 cède au lobbying des élus locaux qui veulent des places pour pouvoir cumuler. Aller motiver les électeurs pour voter pour des conseillers départementaux qui ne siégeront qu'un mandat avant qu'une nouvelle réforme fasse disparaître leur mandat. C'est pas gagné.

Et politiquement quel est l'enjeu de cette disparition dans notre département:

  • Les Alpes Maritimes sont une chasse gardée de l'UMP, qui n'a qu'une seule opposition, le FN.
  • La région est beaucoup plus équilibrée électoralement, bien qu'à droite, permettant une gouvernance à gauche.
  • Même chose pour Marseille, l'autre métropole de la région PACA.

La métropole Nice Côte d'Azur ne peut faire contre-poids à la Région et Marseille qu'en phagocytant tout le département des Alpes Maritimes, pour réduire au minimum les compétences de la Régions. Sauf que les autres communautés d'aglo n'ont pas vraiment envies de se faire manger (carte des intercommunalité des Alpes Maritimes).

Et puis je suis toujours dubitatif sur la démocratie au sein de la métropole. En effet, quelque soit la taille de la métropole, le maire de Nice qui n'est élu que par les niçois, est mécaniquement le patron de la métropole (Nice à elle seule représente 1/3[1] des habitants du départements). Comme il est en plus le patron de l'UMP, celui qui décide des investitures pour le département, il a donc le pouvoir sur toutes les communes de la métropole, sans aucun contre pouvoir, pas même celui des urnes. Il gouverne donc des gens qui ne l'éliront jamais et vis à vis desquels il n'a aucun compte à rendre. C'est une conception de la démocratie assez dérangeante.

Note

[1] J'avais noté par erreur 2/3. C'est 350000 pour Nice intra-muros pour environ 1.2 millions d'habitants dans le département.

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jeudi 11 décembre 2014

Sarkozy l'opportuniste

J'aime beaucoup l’analyse très lucide de Luc Ferry sur l'avantage qu'a Srkz sur ses adversaires grâce à sa capacité à surfer sur les différents courants de la droite, en toute incohérence.


Luc Ferry : Sarkozy, l’opportunisme !

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lundi 19 mai 2014

Cette femme est exceptionnelle

Samedi matin, j'ai eu la chance de passer un peu de temps avec Sylvie Goulard, la tête de liste UDI-MoDem pour les élections Européennes. Cette femme est exceptionnelle, et l'on a vraiment envie qu'une personne de cette qualité siège au parlement européen.

Alors que je tractai un peu avant son arrivée, un vieux monsieur m'a regardé avec un regard attristé l'air de dire "mon pauvre garçon..." et il m'a lancé le classique "de toute façon ils sont tous pourris, il n'y en a pas un qui a des couilles", dans ces conditions lui ai-je répondu, pourquoi ne pas voter pour une femme !

Je sais c'est pas glorieux comme répartie, surtout pour un scrutin avec la parité sur les listes[1], mais c'est un peu agaçant cette habitude du "tous pourris" qui clos instantanément toute forme de discussion, et légitime les votes extrémistes.

IL Y A DES CANDIDATS ET ELUTS DE VALEUR, si, si, des gens qui font le boulot pour lequel ils ont été élus et sont payés, qui s'acharnent à comprendre les dossiers pour que les débats parlementaires soient constructifs, qui vont à la rencontre des citoyens et des professionnels lorsque des directives européennes sont en cours de discussion, qui veulent utiliser le pouvoir grandissant du parlement ou de la commission[2] pour faire de la POLITIQUE, vous savez ce truc où l'on change la vie de gens en se chamaillant et en trouvant des compromis !

Je ne sais pas comment le dire, mais votez pour des candidats qui tiennent la route, pas des touristes du parlement qui ne viennent que pour toucher les indemnités. Sylvie Goulard fait partie de ces investissements démocratiques pour l'intérêt général qu'il faut faire lors d'une élection.

Notes

[1] On notera que sur l'affiche de Debout la république, il n'y a que 2 mecs...

[2] Face au conseil des ministres ou de gouvernement européens.

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vendredi 9 mai 2014

Rallumer la flamme de l'Europe dans une campagne atone

Le sujet Europe ne fait pas "vendre du papier"[1] Les gens s'en foutent et ne sont même pas certain d'aller voter. Histoire de ne pas les embêter ces gens, même France 2 ne juge pas pertinent de diffuser un débat entre les prochains candidats à la présidence de l'Europe. Ce débat qui sera bien enregistré par France 2, ne sera diffusé que sur internet.

Pour une fois que les citoyens avaient la possibilité de personnifier l'Europe dans des candidats et plus simplement en tant que machin lointain, la tv rate le coche. Alors certes, le futur président de l'Europe sera élu de manière indirecte, mais au moins cela donne-t-il un peu plus de corps à ce vote du 25 mai. Voter pour une liste sera aussi voter indirectement pour le candidat qu'elle soutiendra.

En entendant, les utopistes du MoDem et de l'UDI veulent rallumer la flamme de l'Europe à Nice

Un peu de lecture

L'Europe c'est la paix mais pas que. Il faut en causer et surtout faire voter le 25 mai, sinon ce sont les extrêmes qui vont engranger les bénéfices de l'abstention.

Note

[1] Ou des pages de pub dans les média non papier.

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dimanche 30 mars 2014

En exclusivité, voici le contenu de la soirée électorale de ce soir

Histoire de ne pas perdre votre soirée au delà de 20h15, voici le contenu de la soirée électorale de ce soir (cliquez sur l'image pour la voir en grand).

odieuxconnard.wordpress.com_ocelectionsfrfinal3.jpg

Source: http://odieuxconnard.wordpress.com

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vendredi 21 mars 2014

C'est quoi la démocratie ?

J'ai reproduit un dessin vu un jour qui m'a beaucoup parlé, pour illustrer ce qu'est la démocratie

c_est_quoi_la_democratie.jpg

C'est une question d'équilibre, parfois pas toujours respecté, mais bien une notion d'équilibre. Rajoutez des sécurités d'un côté ou de l'autre et le concept même de démocratie est mis à mal. Ce dessin est aussi une illustration de la notion de contre pouvoir à laquelle je tien tant.

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mardi 11 février 2014

Les joies du code: quand les specs tiennent sur un simple post-it

Celui là, on pourrait le recycler pour la politique laurentine: "Quant la liste des promesses réellement finançables[1] tient sur un simple post-it"

Source

Note

[1] Je sais ce n'est pas la raison d'être des promesses en politique...

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samedi 19 octobre 2013

Le MoDem cause politique ce matin: Charte des Majorités d’exigences

Ce matin, j'étais avec mes potes du MoDem06 pour présenter un super travail du bureau départemental au journalistes[1] notre Charte des Majorités d’exigences.

Concrètement le MoDem ne présentera pas forcement de liste ou de candidats dans toutes les communes, par contre là où nous serons candidat, nous discutons avec les candidats ou élus fréquentables[2] sur la base de cette charte.

Notes

[1] Et aux autres bien sûr !

[2] Allusion explicite à la dernière interview de Fabien Bénard dans Nice Matin Cagnes il y a 2 semaines...

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jeudi 3 octobre 2013

JF Copé a trouvé une nouvelle source de financement

De deux chose l'une, soit les adhérents de l'UMP sont des veaux, du moins un suffisamment grand nombre pour que ça vaille le coup, soit leur président, Jean François Copé, les prend pour des veaux[1].

La dernière missive envoyée aux adhérents et sympathisants commence par une dénonciation du projet de réforme pénale présenté par Christiane Taubira. Soit. L'UMP est dans son rôle, même si les arguments peuvent être jugés un peu spécieux selon que l'on adhère ou pas à la critique. En voici un extrait:

Parmi les mesures proposées, la plus étonnante - pour ne pas dire la plus inconsciente - est sans aucun doute le remplacement de l'incarcération des personnes condamnées à des peines inférieures ou égales à cinq ans par une nouvelle « peine en milieu ouvert ».
Oui, vous avez bien lu : plutôt que de construire les places de prison qui manquent, on va libérer des condamnés.
La Gauche nous explique que la prison crée de la délinquance... Mais la vérité, je la connais, et vous aussi vous la connaissez : ce n'est rien d'autre que l'impunité, ni plus ni moins, qui crée la délinquance.

Jusque là donc, le président de l'UMP cause à ses adhérents et sympathisants, rien que de plus normal. Mais là où ça devient hallucinant, c'est dans la conclusion. On s'attendrait à l'encouragement à distribuer un tract, à signer une pétition, à manifester, à en causer autour de soi ou sur les réseaux sociaux pour diffuser cette opinion. Et bien non, voici la conclusion:

C'est pour cette raison que je vous demande de participer dès à présent, par votre don, à cette action forte d'opposition.

Donc la nouvelle forme d'adhésion aux idées de l'UMP passe par le don. Comme pour le théléton, plus vous êtes d'accord, plus vous payez. Il est vrai que Srkz, ne s'est pas contenté de se faire retoquer ses comptes de campagne lors de la dernière présidentielle[2], lui et son équipe ont aussi endetté l'UMP à un niveau jamais atteint avant lui[3], et qu'aujourd'hui le parti est au bord de la faillite, avec une échéance de 11 million à payer avant la fin du mois. JF Copé va devoir être imaginatif pour renflouer les caisses, car le gouvernement ne lui donnera pas des sujets aussi croustillants que le mariage pour tous ou la réforme pénale. Ça va être quoi le prochain UMPton ?

Notes

[1] Allusion évidente au propos d'un grand homme politique, dont JFC n'arrive même pas à la hauteur de la chaussette, et ça c'est mon opinion.

[2] De 10 millions quant même, c'est pas rien.

[3] plus de 44 million restent à payer.

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mardi 9 juillet 2013

Le subventionisme

Je notais l'autre soir que l'essentiel des délibérations du conseil municipal de St Laurent du Var portaient sur des autorisations au maire pour faire des demandes de subventions auprès de l'état, la région, le département ou la métropole. Du coup, pour le profane, le subventionisme est presque l'essentiel de la partie visible de l'action municipale[1].

De l'autre côté du miroir, Eric Ciotti, le président du conseil général, en a parlé pour justifier des coupes dans les budget des associations qui vivent grâce à l'argent du conseil général. Il oubli juste opportunément que toutes les associations ne sont pas des clubs de pétanque, mais que certaines assurent de véritable missions de service publique que la collectivité territoriale leur délègue et n'assume pas directement. Mais bon c'est un détail...

Dans le même genre, je regardais comment fonctionnent les associations sportives que mes enfants ont croisé. Certaines sont presque indépendantes financièrement, hormis pour leur utilisation de locaux. Ces associations quasi indépendantes utilisent certes les infrastructures de la ville, ce qui est tout de même une forme de subvention, mais équilibrent avec les cotisations et évènements leur fonctionnement, qui forcément s’appuie beaucoup sur le bénévolat. D'autres associations sont totalement sous perfusion. En générale elles comportent beaucoup de permanents, la masse salariale étant le plus gros budget.

Si on s'amusait à faire le parallèle avec les communes qui ont besoin de subventions et celles qui en demandent peu, il devrait y avoir des enseignements à tirer[2]. Car en cette période de disette budgétaire, les communes qui ont bâties tous leurs projets sur la subvention se retrouvent en panne de moyen pour les réaliser. Je m'interroge cependant sur le fait qu'aujourd'hui, je vois mal une commune faire l'impasse sur ces demandes de subvention, qui sont de fait un passage obligé. Or ces subventions sont financées par l’impôt, donc du point de vu du contribuable, cela ne représente aucune économie[3]. On a donc en quelque sorte déresponsabilisé les communes qui deviennent dépendantes des grosses collectivités territoriales, de l'état ou de l'Europe.

Le bon côté de cette déresponsabilisation, c'est la mutualisation des revenus (l’impôt) avec théoriquement de la cohérence dans les projets d'un même territoire[4], le mauvais c'est le clientélisme, puisque le conseil régional ou général favorisera plus ou moins telle ou telle commune selon que son maire est bien en cour[5].

Notes

[1] Il faut quant même faire des dossiers qui tiennent la route pour obtenir une subvention.

[2] J'ai pas les billes pour le faire, mais je certain que toutes les communes ne sont pas égales devant la demande de subvention.

[3] Je ne parle bien sûr pas de l'énergie qu'il faut dépenser pour les obtenir et allouer...

[4] On en est loin, mais c'est tout de même ce vers quoi l'on devrait tendre.

[5] Il y a des retournement de veste qui peuvent se regarder justement à l'aune des subventions.

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mardi 4 juin 2013

Il est candidat ou pas ?

En ce moment, Nice Matin ne doit pas avoir grand chose à se mettre sous la dent côté politique et du coup, ils essaient de faire du buzz avec ce qu'ils ont.

Donc hier matin, Nice Matin rapporte que les journalistes ont cru entendre lors du conseil municipal de Nice que le maire annonçait sa candidature. Ni une, ni deux, l'info fait le tour de la mediatosphère locale et tweeter s'en fait l'écho

Christian Estrosi, puisque c'est de lui dont on parle, se fend donc d'une conférence de presse pour démentir. Non, non il n'est pas candidat, du moins pas encore, bla, bla, travailler jusqu'au bout de son mandat, bla, bla. Et la marmotte, elle met le papier autour du chocolat...

A quoi sert donc ce démenti ridicule, puisque personne n'a le moindre doute ?

  1. Tout d'abord, il faut savoir que les comptes de campagne commencent au jour de la déclaration publique de campagne. Pour quelqu'un qui a l'habitude de faire financer sa campagne aux frais du contribuable[1], il vaudrait mieux que ce soit la métropole qui paye son début de campagne, sinon il va vite dépasser le plafond.
  2. Le candidat sortant n'a aucune raison de commencer sa campagne trop tôt. Il est dans la place et bénéficie de tous les outils de communication et d'influence.
  3. Le sortant n'a pas besoin de faire d'appel à recruter des colistiers, contrairement à ses opposants, les gens viennent naturellement à lui.
  4. Enfin dans une campagne, une déclaration de candidature est un événement, et donc cela ne se fait pas sur le coin d'une table en chuchotant, histoire d'en tirer le maximum de retombée médiatique.

C'est donc très fâcheux que les journalistes lui cassent son coup. Il n'est pas en campagne "officielle", c'est pourtant simple à comprendre.[2]

Ce qui me chagrine, c'est que personne n'explique cela dans l'article, histoire de donner un peu de sens à la véhémence du maire de Nice dans son démenti[3].

Notes

[1] Je ne parle pas seulement du financement officiel de campagne...

[2] Pour ce qui est de l'officieuse, je me demande qui en doute.

[3] Serait-ce pour faire sentir aux lecteurs qu'Estrosi les prend pour des couillons, ou juste de la flemme des journalistes ?

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