Lorsqu'en 2009 j'ai publié sur ce bloc un billet parlant des toilettes de ma mère, mon pote Fabien s'était écrié quelque chose comme quoi il y avait tout le matériel dans ce billet pour une analyse psychanalytique[1]. Sur le coup cela ne m'avait pas le moins du monde effleuré.

Mais il n'y a pas que sur mon blog que je me dévoile à mon insu. Régulièrement, au bureau, je fait de petits dessins sur les tableaux avec ou sans texte, juste histoire d’interpeller ou d'amuser mes collègues. En ce moment, l'idée c'est d'imaginer ce qui se passe avant ou après l'image. Voici les 3 derniers dessins que j'ai réalisé ce mois-ci:

Lorsque j'ai fini le dernier, un de mes collègue a fait la remarque suivante: "C'est toujours l'histoire d'un mec seul sur tes dessins.". Et là j'ai profondément été interpellé par sa remarque. Non de non de bordel de merde, il a raison ! Ces dessins sont une piquante illustration d'un état d'esprit du moment. Une noirceur passagère. Ce n'est pas la première fois que ce blog est témoin d'état d'âme sombres.

Lire ce blog chronologiquement, avec en parallèle ce qui est publié sur les réseaux sociaux serait extrêmement instructif des fluctuations psychique de son auteur. J'ai beau essayé de contrôler ce que je publie, le simple fait de publier est en soit un bout de soi mis à nu. C'est d'autant plus vrai quant je fais un lien avec mes pets d'esprit (nouvelle, roman, poésie ou chanson) qui ne sont pas publics à ce jour: à une époque sombre, le roman commencé ne parlait que de personnages seuls face à l'adversité. Dans une période plus enjouée, le nouveau roman entamé parle de groupes d'individus, renforcés par la synergie de la collaboration.

Et donc si je m'amuse à m'auto-analyser, pour moi qui suis un enfant unique, le groupe apparaît donc comme une valeur positive et la solitude une valeur négative.

Note

[1] Dès que l'on parle de scatologie ou de sexe, combiné au père ou à la mère, on fourni forcément des éléments très freudiens...