Mais quelle déception de voir un homme plein d'expérience comme Henri Revel se fourvoyer comme ça. Je n'ai pas bien compris sa motivation au 1er tour si ce n'est une impression d'envie de revanche contre celui qui lui a piqué la place à la maison blanche de St Laurent du Var.

Un peu comme un remake des précédentes cantonales: en 2011, un inconnu portant l'étiquette FN[1] tournait en tête le premier tour devant le maire de l'époque, Henri Revel, plombé par la division des voix de la droite laurentine, avec 3 candidats divers droite contre lui, tous les 3 aujourd'hui dans l'actuelle majorité. A l'époque, aucun des 3 candidats divers droite, n'ont appelé à voter Revel au second tour, et même l'une d'entre eux appelait explicitement à voter pour le FN pour faire tomber Revel. Du n'importe quoi !

Un prêté pour un rendu, comme dans la cours de récréation. Cette fois-ci, c'est le binôme Ségura/Siegel qui se retrouve avec 2 candidatures divers droites de binôme issus des anciennes équipes municipales défaites, et pour le second tour Revel qui loue les qualités d'un des 2 candidats FN. Comment font-ils pour tomber si bas, pour oublier ce que représente un vote pour le FN ? Ils et elles ne sont pas de simples électeurs.

Je pense qu'il y a une perte de valeur, de référentiel, chez ces personnalités politiques. On sait tous que le pouvoir corrompt, mais quant même, ça n'explique pas tout. Il y a de la haine profonde, dans les 2 camps, l'un contre l'autre. Comment fait-on pour gouverner en étant mu par ces sentiments ? Comment prétendre gouverner si ce sont les émotions qui guident les actions ? Je trouve ça un peu désespérant, mais peut être cela explique-t-il les tensions et les difficultés de l'actuelle majorité, construite autour du rejet et pour certains de la haine. C'est un ciment très friable, qui ne permet pas de bâtir grand chose. Et on peut arriver à des conclusions similaires pour l'ancienne équipe municipale, qui s’effrite dès qu'il n'y a plus le pouvoir.

Heureusement, tous ne sont pas comme ça...

Note

[1] Que l'on a jamais plus revu dans le coin, c'est dire son intérêt pour le canton...