GrrrrS'il y a bien une chose que je déteste, ce sont les banques (et les assurances)[1] Ces entreprises fonctionnent avec une logique économique ahurissante, qui en gros se caricaturerait en "à la fin comme on fait payer tout le monde, on ne peut pas perdre".

Conséquence, dans la crise financière dans laquelle ces entreprises détestables nous ont mises, je fais parti des gens qui disent qu'il faut arrêter la plaisanterie : les banques (tout comme les assurances d'ailleurs) doivent revenir à leur métier d'origine, métier éminemment respectable et nécessaire à la société, et ne plus avoir le droit de toucher à la spéculation. Peut être que pour le coup je vais passer pour un gauchiste, si je m'en réfère à l'article d'@si "Séparation des banques de dépôt et d'investissement : une solution à la crise ?". Mais cela me semble tellement évident que je ne comprend pas qu'il faille le dire.

Concrètement, à quoi sert une banque ? Je ne suis pas un expert, mais je dirais que c'est un intermédiaire qui permet de prêter à des gens qui en ont besoin, de l'argent que d'autres ont disponible. Autre mission de la banque, mettre à disposition des moyens de paiement entre acteurs économiques. C'est un prestataire de service qui devrait gagner de l'argent pour la fourniture de ces services.

La spéculation est un autre métier. C'est comme certains le disent un peu le "casino". Ceux qui veulent jouer, qu'ils le fassent, mais pas avec mon argent, pas avec mon crédit[2]. Les placements devraient donc se faire soit dans une banque de dépôt à un taux directement lié au coût de l'argent (entre 1 et 7%)[3], soit au "casino" (dans une banque de spéculation), avec un taux de rapport qui peut aller de -100%[4] à +xx%[5].

C'est simple, c'est même libéral comme position : vous faite comme vous voulez, mais vous assumez les risques avec vos propres deniers, pas avec les miens.

Notes

[1] Je parle des entreprises pas des gens qui y travaillent.

[2] Pour mémoire, la crise des sub-prime aux USA vient de la revente de crédits insolvables sous forme de titres à d'autre organismes financiers, sans qu'ils aient connaissance du risque.

[3] Dans une banque de dépôt, je touche une rémunération de l'argent que je prête à d'autres clients de cette banque ou d'une autre, moins la commission de la banque.

[4] Je perd tout.

[5] Pas de limite au bénéfice, si ce n'est les éventuelles taxes.