Après l'excitation du premier jour, la densité du deuxième et la fatigue qui en résulte, ce matin, je me sent un peu dans un état second. Je suis un peu chez moi, j'aide les arrivants du jour à se déplacer sur le site. Je suis à la fois soulagé qu'il n'y ai pas d'atelier ce matin et que la séance plénière commence un peu plus tard que la veille, mais aussi un peu sur ma faim. J'avais encore plein de choses à discuter, d'information a prendre.

Les membres du staff d'organisation commencent à accuser le coût de la fatigue, les voix sont éraillées et les yeux cernés et ils courent moins vite dans les allées, d'autant que les choses sont rodées maintenant.

Ça sent la fin pour ce qui est de l'Université, mais petit à petit la tension monte, il faut que tout soit prêt pour tout à l'heure, pour l'arrivée du patron, pour que les adhérents et sympathisants qui viennent le voir soient content de leur déplacement, pour que les média prennent de belles images.

C'est la rentrée, pas universitaire, mais politique, on commence autre chose...