Si au sein du Mouvement Démocrate pas grand monde en doutait, et surtout pas moi, le retrait de la course à la présidentielle de Jean Louis Borloo a étonnée par sa date[1]. Mais à y réfléchir d'un peu plus près, et surtout en écoutant ce matin Jean Christophe Lagarde le numéro 2 du Nouveau centre, cela me semble clair.

L'automne qui précède l'élection présidentielle est aussi celle de la chute des feuilles de candidature aux législatives. Comme en 2007 avec la constitution du Nouveau Centre composé de députés soucieux de ne pas avoir de candidat UMP face à eux dans leur circonscription, on imagine que les mêmes du NC ainsi que les autres du parti radical, ne sont pas tous prêt à donner à l'UMP le bâton pour se faire battre à la prochaine élection. Avec le retrait de Borloo, ils sont dans une situation autrement plus confortable pour négocier avec l'UMP, ou à défaut pour entraver les investitures UMP du moment dans leur circonscription.

Ça c'est la vision négative de ce retrait. Après, au pays des bisounours du MoDem, on peut vouloir croire que ce grand projet de centre indépendant voulu par Bayrou est en train de se former en ouvrant la porte à ces pauvres membres de l'Aliance centriste, abandonnés par leur chef de file. Certe il y aura formation d'un "arc centriste", mais pas pour les beaux yeux de François Bayrou ou par adhésion à son projet pour la France, mais simplement par intérêt. C'est un peu triste, mais si au final, ça marche, alors pourquoi pas.

Notes

[1] Et je ne parle même pas de son impolitesse vis à vis de ses supporter.