Ce matin, Jean Lassalle, le député marcheur[1] est l'invité de France Culture. Les chroniques de la matinale tourne bien sûr autour du thème de la marche et j'ai bien aimé la différentiation faite entre 2 types de marcheur, ceux qui marche pour s'isoler des gens (par exemple Diderot), et ceux qui marche pour aller à la rencontre des gens, comme l'a fait le député du Béarn.

La marche est citée comme catalyseur de la mise en branle des neurones. Le moyen soit de se recentrer sur soi, soit d'absorber des autres. Le rythme de la marche, le défilement du décor, l'effort physique comme stimulant de la production intellectuelle.

C'est en fait totalement à contre courant de la tendance actuelle d'hyperconnectivité des individus: le net sur le téléphone ou la montre, les réseaux sociaux, les images en permanence sur n'importe quel écran. Notre univers connecté accélère, là où nous avons besoin de ralentissement. Notre cerveau est celui d'un primate conçu pour fonctionner au rythme de la marche, qui lui permet d'être multitache. Pour aller plus vite, il faut bien laisser en route quelque chose... Pour réfléchir, personne ne roule à 130km/h.

Rien à voir, mais en ce moment je suis en phase de régression et j'écoute du Golman:


J J Goldman - Je Marche Seul

Note

[1] après avoir été le député chanteur