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Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)
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jeudi 26 février 2015
Par Cedric Augustin le jeudi 26 février 2015, 07:23 - Humeur
jeudi 19 février 2015
Par Cedric Augustin le jeudi 19 février 2015, 08:03 - Politique
L'élection des nouveaux conseillers départementaux qui remplacent les conseillers généraux se fait dans le cadre de la réforme territoriale. Parmi les choses les plus importantes que cette réforme introduit, on notera:
C'est ce dernier point qui m'interroge. En effet, avec la création de la métropole Nice Côte d'Azur, une partie des compétences de l'actuel conseil général lui ont été transférées, comme par exemple les routes ou les ports. Le conseil départemental qui sera élu en 2015 continuera a avoir la gestion des routes et des ports pour le reste du département en dehors de la métropole, ce qui est un peu étrange. Les candidats issus de cantons métropolitain n'ont pas à traiter de ces sujets à leurs électeurs, puisqu'ils ne sont plus dans les compétences du conseil départemental, mais peuvent en parler au sujet des communes qui ne les élisent pas !
Quant on parle de mille feuille administratif, cette réforme territoriale n'améliore rien. Par exemple à St Laurent du Var, quant le Var inonde les plages, on n'arrive pas à trouver quelle collectivité territoriale doit intervenir: le département gère le fleuve, la métropole l'embouchure et la ville la plage. Même chose avec la digue: le département refait une digue pour y faire passer des vélos alors que tout le monde pensait que des voitures y passeraient, sauf que les routes étant de la responsabilité de la métropole, le département ne le fera pas, car sa responsabilité s'arrête au fleuve. Pendant ce temps là, les travaux n'ont toujours pas commencés...
Donc ce qui devrait se dessiner à terme c'est la disparition du département, au profit des communautés de communes (donc la métropole) et la Région. C'est donc probablement la seule élection des conseillers départementaux que nous vivrons ainsi, sauf si la prochaine majorité en 2017 cède au lobbying des élus locaux qui veulent des places pour pouvoir cumuler. Aller motiver les électeurs pour voter pour des conseillers départementaux qui ne siégeront qu'un mandat avant qu'une nouvelle réforme fasse disparaître leur mandat. C'est pas gagné.
Et politiquement quel est l'enjeu de cette disparition dans notre département:
La métropole Nice Côte d'Azur ne peut faire contre-poids à la Région et Marseille qu'en phagocytant tout le département des Alpes Maritimes, pour réduire au minimum les compétences de la Régions. Sauf que les autres communautés d'aglo n'ont pas vraiment envies de se faire manger (carte des intercommunalité des Alpes Maritimes).
Et puis je suis toujours dubitatif sur la démocratie au sein de la métropole. En effet, quelque soit la taille de la métropole, le maire de Nice qui n'est élu que par les niçois, est mécaniquement le patron de la métropole (Nice à elle seule représente 1/3[1] des habitants du départements). Comme il est en plus le patron de l'UMP, celui qui décide des investitures pour le département, il a donc le pouvoir sur toutes les communes de la métropole, sans aucun contre pouvoir, pas même celui des urnes. Il gouverne donc des gens qui ne l'éliront jamais et vis à vis desquels il n'a aucun compte à rendre. C'est une conception de la démocratie assez dérangeante.
[1] J'avais noté par erreur 2/3. C'est 350000 pour Nice intra-muros pour environ 1.2 millions d'habitants dans le département.
lundi 16 février 2015
Par Cedric Augustin le lundi 16 février 2015, 13:55 - St Laurent du Var
Comme je le disais dans mon précédent billet, je n'ai pas assisté aux premières minutes du dernier conseil municipal durant lesquelles, l'ancien 1er adjoint, Michel Ghetti s'en ai pris violemment au maire, justifiant sa démission de ses mandats par des différents sur la gouvernance de la commune.
L'article de Nice-matin sur le sujet étant parfaitement clair, je vous le met en intégralité, inutile de paraphraser:
On notera l’a-propos de la publicité dans la page qui annonce "Un problème ? une solution" par exemple en cuisine (pour la tambouille électorale), en coiffure (pour les crêpages de chignon), pour faire du nettoyage (dans les services) et pour le maintien à domicile (des élus retraités) 
jeudi 12 février 2015
Par Cedric Augustin le jeudi 12 février 2015, 20:04 - St Laurent du Var
Ce soir il parait que l'ancien premier adjoint Ghetti s'est lâché contre le maire et a vidé son sac pendant 10min en début de conseil pour justifier sa démission qui ne serait pas motivée par les raisons que l'on croit (officiellement c'est sûr, mais même officieusement). Je n'était pas là, donc je ne fait que rapporter ce que j'ai entendu à la fin du conseil. Ça explique aussi les twitt enthousiastes de Coanus qui a fait le même copier/coller à chaque prise de parole de Ghetti, même quant il allait dans le même sens que le maire ou ses adjoints.
Pour le reste, pas grand chose à se mettre sous la dent ce soir: Revel continue de dire que c'était pareil quant il y était, Prados cherche des polémiques sans être capable de les lancer, Moschetti fait le sage de la classe en posant des questions que sur des sujets techniques et Orsatti nous afflige de ses habituels énervements contre le maire qu'il cherche à entrainer dans ses querelles inutiles sur des sujets futiles.
Côté majorité, il n'y a que Lizée qui semblait tenir la route ce soir. Le maire a réussi à ne pas s’énerver face à Orsatti, mais quant il ne lisait pas ses fiches, il ne disait rien d'intéressant. J'ai quant même noté que contrairement à l'époque Revel, le maire donne volontiers la parole aux conseillers municipaux "sans grade", ceux de la fosse, ce qui est intéressant.
lundi 2 février 2015
Par Cedric Augustin le lundi 2 février 2015, 07:44 - General
C'est en substance ce que me répond mon fils quant je lui propose de prendre mon vélo pour aller au bahut, le jour où il a un rendez-vous et que le trajet en bus est plus qu'aléatoire[1].
Et pendant ce temps là, moi le premier, les adultes pleurnichent pour que des pistes cyclables soient construites. Alors certes, si on regarde les pistes cyclables actuelles dans les Alpes maritimes, cela ne donne pas vraiment envie de se déplacer à vélo. Mais de là à m'envoyer bouler quant je lui propose d'utiliser un outil de liberté comme le vélo. J'étais triste pour lui.
<séquence vieux chnoque>
De mon temps, avoir un vélo était une source de liberté colossale. J'ai commencé à circuler à vélo à 8 ans pour aller à l'école A 10 ans j'ai eu mon premier vélo de course, et j'allai de Cannes[2] à Mandelieu pour voir mon père (près de 11km). Je partais en vadrouille avec un pote les mercredi après midi. Nous allions à Super Cannes jusqu'à l'observatoire en suant sang et eau pour monter et après on se faisait la course en descente vers Golf Juan ou le Cannet selon les jours.Le samedi[3] j'allais faire des courses au marcher Forville pour acheter du poisson[4] que je préparai avec des tomates.
Bref, j'étais libre, et j'ai toujours eu un vélo, même quant à 14 ans j'ai eu mon premier CIAO.
</séquence vieux chnoque>
Aujourd'hui, ma fille m'explique que dans son collège, ils ne sont que 2 à venir à vélo sur plus de 600 élèves, et que les autres élèves se moquent d'eux lorsqu'ils quittent l'établissement. Donc voilà, j'apprends au détour d'une conversation avec ma fille, que circuler en vélo c'est mal vu par la jeune génération. Ils préfèrent passer 2h par jour dans un bus plutôt que d'utiliser un vélo. Je me demande si la notion de liberté a un sens pour eux à part la non entrave à l'usage d'un écran...
[1] Connaître l'heure de passage d'un bus est une science non exacte, avec des marges d'erreur allant jusqu'à la 1/2 heure, ce qui ne facilite pas la ponctualité.
[2] J'ai vécu à Cannes toute mon enfance.
[3] ou le dimanche je ne me souviens plus.
[4] De la saupe, la fausse dorade, qui ne coûtait pas grand chose.
jeudi 29 janvier 2015
Par Cedric Augustin le jeudi 29 janvier 2015, 07:15 - Humeur
Ces eunuques de la croix ont une telle peur des femmes
Que notre histoire en a été expurgée
Leur bouquin n'a plus qu'des vierges et des catins
A se demander si Jésus n'était pas gay
Où sont passé les femmes, celles que l'on désire, celles que l'on chéri et avec lesquelles on déplace des montagnes ?
Quel est ce monde asexué où l'on s’entre-tue sans l'amour d'une femme ?
Ces poilus de la foi ont une telle peur des femmes
Qu'elles sont enfermées dans des prisons de tissus
Et même violées quant elles rêvent de démocratie
A se demander s'ils n'ont jamais eu de mère
Où sont passé les femmes, celles que l'on désire, celles que l'on chéri et avec lesquelles on déplace des montagnes ?
Quel est ce monde désorienté où l'on s’entre-tue sans l'amour d'une femme ?
Ces analphabètes ont une telle peur des femmes
Qu'ils leur ferment les écoles à la Kalachnikov
Et interdisent l'intelligence féminine
A se demander qui éduquera leurs enfants
Où sont passé les femmes, celles que l'on désire, celles que l'on chéri et avec lesquelles on déplace des montagnes ?
Quel est ce monde déglingué où l'on s’entre-tue sans l'amour d'une femme ?
Ils ont peur des femmes
Ces abrutis savent
Qu'un homme amoureux
Se fiche de leur dieu
J'ai écrit ce texte en février 2013 à la façon d'une chanson, pour l'instant jamais mise en musique, pour dénoncer les violences faites aux femmes.
Exceptionnellement ce texte n'est pas libre de droit et est sous copyright ©, vous ne pouvez pas le réutiliser ou le modifier d'aucune façon sans mon autorisation préalable.
lundi 26 janvier 2015
Par Cedric Augustin le lundi 26 janvier 2015, 12:58 - General
Je viens de découvrir[1] pour la première fois cette œuvre, L'incrédulité de Saint Thomas par Le Caravage et j'ai eu un choc, tellement cette image est forte.
Cette peinture est précurseur de ce que le cinéma d'aujourd'hui, avec ces effets spéciaux, nous a habitué à voir, en nous montrant de manière extrêmement réaliste une scène totalement improbable. Et pourtant, l'image n'a rien perdue de sa force, même si nous pourrions être blasé à l'époque du tout image.
Certes, au même titre que les caricatures, il faut un peu de culture pour comprendre ce qui est représenté sur cette peinture: Jésus revenu parmi les vivants, qui montre à Thomas qui ne le crois pas, la plaie que lui a fait le soldat. Toucher pour le croire. On a presque envie de lui dire "mais arrête, tu es ridicule". Pourtant ce corps tout blanc qui ne saigne pas est presque suspect[2]. Et puis nous sommes comme les deux autres curieux, on a comme eux, envie de voir, voyeurs que nous sommes. Trop fort le mec, et c'était en 1603 !
vendredi 23 janvier 2015
Par Cedric Augustin le vendredi 23 janvier 2015, 07:41 - Humeur
Ils ne tuent pas la liberté, mais des gens
Ensuite nous tuons la liberté
Et après ils on gagnés
mardi 20 janvier 2015
Par Cedric Augustin le mardi 20 janvier 2015, 07:43 - Internet
Même si je les utilise abondamment, notamment Twitter, j'ai une grande méfiance à l'endroit des réseaux sociaux numériques. En effet ils ont un pouvoir de toxicité colossal dont leurs utilisateurs n'ont pas forcément conscience.
Un individu normalement constitué, entre sa famille, ses amis, ses collègues de boulot et ses relations dans les réseaux associatifs possède de 30 à 80 contacts que l'on va qualifier de naturels. C'est dans cette fourchette de nombre de "liens" que va se retrouver une personne qui crée un nouveau compte sur facebook. J'utilise le mot de "lien" et non d'amis. Les mots ont un sens, inutile de cautionner le détournement qu'en fait facebook.
Ceux que l'on appel les connecteurs[1], sont ceux qui ont des réseaux naturels de plus de 300 liens, sans avoir besoin de chercher à établir de nouveaux liens. Ce sont des personnalités publiques: journalistes, politiques, personnalités du showbiz, notables...
A la base, le réseau naturel est hétérogène, puisque la famille ou les collègues ne partagent éventuellement que le même milieu social. Puis entrent en jeux les suggestions du réseau et les liens établis par centre d'intérêt. Tant que les centres d'intérêt ne sont pas politiques, les liens établis restent assez hétérogènes[2].
Les choses deviennent dangereuses avec la politique. Si l'on n'y prend garde, il est facile d'étendre le réseau en établissant des liens avec des gens qui se retrouvent tous sur les mêmes idées, les mêmes coups de gueule ou de cœur, les mêmes dénonciations ou enthousiasmes. Un message est partagé et propagé au sein d'un réseau de liens où tout le monde pense pareil, se renforçant au fil des partages. Les idées ne sont plus discutées, la critiques est faible, l'adhésion est générale, la légitimité renforcé par la redondance des partages.
Au sein de ce réseau de liens pensant tous plus ou moins la même chose, les idées ne sont pas en danger de contradiction et acquièrent force de vérité.
Le terreau y est propice pour y semer les théories du complot, en désignant les "autres", ne faisant pas parti du réseau, comme des adversaires. Le militant qui n'y prend garde, risque donc d'établir un réseau fermé autour de lui, alors même qu'il a le sentiment d'être sur le grand internet ouvert sur le monde.
Mais il n'est pas le seul, car tout internaute qui étend activement son réseau dit social[3] au delà de son réseau naturel, va prendre les mêmes risques de n'établir des liens qu'avec ceux qui partagent des centres d'intérêt similaires, car ce sont ceux-la qui interagissent positivement avec lui. Qui va se fatiguer à échanger avec quelqu'un qui n'est pas d'accord, alors qu'il y en a tellement qui le sont ?
La fiction est bien sûr entretenue par les algorithmes des réseaux sociaux qui filtres les messages et les personnes, semblant venir de toute part et qui en fait sont des clones des "liens" déjà établis et de ce qu'ils disent déjà. La diversité est aseptisée par les algorithmes de suggestion.
Dans ce réseau refermé sur lui même, une culture sans contre point se construit, simpliste et aguicheuse. Pour les jeunes ado déjà en opposition avec leurs parents, le réseau fermé est une féroce contre culture de celle dispensée par l'école, l'autre autorité contre laquelle ils s'opposent naturellement. C'est un parfait "prêt à penser" pour se sentir révolutionnaire, sans se fatiguer, sans avoir à faire la révolution intellectuelle que suppose l'adolescence.
Le rejet de toutes les références, autorités, valeurs y est aisé. Il suffit d'un simple clic pour en être. A l'âge où les ados croient se rebeller et ne sont en fait que des moutons qui vont tous dans le même sens, en même temps, les réseaux sociaux en font de fictifs rebelles, sans aucun adversaires, sans aucune contradiction. Les ados ne sont pas les seuls. Les révoltés du canapé ou du pouce n'ont pas de limite d'âge, il suffit d'une connexion internet.
Non content d’aseptiser la diversité des idées, les réseaux sociaux canalisent et dissipent les rébellions qui s'expriment en click, retweet et partage. L'action citoyenne est tuée dans l’œuf, l'énergie de la révolte diluée.
Pour que les suggestions faites par les réseaux sociaux aient une chance d'être efficaces, il faut au préalable que l'internaute se soit mis à nu devant les algorithmes d'analyse de profil. Ce profilage a une finalité avant tout économique et seulement de manière très superficielle sociologique. Le réseau de liens que vont aider à construire les algorithmes de profilage n'est donc pas neutre. A un moment ou un autre, il faudra monétiser tout ça. Pour qu'un annonceur de croquettes pour chat paye pour avoir accès à votre profil, le réseau a intérêt à ce que les personnes et messages de fans du vendeur de croquettes soient en lien avec vous. Les suggestions de liens ne sont pas neutres, elles visent à accroître la monétisation de votre profil.
Ne jamais oublier, quant c'est gratuit, c'est que c'est vous le produit...
[1] Terme utilisé par Thierry Crouzet dans son livre, le peuple des connecteurs, ou dans ses articles de blog.
[2] Sauf peut être chez les jeunes qui établissent des liens avant tout avec des jeunes ou les personnalités dont ils sont fans.
[3] Pour étendre son réseau, il suffit de s'inscrire dans des groupes et partir à la recherche de liens.
vendredi 16 janvier 2015
Par Cedric Augustin le vendredi 16 janvier 2015, 19:32 - Humeur
Dessin réalisé au bureau le lendemain de l'attentat contre Charlie Hebdo, suivi de son évolution... l'indignation quotidienne s'émousse vite, l'humour, même mauvais, reste plus longtemps.

jeudi 15 janvier 2015
Par Cedric Augustin le jeudi 15 janvier 2015, 01:06 - On vous recommande
Il y a quelques temps sur Arte, était diffusé un documentaire sur un des plus grand guitariste de blues et de rock "B.B. King The Life Of Riley" que par un concours de circonstance, j'ai eu la présence d'esprit d'enregistrer. Je me suis régalé à regarder ce documentaire qui retraçait sa longue vie d'artiste[1] et j'ai ressorti quelques disques que j'écoute en boucle depuis. J'ai eu la chance de voir sur scène[2] quant il passait aux arènes de Cimiez, et c'est un des musicien qui m'a le plus marqué.
Comme c'est un joueur éclectique, BB King a joué avec de nombreuses vedettes dont une dont je suis un grand fan, Tracy Chapman. Le duo est tout simplement... (j'ai pas les mots, mais j'adore)
Pour ceux qui aiment, quelques liens vers d'autres vidéo ou versions:
dimanche 11 janvier 2015
Par Cedric Augustin le dimanche 11 janvier 2015, 12:30 - Société
Jeudi soir, j'ai été atterré par la propension de certains au sein de l'éducation nationale à être en dessous de tout, justement au moment où il faudrait se sortir un peu de la routine.
Jeudi midi, le chef de l'état a décrété une minute de silence dans les établissements scolaires[1]. Cela me semblait à propos, vu l'émotion suscité par le massacre survenue à Charlie Hebdo et les symboles de la démocratie comme la liberté d'expression attaqués à cette occasion. Il semblait raisonnable de penser que c'était du devoir de l'école républicaine d'expliquer aux plus jeunes en quoi, ce massacre n'était pas juste un massacre.
J'ai donc demandé à mes enfants le soir à table ce qui s'était passé dans leur établissement scolaire (l'une est au collège et l'autre au lycée). Les lycéens de plusieurs classes ont été réunis dans une salle et il y a eu la projection d'un film sur les caricaturistes. Conséquence, mon fils a retenu que c'était des gens brillants qui ont été assassinés. Dans la classe de ma fille, les enseignants ont fait cours normalement et les enfants ont été invités à descendre dans la cours pour observer 1 min de silence en brandissant des pancartes "Je suis Charlie"[2]. Ma fille a retenu que des gens importants avaient été tués.
Voilà ce que l'école républicaine a fait passer comme message à mes enfants ! J'étais effondré et en colère. J'ai donc passé 1h à table a parler de ce qu'était la liberté d'expression, les fondamentalistes de tout poil de différentes époques et religions, la différence entre les pays démocratiques et les pays sous dictature...
J'attendais des enseignants de mon fils qui est au lycée qu'ils organisent des débats autour des caricatures pour les comprendre car l'on sait qu'elles ne sont pas forcément accessible aux gens ayant une faible culture ou une culture en devenir. Qu'ils interpellent les adolescents sur ce qu'ils savaient de la liberté d'expression. Qu'ils les fassent parler pour qu'ils s'emparent de ce sujet extrêmement complexe. Bref qu'on leur donne de la matière à réfléchir et à comprendre pourquoi toute une nation réagit à cette tuerie particulière.
J'attendais des enseignants de ma fille qui est au collège, que l'on rappel les fondamentaux laïc de notre société qui autorise n'importe qui de se moquer de n'importe quoi du moment qu'il respecte la loi. Qu'on montre bien la différence entre ces assassins et la religion musulmane. Bref les bases du vivre ensemble dans le respect de la différence, sans avoir besoin de tuer ceux qui sont différents ou pensent différemment.
Rien de cela n'a été fait.
Le lendemain matin, j'ai entendu sur France Inter, le témoignage d'une enseignante qui elle avait fait le job[3], et qui avait découvert que beaucoup de ses élèves étaient incapables de comprendre les caricatures, qu'ils en avaient "une perception impressionniste" et ne faisaient que piocher quelques bribes dans le dessin, et le comprenaient à l'envers de son sens. Elle était émue et émouvante. Pour pouvoir faire passer un message de tolérance, encore faut-il que ces caricatures puissent être comprises, et ce témoignage illustrait le fait qu'il y avait matière à en discuter avec les élèves.
Quelques liens vers des textes parlants de profs qui ont fait le job, et qui n'en sont pas sorti indemnes:



vendredi 9 janvier 2015
Par Cedric Augustin le vendredi 9 janvier 2015, 08:04 - Société
Dans un reportage de Soir 3, nous a été présenté le parcours de l'un des présumé fou furieux auteur du massacre de Charlie hebdo. Et une chose m'a interpellé, c'est le fait qu'il ai fait 18 mois de prison. Non pas pour un délit comme du vol ou un trafic, non, pour avoir voulu partir faire la guerre en Iraq. Le gars, n'a rien fait, mais avait l’intention de faire et il se retrouve en prison, en vertu d'une loi liberticide qui permet d'emprisonner préventivement des gens.
Comment réagiriez-vous si on vous mettait en prison alors que vous n'avez rien fait ? Déjà, un individus intellectuellement stable le prendrait très, très mal, alors imaginez juste une minute ce qu'il peut se passer dans la tête d'un mec suffisamment à côté de la plaque pour être volontaire pour faire la guerre. On imagine facilement la colère sourde et l'envie de revanche que le mec va cultiver au fond de lui. Car de quoi sert de mettre un type comme ça dans une prison que l'on sait être un parfait cadre de réinsertion.
Grâce à cette loi, combien de candidats au départ ont été transformés en fous avides de vengeance contre un système injuste ?
mercredi 7 janvier 2015
Par Cedric Augustin le mercredi 7 janvier 2015, 19:06 - Presse et média
Difficile de transcrire l'émotion ressentie à l'annonce de cet attentat contre le journal Charlie Hebdo et contre ses journalistes et caricaturistes.
J'ai envie d'insulter ces trous du cul, ces connards incultes et stupides qui massacrent des gens qui n'ont pas les mêmes idées qu'eux.
Dans ce drame, je me réjouie d'une chose, c'est qu'il y a quelques temps, Charlie Hebdo n'était connu que des français et quelques rares étrangers. Les caricatures vues habituellement par une toute petite minorité de la population française et encore plus minuscule minorité étrangère, ces caricatures font la une sur internet et feront la une d’innombrables média tout autour du monde.
Que ces dégénérés du bulbe qui massacre au nom d'idées (foireuses, mais ça c'est leur problème tant qu'ils ne les imposent pas aux autres) se prennent ça dans la gueule: un bon effet Streisand et une population solidaire de ses média.
Et ce n'est pas la peur qui surgit dans la population, c'est la grogne et l'envie de leur foutre sur la gueule. Les gens n'ont pas peur des bombes et descendent dans la rue, partout en France et même à Berlin. Messieurs les rabougris de la cervelle, vous venez de rappeler au français pourquoi il y a des soldats français qui se battent au Mali, en Syrie ou il y a encore peu en Afghanistan: pour lutter contre l’obscurantisme !
7 janvier 2015 / January 7, 2015 #CharlieHebdo pic.twitter.com/Bs6LpzeZGl
— Loïc Sécheresse (@loicsecheresse) 7 Janvier 2015
lundi 5 janvier 2015
Par Cedric Augustin le lundi 5 janvier 2015, 13:57 - On vous recommande
Séquence c'était mieux avant. En ajoutant de nouvelles vidéo sur mon compte Dailymotion, je suis retombé sur 2 extraits que j'avais filmé avec un smartphone naz[1] en 2009 du Nice Jazz Festival, du temps où il se déroulait encore à Cimiez, vous vous souvenez, quant on se pourrissait les pantalons dans l'herbe, que les fumées de merguez ou de socca venaient jusqu'à la scène, et que l'on était obligé de danser tellement on avait de crampe. Il y avait 3 scènes[2] et les gens se baladaient tout le temps de l'une à l'autre. Vers 23h30, tout le monde convergeaient vers la petite scène et l'on tombait sur des groupes peu connus. Je me souviens de moments de grâce, juste avant la fermeture.
Bon bref, c'était bien, j'étais jeune à l'époque, et je ne connaissais pas le prix du billet car c'est ma mère qui m'invitait (merci maman). Ce festival a changé d'identité en quittant les arènes de Cimiez, et personnellement je n'aime pas sa nouvelle identité. C'est pas grave, il parait qu'il y en a d'autres de bien.
Le son est pourri dans ces enregistrements, mais ça le fait quant même.
[1] Déjà il était sous windows, c'est vous dire comment il était naz, et je l'avais choisi car il bruissait que l'on pourrait installer dessus le tout nouveau Androïd, ce qui ne s'est jamais vérifié.
[2] En fait cette année là, les arènes étaient en chantier, il n'y en avait plus que 2, c'était le début de la fin...
samedi 3 janvier 2015
Par Cedric Augustin le samedi 3 janvier 2015, 09:49 - Internet
Histoire de me convaincre que personne n'en a rien à cirer de la politique, voici les 10 pages les plus lues de ce blog pour l'année 2014:
| Page | Pages vues | % | |
|---|---|---|---|
| 1. | Remplacement de l'écran de mon Nexus 5 | 26 424 | 36,90 % |
| 2. | Passage en Android 4.0.4 de mon smartphone Sony Xperia X10 | 8 798 | 12,28 % |
| 3. | Astuce : nettoyer une tache d'huile de vidange sur une dale de ciment | 4 476 | 6,25 % |
| 4. | Greffe d'oranger | 2 854 | 3,99 % |
| 5. | Nouvelle mise à jour de mon Xperia X10 en version 4.1.2 | 2 821 | 3,94 % |
| 6. | Page d'accueil | 2 084 | 2,91 % |
| 7. | Petit jeu des pronostics pour les élections municipales à St Laurent du Var | 1 475 | 2,06 % |
| 8. | Quelques champignons | 1 352 | 1,89 % |
| 9. | J'ai compris comment Facebook gagne de l'argent | 1 257 | 1,76 % |
| 10. | Chasse au trésor pour l'anniversaire de ma fille | 701 | 0,98 % |
| Nombre total de pages vues | 71 617 |
Dans les 25 pages les plus consultées en 2014, seule la page des pronostiques pour l'élection municipale est une page politique. Toutes les autres parlent de bricolage, de nourriture ou de loisir. Voilà, voilà...
mardi 30 décembre 2014
Par Cedric Augustin le mardi 30 décembre 2014, 23:11 - Internet
C'est très discret, mais je viens de procéder à quelques modifications sur l'affichage de ce blog.
En lisant un intéressant article sur la lisibilité du texte (Readability: the Optimal Line Length), il m'est apparu que du fait de la taille très variable des écrans, avoir un affichage dit élastique n'était pas forcément la meilleur chose. En effet, jusqu'à maintenant, j'utilisais le modèle Giacomo qui utilise la totalité de la largeur de la fenêtre du navigateur. Du coup sur un grand écran, le texte devient peu lisible, car les lignes de texte sont trop longues. La taille optimale pour un texte est de 50 à 70 caractères de large, là c'est un petit peu plus large en allant jusqu'à 88.
Donc dans cette évolution du blog, la taille est maintenant bloquée à un maximum autour de 1200 pixels.
Mais le corolaire des grand écrans, sont les petits écrans des téléphone ou petites tablettes. Le blog évolue également pour être plus lisible sur les écran de moins de 576 pixel de large, avec les colonnes latérales qui se déplacent en pied de page pour garder le cœur du texte lisible, et une légère augmentation de la taille du texte.
Voilà, ça ne se voit pas, mais j'y ai quant même passé plusieurs heures. Si vous notez des problèmes d'affichage, n'hésitez pas à m'en faire part.
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