Je continu ma réflexion sur l'avenir du MoDem. Donc je disais que le MoDem est mort, du moins celui que nous avons connu depuis 3 ans. Après la gifle électorale comme disent certains, l'hémorragie de militant continue, de même que les non renouvellements de carte. C'est comme dans tous les partis me direz-vous, il n'empêche que cela n'aide pas à se projeter dans l'avenir. Malgré tout il y a toujours des militants, dont certains s'interrogent.
Première tranche du chantier : créer un outil
Revenons une minute sur la raison d'être du MoDem :
soutenir un projet de société défendu lors de l'élection présidentielle de 2007 par François Bayrou.
obtenir des élus.
faire émerger de nouvelles têtes, de nouveaux leaders.
On peu raisonnablement dire que l'objectif a été poursuivi et pas trop mal atteint, même si certain diront que c'est insuffisant. Donc pour moi, la première tranche de travaux de MoDem, est faite. Vous pouvez me dire qu'elle n'est pas assez ceci, ou trop cela, mais elle est là.
Deuxième tranche : utiliser l'outil
Maintenant nous sommes à la veille de la 2ème tranche, à savoir utiliser l'outil MoDem pour faire gagner ses idées. Les journalistes nous rabâchent depuis des années que le MoDem n'est qu'une écurie présidentielle pour Bayrou. C'était évidement complètement faux, mais maintenant cela est en passe de devenir vrai.
Les militants et cadres du Mouvement Démocrate sont aujourd'hui face à un choix :
conserver le MoDem comme un think tank[1] et pousser Bayrou à sortir du MoDem, dissociant la campagne présidentielle et le parti politique. Cela a du sens si l'on considère que l'élection présidentielle est la rencontre d'un(e) homme/femme avec les électeurs, et non d'un parti avec les électeurs. C'est aussi une démarche qui a été souvent soufflée en 2006/2007 à Bayrou vis à vis de l'UDF.
transformer le MoDem en écurie présidentielle, au service d'un seul objectif, l'élection de Bayrou. La justification étant que s'il est élu, il sera le plus fort pour porter le projet fondateur du MoDem.
Pour ma part, je ne pense pas que le MoDem soit suffisamment discipliné pour devenir un Think Tank, et puis ce n'est pas la raison de mon engagement dans ce parti politique. Mon projet politique ne pourra existé qu'avec l'élection de François Bayrou, du moins au niveau national[2]. Donc je ne vois qu'un seul avenir pour le MoDem, se focaliser sur l'élection présidentielle avant sa dissolution dans une entité plus grande au lendemain du premier tour de l'élection présidentielle.
Ce n'est pas évident de savoir ce qui se joue exactement et encore moins d'évaluer les conséquences pour les commerces et l'emploi, surtout avec des informations contradictoires.
Hier l'information était tout autre puisque ce n'est plus le magasin dont on parle mais les actifs foncier comme l'explique les Echo[1].On en sait pas beaucoup plus sur l'avenir de l'activité commerciale, mais moi je comprend que les Galeries Lafayette veulent se recentrer sur leur cœur de métier, à savoir la mode, en laissant tomber leur activité immobilière. Ce qui laisse à penser que le magasin devrait resté là, puisque le changement de propriétaire des murs ne change pas grand chose à l'activité commerciale.
J'ai beaucoup aimé le billet de Jean François Kahn Durand vaut-il 500 fois plus cher que Dupont ?, et je fais le lien direct avec une émission de Daniel Mermet que j'avais trouvé édifiante.
En effet, l'invité (dont j'ai oublié le nom) parlait du rendement des placements. Voici ce que j'en ai retenu : l'idée est qu'un placement sans risque devrait rapporter un petit peu plus que l'inflation, soit entre 2 et 5% (tout comme un placement immobilier d'ailleurs). Une entreprise normale rapporte en principe entre 8 et 15%.
Là où ça commence à pauser problème, c'est que les financiers exigent des rendements supérieur à 15% des entreprises, ce qui nécessite forcément de faire des choix stratégiques pour atteindre ces rendements, qui ne sont pas toujours les meilleurs pour la pérennité de l'entreprise.
Jusque là c'est de la stratégie. Les financiers épuisent les entreprises et mettent en péril leur avenir, notamment leur capacité à investir[1], mais à part les salariés qui se retrouvent au chômage[2], cela n'a pas de conséquences pour l'environnement économique, puisque cela s'apparente à un combat de crocodiles chacun mangeant son voisin.
Par contre, lorsque ces mêmes financier inventent de toute pièce des produits avec des taux de rendement de 20 à 40% comme les subprimes, il y a quelques temps, ou dans la prochaine bulle spéculative qui va nous péter à la gueule[3], vous pensez bien que tout l'édifice économique est mis en péril, d'où la crise que nous vivons).
Comment voulez-vous dire à des financiers de renoncer à des produits avec des rendements de plus de 25%. Tant que les règles ne changeront pas ils continueront à placer de l'argent qui ne leur appartient pas sur ces produits spéculatifs, sans réalité économique derrière.
Et là, je pense que si il devait y avoir une gouvernance mondiale, après la suppression des paradis fiscaux, il faudrait imaginer un processus pour que les rendements supérieurs à 20% soient tellement taxés, que personne ne trouve un intérêt à les mettre en œuvre. De facto, ce serait une épuration de toute cette spéculation pour revenir à une spéculation saine basée sur des fondamentaux économiques, à savoir la vraie richesse produite par les entreprises.
Voilà, j'ai fini avec mon utopie, vous pouvez revenir dans la vraie vie, celle des très riches protégés par le bouclier fiscal, celle des paradis fiscaux qui appauvrissent les états au profit des corporations, celle des amis du Fouquet's...
Notes
[1] Par exemple, certaine entreprises préfèrent racheter un concurrent pour récupérer son portefeuille client, ou absorber une petite entreprise innovante pour récupérer des brevets qu'elles ne sont plus capable de produire.
[2] Suite au démantèlement d'entreprise "pas assez rentable".
[3] Parce que vous n'avez tout de même pas cru une minute les fanfaronnades de notre super président ! Ils ont foutus la merde avec les subprimes, mais ils ont déjà recommencé, rien n'a changé.
Je ne vais pas commencer sur ce blog a essayer de faire la compétition avec Cyril, car je suis un très mauvais pêcheur[1], mais il y a des opportunités qui font le larron, et aujourd'hui était un jour comme ça.
Nous étions en train de buller au bord de l'eau après un picnic sur le chemin des douaniers à Roquebrune Cap Martin[2] quant les enfants ont décidé qu'ils voulaient se baigner[3]. Ils en étaient encore à essayer de mettre les pied dans l'eau quant ils virent une "énooooooorme pieuvre".
Allez savoir pourquoi, l'animal curieux, non seulement s'est mis à jouer avec les pieds des enfants, jusque là rien de bien méchant, mais en plus il s'est approché de la surface et a commencé à sortir ses tentacules de l'eau. Je suppose que ce poulpe devait avoir pris l'habitude de chasser les crabes jusqu'hors de l'eau, car je ne vois pas trop pourquoi il agissait ainsi.
J'ai demandé à l'assistance s'ils voulaient manger du poulpe. Réponses des adultes, "ben oui c'est très bon". Sous l'œil de nos amis effarés qui ne pensaient pas que je parlais sérieusement, j'ai attrapé l'animal, sans trop lui laisser l'opportunité de donner son avis. Il est ce soir en petit morceau, prêt à être cuisiné.
Si mes enfants n'ont pas été trop impressionnés par cette pêche improvisée sans outils, je crains que les enfants de mes amis restent un peu choqués. Il est vrai que les citadins assistent rarement à la mise à mort de l'animal qu'ils ont dans leur assiette. Le commentaire "c'est mieux quant on l'achète" illustre bien qu'ils n'ont aucune idée du fait qu'un morceau de viande était avant tout un animal. Je pense que c'est dommageable. Si les gens savaient ce que c'est, il est probable qu'il finiraient leur assiette en pensant que l'animal qui a été tué mérite le respect et que ceci passe avant tout par la simple action de ne pas gâcher. Cela aussi conduirait sûrement à plus de respect des gens qui décident d'être végétarien[4].
Pour revenir au poulpe, je n'ai plus chassé cet animal depuis plus de 25 ans, depuis que j'en ai eu un dans mon aquarium. C'est comme pour les lapins : lorsque vous avez un lapin nain dans une cage à la maison, il est rare que les gens de la maisonnée consomme encore du civet. En plus, chasser le poulpe est trop facile, et s'apparente plus à un massacre. En effet, le poulpe n'a pas peur de l'homme. Il compte sur son camouflage pour se défendre, ce qui est efficace avec les touristes, mais on apprend vite à repérer son trou et l'animal caché dedans. Il est très curieux, donc il suffit de gratter un peu devant son trou pour qu'il vienne voir ce qui se passe, voir, et ça m'est déjà arrivé, attrape le fusil pour essayer de l'emmener dans son trou. Autant dire qu'il n'est nul besoin d'avoir une grande dextérité pour "se faire un poulpe". Donc attraper un poulpe à mains nues comme aujourd'hui, n'est pas un exploit. Il faut juste avoir envie de le faire, et il se trouve que cela fait très longtemps que je n'en ai pas mangé préparés comme ma maman les faisait. Je vous promet de ne pas en gâcher une miette
Poulpe de 1.2kg capturé du bord à la main à Roquebrune Cap Martin le 25 avril 2010
Notes
[1] On peut toujours progresser mais en l'état, je ne risque pas de dépeupler la mer.
[2] Super ballade au demeurant que je conseil à ceux qui veulent profiter de la mer sans se ruiner. Nous étions en bande avec des amis et leurs enfants.
[3] Ils sont fous, moi à 14°C je n'y met pas un orteil sans une bonne combinaison.
[4] Je ne suis et ne serais jamais végétarien, mais la démarche se défend tout à fait.
Un volcan et hop, tout le monde laisse tomber l'avion pour le train ou le bateau. Quel écologiste n'en a pas rêvé ? J'ai entendu ce matin que la dernière grosse éruption volcanique du Pinatubo en 1991 avait contribué à abaisser la température du globe en moyenne de 0.2°C sur une année (voir historique des éruptions qui ont eut le plus d'effet sur le climat).
Au passage, avez-vous noté que ni Srkz, ni son bouldogue Lefevre n'ont pris la parole ou ont été cité dans les média ces derniers jours ? Bientôt les média vont même finir par nous parler du volcan si ça continu[1].
S'il n'y avait les islandais qui s'en prennent plein la gueule une deuxième fois après le krash de leurs banques, je remercierai presque Eyjafjallajokull[2].
La réforme annoncée de manière tonitruante par le président de la République, validée comme toujours a posteriori par une commission feignant une concertation pour conclure que l’idée du chef était bien la meilleure, bref, la suppression du juge d’instruction est abandonnée. lire la suite...
Le président de la République, entre deux rumeurs, a décidé de repartir à la conquête de l'électorat perdu. Cette reconquête passe par la construction d'une nouvelle image, plus terrienne, plus rurale, plus clocher et blé en herbe que le bling bling parisien à la sauce fric et people. Au cours d'une rencontre face avec le monde dit agricole, le Président s'est surpassé. lire la suite...
Vous voyez sur la photo l'espèce de monstre[1] que Cyril a pêché ? Ben vous savez quoi, j'ai même été invité à en manger un morceau. Sincèrement c'est très bon le loup.
Cyril Cousinier, Loup de 87cm à Cagnes sur Mer, pêché dans la nuit du 9 au 10 avril 2010
Non content de le pêcher en plus il le cuisine
Cuisson du loup au gros sel
Mesdames, il est hélas déjà pris
Notes
[1] Monstre parce que 87 cm, soit environ 8kg c'est pas une prise courante dans le coin.
Je le disais il y a déjà plusieurs mois, le MoDem en 2012 ne sera plus jamais le mouvement que nous avons connu et que nous connaissons.
Le MoDem, un outil pour avoir des élus
En effet, à sa création, le Mouvement Démocrate avait comme mission[1] de faciliter la constitution d'un socle d'élus dans toute la France.
La fonction de ces élus :
Occuper le terrain politique et idéologique défendu par le projet de Bayrou en 2007. Ils défendent, propagent et rendent visible auprès des électeurs le projet de société sur lequel 7 millions de Français se sont exprimés.
Fournir des référents et des points d'ancrage aux militants.
Accessoirement, pour ceux qui sont dans des exécutifs, ils donnent des moyens au parti pour fonctionner (salles, réseau informationnel...).
Aujourd'hui, il n'y a quasiment plus d'élus à faire élire à part les élections cantonales de l'année prochaine. Cette mission du MoDem n'a plus de raison d'être et nous passons maintenant à l'étape d'après, la présidentielle, seule élection capable à nouveau de propager le projet de société et éventuellement de le mettre en œuvre. Cela n'exclut pas bien sûr les autres échéances, postérieures à 2012, mais à part les candidats, personne n'y pense pour le moment.
J'entends déjà ceux qui disent qu'un parti politique n'est pas là QUE pour avoir des élus. Je ne suis hélas pas d'accord, et je l'ai dit ici à plusieurs reprises. Un parti politique est un groupe de gens qui veulent promouvoir un modèle de société, et pour ce faire il faut à un moment ou un autre accéder au pouvoir. Soit c'est en étant élu, c'est la version en pleine lumière, soit c'est en agissant dans l'obscurité dans les différents cercles d'influence de ceux qui ont le pouvoir, dont entre autre, les élus. Bayrou étant justement indépendant de ces cercles d'influence comme le souligne l'hérétique, c'est la version pleine lumière qui correspond à sa démarche[2].
On peut être élu sans parti politique, ça oui, mais un parti politique sans élu est un groupe de réflexion, et n'a pas besoin de financement publique pour exister. Et si il y a une chose que j'ai apprise durant ces dernières années de militantisme, c'est que la réflexion collective est insipide et consensuelle si elle n'est pas portée et incarnée par des femmes ou des hommes. Le MoDem n'a pas été un groupe de réflexion pour la simple et bonne raison que son président a toujours été le représentant d'un projet de société autour duquel se sont agrégés les adhérents et militants. C'est exactement le contraire du fonctionnement d'un groupe de réflexion qui fait émerger des idées et non qui se rassemble autour d'une idée pré-existante. Tout ça pour dire que le Mouvement Démocrate a toujours été un parti politique.
Que restera-il du MoDem en 2012
Si Bayrou est élu en 2012, le MoDem se sera rempli en quelques semaines d'opportunistes à grande bouche d'une part, et d'autre part, d'adhérents ou militants désireux de soutenir le projet, comme cela s'est passé fin 2006 et début 2007, où l'UDF a vu des milliers d'adhérents affluer parallèlement à la médiatisation de Bayrou. Il faudra tous les faire cohabiter au sein d'une structure fragile car avec une courte histoire, en n'oubliant pas les intérêts contradictoires de la gouvernance et ceux particuliers des candidats lors des élections législatives qui suivront. A l'issue du scrutin, parce qu'il faudra bien gouverner, le MoDem se dissoudra dans une nouvelle entité plus large, beaucoup plus large, aux contours mal définissables.
S'il n'est pas élu, il ne restera pas grand chose à prendre dans un parti qui pèse 4%, quelque soit le score de Bayrou. Car on l'a vu dans les derniers scrutins, la marque Mouvement Démocrate ne pèse rien par rapport à la marque Bayrou. Comme Sarkozy l'a fait en 2007 avec le Nouveau Centre, le vainqueur de 2012 viendra dépecer la bête reconstituée par l'élection. Le MoDem qui en résultera sera à nouveau bien fragilisé par l'élection législative qui achèvera le dépeçage.
Le MoDem est mort
Du moins celui que nous avons connu, et il ne reviendra jamais. Nous revivrons peut être ces moments magiques de campagne, ces moment où l'on sent l'électricité dans l'air. Mais comme le chante Sade[3] "Never as good as the first time"[4].
[1] Mission non avouée explicitement hélas, mais évidente.
[2] Je ne pense pas qu'il soit nécessaire de rappeler la différence avec le pouvoir Sarkozyste soutenu par des capitaines d'industrie, propriétaires de média...
Ce soir nous étions avec mon épouse au concert de M, alias Mathieu Chedid au Nikaïa à Nice et j'ai vraiement trouvé ça super. Je ne pense pas que j'achèterai ses disques. Lorsque je les écoute à la radio cela ne me fait pas envie.
Pourtant, ce concert était vraiment un moment de bonheur. Cela me confirme dans l'idée que la musique live c'est une autre dimension. Cela n'a en fait pas grand chose à voir. Il y a une espèce d'électricité dans l'air, des vibrations. Des milliers de gens pleins de bienveillance pour passer un moment de plaisir.
Je ne pense pas qu'un concert de ce genre se regarde sur un DVD ou s'écoute avec un i-quelque-chose. Cela ce vit, cela se ressent. Tous les artistes n'ont peut être pas ce talent de mise en scène mais cela m'incite à dire que l'avenir de la musique c'est le live, pas les i-truc.