Avec la sortie du bois du dernier candidat que l'on attendait à St Laurent du Var, à savoir Lionel Prados le candidat du Front National, tous les protagonistes sont en place, on va pouvoir commencer à jouer avec les pronostics pour ces prochaines élections municipales. Vous savez que j'aime bien le faire sur ce blog, même si jusqu'à présent je me suis pas mal trompé. Pour ces pronostics, je m'appuie sur la dernière élection cantonale et un peu la précédente élection municipale.

Rassembler 35 ou 39 noms[1] sur une liste avec obligation de parité absolue, n'est pas triviale. Donc tous n'y parviendront pas.

Tous d'abord, les probables sortants parmi ceux qui ont annoncé une candidature:
  • Raymond LEVY, improbable candidat du RPF, qui espérait récupérer le vote contestataire d'extrême droite. Je ne suis même pas certain qu'il soit accepté par la liste FN qui se monte.
  • Marc Moschetti, le petit fils de... ben sûrement quelqu'un d'important vu qu'il a une rue à son nom[2], mais bon, pour l'instant je n'ai lu que 3 tracts, qui semblent raconter plutôt n'importe quoi. Je le vois bien rejoindre la liste de Benne.
  • Jean Louis Pellicano, sans vouloir être méchant avec lui, c'est un peu le coucou des élections, il sort la tête à chacune, essai de négocier une place, et redisparaît aussi vite qu'il est apparu. Il est membre de l’alliance centriste à ses dires, ce qui me fait penser que c'est probablement la caution UDI de Benne.
  • Le front de gauche a distribué un tract, remplis de bonnes intentions totalement utopistes. Une partie des communistes laurentins vouent une haine féroce à Orsatti, je ne sais pas si ce sont les mêmes. Sans tête, et sans force, je ne les vois pas être en capacité de constituer une liste, sans forcément rejoindre le candidat PS, à voir.
Bon passons aux candidats annoncés et probables:
  • Marc Orssatti, le candidat socialiste, qui sur son nom et avec toutes les étiquettes de gôche qu'il arrive à collectionner[3], n'arrive pas à rassembler plus de 70% de l'électorat qui votent aux autres élections pour la gôche[4]. Entre le désamour pour le président Hollande et sa constance, je pense qu'il ne dépassera pas 20%.
  • Henri Revel, le sortant UMP. La dernière cantonale a montré un front anti Revel important. Il devrait avoir l'investiture UMP[5], qui apporte un petit bonus, ainsi que le bonus du sortant, mais avec la dispersion des voix sur toutes les listes de droite, cela risque quant même d'être serré. Je le place à 30%.
  • Joseph Segura le dissident UMP. L'homme a beau être persévérant, je ne pense pas que la mayonnaise ait prise avec les laurentins. Les dernières élections cantonales ont montré une grande volatilité des électeurs qui ont voté pour lui en 2008. Il devrait péniblement dépasser les 15%.
  • Françoise Benne la ligue des déçuEs de Revel, de droite revendiquée. Celle qui essai de faire à Revel le coup que ce dernier avait fait à Moschetti[6], sauf que Revel n'a pas les casseroles de l'autre, donc ça va être plus difficile de lui piquer la place, surtout que pour le moment sa liste ressemble plutôt à une fédération d'anti Revel qu'à un groupe de projet, mais ça peut changer. Je place cette liste avec le bénéfice de la nouveauté autour de 15%.
  • Lionel Prados du FN, avec une absence totale de notoriété, il devrait avoir un petit malus face au score probable du FN, annoncé comme très haut dans le département. Je le met un peut au dessus de 20%, ce qui en ferait quant même la 2ème liste au premier tour.

Donc si je ne me trompe pas, le maire sortant est loin d'être dans un fauteuil pour sa réélection. En plus si toutes les listes font plus de 10%, elles peuvent rester au second tour ou fusionner. Dans une démarche d'anti-Revel, si la liste Benne et Segura fusionnent, ça devient carrément très serré. Que voilà une élection passionnante en perspective qui va se jouer à pas grand chose.

Je vous met en dessous un tableau de simulation avec lequel j'ai joué. Le nombre total de voix est approximatif, mais réaliste avec un taux de participation d'un peu moins de 60% comme en 2008.

Notes

[1] En fait le nombre de sièges à pourvoir dépend du nombre d'habitants, et change à 30 000. En 2010, nous étions 29910 habitants, donc si on s'appuie sur cette statistique, il y a 35 sièges à pourvoir.

[2] Je sais je fait semblant, il fut le fameux maire bâtisseur ou bétonneur de St Laurent du Var (choisissez l'adjectif selon l'affinité).

[3] Communistes, socialiste, radicaux, écologiste.

[4] Il fait systématiquement 30% de moins sur son nom qu'à tous les autres scrutins qui se déroulent à St Laurent.

[5] Traditionnellement l'UMP la donne toujours aux sortants.

[6] Revel faisait partie de la majorité de Moschetti et s'est présenté contre lui.