Citoyens prenez le pouvoir

Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

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dimanche 24 janvier 2010

Une activité parfaitement non écologique

Vous savez quoi ? Je viens de passer 2 jours à la montagne à skier en famille avec des amis. C'est une activité parfaitement non écologique. On commence par la voiture[1] aller/retour jusqu'à St Etienne de Tinée, soit 160km, avec les bouchons qui vont bien. A cela s'ajoute l'électricité des remontées mécaniques alors qu'il parait que notre département est au bord de la rupture énergétique. Je ne parle pas de la facture de chauffage de l'hôtel[2] qui est loin d'être un bâtiment HQE[3].

Pour me donner bonne conscience, je pourrait dire que nous étions 4 dans la twingo, que nous avons soutenu l'industrie hôtelière de St Etienne de Tinée, que nous avons contribué à pérenniser l'emploi d'un snack, que nous participions à l'amortissement d'infrastructure de remontés mécaniques, et que grâce à nous des emplois dans l'arrière pays trouvent pleinement leur raison d'être.

Oui je pourrais dire tout cela sur ce blog supposé parler de politique, mais je me contenterai de vous dire que c'était super, que j'ai initié mes enfants au hors piste et qu'ils ont aimé, qu'il a fait beau, et que l'on a tous passé un bon moment avec nos amis. Bref, ça l'a fait super bien.

ski_enfants_20100124.png

Sur la photo, le fiston et sa sœur en train de sauter une bosse, et l'ombre, c'est leur rigolo de père avec son chapeau à la con qui tient l'appareil photo.

Notes

[1] Je vous rassure, je ne roule pas en 4x4, mais en twingo.

[2] L'hôtel des amis à St Etienne de Tinée, c'est familiale et simple, mais l'on est très bien accueilli, je recommande.

[3] HQE : haute qualité environnementale.

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jeudi 21 janvier 2010

Picorage : bonne direction, crédit P2P, trucage des données, connaissance versus apprentissage

  • Choisir la bonne direction : une question de panneaux indicateurs : Il y a un dicton qui n'existe pas en évaluation des politiques publiques, mais qui serait bien sympa : "une politique qui veut s'améliorer, doit améliorer ses indicateurs."
  • Crédit P2P, le cauchemar des banques : Imaginez que les particuliers qui touchent 1.25% avec leur livret A commencent à penser que ce n'est guère rémunérateur, comme taux : eh bien ils pourraient avoir l'idée de déposer des fonds sur une plate-forme de particuliers, et même, plus fûté encore, de mutualiser les risques en constituant des fonds de particulier.
  • La plupart des données qui peuvent intéresser le citoyen font l’objet d’une présentation fallacieuse : Le grand truquage
  • Connaître ou apprendre ? : un capital de connaissance s'use si l'on ne s'en sert pas.

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lundi 18 janvier 2010

Demander leur avis aux adhérents

Il y a quelques temps déjà je disais que je n'en avais rien à cirer de la manière dont les têtes de listes du MoDem seraient désignées en vue des élections régionales. Que ce soit par le parti ou par les militants cela ne change pas grand chose, si ce n'est au niveau de la forme et des conséquences internes.

Regardons une minute comment cela se passe au PS. Ce parti à choisi la désignation par les adhérents. Résultat, une liste proposée par l'exécutif qui comporte des naz avérés mais fidèles[1] et une liste alternative dont les instigateurs sont jeter au pilori ou censurés. On appréciera l'effet de rassemblement du processus à la veille d'une élection qui doit mobiliser les militants[2].

Regardons comment cela se passe chez les verts : c'est démocratique, les adhérents se réunissent dans une cabine téléphonique et s'auto élisent. La démocratie comme ça, c'est facile.

Regardons comment cela se passe à Europe écologie : les candidats sont désignés en petit comité en fonction de leur notoriété ou influence médiatique. Pour la démocratie on repassera.

Je ne sais pas pour l'UMP, mais si j'ai bien compris, c'est l'Élysée qui a décidé, avec tout le mélange des genres entre chef de l'état et chef de parti.

Donc je résume :
  • soit on donne intégralement la parole aux adhérents et on organise une bonne baston électorale en interne. On sera parfaitement démocrate mais parfaitement divisé au moment de la campagne. Selon le mode de scrutin on aura perdu des gens valables, ou ils faudra faire travailler ensemble des gens qui se sont opposés.
  • soit on défend l'idée qu'il faut faire voter les adhérents sans risquer de provoquer des clivage. On fait alors une liste unique, entre gens de bonne compagnie, avec la tambouille qui va bien en amont, et on demande ensuite aux adhérents de s'exprimer démocratiquement sur un choix unique.
  • soit on se dit que de toute façon se seront les mêmes qui sortiront d'un scrutin que ceux susceptibles d'être choisis, donc autant pas se prendre la tête à se taper dessus, et choisir ceux avec le meilleur potentiel. C'est pas démocratique, mais au moins ceux qui ont décidé sont loin et intouchables, donc on peut en dire du mal tout en se réunissant pour la campagne.

Si on parle purement efficacité, il est clair que la dernière solution facilite le rassemblement des forces militantes : "C'est pas moi qui ai décidé, c'est Paris !"[3].

Le Mouvement Démocrate fait comme les autres, il recherche l'efficacité électorale. On est pas là pour faire mumuse avec des scrutins internes, mais pour avoir des élus qui tiennent la route pour défendre des dossiers et des positions lors de leur mandat, et des élus sur lesquels François Bayrou pourra s'appuyer pour la campagne de 2012. Et Bayrou il en a marre des brailleurs jamais contant qui vont se vendre au plus offrant à la première occasion, comme cette prés campagne nous le démontre à nouveau.

Donc, demander leur avis aux adhérents ce serait l'idéal, sauf que faire travailler des gens qui se sont déchirés dans un scrutin est une gageure et un travail titanesque qui nécessite des gens de grande qualité ce que l'on a rarement. Donc faisons vivre la démocratie à sa place, lors des élections, et le reste du temps soyons efficaces.

Notes

[1] Et surtout qui ne risquent pas de faire de l'ombre.

[2] Faire le parallèle avec le MoDem qui n'a toujours pas cicatrisé les plaies du dernier vote interne dans certains départements, dont le 06.

[3] Les gouvernement font pareil avec l'Europe ;)

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vendredi 15 janvier 2010

Laissez bossez ceux qui savent

Comme la ministre de la santé qui s'est jeté avec délectation dans les média lors de l'annonce d'une future pandémie par l'OMS l'année dernière, j'ai entendu le secrétaire d'État français à la coopération, Alain Joyandet annoncer qu'il se rendait en Haïti, ce qui en soit ne présente aucun intérêt pour les haïtiens, mais pire que ça, accompagné de 30 journalistes.

Encore une fois c'est du n'importe quoi. Il y a des gens qui sont capables et volontaires pour donner et coup de main et lui il va utiliser les ressources rares et chères pour son confort et celui des journalistes. Sérieusement, 5 journalistes auraient été largement suffisants dans un premier temps. C'est d'organisation dont ont besoin les victimes du séisme, de coordination, de matériel, de vivre, d'eau, et certainement pas de politique et leur nuée de flash[1].

Pour couronner le tout, il parait que Srkz veut aussi y aller. On atteint les tréfonds de l'imbécilité.

Et là je ne parle même pas de la cacophonie européenne...

Notes

[1] Je suis pas un spécialiste, mais la France dispose en Martinique et en Guadeloupe, à moins de 2h d'avion, de la capacité de gérer de gros flux de gens ou de matériel en transition. Il m'aurait semblé logique que la coordination de l'action Française se fasse de là.

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mercredi 13 janvier 2010

Un minaret à Saint Laurent du var

Avec tout le délire sur l'identité nationale et les nauséabondes associations d'idées insufflées par un ministre douteux, j'ai complètement oublié de vous parler du minaret de Saint Laurent du Var qui a poussé juste en face de l'école de mes enfants.

Minaret de St Laurent du VarImaginez un peu le frisson qui m'a parcouru lorsque j'ai pris conscience du danger que risquaient de courir mes enfants, à proximité de ces fanatiques religieux, juste en face du passage piéton qu'ils auraient pu emprunter. La création de ce lieu de culte est en lui même une mauvaise nouvelle. En effet, il faut bien qu'il y ait un accroissement du nombre de fidèles pour en justifier la construction.

Je ne vous cache pas que la perspective d'un accroissement du nombre de religieux est inquiétant pour notre société. En effet le retour du religieux dans la sphère publique est une grande tristesse pour le républicain[1] que je suis. N'avons nous pas réussi à nous affranchir de l'influence du fait religieux sur la société en 1905, pour le voir aujourd'hui essayer de gagner, bribe par bribe, de plus en plus influence dans les esprits ?

Il est en effet étrange de voir l'engagement citoyen dans les associations, syndicat ou partis en baisse constante depuis des années, et en parallèle assister à un retour du fait religieux. Nos concitoyens perdent la foi dans la chose publique et la retrouve dans le mystique. Je ne peux m'empêcher de songer aux propos du président Srkz au sujet de la prééminence du guide religieux sur celle de l'instituteur : propos de circonstance pour coller à une tendance sondagière, ou réel conviction personnelle ?

On notera que le permis de construire de cet édifice n'a pas posé tant de problème que ça et que la tour érigée à côté de sa façade rentre bien dans le cadre du plan d'occupation des sols[2]. Le conseil municipal se réjouissait même de cette construction du fait du parking qui allait l'entourer. Comme quoi, tous les « minarets » ne sont pas logés à le même enseigne dans le discours politique...

A lire ailleurs :

Notes

[1] Démocrate avant tout, mais républicain tout de même, nous sommes en France quoi !

[2] On parle encore de POS car je crois que le PLU (plan local d'urbanisme) n'est toujours pas finalisé, la faute à la constitution de la communauté d'aglo puis communauté urbaine.

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mardi 12 janvier 2010

Ah ces militants...

Je n'ai pas repris le titre du billet de Rva, saloperies de militants!, mais j'aurai pu le faire. Le MoDem, comme toutes les formations politiques en ce moment, subit de fortes tensions pour la constitution des listes de candidats pour les élections régionales. Il se trouve qu'il m'arrive en ce moment de comprendre pourquoi ces cadres du PS cités dans le billet de Rva sont méfiants à l'endroit des militants. L'expérience montre qu'hélas un trop grand nombre de militants oublient qu'il y a la vraie vie en dehors du parti, avec de vrais gens qui n'ont rien à cirer de ce qui se passe dans les partis, de vrai journalistes qui adorent ne parler que des problèmes et jamais de ce qui est bon dans la vie d'un parti.

Pour ma part, j'assume totalement et pleinement d'être un militants derrière des gens comme Bayrou, mais aussi Fabien, Loïc ou Valérie. Être militant c'est mettre ses compétences au service d'un projet. J'ai ici cité des hommes et une femmes dans lesquels je perçoit un projet qui est susceptible de me donner envie. Je ne suis pas militant du Mouvement Démocrate, comme je ne l'étais pas de l'UDF. C'est une erreur, je pense, d'incarner son engagement dans une structure. Il n'y a que les projets qui en valent la peine, et les projets sont toujours portés par des gens, de vrais gens, avec du talent ou des lacunes. C'est de l'humain avec tout ce que cela peu représenter d'imperfection.

Une fois que l'on a dit cela, ben il n'y a plus qu'à faire en sorte que ces imperfections n'empêchent pas d'atteindre le but. Et c'est là le vrai sens du militant : ne pas attendre la lune des élites, avoir les pieds ancrés dans la réalité et s'intégrer dans une démarche globale. L'intérêt personnel n'est pas le militantisme, cela n'a rien à voir, même s'il le côtoie souvent. L'ambition, l'intérêt sont des composantes de l'action politique, mais pas nécessaire pour militer. Un candidat peut avoir été militant, peu le redevenir, mais il ne peut pas l'être durant sa campagne, et difficilement durant son mandat.

Et c'est là que le bas blesse, Comment concilier des intérêts partisans, de la tambouille électorale, des tractations pour des places bien payées avec l'utopie du militant qui se bouge le cul pour des idées, un projet qui change la vie, une personne qui lui donne à rêver la réussite de ce projet ?

Pour le moment j'ai toujours réussi à concilier le militantisme et l'ambition politique, sûrement parce que cette dernière a été modeste jusqu'à présent. Je ne suis pas candidat pour l'élection des conseils régionaux et je ne serais que militant. Je vais pouvoir encore continuer à être utopiste, optimiste et pas trop réaliste. Je vais pouvoir m'offusquer ou m'enthousiasmer de ce qui sortira de la tambouille politique qui se fait en ce moment. Je parlerai d'idée, de projet de société en faisant semblant d'ignorer les égos et les petites ambitions infondées qui pourrissent la grandeur de l'acte militant.

Une campagne en dilettante émotionnelle, juste axée sur l'action et les gens qui m'intéressent.

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vendredi 8 janvier 2010

H1N1, le courage des grandes bouches

Je trouve tout comme l'hérétique, indécent les concerts de certaines personnalités politiques autour de "l'échec" de la campagne de vaccination. Malgré une campagne médiatique exécrable (surtout au début) la question de cette vaccination de masse pouvait légitimement se poser (et se pose encore pour certaines populations à risque). On sait aujourd'hui que le H1N1 est similaire à la grippe saisonnière en terme de mortalité ou de symptômes, mais la chose n'était pas évidente en juillet dernier.

Comme je le mettais en commentaire dans le billet de Jef, ou dans mon précédent billet sur le sujet, j'espère juste que l'état saura retirer des enseignements et des solutions de cette campagne de vaccination. En effet nous venons de mettre en œuvre en grandeur réelle une campagne de réaction à une pandémie. Le virus H1N1 ne présente qu'une faible mortalité (0.01% de mémoire), du coup les risques de l'inefficacité de cette campagne de vaccination ne sont que financières, mais cette opération n'en est pas moins très instructive.

Si nous avions été exposé à un virus avec une plus grande mortalité, on voit que les procédures mises en œuvre auraient été totalement inadaptées. Deux mois pour vacciner moins de 10% de la population avec des moyens médiatiques conséquents, cela pose immanquablement la question de l'efficacité de la procédure. Nous en devisions l'autre jour avec mon épouse et elle me faisait remarquer qu'en cas de pandémie beaucoup plus mortelle, les questionnaires seraient surement réduits à la portion congrue, et la vaccination dans les écoles rendue quasi obligatoire. Bien entendu, dans ce cas les médecin de ville auraient été associés et leur petite querelle sur leur paiement de l'acte de vaccination ne se serait pas posée[1].

Bref tout ça pour dire que maintenant que les sous sont dépensés, autant en tirer le maximum d'enseignements[2].

Notes

[1] Peut être aurions nous assisté à un retour du sens civique chez ces derniers, bien en panne face aux intérêts pécuniers...

[2] Encore une histoire de verre à moitié plein ou à moitié vide, je crains que je ne soit trop optimiste en ce moment ;)

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lundi 4 janvier 2010

Picorage : HADOPI et la fin du droit d'auteur, ou le dogme de la gratuité

Entre un gouvernement qui essai de tenir à bout de bras un système en cours d'obsolescence et la nécessité de trouver un modèle économique pour la création :

Ci dessous, une magnifique réalisation pour dire que nous enseignons aujourd'hui à nos enfants à vivre contre les lois. Ce montage est constitué d'extrait de film, ce qui est interdit par la loi car il n'est pas autorisé de copier ne serait-ce qu'une scène d'un film, mais on ne peut lui dénier l'acte de création :

We can't kill the instinct of technologie, we can only criminalyse it. We can't stop our children of using it, we can only drive them underground. We cant' make our kids passive again, we can only make them "pirates". Is that good ? We leave in a wird time called age of prohibitions. We leave constantly again the law and it's what we are doing to our kids : they live life knowing they are against the law. That's realisation is extraodinary corrosive, it's extraordinary corrupting. In a democraty we have to do better.

Nous ne pouvons tuer l'instinct technologique, nous ne pouvons que le criminaliser. Nous ne pouvons empêcher nos enfants de l'utiliser, nous ne pouvons que les pousser à se cacher. Nous ne pouvons pas rendre nos enfants passifs à nouveau, nous ne pouvont qu'en faire des pirates. Est-ce une bonne chose ? Nous vivons dans un triste temps des interdits. Nous vivons constamment en infraction avec les lois et c'est ce que nous transmettons à nos enfants : ils vivent leur vie en sachant qu'ils sont en infraction. C'est extrêmement corrosif, c'est extrêmement corrupteur. En démocratie nous devons faire mieux.

Notes

[1] Mais ce n'est malheureusement pas fini... La Quadrature du Net a besoin de vous

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jeudi 31 décembre 2009

Un peu de musique pour finir cette année et commencer la nouvelle en parlant d'amour

Baby Can I Hold You, Tracy Chapman with Luciano Pavarotti

Baby Can I Hold You.

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mercredi 30 décembre 2009

Vaut-il mieux avoir la grippe ou se faire vacciner ?

Je voudrais revenir sur la phrase "En moyenne, on fait une grippe (...) tous les 15 ans" issu des propos du docteur Dupagne dans l'article que je vous avais conseillé de lire au sujet de la vaccination : Faut-il ou non se faire vacciner contre la grippe ?. En effet, un collègue est venu me demander pourquoi un vaccin était moins efficace pour nous protéger que d'attraper la grippe.

Je préviens tout de suite je ne suis pas immunologiste et forcement ce billet comportera des approximations, le but ici n'étant pas d'être une publication scientifique mais juste un complément pour comprendre cette assertion.

Retour sur le fonctionnement du système immunitaire

Dès qu'un corps étranger pénètre notre organisme, notre système immunitaire balance dans notre organisme des anticorps. Un anticorps est une molécule complexe qui d'un côté s'emboite sur le corps étranger et de l'autre est reconnu par les globules blancs qui ne sont pas spécialisés. Les globules blancs ne peuvent s'en prendre à un corps étranger que s'il est marqué par un anticorps.

Notre système immunitaire fabrique à la demande des anticorps, un peu au hasard. Lorsqu'un anticorps fonctionne contre un intrus, le système immunitaire va conserver une copie de cet anticorps pour s'en resservir la prochaine fois que l'on sera exposé à ce corps étranger.

Lorsque l'on possède déjà des anticorps contre un virus, notre organisme est capable de réagir très vite, bien avant que le virus ne se reproduise et devienne gênant. Dans le cas contraire, il faut inventer des anticorps et ce processus peut être long laissant au virus le temps de se reproduire avec toutes les complications de la maladie.

La vaccination

Le principe consiste à prendre un petit morceau inoffensif d'un virus et à l'injecter dans l'organisme. Le système immunitaire va donc produire des anticorps contre ce petit morceau de virus.


En noir le virus avec en vert le morceau utilisé pour la vaccination. En bleu l'anticorps créé par l'organisme.

La mutation

Les virus étant des organismes vivants, ils peuvent changer (mutation), petit morceau par petit morceau à chaque fois qu'ils se reproduisent. Si la mutation porte sur une partie correspondant au vaccin, celui-ci ne protège plus et le système immunitaire doit faire comme s'il n'y avait pas eut de vaccination.


En rouge les mutations, avec l'anticorps qui ne correspond plus.

Et lorsque l'on est malade ?

Puisque l'organisme est exposé au virus dans son intégralité, le système immunitaire peut créer plusieurs anticorps qui correspondent au virus.


En bleu, les anticorps pour plusieurs parties du virus.

Du coup, lorsque le virus mute, le système immunitaire dispose toujours d'anticorps pour marquer le virus avant qu'il ne devienne nocif.


En rouge les mutations.

En conclusion

Il est évident que choisir entre être malade et pas malade ne se pose pas. Cependant lorsque l'on parle d'une maladie peu dangereuse, comme la grippe (saisonnière ou H1N1) pour des gens en bonne santé, la question de la vaccination se pose. Sur le long terme, il n'est pas évident que la vaccination soit la meilleures solution en terme de santé publique (Edit : je parle bien sûr ici des virus faiblement pathogènes et qui mutent beaucoup comme la grippe, pour le reste, la vaccination est un gain INCOMMENSURABLE en matière de santé publique.). Le problème c'est que ce n'est pas le moment de faire ce genre d'évaluation car le gouvernement n'est pas réceptif à une remise en cause de son actuelle politique. On verra l'année prochaine quelles conclusions tirer de la campagne actuelle de vaccination, si tant est que le lobby pharmaceutique n'est pas trop puissant.

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lundi 28 décembre 2009

Picorage : europe efficace, politique, énergétique ou du chômage

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jeudi 24 décembre 2009

D'une culture différée et du face à face à une culture instantanée et distanciée

Il n'est pas besoin d'être un grand psychologue pour savoir que l'on entend toujours plus ceux qui râlent que ceux pour qui tout va bien, c'est d'ailleurs une des raison de la non représentativité du net en matière d'opinion : ne s'y expriment que ceux qui ont quelque chose à dire, et la nature humaine étant ainsi faite, on parle toujours plus facilement des choses négatives que des autres. FrédéricLN réagit aus propos comme quoi le MoDem mettrait dans un état de haine ses militants[1].

Je suis assez d'accord avec lui pour dire que le mot "haine" est inapproprié pour qualifier certains comportements. Comme FrédéricLN, je partage beaucoup plus de bonnes choses avec les gens du MoDem que ce que j'en ai à me plaindre. C'est peut être la nature de certaines personnes qui leur fait voir seulement le verre à moitié vide. Cependant, on ne va pas se voiler la face en notant la facilité avec laquelle les ressentis s'expriment sur le net. Or la vie du MoDem[2] se fait beaucoup sur le net et de moins en moins dans ce qui s'appelle encore les fédérations ou mouvements départementaux.

On est passé d'un fonctionnement des partis où les gens se fréquentaient majoritairement physiquement ou par écrit "papier" par essence à chronologie différée, à un fonctionnement instantané et distant. Il me semble dès lors évident que les propos ou les réactions soient moins mesurés. Personne ne tient les mêmes propos derrière son clavier et face à son interlocuteur. Idem pour l'instantanéité du net qui fait réagir à chaud, comparé au long processus de la lettre, qui n'atteint son but que des jours après. Je ne pense pas que le MoDem diffère en cela des autres organisations humaines, la jeunesse de ses membre le rend peut être un chouilla plus expressif.

Je me demandais si une formation des militants présenterait un intérêt pour, entre autre, faire prendre conscience de cette propriété particulière du net. Je craint toujours dans ce genre de démarche d'aseptiser les comportements et de les rendre fades.

Notes

[1] Propos de Ginisty qui n'en fini pas de finir de digérer son départ du MoDem visiblement.

[2] C'est pareil pour les autres, mais parlons de ce que l'on connait

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mercredi 23 décembre 2009

François Bayrou sur TV5Monde

Trouvé grâce à Marie-Anne Kraft, une interview de François Bayrou dans l'émission Internationales où il nous donne son bilan du sommet de Copenhague et surtout sa vision du monde.

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lundi 21 décembre 2009

Et ça drague comment un centriste ?

Dans ces moments de crise identitaire du centrisme français dont tous le monde se fout, je voudrait poser une question fondamentale. Comme chacun sait, la chose la plus importante dans la vie n'est pas l'argent, mais le sexe[1] :

Comment les centristes baisent-ils ?

On apprend dans le site Rue89 qu'un entrepreneur a décidé de lancer 2 sites de rencontre dont le filtre d'entrée est l'opinion politique. Il n'a pas jugé utile de faire une déclinaison pour les centristes, j'en déduit donc que les hommes et femmes qui ne se retrouvent pas dans ce bipartisme gardent la liberté d'aller voir des 2 côtés. Ceux qui ne savait pas à quoi pouvait bien servir leur carte du MoDem ont déjà une piste : c'est comme les bi, ça permet de gouter aux deux avant de choisir[2]. Bon ok, pas en ce moment.

Je me demande cependant que deviendrait une telle entreprise si nous arrivions à nous débarrasser de Srkz en 2012 au profit d'un[3] candidat centriste ?

Pour l'après rencontre, vous ne pensiez quant même pas que j'allais rentrer dans les détails ?

Notes

[1] Avec ce mot dans un billet, mon blogue ne passera plus les filtres parentaux, c'est heureux comme ça mes enfants ne lirons pas ce que j'écris et éviterons de corriger mes fôtes d'orthographe (quoique j'ai encore un peu de marge)...

[2] Vous noterez dans ce propos mon utopisme sexuel, un peu fleur bleu qui consiste à croire que ces sites de rencontre ne servent qu'à trouver l'âme soeur pour la vie.

[3] Les femmes m'excuseront de n'envisager qu'un homme en 2012, mais c'est lié au tropisme de mon engagement militant.

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samedi 19 décembre 2009

Sur le pont d'Avignon

Il est 6h du mat. Au lieu de profiter du weekend pour me reposer, je suis en train de m'habiller pour aller à Avignon, la cité des Papes pour assisté à une réunion du MoDem PACA. Hier soir il a neigé 2h. Comment va être la route ce matin ?

Je serai bien resté avec mes enfants pour jouer dans la neige... ils ont intérêt à être intéressant les orateurs, par ce que entre le choix de la date et les bruits qui trainent sur le net, je suis d'humeur massacrante. Heureusement je fait la route avec des gens sympa.

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jeudi 17 décembre 2009

C'est pas des aides qu'ils demandent !!

Je suis hors de moi en entendant le sinistre de l'agriculture ce matin sur France Inter. Ce n'est pas des aides que demandent les agriculteurs, c'est une régulation des prix. Lorsqu'une activité annuelle se concentre en 3 semaines comment voulez-vous avoir le moindre contrôle sur le prix de la marchandise ? Il faut des garanties minimum pour que le prix au moment où le produit arrive sur le marché ne s'effondre pas. Il faut limiter le gavage des intermédiaires qui font qu'un produit acheté 10 centimes se retrouve sur l'étale à 2€. C'est une intervention de l'état sur le marché qui est demandée, pas de sauvegarder les subventions ou de rajouter des organismes de soutien financier pour perfuser les agriculteurs.

C'est dément d'entendre un ministre dire à un mec qui n'a aucune échappatoire financière, vous n'avez qu'à aller voir tel organisme financier pour étaler vos dettes...

Je suis atterré devant autant de cynisme et de mépris.

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mardi 15 décembre 2009

Picorage : les droites, respecter les électeurs, lipdub

 

Michael Wesch : [An anthropological introduction to YouTube|http://www.youtube.com/watch?v=TPAO-lZ4_hU]

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