Citoyens prenez le pouvoir

Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

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lundi 21 septembre 2015

Les média nous racontent des bobards, on le sait, mais nous les gobons

Tout comme Benoit Raphaël, je découvre les propos de Hans Rosling qui analyse via les statistiques notre monde et clame qu'il n'est pas si terrible que veulent nous le décrire les média.

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mardi 25 août 2015

Pourquoi tous les politiques n'ont que le mot croissance à la bouche

Petit à petit, le discours des écologistes politiques sur la croissance commence à prendre. Ce matin sur France Inter, la journaliste a posé la question à l'économiste Alain Minc sur la pertinence de rechercher toujours de la croissance. Car il est vrai que les gouvernements qui se suivent, n'ont tous, sans exception, qu'un mot à la bouche pour lutter contre le chômage et les déficits: "croissance".

Et là, j'ai particulièrement apprécié l'explication en quelques mots d'Alain Minc (je paraphrase):

Il faut parler de PIB par habitant. L'Allemagne a une population qui décroit, donc elle peut se satisfaire d'une croissance faible. Alors que la France est le seul pays d'Europe a avoir une population qui augmente, donc elle a besoin de croissance pour maintenir son PIB par habitant. Cette augmentation de population est un atout à long terme, mais un handicap à court terme.

Et donc, même si l'on changeait les indicateurs pour par exemple adopter une "croissance verte" et non une "croissance productiviste", si on regarde cette croissance, quel quelle soit, par habitant, il faudra toujours qu'elle soit plus importante que celle de nos voisins européens.

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lundi 13 juillet 2015

Transformer les églises inutilisées en lieu de culte musulman

A st Laurent du Var le problème ne se poserait pas car il n'y a pas à ma connaissance d'église à l'abandon, elles seraient même trop petites. Sur ce sujet je suis en désaccord avec François Bayrou qui dit que c'est une idée dangereuse.

Il est probable que c'est parce que je suis un mécréant que le symbole d'une église transformée en mosquée ne me choque pas. Cela s'est fait par le passé. Lorsque les arabes ont envahis la péninsule ibérique, toutes les grandes églises ont été recyclées en mosquée et elles gardent encore aujourd'hui des traces de cette périodes, ce qui leur donne un cachet tout particulier.

Après tout un lieu de culte est un endroit dédié à Dieu[1]. Quelque soit la version du logiciel de prière, je ne pense pas que ce soit lui manquer de respect de remplacer une croix par un croissant. Et ce n'est pas manquer de respect non plu à ceux qui ont bâtit ces lieux de culte, du moins probablement moins que de les transformer en caserne[2] ou en restaurant.

Cette idée est d’autant plus bonne que les églises appartiennent aux municipalités pour la très grande majorité, et que ce sont elles qui en assurent l'entretien. Du point de vu purement républicain, pour les mairies, ce n'est qu'un locataire différent. Car aujourd'hui, malgré la loi de 1905 qui est le fondement de la laïcité à la française, beaucoup de mairies essaient de la contourner en donnant des terrain avec des baux emphytéotiques pour la construction de mosquées. Transformer un lieu de culte en un autre lieu de culte est beaucoup plus simple et ne nécessite pas de contourner la loi de 1905.

Mais bon, tout ceci reste très hypothétique, quant je vois comment ont réagis les gens, dont notre actuel maire[3], à ma blague sur le minaret de St Laurent du Var.

Notes

[1] Ou à plusieurs mais ce n'est pas le cas ici.

[2] Le mon St Michel a été transformé en caserne lors de la révolution française.

[3] Pour mémoire, un candidat factice avait plagié mon billet sur son compte fesse-bouc, et Joseph Segurra l'ayant pris s'était indigné de propos anti cléricaux tenus par un "juif". La limite à ne pas franchir était très proche...

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mardi 26 mai 2015

Qui a peur de l'Islam ?

Passionnant reportage de la Télé libre rediffusé ce soir sur France 4. Le sujet est difficile mais le documentaire est vraiment intéressant.

J'ai beaucoup aimé la phrase "il y a autant de cons musulmans que dans le reste de la population", mais je note surtout que critiquer la religion, musulmane comme catholique, c'est pas simple, et que le discours tombe rapidement dans des clivages forts, ne facilitant pas le dialogue. A voir si vous ne l'avez pas déjà vu.

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jeudi 19 mars 2015

Cantines, François Bayrou est juste un génie politique

Je ne sais pas si c'est lui qui a eu l'idée, mais en tout cas, en faire la promotion est un coup de génie. Quant un abruti décide qu'au nom de la laïcité il faut donner la même chose à manger à tous les enfants, Bayrou répond qu'il faut introduire dans les cantines la possibilité du choix pour un repas végétarien à côté du repas standard.

C'est d'une simplicité biblique ! Tous les problèmes alimentaires liés à la religion portent sur les protéines, pas les légumes qui les accompagnent. C'est en plus une proposition raisonnable en terme de coût à mettre en œuvre, car faire un menu végétarien ne remplace que quelques éléments du menu, et pas la totalité.

Et comme le dit Bayrou, c'est un moyen de garder à la table de la cantine les jeunes, donc d’œuvrer au vivre ensemble au lieu de les rejeter à l'extérieur et de favoriser l'élévation de murs entre eux.

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vendredi 13 mars 2015

Ne sont-elles pas mignonnes ?

Mes collègues qui veulent qu'on les appelle mademoiselle et pas madame, arguant du fait que ce sont d’affreuses féministes qui ont fait supprimer le mademoiselle des formulaires administratifs français. Elles ont passé la trentaine, ont, ou pas, des enfants, mais ne se sont pas mariés et en sont fière.

J'avais déjà eu un débat il y a quelques temps avec certaines quant elles se plaignaient déjà que je les appelle mesdames et non mesdemoiselles. Mon argument, pour marqué les esprits, était "avez-vous besoins de marquer sur votre front que vous êtes sexuellement disponibles". Je sais, mon argument est sémantiquement faux, car Mademoiselle ne signifie pas cela, dans aucun dictionnaire. Oui, mais, dans l'imaginaire collectif, une demoiselle est une jeunette à marier ou une vieille fille qui n'a pas réussi à le faire.

Il y a des clichés, les ignorer en se retranchant derrière la définition du dictionnaire, n'est pas plus honnête que ma définition tendancieuse.


Sur le même sujet: Belle vs Cendrillon: deux visions de la femme idéale selon Disney via Slate.fr

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dimanche 11 janvier 2015

Une minute de silence pour quoi faire ?

Jeudi soir, j'ai été atterré par la propension de certains au sein de l'éducation nationale à être en dessous de tout, justement au moment où il faudrait se sortir un peu de la routine.

Jeudi midi, le chef de l'état a décrété une minute de silence dans les établissements scolaires[1]. Cela me semblait à propos, vu l'émotion suscité par le massacre survenue à Charlie Hebdo et les symboles de la démocratie comme la liberté d'expression attaqués à cette occasion. Il semblait raisonnable de penser que c'était du devoir de l'école républicaine d'expliquer aux plus jeunes en quoi, ce massacre n'était pas juste un massacre.

J'ai donc demandé à mes enfants le soir à table ce qui s'était passé dans leur établissement scolaire (l'une est au collège et l'autre au lycée). Les lycéens de plusieurs classes ont été réunis dans une salle et il y a eu la projection d'un film sur les caricaturistes. Conséquence, mon fils a retenu que c'était des gens brillants qui ont été assassinés. Dans la classe de ma fille, les enseignants ont fait cours normalement et les enfants ont été invités à descendre dans la cours pour observer 1 min de silence en brandissant des pancartes "Je suis Charlie"[2]. Ma fille a retenu que des gens importants avaient été tués.

Voilà ce que l'école républicaine a fait passer comme message à mes enfants ! J'étais effondré et en colère. J'ai donc passé 1h à table a parler de ce qu'était la liberté d'expression, les fondamentalistes de tout poil de différentes époques et religions, la différence entre les pays démocratiques et les pays sous dictature...

J'attendais des enseignants de mon fils qui est au lycée qu'ils organisent des débats autour des caricatures pour les comprendre car l'on sait qu'elles ne sont pas forcément accessible aux gens ayant une faible culture ou une culture en devenir. Qu'ils interpellent les adolescents sur ce qu'ils savaient de la liberté d'expression. Qu'ils les fassent parler pour qu'ils s'emparent de ce sujet extrêmement complexe. Bref qu'on leur donne de la matière à réfléchir et à comprendre pourquoi toute une nation réagit à cette tuerie particulière.

J'attendais des enseignants de ma fille qui est au collège, que l'on rappel les fondamentaux laïc de notre société qui autorise n'importe qui de se moquer de n'importe quoi du moment qu'il respecte la loi. Qu'on montre bien la différence entre ces assassins et la religion musulmane. Bref les bases du vivre ensemble dans le respect de la différence, sans avoir besoin de tuer ceux qui sont différents ou pensent différemment.

Rien de cela n'a été fait.

Le lendemain matin, j'ai entendu sur France Inter, le témoignage d'une enseignante qui elle avait fait le job[3], et qui avait découvert que beaucoup de ses élèves étaient incapables de comprendre les caricatures, qu'ils en avaient "une perception impressionniste" et ne faisaient que piocher quelques bribes dans le dessin, et le comprenaient à l'envers de son sens. Elle était émue et émouvante. Pour pouvoir faire passer un message de tolérance, encore faut-il que ces caricatures puissent être comprises, et ce témoignage illustrait le fait qu'il y avait matière à en discuter avec les élèves.

Quelques liens vers des textes parlants de profs qui ont fait le job, et qui n'en sont pas sorti indemnes:

Notes

[1] et les administrations

[2] Ou en l'écrivant sur leur poignet.

[3] Il y en a beaucoup heureusement.

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vendredi 9 janvier 2015

La machine à créer des fous

Dans un reportage de Soir 3, nous a été présenté le parcours de l'un des présumé fou furieux auteur du massacre de Charlie hebdo. Et une chose m'a interpellé, c'est le fait qu'il ai fait 18 mois de prison. Non pas pour un délit comme du vol ou un trafic, non, pour avoir voulu partir faire la guerre en Iraq. Le gars, n'a rien fait, mais avait l’intention de faire et il se retrouve en prison, en vertu d'une loi liberticide qui permet d'emprisonner préventivement des gens.

Comment réagiriez-vous si on vous mettait en prison alors que vous n'avez rien fait ? Déjà, un individus intellectuellement stable le prendrait très, très mal, alors imaginez juste une minute ce qu'il peut se passer dans la tête d'un mec suffisamment à côté de la plaque pour être volontaire pour faire la guerre. On imagine facilement la colère sourde et l'envie de revanche que le mec va cultiver au fond de lui. Car de quoi sert de mettre un type comme ça dans une prison que l'on sait être un parfait cadre de réinsertion.

Grâce à cette loi, combien de candidats au départ ont été transformés en fous avides de vengeance contre un système injuste ?

Fin alternative par Hervé Bourhis via Mediapart

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lundi 22 décembre 2014

Bien commun, auto régulation et état policier

Le contexte: une place ouverte entre les différents bâtiments d'un ensemble architectural. La place n'est pas accessible aux véhicules, sauf les livreurs, du moins en théorie. Ci dessous, la retranscription de la discussion avec un collègue, quelques minutes après un échange musclé avec un "voisin":

  • Collègue: elle avait l'air tendu ta conversation dehors
  • Moi: vi
  • Moi: c'est au sujet du parking sur la place
  • Moi: j'ai demandé au gars pourquoi il ne mettait pas son scooter sur les places de parking faites pour, et il m'a répondu qu'il en avait rien à foutre
  • Collègue: lol
  • Moi: une expression de l'égoïsme dans toute sa splendeur
  • Collègue: après ça la discussion est close a mon avis
  • Moi: et donc il attend qu'un flic vienne le lui dire
  • Moi: j'imagine que le même râle contre les radars, mais quant on lui propose de s'auto-réguler pour garder sa liberté, il refuse
  • Collègue: la cela devait être trop philosophique pour lui :)
  • Moi: conséquence, le syndic va mettre en place un truc à la con qui va faire chier tout le monde à cause de quelques blaireaux qui refuse d'accepter la notion de bien commun. Il n'a pas réussi a trouver un seul argument valide, donc sa seule réponse était "mais vous êtes qui vous ?"
  • Collègue: bon après tout le monde le fait
  • Moi: non justement
  • Moi: il y a 2 scooters uniquement qui le font tous les jours, les autres sont sur les parking. Et il y a que 2 ou 3 voitures qui ne sont pas des livreurs qui le fond. Donc sur l'ensemble des gens qui travaillent ici, ça fait 5 blaireaux. C'est justement pas tout le monde, mais c'est 5 là te donnent l'impression que tout le monde le fait, c'est ça qui est désastreux.
  • Collègue: question con, en quoi il gène son scooter?
  • Moi: Effectivement question con
  • Moi: Le cadre de vie de nos bureaux suppose une place ouverte pour donner de l'air. C'est l'architecte qui l'a voulue. Si cette place devient un parking, en vertu de quoi les places sont attribuées ? Et pourquoi sacrifier la place ?
  • Moi: tant que l'on y est on vire les pelouses et les plantes pour pouvoir garer plus de véhicules, et puis on ajoute un nouveau bâtiment, collé aux fenêtres des autres, et ainsi de suite...
  • Moi: le bien collectif c'est cet espace. Se l'accaparer est donc un vol du bien collectif. Mais bon je dois réfléchir trop. Ces concepts sont trop abstraits pour la majorité qui ne pense qu'à son nombril.
  • Collègue: pas si con que ça ma question finalement ;)
  • Collègue: a mon avis c'est cause perdu
  • Moi: Ce qui m'intéresserait c'est de savoir si tu avais vraiment besoin de ma réponse pour te convaincre, ou si tu pouvais aboutir à la même conclusion sans que je te la souffle ?
  • Collègue: disons que c'est pas un truc qui m'a interpellé
  • Moi: d'où le problème
  • Collègue: faudrait déjà mettre un panneau interdit de stationner
  • Moi: on m'a dit qu'ils se déchirait en conseil syndical, et que certain membres faisant partie du conseil syndical (des patrons de boites) étaient de ceux qui se garaient. Donc effectivement, c'est pas gagné...

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vendredi 6 juin 2014

Nice ville connectée ou passoire

Deux nouvelles qui se suivent dans ma twitt list et qui se télescopent:

Je ne vais pas me faire l'écho des anti technologie, je ne serais pas crédible, il n'empêche qu'il suffit de faire une recherche sur le net pour voir des montagnes de reproches à ces compteurs communicants. Un des premier reproche étant bien entendu le fait qu'ils permettent d'espionner une partie de la vie privée des logements, en permettant notamment de monitorer les activités des membres de la maison grâce à la signature énergétique[1], en raison des failles de sécurité déjà relevé dans les protocole de collecte de ces données.

Et à côté de ça on nous parle des passoires en terme de sécurité des systèmes urbain dit intelligents. Certes éteindre l'éclairage public n'est pas un exploit très intéressant, mais en revanche, récupérer les information de paiement des parcmètres est autrement plus grave.

L’enthousiasme des élus pour certaines technologies novatrices doit absolument être tempéré par les impératifs de sécurité, des installations c'est sûr, mais aussi de notre vie privée. Cela fait 1 an qu’Edward Snowden nous a appris que nous étions numériquement épiés en permanence. Il serait temps d'en tenir compte.

Note

[1] Chaque appareil électronique a une manière propre de consommer de l'énergie, et il est donc possible de savoir quant et quel appareil est allumé ou éteint.

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lundi 20 janvier 2014

Le bonheur est-il uniquement dans la consommation ?

Je retombe sur ce billet qui était inachevé en réaction à l'article du Ficanas, et j'en profite pour étoffer un peu la réponse que j'y avait fait en commentaire:

Le bonheur est-il uniquement dans l’achat ?

Il existe de nombreuses analyses qui relient la consommation à tout un tas de stimuli qui n'ont rien à voir avec l'acte d'achat lui même. Par exemple, dans son documentaire Bowling for Columbine, Michael Moore nous amène à la conclusion que l'insécurité entretenue par les média télévisuels, vise à accroître la consommation.

Selon une logique similaire, l'individu connecté est mis en permanence en situation de manque: il se nourrit de quantités de flux d'information qui sont conçus pour maintenir la dépendance à ces flux. Au début doucement avec les emails, puis les fils d'information, et enfin en continu avec les réseaux sociaux comme facebook ou twitter, qui tous fournissent un flux constant de stimuli. Aucun de ces stimulus n'est vital la plus part du temps. Ils sont pourtant des pourvoyeurs de dépendance et alimentent le désir. Un désir inassouvissable.

La télévision et ses publicités ou ses films à grand spectacle, est loin de pouvoir rivaliser. L'individu connecté peut consommer sa dope indéfiniment. Il y a toujours quelque chose sur le net, quelque chose en phase avec de supposés centres d'intérêt. Mais au lieu de le rassasier, le net accentue la dépendance, car l'interaction qu'il propose est autrement plus captivante que la passivité télévisuelle, qui finie par lasser.

Pour assouvir cette dépendance, il faut accroître la consommation. Internet est un fantastique pourvoyeur de flux

Internet et en particulier les réseaux sociaux, accentue le processus de dépendance à la consommation en fournissant un flux constant de stimuli qui alimentent le désir. Ceux qui s’affranchissent de ces désirs sont ceux qui sont capable de désirer autre chose: connaissance, voyage, relation humaine, création. En fait si l’on fait l’inventaire de ce qui dans notre vie peut être remplacer par un achat en cas de destruction, est finalement superflue. Ne reste que les expériences, qui sont irremplaçables…

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vendredi 10 janvier 2014

Le marché de l'emplois est raciste

Certes l'exemple ci dessous se passe aux États Unis, mais il est très instructif.

L'article en anglais: Unemployed Black Woman Pretends to be White, Job Offers Suddenly Skyrocket

Dont le titre peut se traduire par: "Une femme noir au chômage prétend être blanche, et soudain le nombre d'offres d'emplois explose".

Cette femme expérimentée dans le domaine des assurances, est au chômage depuis 2 ans et malgré des centaines de candidatures à des offres d'emplois dans le secteur, elle n'a quasiment jamais eut de réponses pour passer un entretien. Elle a repris ses études pour compléter sa formation. Elle a été surprise par la facilité avec laquelle une des étudiante "blanche" qui avait un cursus similaire avait trouvé du travail.

Elle a alors créé un CV identique en tout point au sien, mais pour lequel, dans la rubrique "diversité" elle a déclaré être "blanche". Ce profile a reçu immédiatement des propositions.


Il faut se rappeler qu'aux USA, contrairement à la France et plus généralement à l'Europe, il est courant de trouver sur un formulaire d'inscription, des rubriques en rapport avec les origines ethniques ou la couleur de peau. Ces informations permettent par exemple aux administrations, établissements scolaires ou certaines entreprises de s'appuyer dessus pour appliquer des quotas d'attribution de places ou de recrutement, liés à une politique de la diversité.

On apprend ainsi que le site Monster, un des principal site de recrutement, propose une rubrique "diversité", à laquelle bien sûr les recruteurs font appel, excluant ainsi les demandeurs d'emplois sur ces critères.

Je me souviens lorsque j'étais à San Francisco, que cette discrimination, était grossière. En effet, en fonction de l'origine du chef de service, plus de 80% des effectifs de son service étaient de la même origine. Cela m'avait profondément choqué.


En France, cette discrimination est interdite par la loi, donc elle se manifeste autrement, forcément moins grossièrement puisqu'il est interdit de filtrer un recrutement sur ces critères. Le seul critère de discrimination positive accepté par la loi à ma connaissance est le handicap, car il ouvre droit à des exonérations de charges[1].

Certaines associations comme le CRAN militent pour que la France mette en place une politique de "discrimination positive"[2] qui pour ce faire impliquerait de définir des critères discriminatoires. La louable intention qui les motive, consiste à dire que tant que l'on n'a pas de chiffre sur la discrimination subie par une partie de la population, il n'est pas possible de lutter contre.

L'exemple américain de cette chercheuse d'emplois montre à contrario, que ce n'est pas si simple. Il ne suffit pas de ficher les minorités discriminées pour que les employeurs les recrutent. Dit bêtement comme ça, c'est même une évidence.

Notes

[1] Du moins des avantages, je ne connais pas bien le sujet.

[2] Je le met entre guillemet car c'est une aberration syntaxique, les 2 mots étant antinomiques.

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lundi 6 janvier 2014

Prévision au sujet de la grippe

Après les pronostics des résultats de la prochaine élection municipale de St Laurent du Var, je poursuis mon travail de voyant avec un sujet d'actualité, en cette période de nez qui coule, et les prévisions du prochain pic épidémiologique de grippe.

J'ai en effet découvert avec intérêt cette fonctionnalité de Google qui permet de suivre les épidémies de quelques maladies communes, notamment la grippe.

Évolution de la grippe - France

Le principe est simple, lorsqu'une maladie se propage dans la population, les internautes s'y intéressent et font des recherches sur Google en rapport avec cette maladie. Il est donc possible d'établir un lien directe entre la propagation de la maladie et les statistique de recherche sur certains mots clés. Avec les années de recul, l'outil est de plus en plus fiable.

On note que pour l'instant l'épidémie annuelle de grippe ne semble pas avoir encore commencée, même si la courbe semble vouloir frémir à la hausse en ce moment.

C'est à la fois passionnant et assez flippant, car on imagine que Google fait la même chose sur plein d'autres sujets. Certes c'est anonyme, mais n'oublions pas que notre anonymat est de plus en plus battu en brèche.

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mercredi 1 janvier 2014

Le clivages entre les élites et les citoyens accentué par le numérique

En ce début d'année électorale, une petite lecture passionnante d'un excellent article remarqué par Frédérique LN que je vous conseil de lire:

Les élites débordées par le numérique

La séparation entre les élites et le peuple a toujours existé et n'est pas prêt de disparaître, mais le monde numérique en a fait un gouffre, notamment en le combinant avec le clivage générationnel. Il y a ceux qui ont bâti leurs schéma de pensée avec le numérique et la dématérialisation et ceux avec l'analogique et la possession matériel. Le point de rupture se situe à la fin des années 90, au tournant du siècle.

Ceux de ma génération, sont un pied dans les 2 mondes, certains penchant un peu plus d'un côté que de l'autre. La génération d'après, la génération Y, contemple avec mépris ses aînés en train d'essayer de préserver des concepts obsolètes, et typiquement les élites issues du baby boom qui détiennent le pouvoir en ce moment.

Ces élites subissent la révolution numérique et ses conséquences et pour beaucoup n'ont pas les outils pour la comprendre et l'accompagner. Ce qui m'inquiète c'est que la faiblesse des contre pouvoir leur permet de prendre les mauvais virages pour notre société. Nous vivons une époque formidable, comparable à la révolution industrielle au 19e siècle.

Comme je le fais parfois pour les articles que je juge spéciaux et donc en enfreignant délibérément les droits d'auteur, j'ai décidé de garder une copie intégrale de cet article sur ce blog, la presse en ligne ayant l'habitude de faire disparaître les articles, même excellents, au bout d'un certain temps. Cependant, je vous invite à le lire sur le site du Monde, c'est sa place. La copie de sauvegarde : Les élites débordées par le numérique.

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vendredi 6 décembre 2013

Réconciliation nationale

Dans le concert de louanges qui se déverse à la mort de ce grand homme, je retiendrais "la réconciliation nationale", portée et prêché sans relâche par un homme qui aurait du être brisé et broyé par ses 27 ans de prison pour un motif politique qui vu d'ici parait si disproportionné.

L’Afrique du Sud est loin, et je n'ai jamais été directement concerné par l'apartheid, la ségrégation ou le racisme, heureux que je suis de vivre en France, où le racisme n'est qu'individuel et non d'état, et pourtant, et pourtant... difficile de ne pas être ému par l’œuvre de ce militant intégral.

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vendredi 6 septembre 2013

Judiciariser les fantasmes privés

Que voilà un étrange projet de loi qui vise à interdire certaines formes de fantasme, même lorsqu'ils sont totalement privés, donc non partagés:

Dessiner des lolicons devient illégal, même s'ils sont privés

Je ne suis personnellement pas adepte de ce genre d'image[1], j'ai une nette préférence pour les femmes pleines d'atouts féminin. Il n'empêche que j'ai un peu du mal avec cette démarche de judiciariser les fantasmes. On est pas très loin de la police de l'esprit.

Si un tel projet devient réalité, il n'y a pas que les lolicon qui sont dangereuses. Quid des films de guerre, les films ou séries policières qui traitent de tueurs (en série ou pas), sans compter les films porno comportant des scènes de pseudo viol... Les films, les livres, les bandes dessinées, la musique... toute l'industrie du divertissement ainsi que l'art sont des fournisseurs de transgression. Nous en consommons finalement énormément.

Or à quoi servent-ils si ce n'est à nous permettre de vivre des fantasmes, de nous projeter dans des univers qui ne sont pas notre quotidien. Je pense sincèrement que toutes ces histoires dans lesquelles nous nous plongeons avec avidité sont nécessaires. Ce n'est pas parce que je regarde la série Dexter que je vais me mettre à couper en tranche mes voisins !

Note

[1] Les lolicon sont des représentations de fillettes dans des postures évocatrices. La culture du manga en comporte souvent, les femmes et enfants se ressemblant souvent.

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mardi 3 septembre 2013

Arg, ils veulent faire financer les écrans supplémentaires par la CAF !

Aller, je vais passer pour un affreux rétrograde mais j'ai halluciné lorsque j'ai lu ce projet:

L'article qui m'a fait bondir: http://www.pcinpact.com/news/82082-... et l'interview complet de la député: http://www.pcinpact.com/news/82092-...

En gros l'idée consiste à faire financer l'achat d'écran (smartphone ou tablette) par l'allocation de rentrée pour les familles défavorisées. C'est du très bon clientélisme pré-électoral, sur ce point il n'y a rien à redire, bravo, par contre sur le fond c'est affligeant.

Aujourd'hui l'éducation nationale a deux énormes problèmes liés aux écrans:

  • Les enfants passent trop de temps devant, que ce soit la télé, les consoles, internet ou les réseaux dit sociaux. Cela a un impacte direct sur la capacité d'attention, les référentiels culturel, l'incapacité à faire un effort, la créativité, le travail personnel, la socialisation...
  • Les enseignants n'ont jamais été formés au numérique, l'état a une politique inconsistante vis à vis du numérique, le matériel est hétérogène d'un point de vu logiciel ou accessibilité d'un établissement à l'autre, mais aussi au sein d'un même établissement.

La question centrale n'est donc pas de faciliter l'accès à un nouvel écran (comme si les familles défavorisées n'en avaient pas des écrans), mais bien de ce que l'on fait de ces écrans dans le cadre de la mission de l'éducation nationale. Et clairement, la proposition de ces élus est à des années lumières de la bonne démarche.

  • Qu'ils proposent la mise en place de classes pilotes avec de l'encadrement des enseignants pour lancer des projets.
  • Qu'ils se fasse facilitateur de développements de logiciels libres à destination des classes, via des soutiens aux enseignants qui ont des projets, avec généralisation ensuite.
  • Qu'ils proposent que l'administration scolaire se penche sur la dématérialisation des dossiers (les 12 exemplaires des fiches à remplir à la rentrée, on commence vraiment à ce demander ce qu'ils en foutent de leurs ordinateurs).

Il y a de quoi faire, mais de grâce, pas d'écrans supplémentaires !

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