Citoyens prenez le pouvoir

Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

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samedi 29 décembre 2012

Stopmotion, ma toute première animation

A défaut de weekend pluvieux puisque le temps est absolument magnifique, j'ai profité de l'absence de ma famille pour faire des loisirs créatifs. Le stopmotion ou animation en volume est une technique de création de film qui m'a toujours fasciné et en plus les logiciels actuels le rendent très facile d'accès. On trouve sur le net quantité d'animations réalisées avec cette technique et des légo[1]. J'aurais pu être plus imaginatif, et prendre de la pâte à modeler[2] mais pour être sincère, difficile de ne pas en profiter quant on trouve un prétexte pour farfouiller pendant 1 heure dans les caisses de Légo.

J'ai bien sûr une arrière pensée en mettant en place tout ça. J'en ai un peu assez que mes enfants consomment des films sur internet pendant des heures et j'aimerais bien qu'ils passent de l'autre côté de l'écran, histoire d'exprimer leur créativité et accessoirement apprennent à se méfier des images en découvrant comment on les fait[3]. Mais bon, ce n'est pas possible de leur demander de créer des trucs s'ils n'ont pas à minima quelques outils.

J'ai donc commandé au père noël une webcam, passé du temps pour configurer plusieurs logiciels pour au final arrêter mon choix sur Stopmotion. Un outil très simple, qui s'installe sans problème sous Ubuntu[4] et qui permet sans compétence particulière de commencer à produire.Inutile de souligner que c'est un logiciel libre.

Voilà le terrain de jeu de la petite animation de 8s. Elle est réalisée en 4 images par seconde, ce qui en fait 67 avec une webcam basique en 640x480 pixels.

20121229_passage_bonhome_lego

Et le résultat, qui ne casse pas 3 pattes à un canard, mais bon pour une première fois en 1h de boulot ça le fait.

alt : 20121229_passage_bonhome_lego.avi

Ou en téléchargement: 20121229_passage_bonhome_lego.avi

Notes

[1] Il y a de magnifiques parodie du seigneur des anneaux.

[2] Comme dans l'excellent Chiquen run ou Wallace et Grosmit.

[3] Certe pas tout de suite, mais essayer de réaliser un film est une expérience fantastique.

[4] Si tant est que l'on a une webcam standard, sinon il ne la détecte pas et là ça énerve !

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dimanche 23 décembre 2012

Bibliothécaire et journaliste de liens

Dans sa série Fondation, l'auteur de science fiction Isaac Asimov met au cœur de l'intrigue le savoir et son accessibilité. Dans un des tome, on croise des bibliothécaires un peu particulier. Ils sont des constructeurs de réseau d'information. A une question donnée, ils fabriquent un réseau de réponses interconnectées dans lequel celui qui a posé la question déambule à la recherche d'une ou plusieurs réponses. Ce maillage de sujet dans lequel on se déplace ressemble comme 2 gouttes d'eau au web d'aujourd'hui[1].

Au delà de la vision de l'auteur, ce qui est intéressant dans cette approche, est le rôle des bibliothécaires. Contrairement à notre web d'aujourd'hui où l'information s'organise selon des algorithmes aux priorités commerciales pas toujours transparentes, dans l'imaginaire d'Asimov, c'est le cerveau humain qui construit un réseau de connaissance, et le cerveau humain qui le parcours pour en extraire une réponse. Les bibliothécaires créent un extrait de la connaissance, ou plutôt si on voulait actualiser le concept, un ensemble de chemins privilégiés dans l'ensemble de la connaissance. Ils structures, indexent et connectent de l'information. Au lecteur de ce réseau, de le parcourir pour y établir de nouvelles structures et aboutir à de nouvelles informations.

Ceci s'apparente en fait à pas mal de choses existantes aujourd'hui:

  • Les moteurs de recherche spécialisés.
  • Les agrégateurs de flux d'information.
  • Les outils de veilles.

Avec une très grosse différence, c'est que tous ces outils ne sont que des méta moteur de recherche, juste un moyen de réduire le nombre de résultats d'une recherche, mais qu'ils inventent rarement de l'information. Cela reste des liste de résultats construites par des machines et des programmes informatiques.

Le rôle d'indexeur et de connecteur que les bibliothécaires peuvent avoir, est aujourd'hui assuré pour parti par une forme de journalisme, le journalisme de liens, qui s'apparente à une revue de liens, que les blogueurs font naturellement lorsqu'ils rédigent des billets référençant d'autres sources d'information. Cette tache d'enrichissement de l'information assuré par quelques journalistes ou blogueurs existe donc bien aujourd'hui.

Cependant, la principale différence entre les blogo-journalistes et les bibliothécaires réside dans le paramètre temps. En effet, les blogs comme les journalistes utilisent une échelle de temps très courte, avec des informations et des liens qui se périment assez vite. Les bibliothécaires, eux travaillent dans la durée, sur du matériel pérenne (du moins en théorie) et surtout difficilement monnayable. Que voilà un beau métier d'avenir, mais assurément difficile !

Articles passionnants m'ayant inspirés ce billet :

Note

[1] Il faut se rappeler que le cycle de roman Fondation a été écrit des décennies avant l'avènement du web, à une époque où le papier était encore la source de conservation du savoir.

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jeudi 20 décembre 2012

Bilbon le Hobbit: un voyage inattendu, pas vraiement un film pour enfant

Quant on aime l'héroic fantasy[1], il est difficile de faire l'impasse sur le dernier film de Peter Jackson, The Hobbit: un voyage inattendu.

Fans inconditionnels du seigneur des anneaux, mon épouse et moi même attendions avec une grande impatience que mes enfants aient enfin l'âge de pouvoir découvrir cet univers. Nous avions offert au fiston le livre de Bilbon[2] et rendu accessible dans la bibliothèque la trilogie de l'anneau, tout en étant conscient que ces ouvrages sont difficiles d'accès. En effet, si les aventures de bilbon tiennent dans un seul cours roman, la trilogie elle est un ouvrage long, qui détaille l'univers. Il faut avoir envie de le lire pour subir les longues descriptions des univers ou les poèmes, des nains ou des Elfes.

Même si aujourd'hui les enfants[3] regardent n'importe quoi à la télé, il me semble que ces films de Peter Jackson ne sont pas destinés aux enfants. L'univers de Bilbon et du seigneur des anneaux qui a été inventé par Tolkien[4] est un univers complexe, avec des personnages complexes et difficilement accessibles aux enfants qui fonctionnent avec des schémas manichéens. Le plus complexe de ces personnages étant Golum, qui occupe un rôle central dans les 2 œuvres. Il est à noter qu'il a beaucoup impressionné mon fils, ce qui n'est pas étonnant, car la schizophrénie n'est pas un truc d'enfant, ni même d'adolescent.

Mais je ne vous cacherai pas que nous nous sommes régalés avec ce premier opus de Bilbon. Clairement, l'objectif est de faire le lien avec la trilogie. On a un sentiment de déjà vu, voulu par les auteurs du film. On y retrouve bien sûr les personnages, mais aussi les décors grandioses de la NouvelleZélande. L'introduction étant délibérément un clone de celle du seigneur des anneaux.

Une différence importante dans cette continuité, est l'utilisation de la 3D. On sent, parfoit presque un peu trop, que les cadrages et certaines scènes sont conçues pour profiter de la technologie, avec par exemple des premiers plan inutiles hormis pour les effets de relief. Mais bon, c'est du chipotage, car ça le fait super bien.

Nous sommes rentré à la maison avec une furieuse envie de revoir la trilogie de l'anneau, histoire de patienter jusqu'en décembre 2013 pour le 2ème opus[5]. Le coffret 12 DVD en version longue[6], n'a qu'à bien se tenir, au premier weekend pluvieux il va y avoir des séances dantesques sur grand écran à la maison !

Notes

[1] L'heroic fantasy, ou fantastique médiéval est un type littéraire ou cinématographique qui se déroule dans un univers médiéval avec de la magie et des créatures fantastiques.

[2] Il y a eu plusieurs traduction du nom du héros, tantôt Bilbo, tantôt Bilbon.

[3] Ceux des autres, pas les miens !

[4] Tolkien était un linguiste qui a voulu inventé une mythologie à l'Angleterre. Il a mis plusieurs décennies à construire ces univers.

[5] et mis 2014 pour le 3ème.

[6] En version longue chacun des épisodes du Seigneur des anneaux fait entre 3h40 et 3h50, plus autant de bonus.

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lundi 10 décembre 2012

Startrek ASCII art

L'ASCII art consiste à réaliser des dessins en n'utilisant que des caractère ASCII (majoritairement `|', `-', `/', `\', et `+'), c'est à dire des caractère que l'on trouve sur un clavier. Le dessin ci dessous n'est pas une image, mais bien une suite de caractères.

Voici un exemple tiré du site http://startrekasciiart.blogspot.fr/ où les fan de Startrek partagent leurs réalisations:

Constitution Class - Refit (USS Enterprise NCC-1701-A) qui est le vaisseau de Kirk et Spook :


___________________ _-_ _ _-_ _
\__(==========/_=_/ ____.---'---`---.____ _|_|.---'---`---.|_|_
\_ \ \----._________.----/ \----._________.----/
\ \ / / `-_-' `. `]-[' ,'
__,--`.`-'..'-_ `.' _ `.'
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mercredi 5 décembre 2012

Les vaisseaux de StarTrek

On connaît en général 3 ou 4 vaisseaux de StarTrek pour peu que l'on ait regardé quelques épisodes, mais il en existe des centaines, croisés lors des épisodes des 5 séries, mais également dans les productions des fans ou dans les jeux issus de cet univers.

Voici des liens vers des manuel pour reconnaître les vaisseaux de Starfleet, qui ne comportent donc pas les vaisseaux ennemis ou alliés:

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samedi 1 décembre 2012

Comment dépecer le MoDem en douceur

En ce moment, certains annoncent que la double appartenance au MoDem et à l'UDI est possible, entretenant un flou que François Bayrou a lui même diffusé lors de sa lettre aux militants le mois dernier, lorsqu'il concluait celle-ci en disant que la double appartenance était "envisageable"[1].

Sauf que les statuts du Mouvement Démocrate sont explicites, la double appartenance est interdite[2], et à moins d'un congrès pour les changer, ce n'est tout simplement pas possible. On est adhérent du MoDem exclusivement. C'était même une pierre d'achoppement avec les adhérents de Cap21, qui ont pu conserver une espèce de double appartenance via une exception, qui, si j'ai bonne mémoire tenait au fait que Cap21 était membre fondateur du MoDem.

Donc disais-je, certains expliquent que la double appartenance est possible, afin d'encourager les militants du MoDem à rejoindre l'UDI. Ce n'est qu'un demi mensonge, puisque les statuts de l'UDI autorisent la double appartenance. C'est donc le MoDem qui est administrativement incompatible avec l'UDI, pas l'inverse[3].

Dans la phase de construction dans laquelle ils sont, ils ne vont pas s'encombrer de ce genre de détails administratifs. De toute façon, il n'est pas besoin d'être devin pour voir ce qu'il va se passer:

  • Durant cette phase de création de l'UDI, le but du jeu consiste à intégrer les adhérents, militants et élus de toutes les origines, le MoDem n'en étant qu'une parmi d'autres. Les cartes ne sont pas la priorité.
  • La campagne pour les municipales a commencée, depuis déjà l'été dernier, des listes vont se monter, des contacts se nouer, des rapports de force s'instaurer. Certains seront fidèle à leur origine politique, d'autres embrasserons les couleurs qui vont bien pour arriver à leur fin.
  • La phase de négociation avec l'UMP commencera d'ici 1 an, et les centristes voudront avoir des places, que l'UMP leur donnera bien volontiers, mais au compte goutte. Car ne nous leurrons pas, il n'y aura que très peu de listes et de candidats tête de liste sous la bannière UDI, sauf lorsque l'UMP y a intérêt.
  • A ce moment, que dira-t-on aux utopistes Bayrouistes ? Soit vous prenez la carte qui va bien, soit vous restez tout seul ! Tout à coup, la double appartenance ne sera plus intéressante. Si pour avoir une place qui va bien aux élections municipales il faut abandonner une carte orange un peu trop stigmatisante, la perspective de l'élection lèvera les dernières hésitations.

Dans ce scénario rodé comme du papier à musique, il y a cependant un élément de calendrier qui pourrait sauver le Mouvement Démocrate. Le gouvernement vient en effet de discuter en conseil des ministres, du report d'un an des élections municipales, départementales et régionales, en 2015. Ce faisant, les négociations et constitutions de liste se feront en 2014 et plus dans 10 mois, ce qui laisse le temps de décanter tout ceci, et les discours ambiguës de s'éclaircir.

Notes

[1] Extrait de la lettre: Un regroupement du centre droit se former. (...) Nous sommes donc ouverts à un partenariat entre le Modem et l’UDI. De la même manière, nous serons ouverts à une coopération avec tous ceux qui, venant du centre gauche, ou de l’écologie réaliste, choisiront eux aussi la voie de l’indépendance. (...) Si ce partenariat se met en place, alors nous devrons réfléchir ensemble à son mode de fonctionnement et à son organisation, y compris même la perspective de double appartenance, sous réserve de réciprocité.

[2] Extrait des statuts: L'appartenance au Mouvement Démocrate est exclusive de toute adhésion à une autre formation politique au sens de l'Article 4 de la Constitution et de l'article 1 des présents statuts. Tout manquement à la présente disposition entraîne la radiation automatique.

[3] Politiquement parlant il y a d'autres sources d'incompatibilité, mais ça j'en ai déjà causé.

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jeudi 29 novembre 2012

Peut-on transposer au logiciel propriétaire le modèle économique du logiciel libre ?

En effet, beaucoup d'éditeurs de logiciels sont effrayés par les caractéristiques des licences des logiciels libres, dites virales. La licence la plus connue, la GPL impose de redistribuer les sources du logiciel lorsqu'on le modifie. Ce qui veut dire que si vous créer des morceaux de logiciels qui s'appuient sur du logiciel libre, vous devez fournir le code source de votre logiciel.

En fait ce n'est pas tout à fait vrai, car il existe plein de variantes des licences libres, dont certaines qui n'imposent pas ce genre d'obligation. Mais il n'en reste pas moins qu'à la base un logiciel libre est fait pour le rester.

Du coup, le modèle économique du logiciel libre est rarement le logiciel lui même. En effet comment vendre un logiciel qui peut facilement être télécharger sur internet "gratuitement"[1]. C'est donc ce qui gravite autour du logiciel qui se monnaye, et non le logiciel lui même:

  • Personnalisation,
  • Développement de modules spécifiques,
  • Installation,
  • Formation...

Hors il n'y a pas de raison qu'un logiciel propriétaire[2] ne puisse pas être rentable selon le même modèle économique.

Ainsi le logiciel lui même n'a plus de valeur marchande[3] et devient un support pour la vente de service.

C'est clairement la tendance lourde vers laquelle l'industrie du logiciel évolue. Il n'y a qu'à voir IBM qui vend du service et du matériel, Google qui fourni des services mais pas des logiciels, les jeux qui sont payant pour se connecter à des services de mise en réseau...

Cette tendance se retrouve dans d'autres domaines:

  • Renault ne veut plus vendre des voitures mais du transport, tout comme la SNCF qui ne veut plus vendre des places de train mais du voyage.
  • On nous propose d'acheter du droit à écouter de la musique et non plus des disques.
  • Les vendeur d'énergie veulent nous vendre du confort et plus des watt.
  • Les entreprises achètent du service de mise à disposition d'ordinateur, incluant la maintenance, le remplacement et les logiciels, mais plus des ordinateurs et des licences de logiciel.

Tout ceci ne veut pas dire qu'il n'y aura plus de logiciel ou de voiture ou de disque, mais que ces éléments ne sont plus qu'une des briques de ce que l'on achète. Donc oui, le modèle économique du logiciel libre est totalement transposable au logiciel propriétaire.

Notes

[1] On peut vendre du logiciel libre, mais comme n'importe qui peu le redistribuer une fois qu'il a les sources, il est peu probable qu'il reste payant longtemps.

[2] Un logiciel propriétaire, ou privatif, est fourni gratuitement ou moyennant finance sans ses sources et donc sans les moyens de le modifier ou le vérifier.

[3] même s'il possède une valeur intrinsèque liée aux milliers d'heures de travail qu'il a fallu pour le réaliser.

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mercredi 21 novembre 2012

Le psychodrame de l'UMP est affligeant

Je pense que l'UMP a atteint un niveau de ridicule rarement atteint dans un pays dit démocratique pour un parti de gouvernement, à l’exception peut être de l'Italie avec Berlusconi. Cette incompétence démocratique explique peut être les difficultés qu'ont certains des cadres de ce parti avec les principes démocratiques et qu'ils y préfèrent les concepts inspirés des républiques bannières et autre autocraties, comme l'a, à plusieurs reprises, illustré Nicolas Ier, durant sont heureusement éphémère règne à l’Élysée.

En principe, une élection est une chose simple. Dans ce genre de scrutin, la seule source de triche qui était prévisible concernait les fausses cartes d'adhérents, les radiations abusives et bien sûr les procurations. Celui qui dispose du fichier a en effet un énorme pouvoir pour influer la carte électorale du parti, et ça dans tous les partis sans exception.

Je n'ai pas bien compris comment Copé pouvait être candidat et secrétaire du parti en même temps. Le minimum eut été qu'il démissionna de ses fonctions durant la campagne. Martine Aubry l'a fait elle lors des primaires du PS. Je sais c'est symbolique, car même en démissionnant le secrétaire général d'un parti dispose toujours d'une forte influence, mais en politique, le symbole est important, sans compter que si la personne assurant l'intérim est intègre[1], ça peut grandement aider le déroulement des processus électoraux.

Cette élection a aussi montrée la problématique du prisme médiatique et sondagier. L'exposition publique de cette élection interne a donné à commenter par des journalistes qui n'ont pas forcément connaissance de l'intérieur du parti. Des sondages qui donnait Copé très largement battu par Fillon ont été réalisés, oubliant un peu vite qu'un électeur, un adhérent et un militant ne votent pas de la même manière. Les cadres de l'UMP ont majoritairement choisi le "vainqueur" désigné par les sondages, histoire d'être dans le bon camp sans prendre de risque, assurant à Fillon une visibilité médiatique encore accrue.

Dans le petit journal de Canal+[2], des militants UMP avaient été interrogés, et leurs propos ou positions illustraient à souhait la droitisation du parti[3]. Ceci a expliqué les discours limites des candidats: il fallait séduire le militant/l'adhérent, pas l'électeur ! A ce jeux, Fillon n'était pas le plus fort.

Bon je résume:

  • L'UMP n'a pas de chef légitime. Moins de 60 voix d'écart avec des procédures en irrégularité de partout.
  • La commission de conciliation de l'UMP qui s'appelle la CONARE[4] est aux mains des potes de Copé.
  • L'UMP à une dette colossale de 70 millions d'Euro[5] avec en plus sa dotation de l'état qui va passer de 30 à 20 million par an[6].
  • Des rumeurs courent sur une scission de l'UMP, les députés ayant soutenu Fillon pourraient se rassembler dans un nouveau parti d'ici au 30 novembre, histoire de couper une partie des vivres au parti[7]
  • L'UDI attend en embuscade comme une roue de secours pour les adhérents et élus désemparés par ce bordel.

Moi qui croyait que le bordel que nous avions eu lors de la création du MoDem en 2007 était grave, je constate avec soulagement que nous étions des petits joueurs en matière de foutoir :-D

Notes

[1] Si, si, ça existe des personnes intègres dans tous les partis !

[2] Je sais ce n'est pas forcément représentatif.

[3] Localement le député de la 6ème circonscription, Lionel Lucas l'a très bien compris, tout comme Eric Ciotti.

[4] Il faut le faire pour choisir un nom pareil.

[5] On se demande comment c'est possible, et ces gens là donnent des leçon de gestion !!

[6] Au passage on apprend que l'UMP a une amende de 5 million pour absence de parité.

[7] En se rattachant à un nouveau parti, les députer prive l'UMP de l'argent de l'état, enfonçant un peu plus le partis dans la dette.

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samedi 17 novembre 2012

L'UDI était à l'ordre du jour, on en a même pas causé

Intéressante remarque d'un participant de la convention du MoDem06 organisée hier soir qui soulignait que nous n'avions pour ainsi dire pas parler de l'UDI de toute la soirée. Il y avait à l'ordre du jour parmi les 4 points programmés, la question de la constitution de l'UDI dans les Alpes Maritimes et de la relation du MoDem06 avec cette formation.

Le sujet a été évacué en 2 points:

  • L'UDI est ancré à l'UMP et le Mouvement Démocrate est génétiquement indépendant. Donc on peut causer et travailler avec l'UDI comme avec n'importe quelle autre formation politique[1].
  • L'UDI est un parti d'élus sans adhérant ni militant, le MoDem c'est l'inverse, c'est pourquoi certaines personnes tendent des perches insistantes au MoDem.

Voilà, point traité en moins de 15min sur une réunion de plus de 2h. Ce point n'a pas motivé les foules. Visiblement, au MoDem06, personne n'en a rien à cirer de l'UDI. Qu'est-ce que ça aurait été si nous avions mis à l'ordre du jour la création du nouveau parti de Corinne Lepage, écolo-centro un peu plus à gauche que l'UDI mais moins que les Verts...

Note

[1] A l'exclusion des extrémistes il va sans dire.

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lundi 12 novembre 2012

Mes twitt et retwitt d'octobre 2012

De moins en moins de politique, de plus en plus de technique:

Lire la suite...

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lundi 5 novembre 2012

Le symbole du mot Mariage

Je rebondi aux billets d'Hervé Torchet et de l’Hérétique sur le mariage des couples de même sexe, avec lesquels je ne suis pas totalement en phase:

Tout d'abord il faut être très vigilent à ne pas mettre sous la même bannière tous les homosexuels, qui sont tout aussi divers que les hétérosexuels. Certains ne demandent rien, d'autres sont satisfait par les avancées en matière de droit du PACS[1], certains ne sont préoccupés que par la parentalité, et d'autres par l'égalité absolue des droits. Bref une mosaïque d'opinions et de revendications.

Une partie des homosexuels qui réclament le mariage, ne se contentent pas seulement des droits qu'il concède, mais aussi du symbole qu'il représente. Pour eux, le PACS, au delà de ses limitations en matière de parentalité, ne peut être satisfaisant.

En effet, la chose publique est faite de symboles, souvent plus importants que les faits ou que ce que le pragmatisme voudrait. Dissocier le mariage et l'union civile, pose un problème de symbole. Notons au passage que c'est justement pour cela que François Bayrou les dissocie, afin de ne pas altérer le symbole porté par le mot "mariage".

Or donc, pour préserver le symbole dans son sens actuel, certains proposent de restreindre le mot mariage à la cérémonie religieuse et union civile au passage devant le maire. Étant un fervent mécréant, je me permet de demander pourquoi, moi qui ne suis pas passé devant un curé[2], mon engagement pour la vie n'aurait pas la même symbolique ? Et puisque l'on en est aux symboles, pourquoi ne parle-t-on pas de mariage devant le maire et d'union religieuse devant les prêcheurs ?

Notes

[1] Rappelons que les droits ouverts par le PACS convergent de plus en plus avec ceux du mariage, que ce soit la gauche ou la droite au pouvoir, mais en général discrètement.

[2] Remplacer par rabbin, imam ou autre prêcheur de félicité éternelle.

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vendredi 2 novembre 2012

Rétrospective sur la Franchise Star Trek


Rétrospective sur la Franchise Star Trek par watchmojo

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samedi 20 octobre 2012

Au lieu d'attaquer une banque il vaut mieu en créé une

Il est possible de créer de la monnaie sans être un faux monnayeur.

Le principe de la monnaie en fait repose sur la confiance. Si entre toi et moi, nous décidons de créer la monnaie toimoi pour nos échanges de services, il suffit que nous ayons tout les deux confiance et voilà. Une séance de repassage c'est 4 toimoi, une aide aux devoirs c'est 3 toimoi, récupérer les enfants à la sortie de l'école, c'est 1 toimoi et une soirée de babysiting c'est 5 toimoi. Nous avons créé une monnaie locale, basée uniquement sur la confiance entre individus, le seul qui n'est pas content dans l'affaire, c'est l'état, car la TVA et les charges sociales sont difficilement exprimables en toimoi, c'est pourquoi les monnaies alternatives sont restreintes à certains secteurs de la vie économique et ne peuvent pas remplacer les monnaies fiduciaires. Elles ne sont que des compléments, mais fichtrement intéressants. La vidéo ci dessous présente les enjeux des monnaie et quelques exemples.

Note

[1] Le titre de cet article est un peu racoleur.

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mercredi 10 octobre 2012

Subventionner l'achat de voiture est une connerie

Tous les gouvernements l'ont fait. Donner des primes à la casse, des ristournes écologiques... Ce n'est pas à l'état de subventionner l'achat de voitures, seraient-elles même électrique, car ça ne fait que distordre le marché en finançant en fait des intermédiaires et non le consommateur ou le fabriquant, ou alors dans une faible part.

On l'a vu il y a quelques années lorsque les panneaux solaire thermiques[1] ont commencé à être subventionnés, des installations éligibles aux subvention avec un prix de 2 ou 3 fois supérieur à ceux pratiqués dans des pays comme la Turquie ou la Chine[2]. Dans le même genre, les aides au logement rendues accessibles aux étudiants en 92[3] ont immédiatement conduit à un renchérissement des loyers de tous les petits logements premier prix, provoquant un tassement vers le haut des prix et un enrichissement des propriétaires au détriments des locataires.

En fait, dès qu'une subvention est donnée sur un marché, immédiatement les prix incluent cette subvention, c'est la tendance naturelle et prévisible. Et ont se demande alors pourquoi ce genre de subvention est encore utilisée par les politiques. Je me demande si ce n'est pas par facilité, à moins que ce soit de l'incompétence... ou les 2.

En fait, le rôle de l'état n'est pas d'intervenir directement sur un marché, mais d'être un facilitateur en investissant dans les infrastructures, qui sont des investissements à très long terme, et en général à peine rentables. Typiquement, pour soutenir le marché de la voiture électrique, ce n'est pas à l'état de payer des voiture[4], mais plutôt de proposer la définition de normes pour faciliter le marché et participer à la mise en place de stations d'échange de batterie.

Et là, on imagine que si changer ses batteries ne prend plus que 3 min, presque moins de temps qu'un plein d'essence, la voiture électrique devient une vraie alternative, avec un marché ouvert aux voitures routières ou aux utilitaires. On pourrait imaginer que l'appel d'offre de l'état pour équiper les principaux axes routiers et centres urbains pourrait même imposer des usines d'assemblage et de pièces détachées à moins de 200km des stations[5] histoire de favoriser le produire en France. Au lieu de ça, le gouvernement nous fait des mesurettes en filant de l'argent aux constructeurs qui délocalisent leurs usines hors de l'Europe.

http://france.betterplace.com/the-s...

Notes

[1] Ceux qui chauffent de l'eau et pas ceux qui produisent de l'électricité.

[2] Un panneau avec ballon intégré coûte 300€ sur internet, le modèle de luxe proposé en France 2500€.

[3] Si ma mémoire ne me trompe pas, par Jospin ou Lang.

[4] Ni même à la région ou à la communauté d’agglomération.

[5] Distance parcouru par un véhicule électrique.

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dimanche 7 octobre 2012

Pour un peu, elles s'en sortaient

"Dépêche toi Josépha, nous devons sortir de ce tunnel avant que le sort d'endormissement du dragon ne se dissipe."

Ranta et Josépha couraient au milieu des restes des repas du dragon, éclairées juste par la petite lueur d'une minuscule lampe de cérémonie que Ranta avait dérobé sur l’autel du temple des adorateurs du dragon, juste avant d'entrer dans le repaire du monstre. Elle trébucha sur un squelette et s'étala de tout son long sur le chemin glissant, soufflant la mèche de la lanterne. Ce n'était déjà pas facile de sortir de ce tunnel avec une lampe, alors dans l'absolue obscurité qui les entourait, leurs chances d'en réchapper s'amenuisaient grandement.

Josépha se rappela soudain des allumettes magiques que lui avait donné la prêtresse elfe. Elle fouilla dans sa poche et en sorti une petite boite rectangulaire. Saisissant une des précieuses allumette, elle invoqua le sort de lumière. Une lumière bleutée jaillit soudain de sa main. Au fur et a mesure que la flamme chauffait, elle devenait de plus en plus jaune, puis blanche. Au bout d'un instant qui paru une éternité, la flamme magique fut assez chaude pour rallumer la petite lanterne. Elle mis fin au sort qui consommait beaucoup de son énergie vitale. Au moment de remettre l’allumette dans sa boite, cette dernière se renversa. Josépha se précipita sur les allumettes magiques qui jonchaient le sol pour les remettre à leur place en sécurité dans la petite boite.

"Vite Josépha, le sort ne va pas tenir plus longtemps."
"Je... je n'y arrive pas"
"Hein, que se passe-t-il ?"
"Je n'arrive pas à les remettre dans la boite."
"Mais elles tenaient toutes dedans avant ?"
"Oui, mais je n'y arrive pas" disait-elle attrapant les allumettes à pleine main et en les jetant avec de la terre dans la boite.

Un souffle chaud et pestilentiel arrivait vers eux depuis une des extrémité du tunnel. Ranta s'agenouilla pour ramasser les allumettes magique mais Josépha l'écarta en continuant d'essayer sans succès d'enfourner les allumettes dans la minuscule boite.

Le dragon n'en fit qu'une bouchée.

  • Mais elle est stupide cette histoire. On a jamais vu quelqu'un se faire bouffer par un dragon parce qu'il n'arrive pas à remettre quelques allumettes dans une boite.
  • On a même jamais vu personne se faire bouffer par un dragon en fait.
  • Certes, mais il y a des règles dans une histoire, les héros soit deviennent amis avec le dragon, soit lui échappent, soit lui font sa fête, sinon ce n'est pas une histoire de dragon.
  • Et pourquoi ne pas arriver à mettre une allumette dans une boîte est moins réaliste que de louper un sort ?
  • Mais n'importe qui est capable de mettre des allumettes dans une boite, il suffit de les ranger toutes parallèles.
  • Ça doit être plus compliqué que tu ne le dis, vu comme tu as du mal à remplir le lave vaisselle ou à ranger tes vêtements dans ton placard.
  • Arg, traître !

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vendredi 5 octobre 2012

Le futur de la mobilité

Sortir des limites de l'écran: un affichage qui se projette sur un mur ou une table, voir même comme une réalité augmenté avec des lunettes, avec le clavier également qui se déploie virtuellement tout autour du terminal et le pointeur (souris ou doigt) se déplaçant en 3D façon Kinec.

Vous vous souvenez dans Matrix, le centre de contrôle de Sion ? Manipuler les objets logiciels comme des éléments 3D.

Le smartphone n'est plus qu'un système d'exploitation et de connexion et on oublie l'interface physiquement limitée en taille. L'énergie étant la plus grosse limite, je pense qu'il n'y a que les lunettes proposant une réalité augmenté qui peuvent permettre ce genre d'évolution, avec évidement la possibilité de partager avec les autres certains "objets logiciel 3D".

Tous les outils logiciel et technologiques sont là, séparément. Il faut que l'on nous débarrasse des brevet logiciel (pas technologique hein, il faut bien payer les inventeurs) et il sera possible de les mettre tous ensemble (au problème d'énergie près pour le moment).

Imaginez le futur de la mobilité

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jeudi 4 octobre 2012

Festival du livre et livre libre

Comme l'information est passée dans un commentaire technique, je la remet en avant dans un billet. Lors du 25ème festival du livre de Mouans Sartoux, l'association Linux Azur rappel divers ateliers autours du livre libre:

Vendredi 5 Octobre 16:00 - Samedi 6 Octobre 17:30, au "Café Beaux livres" – Espace B du festival du livre de Mouans-Sartoux

Les conférences‐ateliers auront lieu à l’espace Beaux Livres (entrée près de l’accueil du festival), à 16 h et 17 h 30 respectivement, et seront relayées par un stand Linux Azur en zone « Associations ».

Vendredi 5 octobre, 16:00

Simon Giraudot, auteur de geektionnerd.net: "Je suis auteur BD, j'ai fait le choix du Libre et je ne le regrette pas !", conférence-atelier avec démonstration Inkscape.

Samedi 6 octobre, 17:30

Alexis Kauffman, "La fabuleuse histoire d’un livre Libre", l'aventure de Framabook au travers du choix des licences, des outils... Étude de cas à partir du travail de Christophe Masutti.

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