Le mot hacker a une forte connotation négative alors qu'il recouvre de nombreuses réalités qui comme tout ce qui nous entoure, peut être bon ou mauvais selon qui s'en sert.

Je retiendrait la définition suivante inspirée de l'article Je veux que ma fille soit un hacker: un hacker est quelqu'un qui veut comprendre les choses, intrinsèquement, qui veut être libre d'en faire ce qu'il veut et pas ce que d'autres ont décidé pour lui.

Typiquement, je veux comprendre comment fonctionne une tondeuse à gazon pour pouvoir la transformer en un mini kart. Je veux comprendre comment fonctionne un appareil de mesure pour pouvoir le connecter à mon ordinateur et automatiser la collecte des informations[1]. Je veux comprendre comment fonctionne le microcosme politique pour le changer et lui faire ouvrir les yeux sur d'autres réalités que sa propre survie...

Force est de constater que les fabricants ne veulent pas que nous hackions ce que l'on a pourtant acheté: quant on veut démonter sa machine à laver, cela est rendu impossible à cause de vis avec des têtes nécessitants des outils introuvables. Je ne parle pas des appareil électroniques (téléphone, TV, hi-fi, électroménager) qui fonctionnent encore mais qu'il est impossible de faire évoluer, non pas que ce soit techniquement impossible, mais parce que les spécification techniques ne sont pas publiques.

Et bien sûr il y a le domaine de l'informatique, dans lequel la démarche de hacking s'illustre de la manière la plus flagrante avec les logiciels libres. Pourtant, les hackers existent bien avant que l'informatique ne soit ouvert au public. Dans l'introduction du dossier Hackers : bâtisseurs depuis 1959, les auteurs rappel que la création est souvent le détournement, l'enrichissement et la combinaison d'éléments existant afin de répondre à un nouveau besoin. C'est ainsi que les outils se sont construits au cours des siècles, mais aussi les grandes inventions. Les hacker, ceux qui démontent, sont forcément des gens qui sont adeptes du recyclage, du partage de connaissance, et se retrouvent tous, forcément, en conflit avec la société de consommation à outrance, tout ce qui d'une manière ou d'une autre restreint les libertés au remix, comme les brevet logiciel ou certaines formes de droits d'auteur.

Il existe plusieurs formes de hackers. Dans le domaine du logiciel on parle de :

  • black hat pour les hackers qui utilisent leurs talent en tan qu’escrocs.
  • white hat, les gentils utopistes, qui sont la majorité heureusement.

Ces différents mondes ont évidement des cloisonnements pas très étanche, tout comme dans le reste de la société, il n'y a pas de raison que l'univers numérique peuplé d'humain soit différents de l'univers réel peuplé des mêmes humains. On parle donc aussi de grey hat, sans oublier non plus les variantes gouvernementales: le pillage de compétence orchestré par la Chine, le sabotage des centrifugeuses iraniennes par les USA pour retarder l'accès à l'uranium enrichi...

On ne retient souvent que la partie Hacktiviste, car comme souvent, c'est celle là qui passionne les média ou les réalisateurs de film, mais la philosophie du hacker est beaucoup plus vaste que simplement contourner un système de sécurité informatique. C'est une vrai vision du monde, une démarche politique qui m'anime depuis toujours et qui m'a poussé aussi à m'engager en politique, pour hacker le système. Reste à savoir la couleur de mon chapeau ?

Note

[1] C'est une projet que j'avais fait en fac, pour pouvoir utiliser des PH-mettre premier prix connecter à de vieux ordi plus assez puissant, pour obtenir des courbe de variation du PH en temps réel lors d'une expérience. Je m'en était vu à cause de l'absence de documentation fourni par le fabriquant qui n'avait aucun intérêt à ce que l'on puisse le faire, vu qu'il vend des appareil beaucoup plus chers qui le fond.