Le 17 octobre, journée mondiale du refus de la misère, en pleine excitation médiatique au sujet de la crise, je commençais à rédiger ce billet. Je ne l'ai pas fini, alors je vous le donne tel que...

La gestion de la misère sans ceux qui la vivent

Martine Le Corre, militante à ATD quart monde, invitée sur France Inter dans la matinale, a lâché une phrase qui a fait tilt : "On imagine des choses sans les gens", quant elle parlait des échec des politiques sociales dans les quartiers en difficulté.

Et sincèrement c'est comme ça que je l'ai perçu, alors que je n'ai absolument aucune expertise en la matière. Les décisions qui sont prises par nos édiles au sujet des difficultés des habitants des quartier en désespérance comme le point du jour à St Laurent du Var ne font pas appel aux habitants.

Je discutais l'autre jour avec une assistante social dans ce quartier et la première question que je lui posais portait sur l'existence ou pas d'une association de quartier. Elle m'a confirmé qu'il n'y avait aucun interlocuteur pour la municipalité ou les organismes publics pour discuter avec la population. Aucune dynamique de groupe pour dialoguer. Les seuls porte parole auprès de la mairie sont les employés municipaux qui travaillent dans la cité. Du coup ils n'ont pas la liberté de parole requise face aux décideurs.

Est-ce aux habitants du quartier à s'organiser ou à la municipalité de leur demander de le faire ?

De mon point de vu, la mairie aurait intérêt à avoir des interlocuteurs. La mise en place de projet avec les habitants ne peut passer que par des négociations, pas forcément faciles, avec des représentants des habitants qui ne puissent pas être soupçonner d'avoir des intérêt biaisé par leur relation avec leur employeur.

Ceci suppose une certaine conception de la démocratie dans laquelle ont associe les citoyens et non celle où l'on décide à leur place, "pour leur bien".

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