Citoyens prenez le pouvoir

Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

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samedi 1 mars 2014

Le net des utopistes est en train de leur filler entre les doigts

J'aime beaucoup l'analyse de Thierry Crouzet dans sont billet Mediapart n’est pas mort, traitant d'une tendance lourde du net à la recentralisation, là où la technique aurait pu nous émanciper.

Petit à petit, nous revenons au modèle génial du minitel:

  • Les réseau sociaux veulent enfermer les internautes. Ils propose des outils de messagerie, de chat, de partage de fichier... certe bien pratique qui leur permettre de capturer nos données et surtout d'en entraver le partage. Facebook en est la caricature la plus féroce, puisqu'il faut avoir un compte facebook pour voir les données même public publiée via un compte facebook.
  • Du côté des systèmes d'exploitation, nous pension sortir du monopole Windows avec l'apparition de la mobilité, mais Google referme consciencieusement son système Androïd qui pourtant a été créé avec du logiciel libre. Dans le monde de la mobilité il n'y a qu'un seul acteur qui soit libre, c'est Firefox OS, qui pour l'instant n'en est qu'à ses balbutiements.
  • Dans le domaine multimédia, les dinosaures survivent tant bien que mal et empêche toujours les projets novateurs de voir le jour. On se rappel de la tentative de Deezer de trouver un modèle économique pour le partage de musique, dégommé en plein vol par les ayants droits qui refusent toute forme d'évolution de leur modèle économique, favorisant au passage les rapace que sont Apple ou Google, qui se goinfre en vendant des droits d'écoute au prix de droits de propriété.
  • Dans le domaine du livre, la frilosité des éditeurs et leur modèle économique figé permet au monstre Amazon de tuer toute forme de concurrence ou de diversité. Les éditeurs perdent leur monopole, mais pas au profit des auteurs qui se font encore plus plumer, mais au profit d'intermédiaires logistique. C'est du perdant/perdant sauf pour Amazon.

Là où techniquement il serait possible de créer des quantité de canaux de distribution du savoir ou du ludique, d'inventer des modèles économiques variés s'adaptant à chaque marcher de niche, nous voilà confronté à une concentration des canaux de distribution, une harmonisation des modèles économiques qui spolient de plus en plus les créateurs au profit des canaux de distribution.

Heureusement il est possible, bribe par bribe, de reprendre un peu de notre liberté, mais c'est un effort, et l'humain est paresseux par nature s'il n'est pas motivé. Il ne faut cesser de sensibiliser à la liberté, pas seulement de notre personne, mais aussi de nos données. Dans un monde avec une mémoire infinie, nos données ont de plus en plus de valeur.

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dimanche 16 février 2014

Un débat pour les municipales bien triste

Voici mes sentiments sur le débat de Nicematin/FranceBleu du 14 février qui s'est déroulé dans la salle du conseil municipal de St Laurent du Var, bien trop petite pour l'occasion.

En premier mes impressions et dans la 2ème partie, mes twitts et retwitts.

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samedi 15 février 2014

Chasse au trésor pour l'anniversaire de ma fille

Ok on est en période électorale, mais il y a des trucs plus importants. Ma fille qui fête ses 12 ans avec ses copines avait commandé à ses parents une chasse au trésor. Pour ceux qui voudraient la recycler pour leur enfants, voici le manuel du maître du jeux, à adapter à la typologie de l'endroit où vous voulez le faire.

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mercredi 12 février 2014

Nouvelle proposition au débat municipal: l'open data pour rendre aux citoyens les données publiques qu'ils financent

On englobe sous le vocable Open data, des notions différentes, bien camouflées par un anglicisme. Comme la traduction française, "données ouvertes" ne permet pas plus de comprendre ce que ce terme recouvre, voici ce que cela pourrait représenter pour la politique de la ville:

L'open data concerne les données et leur format

Dès que l'on produit quelque chose de numérique, il est enregistré sous forme d'un ou plusieurs fichiers de données (data). Les rendre ouvertes, cela consiste à permettre à tout un chacun de les consulter, voir même de les utiliser. Par exemple les billets de ce blog constituent des données ouvertes puisque vous pouvez y avoir accès.

Rendre des données ouvertes, va plus loin que de donner accès au fichiers les contenant. Il faut que ces fichiers puissent être lus, ce qui impose d'utiliser des formats de fichier lisibles par tous, sans aucune contrainte (financière, légale ou logiciel). Il faut donc utiliser des formats normés, publics[1]. Le contenu de ce blog est accessible avec n'importe quel navigateur web puisque les images sont dans des formats libres et les textes sont au format html.

Il faut enfin que ces données puissent être référencées et utilisables dans des processus automatisés, ce qui requière une structuration et hiérarchisation des données, ainsi qu'une documentation[2].

L'open data est une démarche politique et économique

Politiquement parlant, donner accès aux citoyens aux données financées par l'argent public devrait être une évidence. Mais comme l'information c'est le pouvoir, ce n'est pas la démarche naturelle de bon nombre de gouvernants. De même, fournir des informations sur les projets en cours permet aux opposants de fourbir leur armes, ce qui en soit n'est pas une mauvaise chose en démocratie, mais est souvent une source de tracasseries pour les techniciens ou les politiques.

Pourtant, les municipalités et autres collectivités territoriales produisent ou consomment beaucoup de données numériques, financées par l'argent public. On est en droit d'attendre que ces données soient accessibles. Quelques exemples:

  • Le patrimoine municipal.
  • Les études préliminaires pour les projets qui ont été commandé à des cabinets spécialisés ou réalisés par les services[3].
  • Le financement des associations.
  • Les données démographiques.
  • Les plans de la ville (Open street map).
  • Les statistiques de consommation d'énergie, d'eau, la gestion des déchets...
  • Les archives municipales.
  • Le patrimoine culturel.
  • Les scrutins électoraux détaillés.
  • Les banques d'images produites par les services municipaux ou les habitants.
  • ...

Une partie de ces données sont déjà publiques, mais peu accessibles[4]. Rendre ces données publiques, peut également bénéficier à la commune. Quelques exemples:

  • Les données cartographiques ont beaucoup de valeur. Les municipalités les donnent et elles sont ensuite vendues pour les GPS ou les sites web vivant de la publicité ou espionnant les internautes[5]. Certains outils utilisent des données libres (Open street map). Y être correctement référencé favorise l'image de la ville vis à vis des touristes par exemple.
  • Libérer les photos et vidéos de la commune permet de donner de la matière aux communicants sur la commune, de donner une meilleur visibilité.
  • Les citoyens et les associations sont une puissante source de projets sur laquelle la municipalité peut s'appuyer, mais il faut leur donner du grain à moudre avec un accès aux données fiables et complètes. Accessoirement, si les données sont publiques, il devient plus difficiles de faire courir des rumeurs.
  • Les échanges avec d'autres communes sont simplifiés si les données sont standardisées et accessibles. Ces échanges peuvent être au sein de la métropole, mais aussi avec des villes d'autres départements ou pays, dans une démarche de mutualisation des logiciels par exemple[6], ou de partage d'expérience (projet culturel ou sportif).
  • Recyclage des données: en les structurant et hiérarchisant, le travail des agents ou des prestataires peut être facilement retrouvé et réutilisé. Selon les types de données, elles peuvent être enrichies en continue, comme dans un wiki, construisant ainsi une mémoire administrative de la municipalité.

Cette mise à disposition des données ne doit pas se faire anarchiquement afin d'en obtenir un bénéfice. Il existe des méthodologies, des outils et des standards pour le faire. L'état publie des orientations sur l'open data.

Être proactif plutôt que de subir

Au delà de l'étude préliminaire qui va définir quoi et comment publier, le point clé est la formation des agents qui doivent s'approprier la démarche. Il est bien entendu que cette démarche dans l'idéal devrait se faire en synergie avec la Métropole, mais St Laurent du Var pourrait être initiateur et moteur.

L'open data est un projet très technique et pourtant au cœur des enjeux avec la numérisation de notre société, le e-commerce, la e-administration, la dématérialisation... Nos communes devrons y passer, alors plutôt que de le subir, autant être proactif pour en faire une force et un atout économique et démocratique.

Notes

[1] et accessoirement les respecter sans les dévoyer comme a fait durant des années Microsoft.

[2] Un index, des liens entre les données, des résumés...

[3] Le risque c'est que même si le projet n'est pas retenu, des candidats pas sérieux en fassent un programme de campagne, comme pour l'usine d'incinération ;)

[4] Version papier, absence d'outil de recherche, format propriétaires...

[5] Google pour ne pas le citer.

[6] Se mettre à plusieurs villes pour créer un logiciel sur mesure.

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mardi 11 février 2014

Les joies du code: quand les specs tiennent sur un simple post-it

Celui là, on pourrait le recycler pour la politique laurentine: "Quant la liste des promesses réellement finançables[1] tient sur un simple post-it"

Source

Note

[1] Je sais ce n'est pas la raison d'être des promesses en politique...

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lundi 10 février 2014

Femmes en scène - tous unis contre la violence faite aux femmes

Je voudrais relayer ce projet dont une copine est un des sponsor. Voici ce qu'elle m'écrit:

La cause de la violence faite aux femmes m’est très chère et j’ai décidé de soutenir la manifestation « femmes en scène » qui se déroulera le 8 mars 2014 à Nice à 16h30 et dont les bénéfices seront intégralement reversées au CDIFF du 06. Des artistes féminines se succèderont pour émouvoir les spectateurs mais aussi les sensibiliser à cette grande cause nationale. Humour, danse, chant et musique seront au rendez-vous. Et VOUS?

femmes_en_scene_2014-03-08.png

Je serai très heureuse si vous pouviez diffuser cette information auprès des vos contacts car nous avons besoin de mobilisation autour de cette cause le 8 mars 2014 et si vous pouviez être présents ce jour là.

Rendez vous le 8 mars 2014 à Nice à 16h30 et d’ici là
PARTAGEZ SANS MODERATION ! En parler c’est déjà lutter contre !
Merci
Stéphanie.

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mardi 4 février 2014

Je verse une première proposition au débat municipal sur les subventions aux associations

Lorsque l'on discute avec les vieux de la vielle qui ont un paquet de campagnes au compteur, ils vous expliquent qu'il ne faut pas diffuser ses propositions trop tôt dans la campagne pour ne pas se les faire piquer par les autres. Conséquence, à ce jour, les candidats font des cachotteries et ne font que parler de grands principes et n'affichent aucune proposition qui pourrait animer le débat[1].

Je pense personnellement que cette démarche est obsolète. Cela stérilise le débat municipale et il ne reste que de la polémique et des échanges futiles[2]. De toute façon, si un candidat pique une idée à un autre, c'est que l'idée a quelque chose d'intéressant, et avec internet, il est facile de retrouver la paternité de l'idée.

Donc voici une première idée que je verse au débat municipal, histoire de stimuler le débat:

Étendre progressivement aux petites subventions, la démarche de contrats de projet pour les associations qui reçoivent de l'argent public

La loi du 12 avril 2000 impose aux collectivités locales qui allouent des subventions de plus de 23000€, de définir avec ces dernières un contrat d'objectif. Le législateur, en ajoutant cette contrainte, a voulu sensibiliser les responsables d'associations et de collectivités à une obligation de résultat associée à l'usage d'argent publique.

Il me semble intéressant d'étendre de manière simplifiée, cette obligation de résultat à toutes les subventions. On peut définir 3 grandes orientations qui motivent les subventions municipales:

  • Le vivre ensemble, la cohésion sociale, les solidarités.
  • Le sport et la culture de masse.
  • Le prestige et la notoriété de la commune, le sport d'élite.

Il est ainsi possible de ranger dans chacune de ces catégories les activités des associations susceptibles de recevoir des subventions. Les autres activités qui ne rentrent pas dans ces catégories devant être financées sur les fonds propres de l'association (dépenses de fonctionnement, communication, vie interne de l'association...). Les associations sont ainsi sensibilisées à l'intérêt général dans leurs demandes de subvention, en ayant à se fixer des objectifs. Cela apporte également de la transparence dans l'attribution des subventions, et impose plus de rigueur, tant du côté des associations que de la municipalité, ce qui peut être intéressant au regard des recommandations de l'enquête de la Cours Régionale des comptes[3]. Tout ceci ne coûte pas grand chose à la collectivité si ce n'est lors de la mise en place[4], mais ouvrira également la possibilité de contrôler à posteriori l'usage fait des subventions[5].

Ceci peut également être vu comme un puissant marqueur politique de l'orientation des dépenses municipales, en choisissant par exemple d'orienter à la hausse le vivre ensemble et à la baisse le prestige, avec un mécanisme de vases communicants. C'est surtout un projet qui introduit de l'équité en plus de la transparence dans l'attribution des subventions. Un des corollaire devient également le refus d'instrumentaliser les associations, car en en devenant transparente, les subventions deviennent difficilement des leviers de pression sur les associations, le rejet ou l'approbation d'une subvention étant motivé par le contrat d'objectif et la capacité de l'association à l'atteindre.

Ce n'est bien sûr qu'une ébauche d'idée, qui nécessite approfondissement et débat, et j'ai volontairement occulté ici la question des infrastructures qui est une grosse partie des subventions en nature. A mon avis il est possible d'obtenir plus de bénéfice pour la collectivité à budget constant[6], sans pour autant gréver l'action des associations.

Qu'en pensez-vous ?

Notes

[1] A l'exception bien sûr des idées stupides qui ne font pas partie des compétences du maire, ou totalement irréalisables budgétairement parlant, cf le programme de Levi ou Orsatti.

[2] Déjà que ce n'est pas facile d'intéresser les électeurs.

[3] Qui certes ne porte que sur les associations recevant plus de 23000€. Dans ses conclusions on peut y lire la jolie formule "Des améliorations sont possibles dans l’instruction des demandes, notamment pour les subventions exceptionnelles accordées en fin d’année et dans le contenu des conventions passées avec les associations subventionnées.", pour illustrer le problème de la définition des contrats d'objectif, trop vagues pour pouvoir mettre en place des procédures de contrôle à posteriori.

[4] Au final, ce n'est qu'une remise à plat des procédures d'attribution des subventions qui ne coûtera rien, voir permettra de faire des économies en ayant un meilleur usage de l'argent public.

[5] Dès qu'une association sollicite une subvention elle a un devoir de rendre des comptes à la collectivité. Si elle ne veut pas, il lui suffit de se débrouiller sans subvention, et là elle n'a de comptes à rendre qu'à ses adhérents.

[6] Voir même en baisse.

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dimanche 2 février 2014

Chef de fil du Mouvement Démocrate à St Laurent du Var

Ah au fait, j'avais oublié de vous en informer, mais je suis chef de fil du Mouvement Démocrate à St Laurent du Var.

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samedi 1 février 2014

Les joies du code: quand le chef me montre un bug horrible que je n’avais pas vu

Quand le chef me montre un bug horrible que je n’avais pas vu[1]

Source

Note

[1] Bien entendu je ne parle pas de moi... je ne fais JAMAIS de bug !

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mercredi 29 janvier 2014

Allo, j'ai peur: nos données de géolocalisation sont plus personnelles que nos empreintes digitales

Passionnant article qui explique que même en anonymisant ce que notre téléphone transmet aux divers mouchards qu'il embarque, nous ne somme pas à l'abrit d'être quant même traqué, simplement par nos données de géolocalisation:

L'être humain est un animal d'habitude, qui reproduit constamment les mêmes schéma de déplacement dans la ville. Il est donc possible de trouver des modèles uniques identifiants chacun de nous. Nous avons découvert que nos smartphones étaient des mouchards auprès de quantité de gens, de préférence de grandes entreprises américaines, mais elles ne sont pas les seules. Même un vulgaire téléphone, même pas smart, peu cafté sur nous, grâce aux informations de géolocalisation. Que l'on ai ou pas un GPS d'ailleurs puisqu'en ville, la grande densité d'antenne, permet par triangulation de déterminer à 50m près où l'on se trouve.

Pour ceux qui ne le savent pas, les SMS à l'origine sont des messages de service entre l'opérateur et le téléphone, dont l'utilisateur n'a pas forcément connaissance. Les SMS visibles ne sont qu'une évolution. Les opérateurs peuvent donc envoyer un message à un téléphone pour lui demander de réinitialiser sa connexion avec les antennes environnantes, et de ce fait fournir des informations de localisation actualisée. C'est ce que fait la police pour localiser un téléphone par exemple.

Il est probable que dans un proche future, le choix d'un opérateur de téléphonie, se fera en tenant également compte de son respect de notre vie privée en matière de données de localisation. Car au même titre que nous faisons confiance, du moins relativement, dans les intermédiaires techniques qui transporte nos emails pour ne pas les lire mais seulement les faire transiter, nous exigerons également que les opérateurs téléphoniques soient neutres et respectueux. Là je fait un clin d'oeil appuyé aux détenteur d'un compte gmail qui ont acceptés que Google lise leurs emails...

Du coup je viens de trouver un nouveau métier d'avenir, que je vais sûrement utiliser pour l'intrigue d'une de mes histoire: les brouilleurs d'identité qui auraient pour mission de créer des anomalies dans les itinéraires, pour rendre les données collectées inutilisables. Dans un monde de Big brother connecté, l'imagination humaine va assurément trouver des parades. Il s'agirait juste de garder un peu d'espace de liberté, tant que l'on a encore un tout petit peu les moyens de la préserver.

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vendredi 24 janvier 2014

Comment clouer le bec aux racistes

La force du racisme c'est de simplifier à outrance des choses complexes, jusqu'à leur faire perdre toute réalité. Typiquement, lorsque l'on discute avec un(e) raciste[1], si tant est que ce soit possible, il faut argumenter contre les poncifs sur les vilains étranger qui viennent bouffer le pain des bons petits français[2] et autres âneries sur le trou de la sécu qui ne serait creusé que par le regroupement familiale.

Bref, voici quelques données statistique à se mettre sous la dent pour démonter ces poncifs, et remettre l’immigration à sa juste valeur: au sein de la population immigrée, il y a autant d'individus nocifs à la société que dans le reste de la population[3]. Et comme toujours, on fait chier une majorité d'honnêtes gens pour une minorité de connards.

Notes

[1] On en a tous autour de nous, sinon le FN ne ferait pas 30% aux élections.

[2] Personnellement je préfère la version de Colluche "C'est quoi ces étranger qui viennent bouffer le pain de NOS arabes !", au moins on en ri encore.

[3] Très grossièrement je dirait autour de 10%, mais pour le coup, pour ce chiffre c'est du pifomettre.

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lundi 20 janvier 2014

Le bonheur est-il uniquement dans la consommation ?

Je retombe sur ce billet qui était inachevé en réaction à l'article du Ficanas, et j'en profite pour étoffer un peu la réponse que j'y avait fait en commentaire:

Le bonheur est-il uniquement dans l’achat ?

Il existe de nombreuses analyses qui relient la consommation à tout un tas de stimuli qui n'ont rien à voir avec l'acte d'achat lui même. Par exemple, dans son documentaire Bowling for Columbine, Michael Moore nous amène à la conclusion que l'insécurité entretenue par les média télévisuels, vise à accroître la consommation.

Selon une logique similaire, l'individu connecté est mis en permanence en situation de manque: il se nourrit de quantités de flux d'information qui sont conçus pour maintenir la dépendance à ces flux. Au début doucement avec les emails, puis les fils d'information, et enfin en continu avec les réseaux sociaux comme facebook ou twitter, qui tous fournissent un flux constant de stimuli. Aucun de ces stimulus n'est vital la plus part du temps. Ils sont pourtant des pourvoyeurs de dépendance et alimentent le désir. Un désir inassouvissable.

La télévision et ses publicités ou ses films à grand spectacle, est loin de pouvoir rivaliser. L'individu connecté peut consommer sa dope indéfiniment. Il y a toujours quelque chose sur le net, quelque chose en phase avec de supposés centres d'intérêt. Mais au lieu de le rassasier, le net accentue la dépendance, car l'interaction qu'il propose est autrement plus captivante que la passivité télévisuelle, qui finie par lasser.

Pour assouvir cette dépendance, il faut accroître la consommation. Internet est un fantastique pourvoyeur de flux

Internet et en particulier les réseaux sociaux, accentue le processus de dépendance à la consommation en fournissant un flux constant de stimuli qui alimentent le désir. Ceux qui s’affranchissent de ces désirs sont ceux qui sont capable de désirer autre chose: connaissance, voyage, relation humaine, création. En fait si l’on fait l’inventaire de ce qui dans notre vie peut être remplacer par un achat en cas de destruction, est finalement superflue. Ne reste que les expériences, qui sont irremplaçables…

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mercredi 15 janvier 2014

Les joies du code: quand je passe par un hack douteux pour corriger un bug

quand je passe par un hack douteux pour corriger un bug

Sérieusement, ce mec a la classe !!

Source

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vendredi 10 janvier 2014

Le marché de l'emplois est raciste

Certes l'exemple ci dessous se passe aux États Unis, mais il est très instructif.

L'article en anglais: Unemployed Black Woman Pretends to be White, Job Offers Suddenly Skyrocket

Dont le titre peut se traduire par: "Une femme noir au chômage prétend être blanche, et soudain le nombre d'offres d'emplois explose".

Cette femme expérimentée dans le domaine des assurances, est au chômage depuis 2 ans et malgré des centaines de candidatures à des offres d'emplois dans le secteur, elle n'a quasiment jamais eut de réponses pour passer un entretien. Elle a repris ses études pour compléter sa formation. Elle a été surprise par la facilité avec laquelle une des étudiante "blanche" qui avait un cursus similaire avait trouvé du travail.

Elle a alors créé un CV identique en tout point au sien, mais pour lequel, dans la rubrique "diversité" elle a déclaré être "blanche". Ce profile a reçu immédiatement des propositions.


Il faut se rappeler qu'aux USA, contrairement à la France et plus généralement à l'Europe, il est courant de trouver sur un formulaire d'inscription, des rubriques en rapport avec les origines ethniques ou la couleur de peau. Ces informations permettent par exemple aux administrations, établissements scolaires ou certaines entreprises de s'appuyer dessus pour appliquer des quotas d'attribution de places ou de recrutement, liés à une politique de la diversité.

On apprend ainsi que le site Monster, un des principal site de recrutement, propose une rubrique "diversité", à laquelle bien sûr les recruteurs font appel, excluant ainsi les demandeurs d'emplois sur ces critères.

Je me souviens lorsque j'étais à San Francisco, que cette discrimination, était grossière. En effet, en fonction de l'origine du chef de service, plus de 80% des effectifs de son service étaient de la même origine. Cela m'avait profondément choqué.


En France, cette discrimination est interdite par la loi, donc elle se manifeste autrement, forcément moins grossièrement puisqu'il est interdit de filtrer un recrutement sur ces critères. Le seul critère de discrimination positive accepté par la loi à ma connaissance est le handicap, car il ouvre droit à des exonérations de charges[1].

Certaines associations comme le CRAN militent pour que la France mette en place une politique de "discrimination positive"[2] qui pour ce faire impliquerait de définir des critères discriminatoires. La louable intention qui les motive, consiste à dire que tant que l'on n'a pas de chiffre sur la discrimination subie par une partie de la population, il n'est pas possible de lutter contre.

L'exemple américain de cette chercheuse d'emplois montre à contrario, que ce n'est pas si simple. Il ne suffit pas de ficher les minorités discriminées pour que les employeurs les recrutent. Dit bêtement comme ça, c'est même une évidence.

Notes

[1] Du moins des avantages, je ne connais pas bien le sujet.

[2] Je le met entre guillemet car c'est une aberration syntaxique, les 2 mots étant antinomiques.

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lundi 6 janvier 2014

Prévision au sujet de la grippe

Après les pronostics des résultats de la prochaine élection municipale de St Laurent du Var, je poursuis mon travail de voyant avec un sujet d'actualité, en cette période de nez qui coule, et les prévisions du prochain pic épidémiologique de grippe.

J'ai en effet découvert avec intérêt cette fonctionnalité de Google qui permet de suivre les épidémies de quelques maladies communes, notamment la grippe.

Évolution de la grippe - France

Le principe est simple, lorsqu'une maladie se propage dans la population, les internautes s'y intéressent et font des recherches sur Google en rapport avec cette maladie. Il est donc possible d'établir un lien directe entre la propagation de la maladie et les statistique de recherche sur certains mots clés. Avec les années de recul, l'outil est de plus en plus fiable.

On note que pour l'instant l'épidémie annuelle de grippe ne semble pas avoir encore commencée, même si la courbe semble vouloir frémir à la hausse en ce moment.

C'est à la fois passionnant et assez flippant, car on imagine que Google fait la même chose sur plein d'autres sujets. Certes c'est anonyme, mais n'oublions pas que notre anonymat est de plus en plus battu en brèche.

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samedi 4 janvier 2014

Les joies du code: quand j’annonce au chef de projet que j’ai de la dispo

Lorsqu'un client décide de repousser la mise en production de son projet, voilà ce qui arrive !

Source

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mercredi 1 janvier 2014

Le clivages entre les élites et les citoyens accentué par le numérique

En ce début d'année électorale, une petite lecture passionnante d'un excellent article remarqué par Frédérique LN que je vous conseil de lire:

Les élites débordées par le numérique

La séparation entre les élites et le peuple a toujours existé et n'est pas prêt de disparaître, mais le monde numérique en a fait un gouffre, notamment en le combinant avec le clivage générationnel. Il y a ceux qui ont bâti leurs schéma de pensée avec le numérique et la dématérialisation et ceux avec l'analogique et la possession matériel. Le point de rupture se situe à la fin des années 90, au tournant du siècle.

Ceux de ma génération, sont un pied dans les 2 mondes, certains penchant un peu plus d'un côté que de l'autre. La génération d'après, la génération Y, contemple avec mépris ses aînés en train d'essayer de préserver des concepts obsolètes, et typiquement les élites issues du baby boom qui détiennent le pouvoir en ce moment.

Ces élites subissent la révolution numérique et ses conséquences et pour beaucoup n'ont pas les outils pour la comprendre et l'accompagner. Ce qui m'inquiète c'est que la faiblesse des contre pouvoir leur permet de prendre les mauvais virages pour notre société. Nous vivons une époque formidable, comparable à la révolution industrielle au 19e siècle.

Comme je le fais parfois pour les articles que je juge spéciaux et donc en enfreignant délibérément les droits d'auteur, j'ai décidé de garder une copie intégrale de cet article sur ce blog, la presse en ligne ayant l'habitude de faire disparaître les articles, même excellents, au bout d'un certain temps. Cependant, je vous invite à le lire sur le site du Monde, c'est sa place. La copie de sauvegarde : Les élites débordées par le numérique.

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