Comme le fil des commentaires du billet de Christophe est illisible, j'en ai extrait les 2 commentaires (17 et 32) que j'y ai fait pour les développer ici.

Le partis politique comme une entreprise

L'organisation interne n'est pas grand chose en regard des objectifs d'un parti politique. Certaines personnes comme Daniel Douet défendent que le MoDem doit être une arme de prise de pouvoir et que pour ce faire être organisé et structuré comme une entreprise ou une armée, faisant souvent référence au passé : le PS restructuré mis au service de Mitterrand ou le RPR outil d'accession au pouvoir de Chirac.

A delà du fait que entreprise et armée ne fonctionnent pas avec des bénévoles, je ne pense pas que ce soit le moment, il est trop tôt. Pour moi, le MoDem est un parti "Darwinien" qui utilise l'évolution, l'usure, l'acquisition d'expériences, pour faire émerger des leadoras. Dans ce sens, imposer une organisation c'est aussi aller contre les leadoras naturels susceptibles d'émerger. C'est une approche que je crois que François Bayrou suit. Cela a du sens lorsque l'on veut renouveler le personnel politique. Pour le coup, François Bayrou a au moins le mérite d'être consistant dans sa démarche au sujet de l'organisation interne : ça l'emmerde, il veut des gens autonomes.

Ce sont les gens

Car ce n'est pas un parti qui gagne des élections, mais les gens qui le font. Un parti n'est qu'un regroupement de gens qui vont dans le même sens. Ce qui vaut la peine de se battre ce sont des idées incarnées par des personnes. Sans personne pour les incarner, une idée c'est du vent. La gestion du parti, son organisation n'apporte rien à la politique. Ce n'est qu'un outil, et je pense que le MoDem est un outil de sélection de personnes en phase avec le projet de société notamment porté à la présidentielle de 2007 par François Bayrou et capables de lui donner corps, capable d'être élus sans que l'on ai à leur tenir la main.

En ce sens se battre pour l'organisation interne est un combat sans intérêt. La priorité des militants est donc de trouvez le moyen d'incarner les idées soit eux même, soit en soutenant des gens qui le font bien.

Les leader qui tiennent la route mettent en place de l'organisation locale, nécessairement. Ensuite, si nous fonctionnons en réseau, en flux, le siège ne sert pas à grand chose dans l'organisation, cela n'est qu'une focale idéologique, une référence, un levier médiatique.

Note : il est sûr que le dernier résultat lors de la cantonale partielle de Nice, ajoute un élément dont je n'ai pas suffisamment tenu compte dans ce propos qui date d'une semaine : l'action locale est perçu au travers du filtre médiatique national.