"Tout le monde se souvient de ce qu'il faisait à ce moment là" dit la journaliste de France Info dans son reportage. Et effectivement, c'est une journée particulière, dont les petits détails de la journée ont été enregistrés en même temps que ces images qui passaient en boucle en fond de commentaire de toutes les chaines de télévision.

Vous vous souvenez de ces images hypnotiques des 2 tours percutée puis qui s'effondrent ? Je n'arrivait personnellement pas à décrocher de mon écran de télévision. Personne n'avait rien à dire, les journalistes brassaient du vide, mais ces images en boucle se suffisaient à elles mêmes. Je me targue pourtant d'avoir un esprit un petit peu critique sur les média, et pourtant, ce 11 septembre 2001, j'ai été absorbé dans l'évènement. J'étais à la maison, seul car mon épouse n'était pas encore rentrée, la télé allumée et comme elle est dans le salon, dans l'incapacité de faire quoique soit d'autre si je ne voulais pas quitter l'écran trop longtemps des yeux.

Je me souviens au boulot un peu avant, nous étions tous agglutinés derrière l'écran du seul PC qui avait réussi, malgré la saturation de l'internet à ce moment là, à avoir les images de l'accident. Les sites des chaines de télévisions ou des journaux, français ou étrangers tombaient à cause de l'afflux massif d'internaute avide d'image et d'information. Plusieurs de ces site d'information avaient remplacé leur page d'accueil par une page statique sans aucun lien, avec une seule information et un message d'excuse.

Ce jour là, malgré l'engorgement de quelques tuyaux et la saturation de quelques sites, internet a prouver sa force. La technologie qui sous tend le net, composé de nœud en réseau avec aucune centralisation, a résisté à la chute d'un des nœud, certe important en volume de donnée qui y transitait, mais contournable du fait du protocole d'internet.

C'est aussi à partir de ce jour là que j'ai totalement pris conscience de l'orientation et des déséquilibres de l'information. Sans image il n'y a pas d'information, au mieux une évocation. Ces 3000 victimes ont eut un poids médiatique phénoménal par rapport aux milliers de victimes sans image spectaculaire de part le monde. Notre empathie et celle des média est à géométrie variable. C'est juste un fait, qu'il faut garder dans un coin de l'esprit.

Une drôle de journée, suivi de drôles de réactions les jours suivants.