Nous le savons pourtant tous que le prisme médiatique déforme la réalité, et pas qu'un peu. Déjà dans le documentaire Bowling for Columbine le rôle des média américains dans l'insécurité est pointé du doigts. Vendre de la peur est plus rentable que tout le reste, pour les média comme pour leurs clients les annonceurs. L'insécurité fait consommer, donc les série télévisées deviennent de plus en plus violentes. Le sexe est aussi un puissant outil de vente, en stimulant notre libido, on cré de la frustration propice à la consommation.

Cette dérive insécuritaire de certains média est connue depuis longtemps. On le sait, ce n'est pas avec des trains qui arrivent à l'heure que l'on fait de l'audimat, quoique que, avec leur nombre de plus en plus faible, ça va commencer à intéresser les gens ;) Nos média, ont donc besoin de sensationnel pour capter notre attention et d'insécurité pour nous faire consommer plus. Quant il n'y en a pas, il suffit de l'inventer : le petit journal de Canal+ s'en était d’ailleurs fait largement l'écho en relatant comment la chaîne Fox News parlait des "no-go zones" parisiennes, soit disant zone de guerre urbaine où la charia était en vigueur.

Pour revenir à Hans Rosling, il est intéressant de voir comment une démarche scientifique, basée sur des nombres et des statistiques, est en contradiction avec ce que les média nous vendent la plus part du temps. Le monde ne serait pas si terrible que ça, nous ne serions pas au bord du gouffre. Ci-dessous une de ses présentation qui montre que les média continuent de nous vendre le monde de 1962 et plus la réalité du 21ème siècle. Dans une autre vidéo, il parle de la situation en Afrique (en suédois sous-titré en anglais), qui est beaucoup moins grave que ce que nous vendent les média. La phrase qui tue: "Vous ne pouvez pas utiliser les média si vous voulez comprendre le monde".