Déjà en 2007 où j'y prenais part, j'avais trouvé l'ambiance de la campagne des législatives très étrange. Les candidats et les militants qui faisaient campagne se trouvaient face à des électeurs lassés, sans plus aucun intérêt, une fois la campagne présidentielle passée.

Cette année je n'ai pas participé à la campagne des législatives, du moins je ne me suis impliqué que de loin, en filant juste un coup de main aux candidats soutenus par mon parti politique. Mais bon, ce fut limité et dans d'autres circonscriptions que celle dans laquelle je vote. Étant extérieur, la campagne m'a semblé encore plus atone, voir même aphone.

Ce matin il va falloir que je choisisse entre 2 candidats d'extrême droite, 4 candidats d'extrême gauche, une socialiste improbable et une candidate d'un groupuscule verdâtre qui n'existe qu'aux législatives dans notre département[1].

Mon choix se fera donc entre le bulletin blanc ou la subvention à un parti politique[2]. En effet, chaque voix rapporte 1.60€/an au parti politique qui est représenté. Ceux qui s'intéressent à la politiques et aux combats d'idées seront, je n'en doute pas, choqués par une telle présentation des enjeux de ce scrutin. Je m'en excuse, mais bon, sincèrement, avec un candidat sortant infréquentable et assuré d'être réélu au premier tour, vous pouvez me dire quels sont les enjeux ?

Notes

[1] Hormis à Vence avec un conseiller municipal élu sur une liste MoDem.

[2] Qui en a besoin bien sûr, ou dont le candidat va avoir du mal à faire 5% pour se faire rembourser sa campagne.