Ce soir, je prend le clavier dans un état inhabituel pour moi, l'esprit embrumé non pas de fatigue, mais d'une grande variétés d'arômes éthyliques. C'est que la soirée a été heureuse et riche en occasions de trinquer[1].

Elle a commencé par le spectacle de théâtre de mon fiston dont la classe présentait aux parents ravis, le travail d'une année d'efforts dans la découverte de l'art théâtrale. Sincèrement, je trouve ce genre d'exercice pour les enfants passionnant et pour les parent décalant. J'ai, comme chacun des parents, filmé mon petit bonhomme pendant qu'il jouait ses scènettes, ému de les voir réussir ou buter sur le texte, même lorsque ce n'était pas mon fils qui déclamait. Moment de plaisir, moment d'émotion.

En remontant vers mon logis, je suis repassé devant la fêtes des voisins qui se tient sur la place du village où j'habite. Je les avais snobé à l'allée pour me rendre au théâtre, impossible de recommencer au retour. Trois heures plus tard, je quitte enfin la place, après avoir gouté diverses spécialité : limoncello, genépi, alcool de genièvre, bières belges (Bush et Pecheress), mandarinelo et bien sûr un peu de mon vin d'orange que j'ai partagé. Nous avons bien sûr parlé de politique, comment voulez-vous que je m'abstienne, et notamment de logement social, un peu de voyage, de mariage et d'autres sujets surement passionnants.

J'aime beaucoup cette idée de la fête des voisins. Le comité de quartier dont je fait parti le fait depuis des années, bien avant son institutionnalisation pour le 1er mai avec un pic-nic sur la place du village.

Alors bien sûr les mauvaises langues diront que ce sont toujours les mêmes qui sont prêts à partager les moments conviviaux, mais c'est pas grave, c'est à préserver quant ça existe et à encourager là où ce n'est pas naturel. J'ai rencontré des gens que je ne croise jamais, nos horaires de vie n'étant pas propices au croisement.

Demain je recommence avec les militants du MoDem autour de François Bayrou à Aix. Je crois que c'est ça le meilleur de l'engagement militant, associatif ou politique, les relations humaines[2].

Notes

[1] Et je vous rassure, je n'ai pas conduit, c'était en bas de ma rue.

[2] Je me demande si je ne vais pas emporter une bouteille de vin d'orange ?