Citoyens prenez le pouvoir

Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

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mardi 13 janvier 2009

De la crêche à l'université

Pour en causer entre gens de bonne compagnie, Brasserie Borriglione à Nice, jeudi 15 janvier à 19h30.

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J'ai une souris dans le placard

Souris prise au piège

Si, si c'est vrai. En cette période de froidure, elle (ou il on ne sait pas) s'est installé dans le garde manger dans le garage. Aussi mignon que cela puisse paraître, ce n'est pas vraiment le type d'invité que j'attends au milieu des réserves de farine, biscuits, pâtes ou chocolat.

Elle s'est fait repérer un jour par les traces laissées sur une tablette de chocolat et les trous dans les paquets de farine. Le lendemain soir, alors que je claviotais tranquille sur le bar de la cuisine, je l'ai même vu traverser la pièce. Depuis on l'entendais parfois, mais surtout on voyait ses crottes au milieu des paquets de victuailles. Des mesures s'imposaient, d'autant que si d'aventure elle n'était pas seule, les dégâts dans le garde manger, voir la maison, risquaient d'être beaucoup moins mignons.

Après une petite recherche sur le net 3 options s'offraient à moi :

  1. La destruction chimique par empoisonnement. Beau papa, qui a aussi des pensionnaires dans son grenier, s'est retrouvé avec la maison remplie de mouches après avoir utilisé cette méthode. Les cadavres dans la maison je suis pas fan, surtout que ce n'est pas tjs dans un endroit accessible.
  2. La destruction mécanique par écrasement. C'est carrément gore. Je n'ose imaginer l'effet sur les enfants s'ils voyaient une souris ensanglantée en train d'agoniser coincée dans le piège. Et puis si elle est vivante mais blessée, il fait comment le citadin pour achever le monstre ?
  3. L'exode. La solution que j'ai retenue.

J'ai trouvé une nasse à rongeur, vendue 1,90€[1]. Avec les restes de Noël, je lui ai mis un petit morceau de truffe au chocolat[2]. Ce soir, après 5 jours de patience, lorsque je suis rentré du boulot, les enfants se sont précipités sur moi "on a attrapé une souris !!".

Je vous raconte pas la joie des enfants quant nous sommes parti dans la nuit en expédition pour relâcher la captive dans le parc, de l'autre côté de la route au pied du village, en espérant qu'elle n'y reviendra pas.

Notes

[1] chez Castelli.

[2] Ben oui, il faut que l'appât ai quelque chose de plus que les tablettes de chocolat.

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mardi 6 janvier 2009

Modération des blogs

A la lecture du billet d'Eric, Les commentaires: une source d'ennuis?, qui fait écho au procès en cours en diffamation contre Libération, un commentaire, justement, très intéressant, éclaire un aspect du flou juridique qui entoure le statut du commentateur sur un blog (ou un site).

Il n'y a pas de jurisprudence très clair et la loi est suffisamment vague sur ce point pour que ce ne puisse être une réponse absolue. Cela est cependant une ligne directrice pour les possesseurs de blog.

Si les commentaires son modérés à priori[1], le responsable du blog devient éditeur, donc responsable du contenu du commentaire. Si les commentaires sont modérés à postériori[2], le responsable du blog peut être considéré comme hébergeur et donc n'être tenu pour responsable des propos contenus dans le commentaire que s'il n'agit pas pour les faire disparaitre lorsqu'il en a connaissance et qu'il a connaissance du caractères délictueux du commentaire[3].

Si cela ne pose aucun problème pour un blog personnel comme celui-ci où les commentaires sont modérés à postériori, la question pour un blog ou site "politique" est plus compliquée. En effet, le blog d'un candidat ou d'un parti est une vitrine de ce parti. Les responsables ne souhaitent donc pas laisser le site être susceptible de subir du vandalisme[4].

Un esprit mal intentionné pourrait se délecter de trolls[5] ou d'insultes sur un site officiel, que ce soit lui ou un autre qui les émettent. La première réponse qui vient à l'esprit est celle qui a été employée par bon nombre de médias en ligne, la modération à priori. Cette modération à priori présentes de sérieux inconvénients :

  • Les internautes qui ne voient pas leur message immédiatement contribuent de moins en moins, voir pas du tout. L'idée de censure étant sous entendue derrière le principe de modération à priori.
  • Le décalage entre la rédaction d'un commentaire et sa publication empêche les échanges entre commentateurs. Le résultat donne des commentaires exclusivement adressés à l'auteur. C'est un peu comme dans une salle de cours où les commentateurs seraient des élèves ne s'adressant quasi jamais la parole.
  • Pour que les commentaires soient intéressants et fréquents ils doivent être quasiment publiés en temps réel ce qui implique que l'auteur est constament présent en ligne pour modérer immédiatement les commentaires. Ce n'est bien sûr pas réaliste pour un site de candidats ou de parti politique, qui ne dispose pas des ressources nécessaires.
  • Il y a également le problème de la modération en elle même. Lorsque la modération est à postériori, les propos limites mais légaux sont en général modérés par les autres internautes. En modération à priori, seul le modérateur décide du traitement du commentaire. Pour un site politique, la non publication d'un commentaire est immédiatement qualifiée de censure, censure qu'il faut assumer face aux commentateurs non publiés, surtout lorsqu'il s'agit de militants du parti.

Personnellement, je considère que même avec ses défauts (risque de vandalisme et troll), la modération à postériori devrait être la règle, afin de laisser aux militants la possibilité de participer à LEUR site départemental, et dans le cas d'un site de candidat, aux électeurs le moyen de s'approprier une partie du débat de la campagne.

Charte de modération

Toutes ces réflexions me conduisent à proposer aux militants du MoDem qui contribuent sur internet soit par des commentaires, soit par des blogs, la création d'une charte de modération du site départemental du MoDem06. Dans les jours qui viennent je vais proposer la constitution d'un groupe de travail pour rédiger cette charte qui couvrira tout ce qui touche aux outils internet départementaux du MoDem. Elle pourra aussi servir de base comme charte de bonne conduite pour les candidats qui le voudront.

Notes

[1] Modération à priori, c'est à dire que les commentaires ne deviennent visibles que si un modérateur du blog les publie.

[2] Le modérateur intervient sur les commentaires lorsqu'il en a connaissance.

[3] Ne pas oublier qu'un modérateur n'est pas forcément conscient d'une infraction au droit dans un commentaire, et qu'il peut ne pas supprimer un commentaire en toute bonne foi.

[4] Les propos diffamatoires sont de mon point de vue du vandalisme pour un blog.

[5] Le troll est une personne qui initie un échange stérile sur un forum ou un blog en lançant des polémiques qui polluent le fil de commentaires.

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dimanche 4 janvier 2009

On incrémente de 1

Allez zou, vous incrémentez les numéros dans le billet de l'année dernière et comme ça j'évite les redites et les platitudes du moment :

La coutume de janvier

Bonne année, bon semestre, bon trimestre, bon bimestre, bon mois, bonne semaine, bonne journée, bon moment à tous. Il suffit juste de bien choisir et de n'en garder que le meilleur. Pour le reste, n'hésitez pas à raller et à vous démener pour faire mieux, mais ne comptez pas sur moi pour que je le fasse à votre place !!

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mercredi 31 décembre 2008

Chocolate

"Heureux chocolat, qui après avoir couru le monde, à travers le sourire des femmes, trouve la mort dans un baiser savoureux et fondant de leur bouche", Brillat Savarin

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mardi 30 décembre 2008

Deux contre, trois pour

La chaîne lancée par Christophe Ginesty arrive sur moi via FrédéricLN. Ele me pose un problème cette chaîne, c'est qu'elle est MoDemo-MoDem, elle va donc rapidement s'épuiser, mais je me lance.

2 choses qui m'ont fait douter
  • Le dernier passage télévisé de Bayrou où il s'est fait étrillé par Copé. Ce dernier avait très méticuleusement préparé son intervention en pointant les points faibles de Bayrou, à savoir les données concrètes, alors qu'on le sait brillant sur les concepts[1].
  • La médiocrité, tout aussi bien répartie au sein du MoDem que dans toutes les autres organisations humaines. J'aurais tant aimé que ce soit différent.
3 choses qui m'ont rendu fier d'être au MoDem
  • La brillante acuité de Corinne Lepage sur bon nombre de sujets et le fait qu'elle soit vice présidente du Modem.
  • La cohérence et la fidélité de Bayrou à sa ligne politique depuis que j'ai décidé, en 2005, de le suivre.
  • La campagne de Fabien Bénard à laquelle j'ai participé, qui illustre le faire de la politique autrement.

Je ne proposerais pas à 5 personnes, mais à 3 de poursuivre cette chaine : Fabien Bénard, Hervé Caël, Jean-Philippe GREGOIRE. Les autres auxquels j'ai pensé ont déjà été tagué, c'est le défaut de ce genre de chaine un peu nombriliste.

Notes

[1] Lire le billet de Farid sur cette émission.

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lundi 29 décembre 2008

On imagine des choses sans les gens

Le 17 octobre, journée mondiale du refus de la misère, en pleine excitation médiatique au sujet de la crise, je commençais à rédiger ce billet. Je ne l'ai pas fini, alors je vous le donne tel que...

La gestion de la misère sans ceux qui la vivent

Martine Le Corre, militante à ATD quart monde, invitée sur France Inter dans la matinale, a lâché une phrase qui a fait tilt : "On imagine des choses sans les gens", quant elle parlait des échec des politiques sociales dans les quartiers en difficulté.

Et sincèrement c'est comme ça que je l'ai perçu, alors que je n'ai absolument aucune expertise en la matière. Les décisions qui sont prises par nos édiles au sujet des difficultés des habitants des quartier en désespérance comme le point du jour à St Laurent du Var ne font pas appel aux habitants.

Je discutais l'autre jour avec une assistante social dans ce quartier et la première question que je lui posais portait sur l'existence ou pas d'une association de quartier. Elle m'a confirmé qu'il n'y avait aucun interlocuteur pour la municipalité ou les organismes publics pour discuter avec la population. Aucune dynamique de groupe pour dialoguer. Les seuls porte parole auprès de la mairie sont les employés municipaux qui travaillent dans la cité. Du coup ils n'ont pas la liberté de parole requise face aux décideurs.

Est-ce aux habitants du quartier à s'organiser ou à la municipalité de leur demander de le faire ?

De mon point de vu, la mairie aurait intérêt à avoir des interlocuteurs. La mise en place de projet avec les habitants ne peut passer que par des négociations, pas forcément faciles, avec des représentants des habitants qui ne puissent pas être soupçonner d'avoir des intérêt biaisé par leur relation avec leur employeur.

Ceci suppose une certaine conception de la démocratie dans laquelle ont associe les citoyens et non celle où l'on décide à leur place, "pour leur bien".

...

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mardi 23 décembre 2008

La pêche au parapluie

Nous on est heureux...

Trouvé sur le blog de Zette & The City

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samedi 20 décembre 2008

Luchini : je serais très MoDem

"Je suis très MoDem. Ma position politique serait le MoDem : un Gaulisme de gauche où les riches continuent à être riches, on donne un peu aux modestes, mais que les modestes ne soient pas l'absolue référence. Le culte de l'excellence. La phrase de Vitez, l'élitisme pour tous, mais enfin l'élitisme surtout."

Trouvé via un commentaire sur le blog d'Eric. La première partie de l'entretien se trouve .

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jeudi 18 décembre 2008

Configurer un serveur Postfix sur Ubuntu avec authentification SASL

A l'air de la mobilité, j'en ai assez de ne pas pouvoir envoyer des emails dès que je ne suis pas chez moi. Les restriction contre le spam introduite par la plus part des fournisseurs d'accès, ferment le port 25 et donc la possibilité d'envoyer des emails, même sur un serveur SMTP tout ce qu'il y a de sécurisé.

Mon pc familiale me servant par ailleurs de serveur de fichier et de serveur imap (pour archiver mes emails), il était logique de m'en servir comme serveur d'envoie.

J'ai suivi le tutoriel proposé sur le wiki du site ubuntu-fr.org, mais celui-ci comporte des erreurs liées à l'évolution des logiciels utilisés ou à des copies d'anciens tutoriaux maintenant obsolètes. Voici les différences modifications que j'ai apporté par rapport à au tutoriel Comment installer un relais mail sécurisé ? :

  1. En lisant les messages du forum http://forum.ubuntu-fr.org/viewtopic.php?id=215535 et http://forum.ubuntu-fr.org/viewtopic.php?pid=1611075#p1611075, j'ai commenté les lignes alias_database, inet_interfaces, myorigin et smtpd_banner. J'ai aussi remplacé btree:${queue_directory} par btree:${data_directory}.
  2. J'ai défini le paramètre relayhost = smtp.free.fr (mon fournisseur d'accès)
  3. Pour SASL, la version proposé avec Ubuntu intrepid est la libsasl2-2 au lieu de la libsasl2 (idem pour les autres lib)
  4. Pour configurer le répertoire de travail de SASL on édite le fichier /etc/default/saslauthd et pas /etc/init.d/saslauthd, et ce n'est pas PARAM que l'on recherche mais OPTIONS qui se trouve à la fin du fichier.
  5. La bibliothèque d'authentification qui posait problème n'existe plus (ou pas sur ma config).

Voilà, à part ces quelques modifs, ce tutorial est vraiment super. J'envoie de ce pas ce fichier pour qu'il le mette à jour.

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mercredi 17 décembre 2008

Le mariage pour tous

Trouvé sur le bolg d'eMeRy

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samedi 13 décembre 2008

Financier, ce n'est finalement pas si risqué

Après les milliard d'Euro qui ont été trouvés en quelques jours par les politiques des grandes puissances économiques pour juguler la crise financière, je ne sais plus trop bien pourquoi les réponses à la misère[1] sont si difficiles depuis des décennies.

Des sous !

Face à l'ampleur des sommes égrenées par les média pour sauver le système financier, on a un peut le tournis. Il parait que l'état pourrait même gagner de l'argent dans cette crise[2]. C'est incompréhensible. Je retiens juste que l'état français va recourir à nouveau à la dette pour environ 40 milliard afin de couvrir les garanties de plusieurs centaines de milliards. Encore la dette, encore les contribuables et leurs enfants qui vont payer les intérêts de ce sauvetage d'un système financier corrompu par ses dérives spéculatives.

Les banques versus la misère des petites gens. La faillite des institutions financières, face à la faillite d'humains. Il faudrait comparer ce qui est comparable et j'ai bien conscience que ce raccourcis est un peu trop facile, mais tout de même... La famille Machinchose[3] qui fait faillite ne coute qu'à son épicier qui a eut le malheur de lui faire crédit et au propriétaire de son logement. La banque Quigagnepleindepépettes entrainerait avec elle toute l'économie dans sa chute[4]. C'est ce que l'on nous dit et rabâche pour justifier du fait que la dette de ces institutions financière va être "rachetée" par les états. On justifie ainsi la mutualisation des pertes, sans même de promesses de mutualisation des gains dans le futur. En général dans une mutuelle, on commence par payer avant d'en bénéficier. Vous vous voyez arriver dans une assurance mutuelle en disant "je viens de subir un sinistre, payez moi et après, peut être que je deviendrais membre". Ne marche-t-on pas un peu sur la tête ?

Un prêt sans garantie

Je ne parviens pas à comprendre par quel montage financier l'état arrive à réinjecter de l'argent dans des organismes privés sans même mettre son nez dans ces organismes pour savoir ce qu'ils vont en faire. L'intérêt de la collectivité est bien de savoir si cet argent prêté sera utilisé comme il se doit. On sait que la crise qui est en train de s'installer aura comme principale source le fait que les banques n'auront plus de liquidités au service de l'économie, asphyxiant la trésorerie des entreprises. Alors que les entreprises n'avaient aucun problème technique, les financiers vont leur transmettre leur problème. Le monde commercial et industriel va donc entré en récession non pas à cause de problèmes d'approvisionnement, d'une crise de l'énergie ou d'une guerre, mais juste parce que les banques ont fait des placement hasardeux. Un père de famille qui irait perdre son salaire au casino[5] au lieu de remplir le garde manger serait mis sous tutelle, au minimum par son épouse, au pire par un juge. Et là, les responsables des pertes abyssales vont soit garder leur job, soit s'en aller avec leur parachute doré.

Plus c'est gros et plus ça passe

En fait plus vous êtes gros et plus il vous est facile de faire pression sur les autres. On connait ce principe dans le commerce où les grandes enseignes ont un pouvoir de pression énorme sur leur fournisseur et sur les décideurs politiques. Il suffit d'agiter l'épouvantail du chômage pour que tout le monde file droit. Les financiers qui ont inventé les subprimes, ont réussi le tour de force de mouiller tout le monde. Pas une banque au monde n'avait dans ses portefeuilles d'action quelques produits financier issus de ces objets spéculatifs que sont les subprimes.

Comme toutes les banques s'empruntent les unes aux autres et que toutes les assurances s'assurent les unes chez les autres, tout le monde est mouillé quant une par en vrille. D'autant plus que là, les prêt risqués consentis par certain courtiers auprès de clients non solvables ont été transformés en produits financiers "anonymes" qui pouvaient entrer dans n'importe quel portefeuille de placement.

L'homme en noir

Voilà une parfaite illustration que le capitalisme n'est pas capable de s'autoréguler tout seul. Il a besoin de règles et pas qu'un peu. Des cadres, des règles du jeu et surtout ce qui lui fait le plus défaut, d'arbitres. Et pas un arbitre tout seul au milieu du terrain, mais bien une équipe d'arbitres. Sans règles et arbitres, ce ne sont pas les meilleurs qui gagnent mais ceux qui savent le mieux contourner les règles, ou ceux qui ont des amis bien placés...

Notes

[1] Je parle bien de misère, pas de pauvreté.

[2] Il faut être gonflé ou sarkoziste pour oser dire un truc pareille.

[3] car lorsque l'on entre dans la misère on est anonyme.

[4] et serait obligée de changer de nom, Quidilapidevospépettesdansdesplacementsàlacon.

[5] Tout le monde sait que l'on ne peut pas gagner au casino, ce n'est pas fait pour.

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vendredi 5 décembre 2008

La politique ne se résume pas à un axe gauche droite

Retour sur un article auquel j'avais fait souvent référence en 2007 : Pour un espace politique bidimensionnel

L'on parle souvent d'un échiquier politique, qui par essence est à 2 dimensions, alors que dans la pratique, les actions et les personnalités politiques sont toujours appréciés et commentées selon une ligne de lecture gauche droite, très réductrice.

Bien sûr en tant que militant du MoDem, cet écrasement de l'échiquier politique pose un réel problème d'identité, notamment lorsqu'il faut la défendre. Dans un bouquin que je lisait récemment, l'auteur passe énormément de temps à définir la droite[1] et ses subtilités entre la droite capitaliste, libérale, néo-libérale, néo-capitaliste, corporatiste, conservatrice, chrétienne, sociale, gauliste...

La même chose se passe lorsque l'on parle de la gauche, sociale, libérale, conservatrice, communiste, révolutionnaire, écologique, radicale...

Les positionnements de ces différents groupes de pensée sont circonstanciels la plus part du temps. Selon la question posée, l'axe gauche droite n'a plus de pertinence. Sur le graphique ci dessus on voit bien que le productivisme est une organisation de la société partagée par la droite corporatiste et la gauche communiste, et qu'elle est rejeté par la droite libérale et la gauche écologique, sans pour autant que ce soit pour les même raisons.

Et l'on peut poser des questions sur l'organisation de notre société selon une pléthore d'autres critères ou la notion de gauche droite n'aide pas à classer ces groupes :

  • La religion/laïcité de la société : finalité, moyen, nécessité ?
  • Organisation pyramidale ou en réseau de la société ? Aucun parti aujourd'hui ne répond à cette question explicitement, mais la doctrine libérale est la plus facilement adaptable, tout comme le principe de décroissance qui propose une organisation régionale.
  • La place de l'éducation ? Identité, investissement, service, diverse ou unifiée...
  • L'énergie ? Nationale (européenne) ou internationale (privée).
  • Finance libre ou contrôlée ? Avec une finalité ou sans ?
  • Rôle des taxes et impôts ? Outils de régulation (politique), de financement (uniquement budgétaire), d'investissement.
  • Limite des liberté individuelles ?
  • Armée ? Défense ou prévention ? Humanitaire ou militaire ? Professionnelle ou conscription ? Nucléaire ou conventionnelle ?
  • ...

Et la liste est très loin d'être exhaustive, mais on voit bien que la notion de gauche/droite est extrêmement réductrice, et qu'il faut absolument arriver à en sortir dans les réflexions sur notre société. Il y a un impératif devoirs de ne pas laisser les média nous enfermer sur cette ligne à une seule dimension là où notre société est multidimensionnelle.

Notes

[1] Je ne parle pas de la droite extrême, mais bien de la droite dite de gouvernement.

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mercredi 3 décembre 2008

Migration SPIP 1.8 vers dotclear 2 : squelette backend (RSS)

J'ai réalisé il y a quelques années un site web pour mon association de quartier en utilisant le gestionnaire de contenus SPIP. Le site vivait tranquillement, mis à jour par un des membre du bureau et un contributeur passionnant. Helas, les squelettes que j'avais réalisé pour ce site n'étaient pas adaptés à une augmentation du volume. Surtout, ces squelettes étaient un peu vieillots et une mise à jour s'imposait.

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lundi 1 décembre 2008

PS : qu'en retirer lorsque l'on regarde de l'extérieur ?

Leader incontesté

Les militants du Mouvement Démocrate ont au moins un avantage sur ceux du PS, ils n'ont pas de problème de désignation d'un leader. Au vu de ce qui s'est passé, ou pas passé, c'est selon le point de vue, lors du congrès du PS, on perçoit l'intérêt d'avoir un leader incontesté. Nicolas Sarkozy l'a bien compris qui a supprimé le poste de leader de l'UMP en le transformant en une direction collégiale, inaudible médiatiquement.

De ce congrès a émergé tout de même une nouvelle tête, Benoît Hamon qui a défendu une ligne idéologique pour le PS ce qui n'était pas vraiment le cas des autres candidates

Couverture médiatique

La couverture médiatique généraliste reste, encore et encore, désespérante. Ségolène Royale a bénéficié d'une visibilité médiatique énorme, toutes les autres motions et candidats n'étant présentés qu'en contre poids d'elle et non pour ce qu'ils représentent intrinsèquement. Les média[1] se sont focalisé sur les combats de personnes. Qui est capable de dire les différences entre les différentes motions sans avoir mis le nez dedans ? Comme lors des précédentes élections, ce n'est toujours pas le fond qui intéresse les média ou leurs lecteurs supposés.

Le MoDem second rôle du congrès

Cela n'aura pas été Lionel Jospin ou Laurent Fabius qui auront été les second rôles mais François Bayrou et le MoDem. La question des alliances s'est retrouvée "médiatiquement" au cœur de ce congrès. Je ne sais pas si les Socialistes ont en tant parlé que ça. J'ai des doutes, si je m'en tiens à l'expérience de l'université de rentrée du Modem lors de laquelle Bayrou n'a jamais parlé d'alliances avec le PS en particulier, mais dont les média n'ont retenu que cette idée lancée par FranceInter et reprise en boucle ensuite par les autres média.

Je trouve encore une fois le traitement médiatique de ce point décevant. Il n'est pas besoin d'être un visionnaire pour savoir que ni le PS, ni le MoDem ne peuvent envisager de déboulonner Srkz s'ils ne constituent pas, le moment venu une majorité[2]. La réponse de Martine Aubry est claire, pas d'alliance nationale avec le MoDem. C'est à dire pas d'accord automatique entre les 2 partis, comme il en existent entre le PS et les communistes ou les Verts. C'est exactement ce que prône Bayrou. L'indépendance.

La question dès aujourd'hui d'accord avec le MoDem n'a aucun sens. Que ce soit pour les Européennes, les régionales, les cantonales, la présidentielle et les législatives, il n'y aura pas d'accord national automatique entre le PS et le MoDem. Il ne seront pas non plus national et automatique pour les municipales dans 5 ans[3]. On parle donc d'accords de gouvernement éventuels, qui se feront au lendemain de la présidentielle et des législatives en fonction des résultats de chacun des parti, obtenu indépendamment.

Le PS s'en remettra

Cela ne fait aucun doute, car ce n'est plus un parti de militant, mais un parti de notables. Ces notables ont beaucoup trop d'intérêts dans leur réélection. Ils suivront ce qui leur garantira leur réélection ou l'obtention du poste visé, exactement comme cela se passait à l'UDF naguère et encore aujourd'hui à l'UMP et dans ses satellites. Et un éclatement du PS est très peu probable car ce serait l'assurance de perdre les prochaines échéances, et donc les places qui vont avec.

Notes

[1] La radio et un peu les gros titres de la presse dans mon cas.

[2] Pour mémoire, le PS n'a jamais représenté une majorité absolue au parlement.

[3] C'est loin 5 ans...

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samedi 29 novembre 2008

Libre de faire

Parlant de l'audiovisuel publique sur France Inter, Christian Estrosi a tenu le propos suivant :

"Qu'il soit libre enfin de faire ce que l'on attend d'un service public"

On attend, on attend, mais qui donc attend ? Le président de la république qui nommera les présidents des média publiques ? Les députés qui veulent voter les programmes ? Les auditeurs qui donnent leur cerveau disponible sur TF1 ? Les copains du président qui font du lobiing au parlement en ce moment pour l'écriture de ce projet de loi, comme si l'avenir du service publique devait les concerner ?

Qui "on" ?

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vendredi 28 novembre 2008

Picorage : les pauvres, femme engagée, Werhling, travail dominical

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