Citoyens prenez le pouvoir

Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

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samedi 5 avril 2014

Le liveTweet du Conseil municipal de St Laurent du Var du 05/04/2014

Ce matin le premier conseil municipal de St Laurent du Var après l'élection se tenait avec l'organisation de l'élection du nouveau maire par le nouveau conseil municipal. Un seul candidat s'est présenté, Joseph Ségura, élu par 24 voix sur 35.

On notera la présentation au public de la chef de cabinet du nouveau maire, Chantal Garric, ainsi que l'épouse du Maire (c'est charmant, mais pas très en rapport avec le conseil municipal). Enfin, à noter que Marie France Corvest obtien une sub-délégation au tourisme.

Ci dessous, le live tweet de ce matin. Cela se lit de bas en haut:

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vendredi 21 mars 2014

Fin de campagne à St Laurent du Var: les choix sont fait !

Il y a un peu plus de 7 mois, lorsque je me suis demandé si je voulais participer à cette campagne électorale, j'ai fait un choix parmi les candidats putatifs. Il y avait ceux que je connaissais (Orsatti, Revel et Ségura) et les autres inconnus déjà annoncés (Levy et Moschetti) ou carrément inexistant à l'époque (Benne et Prado). J'ai fait mon choix à l'époque pour Henri Revel, non pas parce que j'adhérais à tout ce qu'il faisait, mais avant tout parce que les autres étaient déplorables et que sa politique de modération budgétaire était compatible avec mes principes. Cette campagne électorale m'a hélas conforté dans ce choix[1].

Aujourd'hui il n'y a en lice que 2 candidats crédibles, Revel et Benne. Tous les autres sont, de mon point de vue, totalement incapable de mener la commune, ailleurs que dans le mur. Le mensonge, la démagogie, les mots vides de sens, les promesses intenables, les financements ubuesques, les projets hors de toute réalité administrative. Nous avons un florilège de n'importe quoi, une débauche de propositions à la "yaka focon" qui me laissent pantois. Assurément les gens qui font ces propositions savent qu'ils ne seront jamais en situation de gouverner, et qu'ils peuvent donc promettre sans risque[2].

Je suis dubitatif quant au cas Benne. Il est avéré maintenant que cela fait plus de 2 ans qu'elle mijote son coup. C'est une pure spéculation, mais je me demande si elle n'a pas mal pris lorsque Revel a annoncé en 2009 qu'il repartait pour un 4ème mandat, lui fermant la porte de ses ambitions. Du coup, au lieu de faire des propositions au sein de la majorité dans laquelle elle était, elle a méticuleusement gardé pour elle ses idées et avancé ses pions à couvert. S'il me semble légitime d'avoir de l'ambition, je ne comprend pas pourquoi ne pas l'assumer[3]. Je pense que les coups de poignard dans le dos sont l'essence même du fonctionnement de l'UMP, et il ne lui est pas venue à l'idée qu'elle pouvait bâtir son projet sans avoir à jouer les agents doubles.

J'ai aussi un problème avec "la ligue des anti", et tout particulièrement avec Mme Hébert qui figure sur la liste de Benne, qui n'a pas hésité à appeler à voter FN aux dernières cantonales, aveuglée par la haine contre son ancien employeur[4]. Il y a des limites qu'il ne faut pas franchir.

Pour toutes ces raisons, je suis très réservé sur cette candidate et sa liste. En fait, je n'ai pas confiance[5].

Ayant assisté à quelques unes des réunions publiques de Revel, j'ai été conforté dans mon choix initial. Le maire sortant, avec ses défauts et ses qualités me semble le meilleur choix. J'éviterai d'en faire des tartines. Ce que je retiens de lui:

  • Le réalisme assumé de son pouvoir décroissant en raison du passage en métropole. Il n'a rien promis sans rappeler qu'il ne déciderait pas.
  • Des finances saines, comme le souligne le rapport de la cours des comptes régionale, un endettement maîtrisé, des hausses d'impôts contenues, très en deçà de ce qui se fait de l'autre côté du Var.

Certes j'aimerai qu'il soit plus démocrate, plus ouvert aux processus participatifs tournés vers les citoyens et les associations. Mais bon, avec le renouvellement de la moitié de son équipe, il ne faut pas perdre espoir: si cela ne viendra probablement pas de lui, de nouvelles têtes apporterons peut être de nouvelles manières.

Voilà, Revel n'a pas voulu de moi sur sa liste, mais je n'ai pas changé d'avis sur le candidat le plus approprié pour cette commune.

Notes

[1] Je dis hélas, car j'aurais bien aimé qu'émerge quelque chose ou quelqu'un d'autre de crédible.

[2] Segura pour sa part évite ce piège en ne proposant rien que des mots clés et de bonnes intentions. Au moins, à défaut de projet, de bilan et de ligne politique, puisqu'il n'y a pas grand chose il ne risque pas grand chose.

[3] Il est certain que c'est moins confortable d'être dans l'opposition vers laquelle Revel l'aurait poussé, mais au moins il n'y aurait pas cet arrière goût de trahison.

[4] Elle travaillait auprès de Revel avant que n'éclate les problèmes de l'AGASC dont son mari était président.

[5] J'ai aussi des doutes sur sa capacité d'écoute, mais je ne la connais pas assez pour vraiment en juger.

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jeudi 20 mars 2014

Un comparateur des programmes municipaux pour St Laurent du Var

A 3 jours du scrutin, j'ai reçu l'adresse du site http://slv2014.fr/ qui se présente comme un comparateur des programmes des candidats.

C'est un très beau boulot réalisé par Gilles de collecte des informations et de mise en forme. J'ai cependant quelques réticences face à cet outil. En effet, dans la mesure où chacun des candidat présente son programme dans un format non similaire, il est difficile de les comparer. Il aurait fallu, non pas collecter les données sur chacun des sites ou documents de campagne, mais proposer un questionnaire à chacun des candidat afin d'obtenir un format unifié de réponse.

Typiquement, Revel qui fait campagne sur son bilan et peu sur ses projets, se retrouve avec très peu de proposition dans ce comparateur. Dire "je continue" ne remplit pas les cases du comparateur.

Autre problème plus gênant de cet exercice, ce sont les listes à la Prévert de propositions de certains candidats, dont une bonne partie des sujets ne sont soit pas de la compétence municipale, soit totalement infinançable. Les meilleurs pour les promesses que l'on sait d'avance intenables sont Orsatti, Prado et Moschetti, qui du coup, remplissent les grilles du comparateur. Autre conséquence, les propositions farfelues sont traitées à égalité avec les propositions sérieuses.

Dernier truc qui me chiffonne c'est le fait de présenter un tel comparateur aussi tard dans la campagne, du coup, les candidats ou leur équipe ne peuvent pas y apporter des corrections ou des compléments.

Donc voici une belle réalisation, qui mérite un coup de chapeau, mais qui arrive un peu tard dans la campagne.

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vendredi 7 mars 2014

Moi aussi je suis candidat à St Laurent du Var

Cette ville a besoin de changement, que ce soit la majorité en place ou son opposition il faut ouvrir les fenêtres pour aérer, et c'est pourquoi je suis candidat à cette élection municipale à St Laurent du Var. Voici en toute objectivité mes propositions pour MA ville:

  • On en peut plus de la circulation dans cette ville, je propose la création d'un autoroute urbain qui reliera les collines directement à l'A8. Afin de ne pas déranger les riverains il sera construit en aérien et passera au dessus de la ville. Et pour éviter que les automobilistes ne roulent trop vite, un poste de contrôle de la vitesse sera installé avec distribution de pains au chocolat aux heures de pointe.
  • Développer l’emploi par la création d'une usine de retraitement des déchets nucléaires, à la place de l'ancienne église, devenue obsolète avec la nouvelle.
  • Cette ville est un vrai coupe gorge, il faut d'urgence créer au moins une caserne de gendarme dans chaque quartier.
  • La majorité actuelle s’endort, je propose l'organisation de grandes fêtes sous les fenêtres de chacun, jusqu'à point d'heure pour les réveiller.
  • Les loisirs sont trop coûteux, si je suis élu maire, l'accès à Marineland et le bateau pour les îles de Lérins à Cannes sera gratuit pour les laurentins.

Bien entendu, tous ces projets seront financés par les fonds structurels européens et le FMI pour que ça ne coûte pas un centime aux laurentins.

Votez pour moaaaaaaaaaaa, je ferais avec vous et pour vous, une politique de proximité, d'ambition, innovante et pragmatique, précise et crédible, axée nord sud, avec une liste ouverte à tous et toutes, d'inspiration sociale libérale nationale environnementale.

Le 23 mars, votez pour Moaaaaaaa.

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dimanche 16 février 2014

Un débat pour les municipales bien triste

Voici mes sentiments sur le débat de Nicematin/FranceBleu du 14 février qui s'est déroulé dans la salle du conseil municipal de St Laurent du Var, bien trop petite pour l'occasion.

En premier mes impressions et dans la 2ème partie, mes twitts et retwitts.

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mercredi 12 février 2014

Nouvelle proposition au débat municipal: l'open data pour rendre aux citoyens les données publiques qu'ils financent

On englobe sous le vocable Open data, des notions différentes, bien camouflées par un anglicisme. Comme la traduction française, "données ouvertes" ne permet pas plus de comprendre ce que ce terme recouvre, voici ce que cela pourrait représenter pour la politique de la ville:

L'open data concerne les données et leur format

Dès que l'on produit quelque chose de numérique, il est enregistré sous forme d'un ou plusieurs fichiers de données (data). Les rendre ouvertes, cela consiste à permettre à tout un chacun de les consulter, voir même de les utiliser. Par exemple les billets de ce blog constituent des données ouvertes puisque vous pouvez y avoir accès.

Rendre des données ouvertes, va plus loin que de donner accès au fichiers les contenant. Il faut que ces fichiers puissent être lus, ce qui impose d'utiliser des formats de fichier lisibles par tous, sans aucune contrainte (financière, légale ou logiciel). Il faut donc utiliser des formats normés, publics[1]. Le contenu de ce blog est accessible avec n'importe quel navigateur web puisque les images sont dans des formats libres et les textes sont au format html.

Il faut enfin que ces données puissent être référencées et utilisables dans des processus automatisés, ce qui requière une structuration et hiérarchisation des données, ainsi qu'une documentation[2].

L'open data est une démarche politique et économique

Politiquement parlant, donner accès aux citoyens aux données financées par l'argent public devrait être une évidence. Mais comme l'information c'est le pouvoir, ce n'est pas la démarche naturelle de bon nombre de gouvernants. De même, fournir des informations sur les projets en cours permet aux opposants de fourbir leur armes, ce qui en soit n'est pas une mauvaise chose en démocratie, mais est souvent une source de tracasseries pour les techniciens ou les politiques.

Pourtant, les municipalités et autres collectivités territoriales produisent ou consomment beaucoup de données numériques, financées par l'argent public. On est en droit d'attendre que ces données soient accessibles. Quelques exemples:

  • Le patrimoine municipal.
  • Les études préliminaires pour les projets qui ont été commandé à des cabinets spécialisés ou réalisés par les services[3].
  • Le financement des associations.
  • Les données démographiques.
  • Les plans de la ville (Open street map).
  • Les statistiques de consommation d'énergie, d'eau, la gestion des déchets...
  • Les archives municipales.
  • Le patrimoine culturel.
  • Les scrutins électoraux détaillés.
  • Les banques d'images produites par les services municipaux ou les habitants.
  • ...

Une partie de ces données sont déjà publiques, mais peu accessibles[4]. Rendre ces données publiques, peut également bénéficier à la commune. Quelques exemples:

  • Les données cartographiques ont beaucoup de valeur. Les municipalités les donnent et elles sont ensuite vendues pour les GPS ou les sites web vivant de la publicité ou espionnant les internautes[5]. Certains outils utilisent des données libres (Open street map). Y être correctement référencé favorise l'image de la ville vis à vis des touristes par exemple.
  • Libérer les photos et vidéos de la commune permet de donner de la matière aux communicants sur la commune, de donner une meilleur visibilité.
  • Les citoyens et les associations sont une puissante source de projets sur laquelle la municipalité peut s'appuyer, mais il faut leur donner du grain à moudre avec un accès aux données fiables et complètes. Accessoirement, si les données sont publiques, il devient plus difficiles de faire courir des rumeurs.
  • Les échanges avec d'autres communes sont simplifiés si les données sont standardisées et accessibles. Ces échanges peuvent être au sein de la métropole, mais aussi avec des villes d'autres départements ou pays, dans une démarche de mutualisation des logiciels par exemple[6], ou de partage d'expérience (projet culturel ou sportif).
  • Recyclage des données: en les structurant et hiérarchisant, le travail des agents ou des prestataires peut être facilement retrouvé et réutilisé. Selon les types de données, elles peuvent être enrichies en continue, comme dans un wiki, construisant ainsi une mémoire administrative de la municipalité.

Cette mise à disposition des données ne doit pas se faire anarchiquement afin d'en obtenir un bénéfice. Il existe des méthodologies, des outils et des standards pour le faire. L'état publie des orientations sur l'open data.

Être proactif plutôt que de subir

Au delà de l'étude préliminaire qui va définir quoi et comment publier, le point clé est la formation des agents qui doivent s'approprier la démarche. Il est bien entendu que cette démarche dans l'idéal devrait se faire en synergie avec la Métropole, mais St Laurent du Var pourrait être initiateur et moteur.

L'open data est un projet très technique et pourtant au cœur des enjeux avec la numérisation de notre société, le e-commerce, la e-administration, la dématérialisation... Nos communes devrons y passer, alors plutôt que de le subir, autant être proactif pour en faire une force et un atout économique et démocratique.

Notes

[1] et accessoirement les respecter sans les dévoyer comme a fait durant des années Microsoft.

[2] Un index, des liens entre les données, des résumés...

[3] Le risque c'est que même si le projet n'est pas retenu, des candidats pas sérieux en fassent un programme de campagne, comme pour l'usine d'incinération ;)

[4] Version papier, absence d'outil de recherche, format propriétaires...

[5] Google pour ne pas le citer.

[6] Se mettre à plusieurs villes pour créer un logiciel sur mesure.

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mardi 4 février 2014

Je verse une première proposition au débat municipal sur les subventions aux associations

Lorsque l'on discute avec les vieux de la vielle qui ont un paquet de campagnes au compteur, ils vous expliquent qu'il ne faut pas diffuser ses propositions trop tôt dans la campagne pour ne pas se les faire piquer par les autres. Conséquence, à ce jour, les candidats font des cachotteries et ne font que parler de grands principes et n'affichent aucune proposition qui pourrait animer le débat[1].

Je pense personnellement que cette démarche est obsolète. Cela stérilise le débat municipale et il ne reste que de la polémique et des échanges futiles[2]. De toute façon, si un candidat pique une idée à un autre, c'est que l'idée a quelque chose d'intéressant, et avec internet, il est facile de retrouver la paternité de l'idée.

Donc voici une première idée que je verse au débat municipal, histoire de stimuler le débat:

Étendre progressivement aux petites subventions, la démarche de contrats de projet pour les associations qui reçoivent de l'argent public

La loi du 12 avril 2000 impose aux collectivités locales qui allouent des subventions de plus de 23000€, de définir avec ces dernières un contrat d'objectif. Le législateur, en ajoutant cette contrainte, a voulu sensibiliser les responsables d'associations et de collectivités à une obligation de résultat associée à l'usage d'argent publique.

Il me semble intéressant d'étendre de manière simplifiée, cette obligation de résultat à toutes les subventions. On peut définir 3 grandes orientations qui motivent les subventions municipales:

  • Le vivre ensemble, la cohésion sociale, les solidarités.
  • Le sport et la culture de masse.
  • Le prestige et la notoriété de la commune, le sport d'élite.

Il est ainsi possible de ranger dans chacune de ces catégories les activités des associations susceptibles de recevoir des subventions. Les autres activités qui ne rentrent pas dans ces catégories devant être financées sur les fonds propres de l'association (dépenses de fonctionnement, communication, vie interne de l'association...). Les associations sont ainsi sensibilisées à l'intérêt général dans leurs demandes de subvention, en ayant à se fixer des objectifs. Cela apporte également de la transparence dans l'attribution des subventions, et impose plus de rigueur, tant du côté des associations que de la municipalité, ce qui peut être intéressant au regard des recommandations de l'enquête de la Cours Régionale des comptes[3]. Tout ceci ne coûte pas grand chose à la collectivité si ce n'est lors de la mise en place[4], mais ouvrira également la possibilité de contrôler à posteriori l'usage fait des subventions[5].

Ceci peut également être vu comme un puissant marqueur politique de l'orientation des dépenses municipales, en choisissant par exemple d'orienter à la hausse le vivre ensemble et à la baisse le prestige, avec un mécanisme de vases communicants. C'est surtout un projet qui introduit de l'équité en plus de la transparence dans l'attribution des subventions. Un des corollaire devient également le refus d'instrumentaliser les associations, car en en devenant transparente, les subventions deviennent difficilement des leviers de pression sur les associations, le rejet ou l'approbation d'une subvention étant motivé par le contrat d'objectif et la capacité de l'association à l'atteindre.

Ce n'est bien sûr qu'une ébauche d'idée, qui nécessite approfondissement et débat, et j'ai volontairement occulté ici la question des infrastructures qui est une grosse partie des subventions en nature. A mon avis il est possible d'obtenir plus de bénéfice pour la collectivité à budget constant[6], sans pour autant gréver l'action des associations.

Qu'en pensez-vous ?

Notes

[1] A l'exception bien sûr des idées stupides qui ne font pas partie des compétences du maire, ou totalement irréalisables budgétairement parlant, cf le programme de Levi ou Orsatti.

[2] Déjà que ce n'est pas facile d'intéresser les électeurs.

[3] Qui certes ne porte que sur les associations recevant plus de 23000€. Dans ses conclusions on peut y lire la jolie formule "Des améliorations sont possibles dans l’instruction des demandes, notamment pour les subventions exceptionnelles accordées en fin d’année et dans le contenu des conventions passées avec les associations subventionnées.", pour illustrer le problème de la définition des contrats d'objectif, trop vagues pour pouvoir mettre en place des procédures de contrôle à posteriori.

[4] Au final, ce n'est qu'une remise à plat des procédures d'attribution des subventions qui ne coûtera rien, voir permettra de faire des économies en ayant un meilleur usage de l'argent public.

[5] Dès qu'une association sollicite une subvention elle a un devoir de rendre des comptes à la collectivité. Si elle ne veut pas, il lui suffit de se débrouiller sans subvention, et là elle n'a de comptes à rendre qu'à ses adhérents.

[6] Voir même en baisse.

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lundi 23 décembre 2013

Petit jeu des pronostics pour les élections municipales à St Laurent du Var

Avec la sortie du bois du dernier candidat que l'on attendait à St Laurent du Var, à savoir Lionel Prados le candidat du Front National, tous les protagonistes sont en place, on va pouvoir commencer à jouer avec les pronostics pour ces prochaines élections municipales. Vous savez que j'aime bien le faire sur ce blog, même si jusqu'à présent je me suis pas mal trompé. Pour ces pronostics, je m'appuie sur la dernière élection cantonale et un peu la précédente élection municipale.

Rassembler 35 ou 39 noms[1] sur une liste avec obligation de parité absolue, n'est pas triviale. Donc tous n'y parviendront pas.

Tous d'abord, les probables sortants parmi ceux qui ont annoncé une candidature:
  • Raymond LEVY, improbable candidat du RPF, qui espérait récupérer le vote contestataire d'extrême droite. Je ne suis même pas certain qu'il soit accepté par la liste FN qui se monte.
  • Marc Moschetti, le petit fils de... ben sûrement quelqu'un d'important vu qu'il a une rue à son nom[2], mais bon, pour l'instant je n'ai lu que 3 tracts, qui semblent raconter plutôt n'importe quoi. Je le vois bien rejoindre la liste de Benne.
  • Jean Louis Pellicano, sans vouloir être méchant avec lui, c'est un peu le coucou des élections, il sort la tête à chacune, essai de négocier une place, et redisparaît aussi vite qu'il est apparu. Il est membre de l’alliance centriste à ses dires, ce qui me fait penser que c'est probablement la caution UDI de Benne.
  • Le front de gauche a distribué un tract, remplis de bonnes intentions totalement utopistes. Une partie des communistes laurentins vouent une haine féroce à Orsatti, je ne sais pas si ce sont les mêmes. Sans tête, et sans force, je ne les vois pas être en capacité de constituer une liste, sans forcément rejoindre le candidat PS, à voir.
Bon passons aux candidats annoncés et probables:
  • Marc Orssatti, le candidat socialiste, qui sur son nom et avec toutes les étiquettes de gôche qu'il arrive à collectionner[3], n'arrive pas à rassembler plus de 70% de l'électorat qui votent aux autres élections pour la gôche[4]. Entre le désamour pour le président Hollande et sa constance, je pense qu'il ne dépassera pas 20%.
  • Henri Revel, le sortant UMP. La dernière cantonale a montré un front anti Revel important. Il devrait avoir l'investiture UMP[5], qui apporte un petit bonus, ainsi que le bonus du sortant, mais avec la dispersion des voix sur toutes les listes de droite, cela risque quant même d'être serré. Je le place à 30%.
  • Joseph Segura le dissident UMP. L'homme a beau être persévérant, je ne pense pas que la mayonnaise ait prise avec les laurentins. Les dernières élections cantonales ont montré une grande volatilité des électeurs qui ont voté pour lui en 2008. Il devrait péniblement dépasser les 15%.
  • Françoise Benne la ligue des déçuEs de Revel, de droite revendiquée. Celle qui essai de faire à Revel le coup que ce dernier avait fait à Moschetti[6], sauf que Revel n'a pas les casseroles de l'autre, donc ça va être plus difficile de lui piquer la place, surtout que pour le moment sa liste ressemble plutôt à une fédération d'anti Revel qu'à un groupe de projet, mais ça peut changer. Je place cette liste avec le bénéfice de la nouveauté autour de 15%.
  • Lionel Prados du FN, avec une absence totale de notoriété, il devrait avoir un petit malus face au score probable du FN, annoncé comme très haut dans le département. Je le met un peut au dessus de 20%, ce qui en ferait quant même la 2ème liste au premier tour.

Donc si je ne me trompe pas, le maire sortant est loin d'être dans un fauteuil pour sa réélection. En plus si toutes les listes font plus de 10%, elles peuvent rester au second tour ou fusionner. Dans une démarche d'anti-Revel, si la liste Benne et Segura fusionnent, ça devient carrément très serré. Que voilà une élection passionnante en perspective qui va se jouer à pas grand chose.

Je vous met en dessous un tableau de simulation avec lequel j'ai joué. Le nombre total de voix est approximatif, mais réaliste avec un taux de participation d'un peu moins de 60% comme en 2008.

Notes

[1] En fait le nombre de sièges à pourvoir dépend du nombre d'habitants, et change à 30 000. En 2010, nous étions 29910 habitants, donc si on s'appuie sur cette statistique, il y a 35 sièges à pourvoir.

[2] Je sais je fait semblant, il fut le fameux maire bâtisseur ou bétonneur de St Laurent du Var (choisissez l'adjectif selon l'affinité).

[3] Communistes, socialiste, radicaux, écologiste.

[4] Il fait systématiquement 30% de moins sur son nom qu'à tous les autres scrutins qui se déroulent à St Laurent.

[5] Traditionnellement l'UMP la donne toujours aux sortants.

[6] Revel faisait partie de la majorité de Moschetti et s'est présenté contre lui.

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jeudi 28 novembre 2013

Le liveTweet du Conseil municipal de St Laurent du Var du 28/11/2013

Pas grand chose à se mettre sous la dent pour ce rapide conseil municipal. On a juste 2 nouvelles actrices qui ont parfaitement occupée la place laissé vacante ce soir par Ségura et Roland afin que le public ne s'endorme pas trop.

Bon, comme d'habitude, cela se lit de bas en haut.

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samedi 2 novembre 2013

Le liveTweet du Conseil municipal de St Laurent du Var du 31/10/2013

Je n'était pas présent pour ce soir d'halloween, trop peur de faire de mauvaises rencontres[1], mais d'autres ont tweeté ce soir là ou le lendemain, donc voici la compile des tweets comportant le htag #slv06. Heureusement que Cyril s'y est collé car sinon, il n'en resterait pas grand chose. Allé, promis, je serais là au prochain ;)

Note

[1] Il parait que tout les candidats déclarés étaient là...

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jeudi 19 septembre 2013

Live tweet du Conseil municipal de St Laurent du Var du 19/09/2013

Voici mon live tweet du dernier conseil municipal de St Laurent du Var.

Je n'en parle pas dedans, mais j'ai noté l'absence de Marie France Corvest, qui n'a donné de pouvoir à personne. Dans le même genre, Mme Pauget et Houam n'ont pas non plus donné de pouvoir à Orssati cette fois ci, alors qu'elles l'avaient fait jusqu'à présent.

Cela ce lit de bas en haut.

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dimanche 28 juillet 2013

Live tweet du Conseil municipal de St Laurent du Var du 25/07/2013

Cela aura été laborieux de construire cette page reprenant le live tweet du dernier conseil municipal, puisque Tweeter ne permet plus facilement de récupérer ses tweet. J'ai été obligé d'installer une application pour ce faire.

J'ai laissé quelques autres tweet en rapport avec le sujet, même si ce n'est pas moi qui les ai écrit.

Comme d'habitude, cela se lit de bas en haut.

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mardi 9 juillet 2013

Le subventionisme

Je notais l'autre soir que l'essentiel des délibérations du conseil municipal de St Laurent du Var portaient sur des autorisations au maire pour faire des demandes de subventions auprès de l'état, la région, le département ou la métropole. Du coup, pour le profane, le subventionisme est presque l'essentiel de la partie visible de l'action municipale[1].

De l'autre côté du miroir, Eric Ciotti, le président du conseil général, en a parlé pour justifier des coupes dans les budget des associations qui vivent grâce à l'argent du conseil général. Il oubli juste opportunément que toutes les associations ne sont pas des clubs de pétanque, mais que certaines assurent de véritable missions de service publique que la collectivité territoriale leur délègue et n'assume pas directement. Mais bon c'est un détail...

Dans le même genre, je regardais comment fonctionnent les associations sportives que mes enfants ont croisé. Certaines sont presque indépendantes financièrement, hormis pour leur utilisation de locaux. Ces associations quasi indépendantes utilisent certes les infrastructures de la ville, ce qui est tout de même une forme de subvention, mais équilibrent avec les cotisations et évènements leur fonctionnement, qui forcément s’appuie beaucoup sur le bénévolat. D'autres associations sont totalement sous perfusion. En générale elles comportent beaucoup de permanents, la masse salariale étant le plus gros budget.

Si on s'amusait à faire le parallèle avec les communes qui ont besoin de subventions et celles qui en demandent peu, il devrait y avoir des enseignements à tirer[2]. Car en cette période de disette budgétaire, les communes qui ont bâties tous leurs projets sur la subvention se retrouvent en panne de moyen pour les réaliser. Je m'interroge cependant sur le fait qu'aujourd'hui, je vois mal une commune faire l'impasse sur ces demandes de subvention, qui sont de fait un passage obligé. Or ces subventions sont financées par l’impôt, donc du point de vu du contribuable, cela ne représente aucune économie[3]. On a donc en quelque sorte déresponsabilisé les communes qui deviennent dépendantes des grosses collectivités territoriales, de l'état ou de l'Europe.

Le bon côté de cette déresponsabilisation, c'est la mutualisation des revenus (l’impôt) avec théoriquement de la cohérence dans les projets d'un même territoire[4], le mauvais c'est le clientélisme, puisque le conseil régional ou général favorisera plus ou moins telle ou telle commune selon que son maire est bien en cour[5].

Notes

[1] Il faut quant même faire des dossiers qui tiennent la route pour obtenir une subvention.

[2] J'ai pas les billes pour le faire, mais je certain que toutes les communes ne sont pas égales devant la demande de subvention.

[3] Je ne parle bien sûr pas de l'énergie qu'il faut dépenser pour les obtenir et allouer...

[4] On en est loin, mais c'est tout de même ce vers quoi l'on devrait tendre.

[5] Il y a des retournement de veste qui peuvent se regarder justement à l'aune des subventions.

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jeudi 20 juin 2013

Live tweet du Conseil municipal du 20/06/2013

Ci dessous le live tweet du conseil municipal du jeudi 20 juin 2013.

Cela se lit de bas en haut.

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vendredi 31 mai 2013

Live twitt du conseil municipal de St Laurent du Var du 30/05/2013

Ci dessous le live twitt du conseil municipal. Ceci ce lit de bas en haut (antéchronologiquement).

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vendredi 1 mars 2013

Live twitt du conseil municipal de St Laurent du Var du 28/02/2013

Live twitt du conseil municipal de Saint Laurent du Var du 28 février 2013
Attention, cela se lit de bas en haut.

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vendredi 16 mars 2012

Développement durable made in Bayrou

Voici un copier/coller d'un billet de Yann Wehrling. Cela me semble approprié d'en faire la plus importante publicité possible:

Les propositions "développement durable" de François Bayrou

La mutation que nous connaissons est une étape, irréversible, vers un autre modèle environnemental. On ne pourra plus revenir en arrière. C'est à une production et à une consommation plus durables, à un meilleur respect des ressources rares, à la lutte contre le réchauffement climatique que nous devons nous atteler. C'est le but de l'écologie positive, tout entière au service de l'homme et de la nature. La France doit être pionnière en la matière.

  1. Financer les politiques de développement durable : créer un fonds d’investissement dédié au développement durable, alimenté par les quotas carbone issus du protocole de Kyoto, l’investissement privé, et l’épargne populaire. Il investira dans l’efficacité énergétique du logement et des transports, dans le capital des projets industriels d’énergie renouvelable, la recherche dans le domaine des énergies nouvelles, et la restauration et la préservation de la biodiversité ; Créer un malus environnemental sur les produits de consommation les plus nuisibles à l’environnement
  2. Créer un consortium européen de l’énergie renouvelable, à l’image d’EADS, en lien avec nos partenaires européens
  3. Moduler dans un cadre européen l’impôt sur les sociétés en fonction de leurs performances environnementales ;
  4. Rénover le bâti ancien pour limiter nos émissions de CO2 : simplifier et amplifier significativement le mécanisme des certificats d’économie d’énergie ;
  5. Créer un organisme public / privé pour accompagner les projets de rénovation énergétique, intervenant directement auprès des particuliers propriétaires ou des entreprises pour les conseiller dans les travaux les plus efficaces à envisager et pour faire le suivi des travaux afin que ces derniers soient effectués avec le plus d’efficience possible ;
  6. Moduler la taxe sur le foncier bâti en fonction de la performance énergétique des bâtiments ;
  7. Conforter l’indépendance de l’Agence de Sureté Nucléaire en intégrant des experts européens et en donnant aux citoyens la possibilité de poser des questions avec obligation pour l’agence de donner une réponse publique ;
  8. Stabiliser et simplifier les règlementations administratives et fiscales pour les énergies renouvelables sur les 20 prochaines années ;
  9. Préserver la biodiversité : limiter l’imperméabilisation des sols en France à terme à 10 % maximum du territoire, en modulant notamment les dotations de l’Etat en fonction de la maitrise de l’étalement urbain ;
  10. Organiser un débat sur l’avenir de la production électrique en France, dès le début de la mandature, dont l’objectif est de définir un scénario et une feuille de route à un horizon 2030, avec des rendez-vous d’étape tous les 3 ans. Cette feuille de route devra assurer à la fois l’approvisionnement électrique nécessaire, réduire le plus possible le recours aux énergies carbonées en visant un développement massif des énergies renouvelables qui devraient atteindre en 2030 40% de la production électrique française ; Pour le nucléaire, énergie de transition, la garantie de sécurité des installations est non négociable.

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