Citoyens prenez le pouvoir

Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

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Mot-clé - Liberté individuelle

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mardi 6 septembre 2016

Un arrêté anti-burkini inapplicable

Je ne suis pas fan, mais alors pas du tout des femmes en burka et autres vêtements identitaires qui insulte la liberté et la féminité des femmes. Je parlais récemment du malaise que j'avais à envisager une éventuelle collègue qui porterait un voile dans un précédent billet. Bref, tout ça pour dire que je ne vais pas défendre le port du burkini, qui est juste une conséquence de la bêtise de sociétés dans lesquelles les hommes ont peur des femmes et ne sont pas capable de se tenir.

Cependant, cependant, en tant que démocrate et laïc, je suis un peu gêné aux entournures par les arrêtés municipaux qui visent à interdire ce vêtement. En effet, comme le dit si justement le maire d'Antibes, Jean Léoneti, comment interdire sur le sable une tenue qui est tolérée sur le bitume ? Que je sache, n'importe qui peut aller sur la plage en costume cravate si ça lui chante. Il n'est dit nul part que l'on doit se balader dévêtu sur la plage.

Et je suis aller lire l'arrêté anti burkini émis par ma commune de St Laurent du Var, et j'ai cru m'étouffer en le lisant l'un des attendu:

Considérant les attentats terroristes depuis 2015 en France et plus particulièrement ceux commis à Nice le 14 juillet dernier et le 26 juillet 2016 à St-Etienne-du-Rouvray, revendiqués par l'Etat Islamique et visant les symboles de la République Française et le culte religieux catholique,

Donc on légifère sur la tenue de femmes parce qu'elles sont des musulmanes et que des blaireaux ont fait un attentat au nom de la même religion. Non seulement les femmes sont encore visées alors que ce sont les hommes qui leur imposent de porter de tels vêtements, mais surtout, comment dans un état laïc peut-on invoquer des raisons religieuses pour produire un texte de loi ?

Si on lit le reste de l'arrêté, il devient donc interdit de porter un vêtement qui ne soit pas laïc sur la plage. Allez définir un vêtement laïc, juste comme ça pour rire. Porter un tshirt qui cause de religion devient illégal, faire un pic-nic après la communion du petit pourrait être perçu comme tendancieux, porter une kippa à la plage le jour de saba est formellement interdit. Pour ceux qui mettent des vêtements pour se protéger du soleil, la confusion avec le burkini pourrait être fatale à la baignade. Et si une version mini du burkini est commercialisée avec des petit bout de peau visibles mais pas trop, est-ce encore un vêtement non laïc ? Faut-il que ce vêtement soit dénoncé par un imam, un prêtre ou un rabbin pour gagner son statut de laïc ? Le burkini étant une tenue de bain, peut-on le porter dans la rue sans outrager la décence, car si je ne m'abuse, on ne doit pas se promener en maillot de bain en ville. Je me perd en conjectures...

Certes le port du burkini est un problème, comme l'est le port de la burka, mais pourrait-on avoir des juristes qui assistent nos élus pour qu'ils pondent des textes qui tiennent la route ?

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mardi 3 mai 2016

Se présenter à un entretien d'embauche avec un voile

L'autre jour, alors que j'étais à mon poste de travail, une jeune femme s'est présenté, vraisemblablement pour un entretien d'embauche, en portant un voile. Dans l'entreprise dans laquelle je travaille, il y a toujours eu des étrangers mais aucune étrangère, il n'y a pas non plus de françaises ouvertement musulmanes, donc nous n'avons jamais été confronté à la question du port du voile dans l'entreprise, si question il doit y avoir.

Nous avons été plusieurs à la regarder passer entre nos bureaux. Porter un voile n'est toujours pas une démarche neutre, et cela se remarque. J'ai donc lancé la question dans l'open-space sur le fait de se présenter à un entretien d'embauche avec un voile. Théoriquement, c'est un moment où l'on cherche plutôt à être incolore et inodore afin d'être apprécié sur ce que l'on est et pas ce à quoi l'on ressemble. Un commercial ou comptable par exemple portera obligatoirement un costume, ou un tailleur pour une femme, car c'est l'uniforme de ces métiers. Les créatifs inversement se devront justement de ne pas être conformistes.

L'entretien d'embauche est donc un moment particulier, où l'on a théoriquement pas toute sa liberté vestimentaire, afin de ne pas détourner l'opinion du recruteur vers des considérations secondaires. Porter un voile à ce moment là, reste un signal vestimentaire fort. Un de mes collègue a réagi en disant que c'est une question de priorité. Si la religion est prioritaire sur le job, alors il faut trouver un job dans laquelle il est possible de vivre avec sa religion. Cela me semble la bonne réponse.

Après, il faudrait que je fasse une introspection sur le fait que je suis gêné par ces "signes extérieurs de religion" que sont le voile ou la kippa, ou que je suis toujours interpellé lorsque je vois un prêtre ou une none dans la rue dans l'uniforme de leur sacerdoce[1]. Bref, si j'étais employeur, je serais bien en peine pour exprimer mon rejet de ce prosélytisme[2] religieux. Comment faire abstraction de cet inconfort lorsque l'on doit recruter quelqu'un que l'on va côtoyer tous les jours pendant plusieurs années. Que voilà une question épineuse. J'aime à penser que l'on n'y fait plus attention au bout de quelques temps.

Je suis un athée revendiqué qui joue de temps en temps à l'agnostique juste pour l'exercice intellectuel et cela ne se voit pas et seul les lecteurs de ce blog le savent. Est-ce que je fait le même effet sur les croyants ?

Pour aller plus loin sur le sujet:

Notes

[1] Quant j'étais à l'armée, la tenue de travail n'avait pas le droit de sortir des terrains militaires.

[2] Ok le mot est un peu fort...

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lundi 30 novembre 2015

Comprendre ce qu'est Daesh

Cet article est un peu long, mais il permet vraiment de comprendre ce qu'est et ce que veut Daesh. C'est un travail de journaliste exceptionnel:

Ce que veut vraiment l’Etat islamique

L'auteur nous met en garde contre l'idée que l'EI ne serait pas islamique. En fait d'après l'auteur, l'EI est totalement islamique et applique à la lettre la charia, la loi qui s'applique dans le califat, ce que la très grande majorité des musulmans ont renoncés à faire depuis des siècle. Ceci donnent particulièrement de relief aux positions de certains imams français qui plaident pour une lecture moderne du coran, voir même une lecture française:

Les musulmans peuvent affirmer que l’esclavage n’est plus légitime aujourd’hui, et que la crucifixion est condamnable à ce stade de l’Histoire. Nombre d’entre eux tiennent précisément ce discours. En revanche, ils ne peuvent condamner l’esclavage et la crucifixion dans l’absolu sans contredire le Coran et l’exemple donné par le Prophète.

On a à faire à une lecture très stricte d'un texte moyenâgeux écrit dans une période très troublée de l'islam. De mon point de vu de néophyte, la charia a été nécessaire politiquement pour rassembler sous la même bannière, les musulmans éclatés en une multitude de royaume. La religion m'apparait avoir été un prétexte, un peu comme l'église Anglicane née d'une volonté politique du souverain britannique de s'affranchir de la tutelle des papes.

Un chapitre entier décrit l'idéologie lié à l'apocalypse et permet de comprendre que les hommes et femmes qui rejoignent Daesh ont déjà accepté l'idée de fin du monde. Ils ne souhaitent même pas convertir à leur idéologie, puisque le nombre de survivant à l'apocalypse annoncé et faible et qu'ils veulent en être.

Lire ce texte est très éclairant, mais la conclusion fait un peu froid dans le dos.

De temps en temps, quand je croise un article exceptionnel, j'en garde une copie sur ce blog, à l'encontre des lois sur le copyright, car les sites hébergeant ces articles ont la fâcheuse tendance à les faire disparaitre au bout d'un certain temps. Je vous invite cependant, tant que cet article est disponible, à le lire sur le site d'origine sinon en voici une copie au format PDF.

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lundi 11 mai 2015

Ca n'a rien à voir, puisqu'ils le disent

Parallèle Citizenfour et projet de loi Renseignement

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mardi 5 mai 2015

Et voilà nous y sommes, une nouvelle loi scélérate va être votée dans l'indifférence

La loi sur le renseignement arrive au parlement en 2ème lecture:

  • Que faire face à l'incompétence crasse des députés en matière de numérique ?
  • Que faire face aux godillots du parlement qui vont voter ce qu'on leur dit de voter sans même se poser de question ?
  • Que faire quant les citoyens s'en foutent complètement des conséquences et veulent toujours plus de sécurité à toutes les élections ?

Rien... ou si peu.

J'ai mal à ma France, j'ai mal à ma Démocratie, j'ai mal à ma République.

A lire, l'article de Rue89 Renseignement : si j’étais député, est-ce que je voterais pour une loi qui...:

  1. ... se fait passer pour une loi antiterroriste alors qu’elle parle d’autre chose ?
  2. ... se targue de transparence démocratique en rendant légales des pratiques qui ne l’étaient pas ?
  3. ... va surveiller massivement les populations ?
  4. ... espère trouver un terroriste sans pouvoir définir ce que c’est ?
  5. ... va nous faire adopter des comportements numériques ultra-normés ?
  6. ... crée des programmes dont on ne sait pas ce qu’ils font et qui ont toutes les chances d’être inefficaces … alors même qu’aucune estimation de leur coût n’a été réalisée et que leur contrôle risque d’être insuffisant ?
  7. ... se révélerait extrêmement dangereuse si un parti autoritaire arrivait au pouvoir ?
  8. ... rassemble une opposition si diverse ?
  9. ... fait dire au ministre de l’Intérieur qu’il ne faut pas croire la presse ?
  10. ... marque une étape supplémentaire et prévisible dans le tournant sécuritaire de la gauche ?

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jeudi 16 avril 2015

Loi sur le renseignement: je suis désespéré qu'une chose pareille arrive en France

Quant je lis l'actualité sur le projet de "loi renseignement", je suis désespéré de voir arriver un texte de loi aussi liberticide en sachant que nos élus sont des incompétents sur les sujets techniques et qu'ils vont en discuter, l’amender et le voter à 30 dans l’hémicycle. La France, le pays des droits de l'homme va se doter d'un texte que ne renieraient aucune dictature, qui va encore plus loin que le tant décrié Patriot act américain, qui donne aux services secrets français encore plus d'autorisation qu'à la NSA[1].

Pour mémoire:

1) Dès qu'un outil est mis en place, il sera utilisé de travers par certains, c'est la nature humaine[2]. Il faut donc prévoir les contre-pouvoirs dès l'origine. En l'occurrence c'est le juge qui est le garde fou.

2) Par le passé, des projets pleins de bons sentiments ont déjà dérapés au détriment des libertés individuelles. Par exemple, le fichage ADN, initialement créé pour les délinquants sexuels à petit à petit été étendu à tous les délits, jusqu'au vol de bicyclette et maintenant, vous êtes fiché via votre ADN dès que vous êtes arrêté, que vous soyez coupable ou pas[3].

3) La surveillance massive de la population qui est proposée dans ce projet pour "anticiper les comportements dangereux", rend tous les citoyens suspects. Et surtout, la définition de dangereux n'est pas donnée, donc demain, on peut être considéré comme dangereux si l'on est opposant au gouvernement, un(e) homosexuel, un(e) activiste, un(e) syndicaliste, un(e) journaliste, une startup qui dérange un grand groupe... Où va se situer la limite ? Une fois que les données sont dans les ordi, il y aura bien quelqu'un tenté de s'en servir[4].

4) Tous les fichiers existants aujourd'hui sont cloisonnés, seul le juge peut les décloisonner: la consommation via le compte bancaire, les localisations et les communications via le téléphone, les données de connexion via le fournisseur d'accès internet, les soins via la carte vital, les programmes tv via la box. Ce projet lève le décloisonnement, et rend le croisement de fichier très facile, et la constitution d'autres fichiers automatiquement.

5) Quid de la sécurité de ces boites noires que l'on veut installer chez les fournisseur d'accès internet et les opérateurs de téléphonie ? On va donner aux cyberterroristes qui y rentreront (car elle se feront hacker comme tout ordinateur), toutes les clées de la vie numérique de n'importe qui[5].

On n'a pas besoin de mettre sur écoute la totalité des citoyens pour être plus efficace, on a pas besoin de donner des pouvoirs exorbitants au 1er ministre pour nous protéger. Ce projet de loi ne concerne pas la protection des citoyens, mais leur flicage. Mais bien sûr tu n'as rien à cacher... comme tout le monde[6].

liberte_securite.jpg

Notes

[1] Certe, la NSA est allé au delà de ses prérogatives en surveillant les américains alors qu'elle n'était supposée surveiller que les étrangers.

[2] Comme ce parlementaire qui veut étendre la loi autorisant la fermeture de l'accès aux sites internet promouvant le terrorisme, entre autre, aux injures faites aux représentants du peuple https://twitter.com/framaka/status/....

[3] Voir mes précédents billets sur le sujet http://www.cedric-augustin.eu/index... et ce twitt d'un avocat https://twitter.com/eBlacksheep/sta....

[4] De toute façon, l’algorithme du gouvernement sera intrusif et inefficace.

[5] Une des branche de la société Thales, spécialisée en sécurité informatique vient de se faire hacker https://twitter.com/laurentchemla/s....

[6] N'en déplaise à Authueil qui parle d'une baudruche qui se dégonfle, il reste beaucoup trop d'incertitudes sur les dangers de ce projet de loi.

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mercredi 8 avril 2015

La loi renseignement expliquée à mes parents, mes enfants, mes amis et aux autres

Jean Baptiste Favre s'est fendu d'un texte très bien argumenté pour expliquer les tenants et les aboutissants de la loi renseignement (en fait on devrait dire loi surveillance). Je vous invite chaudement à lire son texte, c'est simple et clair même si de prime abord cela peut sembler un peu long, mais pour un sujet aussi important et complexe, il faut éviter les simplifications.

Pour vous donner envie de le lire, quelques idées fortes que j'en ai extrait:

  • La séparation des pouvoirs, chère à Montesquieu et fondatrice de notre démocratie est mise à mal.
  • Cette loi légalise des pratiques illégales, et il y avait peut être une raison pour laquelle elles étaient illégales.
  • La lutte contre le terrorisme comme prétexte mais pas comme finalité de cette loi.
  • Le premier ministre a tous les pouvoir sans contre pouvoir.
  • La vie privée n'existe plus.
  • Des boites noires chez les fournisseur d'accès internet et hébergeur de site web qui pourront passer outre les échanges cryptés.

Bref, à lire: La loi renseignement expliquée à mes parents

Et pour compléter, une fois que vous avez tout compris, histoire de bien vous mettre en colère si ça ne suffisait pas, je vous invite à lire la bafouille de Laurent Chemla adressée à nos députés: Lettre ouverte aux traîtres à la République.

Après vous pourrez dire que vous avez lu des trucs écrits par des geeks, que vous les avez comprises et que la technique est aussi un maillon de la démocratie.

Il ne vous reste plus qu'à prendre votre plus jolie voix et vous faire entendre de votre député.

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jeudi 29 janvier 2015

Ces eunuques de la foi

Ces eunuques de la croix ont une telle peur des femmes
Que notre histoire en a été expurgée
Leur bouquin n'a plus qu'des vierges et des catins
A se demander si Jésus n'était pas gay

Où sont passé les femmes, celles que l'on désire, celles que l'on chéri et avec lesquelles on déplace des montagnes ?
Quel est ce monde asexué où l'on s’entre-tue sans l'amour d'une femme ?

Ces poilus de la foi ont une telle peur des femmes
Qu'elles sont enfermées dans des prisons de tissus
Et même violées quant elles rêvent de démocratie
A se demander s'ils n'ont jamais eu de mère

Où sont passé les femmes, celles que l'on désire, celles que l'on chéri et avec lesquelles on déplace des montagnes ?
Quel est ce monde désorienté où l'on s’entre-tue sans l'amour d'une femme ?

Ces analphabètes ont une telle peur des femmes
Qu'ils leur ferment les écoles à la Kalachnikov
Et interdisent l'intelligence féminine
A se demander qui éduquera leurs enfants

Où sont passé les femmes, celles que l'on désire, celles que l'on chéri et avec lesquelles on déplace des montagnes ?
Quel est ce monde déglingué où l'on s’entre-tue sans l'amour d'une femme ?

Ils ont peur des femmes
Ces abrutis savent
Qu'un homme amoureux
Se fiche de leur dieu


J'ai écrit ce texte en février 2013 à la façon d'une chanson, pour l'instant jamais mise en musique, pour dénoncer les violences faites aux femmes.
Exceptionnellement ce texte n'est pas libre de droit et est sous copyright ©, vous ne pouvez pas le réutiliser ou le modifier d'aucune façon sans mon autorisation préalable.

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vendredi 23 janvier 2015

En fait, ces salauds sont en train de gagner

Ils ne tuent pas la liberté, mais des gens
Ensuite nous tuons la liberté
Et après ils on gagnés

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mardi 20 janvier 2015

De la toxicité des réseaux sociaux

Même si je les utilise abondamment, notamment Twitter, j'ai une grande méfiance à l'endroit des réseaux sociaux numériques. En effet ils ont un pouvoir de toxicité colossal dont leurs utilisateurs n'ont pas forcément conscience.

Environ 50 contacts naturels

Un individu normalement constitué, entre sa famille, ses amis, ses collègues de boulot et ses relations dans les réseaux associatifs possède de 30 à 80 contacts que l'on va qualifier de naturels. C'est dans cette fourchette de nombre de "liens" que va se retrouver une personne qui crée un nouveau compte sur facebook. J'utilise le mot de "lien" et non d'amis. Les mots ont un sens, inutile de cautionner le détournement qu'en fait facebook.

Ceux que l'on appel les connecteurs[1], sont ceux qui ont des réseaux naturels de plus de 300 liens, sans avoir besoin de chercher à établir de nouveaux liens. Ce sont des personnalités publiques: journalistes, politiques, personnalités du showbiz, notables...

Une fausse image d'hétérogénéité

A la base, le réseau naturel est hétérogène, puisque la famille ou les collègues ne partagent éventuellement que le même milieu social. Puis entrent en jeux les suggestions du réseau et les liens établis par centre d'intérêt. Tant que les centres d'intérêt ne sont pas politiques, les liens établis restent assez hétérogènes[2].

Les choses deviennent dangereuses avec la politique. Si l'on n'y prend garde, il est facile d'étendre le réseau en établissant des liens avec des gens qui se retrouvent tous sur les mêmes idées, les mêmes coups de gueule ou de cœur, les mêmes dénonciations ou enthousiasmes. Un message est partagé et propagé au sein d'un réseau de liens où tout le monde pense pareil, se renforçant au fil des partages. Les idées ne sont plus discutées, la critiques est faible, l'adhésion est générale, la légitimité renforcé par la redondance des partages.

Au sein de ce réseau de liens pensant tous plus ou moins la même chose, les idées ne sont pas en danger de contradiction et acquièrent force de vérité.

Des "amis" ou des clones ?

Le terreau y est propice pour y semer les théories du complot, en désignant les "autres", ne faisant pas parti du réseau, comme des adversaires. Le militant qui n'y prend garde, risque donc d'établir un réseau fermé autour de lui, alors même qu'il a le sentiment d'être sur le grand internet ouvert sur le monde.

Mais il n'est pas le seul, car tout internaute qui étend activement son réseau dit social[3] au delà de son réseau naturel, va prendre les mêmes risques de n'établir des liens qu'avec ceux qui partagent des centres d'intérêt similaires, car ce sont ceux-la qui interagissent positivement avec lui. Qui va se fatiguer à échanger avec quelqu'un qui n'est pas d'accord, alors qu'il y en a tellement qui le sont ?

La fiction est bien sûr entretenue par les algorithmes des réseaux sociaux qui filtres les messages et les personnes, semblant venir de toute part et qui en fait sont des clones des "liens" déjà établis et de ce qu'ils disent déjà. La diversité est aseptisée par les algorithmes de suggestion.

Remise en cause de tout, depuis son canapé

Dans ce réseau refermé sur lui même, une culture sans contre point se construit, simpliste et aguicheuse. Pour les jeunes ado déjà en opposition avec leurs parents, le réseau fermé est une féroce contre culture de celle dispensée par l'école, l'autre autorité contre laquelle ils s'opposent naturellement. C'est un parfait "prêt à penser" pour se sentir révolutionnaire, sans se fatiguer, sans avoir à faire la révolution intellectuelle que suppose l'adolescence.

Le rejet de toutes les références, autorités, valeurs y est aisé. Il suffit d'un simple clic pour en être. A l'âge où les ados croient se rebeller et ne sont en fait que des moutons qui vont tous dans le même sens, en même temps, les réseaux sociaux en font de fictifs rebelles, sans aucun adversaires, sans aucune contradiction. Les ados ne sont pas les seuls. Les révoltés du canapé ou du pouce n'ont pas de limite d'âge, il suffit d'une connexion internet.

Non content d’aseptiser la diversité des idées, les réseaux sociaux canalisent et dissipent les rébellions qui s'expriment en click, retweet et partage. L'action citoyenne est tuée dans l’œuf, l'énergie de la révolte diluée.

À poil

Pour que les suggestions faites par les réseaux sociaux aient une chance d'être efficaces, il faut au préalable que l'internaute se soit mis à nu devant les algorithmes d'analyse de profil. Ce profilage a une finalité avant tout économique et seulement de manière très superficielle sociologique. Le réseau de liens que vont aider à construire les algorithmes de profilage n'est donc pas neutre. A un moment ou un autre, il faudra monétiser tout ça. Pour qu'un annonceur de croquettes pour chat paye pour avoir accès à votre profil, le réseau a intérêt à ce que les personnes et messages de fans du vendeur de croquettes soient en lien avec vous. Les suggestions de liens ne sont pas neutres, elles visent à accroître la monétisation de votre profil.

Ne jamais oublier, quant c'est gratuit, c'est que c'est vous le produit...


Les mots les plus utilisés par genre (en anglais)

Notes

[1] Terme utilisé par Thierry Crouzet dans son livre, le peuple des connecteurs, ou dans ses articles de blog.

[2] Sauf peut être chez les jeunes qui établissent des liens avant tout avec des jeunes ou les personnalités dont ils sont fans.

[3] Pour étendre son réseau, il suffit de s'inscrire dans des groupes et partir à la recherche de liens.

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lundi 22 décembre 2014

Bien commun, auto régulation et état policier

Le contexte: une place ouverte entre les différents bâtiments d'un ensemble architectural. La place n'est pas accessible aux véhicules, sauf les livreurs, du moins en théorie. Ci dessous, la retranscription de la discussion avec un collègue, quelques minutes après un échange musclé avec un "voisin":

  • Collègue: elle avait l'air tendu ta conversation dehors
  • Moi: vi
  • Moi: c'est au sujet du parking sur la place
  • Moi: j'ai demandé au gars pourquoi il ne mettait pas son scooter sur les places de parking faites pour, et il m'a répondu qu'il en avait rien à foutre
  • Collègue: lol
  • Moi: une expression de l'égoïsme dans toute sa splendeur
  • Collègue: après ça la discussion est close a mon avis
  • Moi: et donc il attend qu'un flic vienne le lui dire
  • Moi: j'imagine que le même râle contre les radars, mais quant on lui propose de s'auto-réguler pour garder sa liberté, il refuse
  • Collègue: la cela devait être trop philosophique pour lui :)
  • Moi: conséquence, le syndic va mettre en place un truc à la con qui va faire chier tout le monde à cause de quelques blaireaux qui refuse d'accepter la notion de bien commun. Il n'a pas réussi a trouver un seul argument valide, donc sa seule réponse était "mais vous êtes qui vous ?"
  • Collègue: bon après tout le monde le fait
  • Moi: non justement
  • Moi: il y a 2 scooters uniquement qui le font tous les jours, les autres sont sur les parking. Et il y a que 2 ou 3 voitures qui ne sont pas des livreurs qui le fond. Donc sur l'ensemble des gens qui travaillent ici, ça fait 5 blaireaux. C'est justement pas tout le monde, mais c'est 5 là te donnent l'impression que tout le monde le fait, c'est ça qui est désastreux.
  • Collègue: question con, en quoi il gène son scooter?
  • Moi: Effectivement question con
  • Moi: Le cadre de vie de nos bureaux suppose une place ouverte pour donner de l'air. C'est l'architecte qui l'a voulue. Si cette place devient un parking, en vertu de quoi les places sont attribuées ? Et pourquoi sacrifier la place ?
  • Moi: tant que l'on y est on vire les pelouses et les plantes pour pouvoir garer plus de véhicules, et puis on ajoute un nouveau bâtiment, collé aux fenêtres des autres, et ainsi de suite...
  • Moi: le bien collectif c'est cet espace. Se l'accaparer est donc un vol du bien collectif. Mais bon je dois réfléchir trop. Ces concepts sont trop abstraits pour la majorité qui ne pense qu'à son nombril.
  • Collègue: pas si con que ça ma question finalement ;)
  • Collègue: a mon avis c'est cause perdu
  • Moi: Ce qui m'intéresserait c'est de savoir si tu avais vraiment besoin de ma réponse pour te convaincre, ou si tu pouvais aboutir à la même conclusion sans que je te la souffle ?
  • Collègue: disons que c'est pas un truc qui m'a interpellé
  • Moi: d'où le problème
  • Collègue: faudrait déjà mettre un panneau interdit de stationner
  • Moi: on m'a dit qu'ils se déchirait en conseil syndical, et que certain membres faisant partie du conseil syndical (des patrons de boites) étaient de ceux qui se garaient. Donc effectivement, c'est pas gagné...

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mardi 9 décembre 2014

Marché dominical: le maire de St Laurent du Var n'est pas un libéral

Un modèle libéral

Je n'avais pas beaucoup de doute, mais j'en ai la confirmation avec la décision envisagée de mettre fin au marché dominical dans sa forme actuelle, pour le déplacer et en faire un marché "provençal".

En cela, Joseph Segurra est comme son prédécesseur, Henri Revel, un interventionniste et non un libéral[1]. En effet, il me semble que ce n'est pas à la mairie de décider quels sont les activités commerciales qui s’installent sur son territoire, tant quelles respectent les règles (d'urbanisme, de police, d’imposition...). Tout au plus une collectivité territoriale peut-elle être facilitateur, histoire d'orienter un peu, mais en aucun cas c'est son rôle de choisir les activités des commerçants.

Le marché du dimanche est une illustration d'un modèle libéral. En effet, la mairie fixe des règles d'attribution d'un espace, perçoit une taxe pour la collectivité, fait la police et ensuite les commerçants se débrouillent, que le meilleur gagne pour séduire le client. Et c'est la même chose pour les commerces en centre ville, chacun est libre d'ouvrir la boutique qu'il veut en espérant trouver sa clientèle. Je serais surpris que les commerçants du centre ville voient d'un bon œil que la mairie vienne leur dire ce qu'il doivent vendre.

C'est quoi un marché provençal ?

Car c'est bien ce que veut faire le maire en choisissant un marché "provençal". Je met des guillemets car j'aimerais bien savoir ce que recouvre le mot marché provençal. Si c'est pour vendre des attrapes touristes, comme on en voit l'été dans les villes balnéaires du Var (santons, tissus dit provençaux, sachets de lavande, du miel, des fromages de chèvre et des jouets en bois d'olivier), les laurentins seront bien avancés. Si c'est pour favoriser les maraichers comme au marché Forville de Cannes[2], il n'est pas besoin de virer le marché actuel, il suffit juste de l'orienter en changeant en douceur les règles d'attribution des emplacements[3].

Et je passe sur le manque de tact épouvantable de la mairie qui balance aux forains un courrier les informant qu'il sont virés dans quelques mois. Il faut être bien naïf pour croire que rien ne se passerait. Maintenant les forains sont braqués et suspicieux vis à vis de la mairie. Allez faire évoluer les choses en douceur maintenant !

La vraie raison

Je pense que les vraies raisons n'ont rien à voir avec un "marché provençal". Ce marché n'est pas assez "franchouillard" aux yeux de certains. Et comme il ne rapporte pas assez à la ville[4], depuis longtemps, déjà du temps de Revel, c'était dans les cartons de le réduire. L'équipe précédente avait commencé à réduire sa surface pour retrouver une partie du parking devant le point du Jour et récupérer la route le long du Var. L'évolution avait au moins le mérite de se faire "délicatement".

Je crains cependant que ce soit une vision cours termiste. En effet, je pense que si ce marché n'existait plus, les commerces du centre ville fermeraient aussi le dimanche matin. Le monde attire le monde, et les laurentins sortent car il y a quelque chose. D'autant plus que ce marché n'est pas un concurrent direct des commerces du centre ville[5], mais plutôt de Cap 3000, qui, et ça tombe bien, n'est pas ouvert ce jour là. Que les choses sont bien faites...

Petit souvenir du marché...

Notes

[1] Comme beaucoup de gens à l'UMP, qui utilisent ce mot juste pour l'image qu'il porte et pas pour son sens.

[2] Par contre il faut se rappeler que les laurentins n'ont pas le même pouvoir d'achat que les cannois ;)

[3] Un peu moins chers pour les vendeurs de produits frais et un peu plus chers pour les vendeur de fringues. En 2 ans, le marché changerait de physionomie.

[4] Le nettoyage du parking après le marché mobilise des agents pendant plusieurs heures.

[5] Du moins de la grande majorité.

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vendredi 6 juin 2014

Nice ville connectée ou passoire

Deux nouvelles qui se suivent dans ma twitt list et qui se télescopent:

Je ne vais pas me faire l'écho des anti technologie, je ne serais pas crédible, il n'empêche qu'il suffit de faire une recherche sur le net pour voir des montagnes de reproches à ces compteurs communicants. Un des premier reproche étant bien entendu le fait qu'ils permettent d'espionner une partie de la vie privée des logements, en permettant notamment de monitorer les activités des membres de la maison grâce à la signature énergétique[1], en raison des failles de sécurité déjà relevé dans les protocole de collecte de ces données.

Et à côté de ça on nous parle des passoires en terme de sécurité des systèmes urbain dit intelligents. Certes éteindre l'éclairage public n'est pas un exploit très intéressant, mais en revanche, récupérer les information de paiement des parcmètres est autrement plus grave.

L’enthousiasme des élus pour certaines technologies novatrices doit absolument être tempéré par les impératifs de sécurité, des installations c'est sûr, mais aussi de notre vie privée. Cela fait 1 an qu’Edward Snowden nous a appris que nous étions numériquement épiés en permanence. Il serait temps d'en tenir compte.

Note

[1] Chaque appareil électronique a une manière propre de consommer de l'énergie, et il est donc possible de savoir quant et quel appareil est allumé ou éteint.

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jeudi 17 avril 2014

Les réseaux sociaux, l'évolution ?

L'émergence et l'utilisation des réseaux sociaux que sont twitter ou facebook sont-elles une évolution souhaitable ?




Source: http://dailygeekshow.com/2013/10/17...

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samedi 1 mars 2014

Le net des utopistes est en train de leur filler entre les doigts

J'aime beaucoup l'analyse de Thierry Crouzet dans sont billet Mediapart n’est pas mort, traitant d'une tendance lourde du net à la recentralisation, là où la technique aurait pu nous émanciper.

Petit à petit, nous revenons au modèle génial du minitel:

  • Les réseau sociaux veulent enfermer les internautes. Ils propose des outils de messagerie, de chat, de partage de fichier... certe bien pratique qui leur permettre de capturer nos données et surtout d'en entraver le partage. Facebook en est la caricature la plus féroce, puisqu'il faut avoir un compte facebook pour voir les données même public publiée via un compte facebook.
  • Du côté des systèmes d'exploitation, nous pension sortir du monopole Windows avec l'apparition de la mobilité, mais Google referme consciencieusement son système Androïd qui pourtant a été créé avec du logiciel libre. Dans le monde de la mobilité il n'y a qu'un seul acteur qui soit libre, c'est Firefox OS, qui pour l'instant n'en est qu'à ses balbutiements.
  • Dans le domaine multimédia, les dinosaures survivent tant bien que mal et empêche toujours les projets novateurs de voir le jour. On se rappel de la tentative de Deezer de trouver un modèle économique pour le partage de musique, dégommé en plein vol par les ayants droits qui refusent toute forme d'évolution de leur modèle économique, favorisant au passage les rapace que sont Apple ou Google, qui se goinfre en vendant des droits d'écoute au prix de droits de propriété.
  • Dans le domaine du livre, la frilosité des éditeurs et leur modèle économique figé permet au monstre Amazon de tuer toute forme de concurrence ou de diversité. Les éditeurs perdent leur monopole, mais pas au profit des auteurs qui se font encore plus plumer, mais au profit d'intermédiaires logistique. C'est du perdant/perdant sauf pour Amazon.

Là où techniquement il serait possible de créer des quantité de canaux de distribution du savoir ou du ludique, d'inventer des modèles économiques variés s'adaptant à chaque marcher de niche, nous voilà confronté à une concentration des canaux de distribution, une harmonisation des modèles économiques qui spolient de plus en plus les créateurs au profit des canaux de distribution.

Heureusement il est possible, bribe par bribe, de reprendre un peu de notre liberté, mais c'est un effort, et l'humain est paresseux par nature s'il n'est pas motivé. Il ne faut cesser de sensibiliser à la liberté, pas seulement de notre personne, mais aussi de nos données. Dans un monde avec une mémoire infinie, nos données ont de plus en plus de valeur.

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lundi 20 janvier 2014

Le bonheur est-il uniquement dans la consommation ?

Je retombe sur ce billet qui était inachevé en réaction à l'article du Ficanas, et j'en profite pour étoffer un peu la réponse que j'y avait fait en commentaire:

Le bonheur est-il uniquement dans l’achat ?

Il existe de nombreuses analyses qui relient la consommation à tout un tas de stimuli qui n'ont rien à voir avec l'acte d'achat lui même. Par exemple, dans son documentaire Bowling for Columbine, Michael Moore nous amène à la conclusion que l'insécurité entretenue par les média télévisuels, vise à accroître la consommation.

Selon une logique similaire, l'individu connecté est mis en permanence en situation de manque: il se nourrit de quantités de flux d'information qui sont conçus pour maintenir la dépendance à ces flux. Au début doucement avec les emails, puis les fils d'information, et enfin en continu avec les réseaux sociaux comme facebook ou twitter, qui tous fournissent un flux constant de stimuli. Aucun de ces stimulus n'est vital la plus part du temps. Ils sont pourtant des pourvoyeurs de dépendance et alimentent le désir. Un désir inassouvissable.

La télévision et ses publicités ou ses films à grand spectacle, est loin de pouvoir rivaliser. L'individu connecté peut consommer sa dope indéfiniment. Il y a toujours quelque chose sur le net, quelque chose en phase avec de supposés centres d'intérêt. Mais au lieu de le rassasier, le net accentue la dépendance, car l'interaction qu'il propose est autrement plus captivante que la passivité télévisuelle, qui finie par lasser.

Pour assouvir cette dépendance, il faut accroître la consommation. Internet est un fantastique pourvoyeur de flux

Internet et en particulier les réseaux sociaux, accentue le processus de dépendance à la consommation en fournissant un flux constant de stimuli qui alimentent le désir. Ceux qui s’affranchissent de ces désirs sont ceux qui sont capable de désirer autre chose: connaissance, voyage, relation humaine, création. En fait si l’on fait l’inventaire de ce qui dans notre vie peut être remplacer par un achat en cas de destruction, est finalement superflue. Ne reste que les expériences, qui sont irremplaçables…

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samedi 21 septembre 2013

Un livre numérique restreint par des DRM ne serait plus un livre !

Voilà enfin une proposition de loi exemplaire et audacieuse. Je ne connais pas encore celle qui l'a proposé, Isabelle Attard (député EELV), mais je crois que je vais l'adorer[1]

Format propriétaire ou DRM : Un livre verrouillé ne serait plus un livre

Tout fichier numérique dont le format ne serait pas libre, entendez qui ne serait pas lisible sans passer par la plateforme de distribution, pourrait être considéré comme une prestation de service. Pour être considéré comme un livre[2] il faudrait que ce soit un fichier non verrouillé et lisible comme l'on veut.

C'est clairement une très élégante manière de marquer dans la loi et dans les taxes[3] la différence entre les 2 approches de commercialisation d'une œuvre de l'esprit.

On me souffle sur ma tweet liste que cette idée aurait été émise par Richard Stallman il y a peu lors d'Eurecom. Comme quoi il y aurait des députés qui écoutent les génies à la barbe longue. Je vais peut être prendre ma carte à EELV[4]...

Richard Stallman

Notes

[1] On notera que c'est encore une femme qui propose un truc audacieux...

[2] Ou apparenté, car la création numérique offre d'autre forme que le texte.

[3] Le livre bénéficie d'une TVA réduite, mais pas les prestations de service.

[4] Non je déconne !

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