Citoyens prenez le pouvoir

Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

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lundi 31 mars 2008

Un an après, le changement dans la continuité

En relisant un billet écrit il y a 1 an maintenant sur la séparation des pouvoirs, je constate avec un certain plaisir que même après toutes ces expériences vécues et les changements intervenus depuis, je ne changerais pas une ligne de ce billet.

Média

Bien évidement rien n'a changé dans le département des Alpes Maritimes en ce qui concerne le lien média/politique, les dernières campagnes ayant même été caricaturales au delà de mes propos précédents. Le conseil général d'une part, et la ville de Nice d'autre part se sont fait la compétition de celui qui a la plus grosse. Des demi pages aux doubles pages en couleur de publicités, le Conseil Général a abondamment soutenu la presse écrite locale, en difficulté parait-il à cause de l'internet[1]. Face au difficultés du même monopole quotidien local, la ville de Nice a également jugée qu'il fallait intervenir, en achetant à plusieurs reprises, le journal, en entier, afin de lui apporter de nouveaux lecteur en le distribuant gratuitement dans la ville accompagné d'un publi-reportage[2] opportunément bien disant sur le Tram.

On saluera donc ces initiatives de soutiens à la presse écrite en difficulté, en se disant que le calendrier électoral ne sera pas aussi propice l'année prochaine, et qu'il faudra tenir jusqu'en 2010 avec les élections régionales pour que le monopole locale puisse à nouveau bénéficier d'opportuns soutiens.

Marchés publics

Là c'est encore meilleur, si l'on peu dire, puisque pour finir le Tram à l'heure, le maire de Nice n'a même plus fait d'appel d'offre. Là aussi on saluera l'initiative qui lui permet ainsi de ne pas avoir à les truquer. Qui disait que nos élus n'avaient pas de la ressource ?

Conclusion

Je concluais ce billet en parlant de l'UDF qui avait longtemps fauté avec ce système sans contre pouvoir. Depuis le MoDem est né, et ceux qui avaient fauté sont partis à l'UMP ou au Nouveau Centre. La conclusion reste la même : il existe une nouvelle génération qui veut proposer autre chose : une utopie de la responsabilité et du respect. Nous serons vigilant vis à vis des membres de notre parti qui voudraient refaire de la politique à la façon de grand papa, et nous nous attacherons à la restauration des contre-pouvoirs partout où c'est possible.

Notes

[1] Ben oui, il faut bien un fautif...

[2] Publi-reportage, nom donné à des publicités écrites par des journalistes et qui ressemble à s'y méprendre à un reportage.

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jeudi 27 mars 2008

Historique du centre

Koz cède la plume à Dang sur son blog pour un historique du centre très intéressant, bien qu'un peu orienté dans certains raccourcis ou dans la conclusion, mais cela n'enlève rien à l'intérêt que l'on peut y porter, bien au contraire : Lecanuet, Poher, Bayrou…même combat (perdu ?).

Si vous n'avez pas la patience de lire tous les commentaires, pourtant plus riches qu'à l'accoutumé sur ce blog, je vous invite expressément à lire celui de FrédericLN qui complète très richement le billet. Il met comme point d'orgue du projet politique porté par Bayrou et certains de ses illustres prédécesseurs dit centristes, les institutions.

Lire aussi le commentaire de Thaïs sur la transversalité et une réponse de l'Hérétique sur le programme du MoDem. On notera aussi dans le commentaire de MamboJean le fait qu'il souligne l'intérêt d'une 3ème voie.

Remise en contexte : Pour ceux qui ne connaissent pas ce blog, parmi les commentateurs vous croiserez Lisette, l'Herétique et FrédericLN qui sont des MoDem très actifs dans la blogosphère, de passage ou réguliers sur le blog de Koz, brillante plume, qui a méticuleusement étrillées Royal et Bayrou durant la précédente campagne présidentielle, avec talent et/ou mauvaise fois selon son humeur ou ce qu'avaient fait ses victimes.

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mercredi 26 mars 2008

Recours palois

Le recours à Pau, déposé par la liste de François Bayrou concernant le scrutin électoral, n'avait de cesse de me chagriner, comme beaucoup de monde dans la blogosphère, MoDem ou pas d'ailleurs. On sait par expérience que celui qui fait annuler un scrutin est souvent vu comme un mauvais perdant et que les électeurs sont rarement motivés pour retourner voter. De plus le résultat du premier vote étant connu, ce méga sondage influence grandement le scrutin.

Sauf que là le score est très séré entre la première et le second, et surtout, les éléments du recours commençant à être disponible, et on se dit que cela devient beaucoup plus légitime. La gué-guerre Sarkozy-Bayrou aurait donc vu une nouvelle bataille se jouer à Pau, avec des moyens conséquents, puisque près de 90 000 euro auraient été dépensé par en gentil soutien pour défendre le poulain de l'UMP.

Personnellement je pense que François Bayrou devrait se focaliser sur le MoDem[1] plutôt que sur la ville de Pau. Il a fait un autre choix. Mais il faut voir le bon côté des choses[2] :

  • Revenir aux problématiques de terrain,
  • Travailler avec une équipe différente, moins "parisienne"[3],
  • Confronter certaines idées de son programme au niveau de la ville et de la communauté d'aglo,
  • Avoir un peu de pouvoir et de réussite et pas seulement prêcher dans le vide à l'assemblée[4].

A voir sur le long terme. Mais il faudrait qu'il soit élu en cas d'annulation du scrutin, ce qui est loin d'être acquis, même si ce second scrutin était sincère, les électeurs ont toujours leur mot à dire.

Pour en savoir plus sur le recours : fraude électorale

Notes

[1] Personne ne regrettera le bordel ambiant, même le JDD annonce des remaniements au siège...

[2] Positivons, positivons

[3] Sans Mariel diront les mauvaises langues.

[4] Surtout au vu du projet de L'Élysée de reprendre en main le parlement, ce qui ne va pas laisser beaucoup de place aux débats.

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mardi 25 mars 2008

Picorage : lettre à Bayrou, euthanasie, moeurs politiques, soins palliatifs

Thierry Crouzet a décidé d'écrire une lettre à François Bayrou qui mérite d'être lue, ainsi que ses commentaires (si ce n'est la digression sur le racisme, intéressante mais pas très en rapport avec le sujet). En lisant ce message, on se souviendra de cet autre message assez prémonitoire "Electrochoc politique" du même Thierry Crouzet au tout début de la campagne présidentiel, l'appelant à créer un nouveau parti avant le scrutin, appel commenté par Bayrou quelques mois plus tard pour dire qu'il aurait du créer le MoDem plus tôt.

Deux billets excellents (comme d'habitude diront certains) de Jules, l'un sur la légalisation de l'assistance au suicide[1], pour lequel on lira attentivement les commentaires de Pierre Kubick qui nous parle de la législation Belge sur l'euthanasie. Après cette lecture grave, pour se détendre, quelques rappels sur la culture politique des pays du nord, où l'on devrait envoyer en stage bon nombre de nos élus.

L'Hérétique publie une question au gouvernement de François Bayrou sur les soins palliatifs en écho au rapport de Marie de Hennezel remis au gouvernement. C'est édifiant.

Notes

[1] Tournure un peu alambiquée pour parlé d'euthanasie, mais il l'explique dans un commentaire.

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vendredi 21 mars 2008

Réponse polie au nouveau centre

Les rares fois où je m'exprime sur le blog du vice président de l'assemblée, député, conseiller général, conseiller municipal (on va arrêter là la liste) du Nouveau Centre des Alpes Maritimes, c'est en général pour le retoquer sur une ânerie qu'il dit concernant le MoDem.

Il paraitrait que je suis agressif... tsss... c'est mal me connaitre. Alors je vais faire dans le concret, les chiffres, on ne pourra pas dire ensuite que je suis méchant avec lui. Ne me remerciez pas, je suis comme ça, il me reste encore un peu d'affection pour l'homme.

Nous apprenons donc que les résultats du Nouveau centre sont (ici et ):

  • > 2500 élus locaux
  • 30 maires de communes de plus de 2500 habitants[1]
  • 43 conseillers généraux[2]

Pour le MoDem nous avons donc[3] :

  • > 2000 élus
  • 35 maires de communes de plus de 10 000 habitants
  • une cinquantaine de conseillers généraux

Soit à la louche, le même poids en terme d'élus. Faut-il que je soit perfide en ce qui concerne les manières d'obtenir ces élus ? Je me retiens, mais les commentaires restent ouverts...

Pour info, les résultats des Verts qui jouent au PS le même rôle que le NC à l'UMP, supplétif et caution centriste pour l'un, écologique pour l'autre[4]:

  • 32 maires Verts
  • 11 conseillers généraux

On notera que contrairement au NC, les Verts se posent la question de leur relation avec le PS[5] : "On ne peut concevoir des relations uniquement sur la matraque et les rapports de force qui confinent à l'hégémonie", juge Jean-Vincent Placé, chef de file des Verts francilien.

C'est bien l'UMP et le PS qui ont gagnés, en redonnant de la force au bipartisme, tant médiatiquement que politiquement. Il ne va pas falloir s'endormir sur les 15% du MoDem, il faut les faire fructifier, et de préférence avec un engrais éthiquement acceptable, parce que la mixture utilisée par le NC pour croitre est loin d'être à mon gout...

Notes

[1] On notera perfidement que tous les journaliste parlent de ville de plus de 10000 habitants comme seuil...

[2] Liste obtenue ici.

[3] Résultats fournis ici

[4] Les Verts sont moins lèche bottes et surtout ont un autre objectif que celui de constituer un partis d'élus. Source ici

[5] Source

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mercredi 19 mars 2008

Lectures d'un résultat en demi teinte

Parti central ?

La pari était ambitieux, être le faiseur de rois de ces élections municipales, être si incontournable que les nouvelles têtes du MoDem, sans implantation ni expérience politique, récolteraient des sièges pour reconstituer un réseau d'élus sur tout le territoire.

Même si là où il était présent le MoDem fait un score honorable, près de 15% de moyenne, cela reste insuffisant pour transformer cette élection en victoire pour le MoDem. Le ni gauche, ni droite qui aurait du avoir encore plus de sens aux municipales qu'à n'importe quelle autres des 2 précédentes élections que vient de vivre le MoDem, n'a pas fait écho cette fois-ci.

Enracinement

Les citoyens ont d'abord voter pour leur maire plus que pour des partis. Il suffit de voir le nombre de personnalités et d'élus qui ont fait de très belle campagnes ou ont remporté l'élection en n'ayant pas d'étiquette. C'est assurément la présence sur le terrain, la notoriété personnelle des têtes de liste qui auront déterminé le résultat. A se demander si le projet défendu a un quelconque intérêt, vu que sur les enjeux locaux, la différence entre les liste est souvent ténue.

Contradictoire

A ce petit jeu là il est clair qu'un parti sans personnalité est clairement handicapé. C'est ce que tous les militants répètent à qui mieux, mieux. Mais ce n'est pas une raison suffisante. Marielle de Sarnez et François Bayrou ont bénéficié d'une couverture médiatique conséquente et pourtant cela n'aura pas suffit pour égaler le score de la présidentielle pour l'une, et l'emporter pour l'autre. Quant ont participe au jeu, il faut soit respecter la règle et être le meilleur, soit prendre à contre pied pour prendre l'adversaire par surprise. A ménager la chèvre et le choux on a perdu les deux :

  • Dénoncer le bipartisme mais en communiquant sur des alliances soit d'un côté, soit de l'autre, on tue le message de rejet du bipartisme. Car ce n'est pas la gauche ou la droite, le PS ou l'UMP avec lesquel le MoDem a fait alliance dans de nombreuses villes, ce sont des manières de faire de la politique, des personnalités compétentes plutôt que des appareils. Du moins cela aurait du être...
  • Investir des candidats avec 3 mois de retard aura réduit considérablement leur visibilité et celle du MoDem.
  • Mélanger élection interne et externe n'a pas contribué à l'organisation des forces militantes, ni à leur cohésion.
  • Bayrou candidat à Pau n'a pas facilité le support des troupes et certainement pas la diffusion du message contre le cumul des mandats, surtout que l'on se demande comment il aurait fait pour s'investir à la foi dans le parti en construction et dans la ville.
Localement

Pour ce qui est des Alpes maritimes, ces élections ont soufflé le chaud et le froid :

  • La déconvenue à Nice avec un score à la municipale très nettement inférieur à la moyenne des cantonales. L'analyse de ce scrutin très spécifique n'est certe pas facile, mais sans trop s'avancer on peut parler d'une absence totale de visibilité.
  • Quelques ratés dans des accords sur certaines communes.
  • La réussite des équipes implantées durant les législatives qui ont transformées les essais aux municipales et cantonales améliorant sensiblement les scores des législatives.
  • Plusieurs conseillers municipaux sur le département, qui deviennent les acteurs et animateurs des équipes qui les ont soutenues.
  • La constitution d'un vivier de militants expérimentés et d'équipes de terrain, qui à défaut d'être élus seront présents comme citoyens engagés et comme références pour d'autres scrutins.

Donc des résultats en demi teinte mais satisfaisants à condition d'en tirer les enseignements. Nous sommes plusieurs dès à présent à essayer d'en faire les analyses, tant humaines que comptables. A suivre.

Quelques articles sur le même sujet :

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jeudi 13 mars 2008

La politique est un métier comme les autres

Commentaire de l'article de Marianne2 sur les traitres :

33. Posté par sergio le 12/03/2008 23:34
m'enfin vu les salaires indemnités rembours de frais droits et passe droits en tous genres et additionnels aux assedics (cqfd) la politique c'est un metier banalement normal comme les autres un gagne pain ! et le salarié qui change de boite pour un meilleur salaire ne trahit pas il gere sa carriere...!

Effectivement, vu comme ça, les trahisons sont beaucoup plus défendables...

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mercredi 12 mars 2008

Le MoDem a besoin d'élus

Contrairement à LO ou le FN, le MoDem est un parti qui a vocation à être un parti politique participant à la gouvernance, à être au pouvoir. Le rôle d'imbrobateur dans lequel se retrouve Bayrou et la plus part des têtes du Mouvement Démocrate ne peut être une fin en soit.

Je voudrais souligner le fait que la priorité des priorité pour le MoDem est aujourd'hui de disposer d'élus dans le paysage politique français. On pourrais même aller jusqu'à dire "à tout prix". Non pas dans des alliances improbables, mais bien chaque fois que c'est possible. Le tissus d'élus de l'UDF a méticuleusement été détricoté par l'UMP qui les a soit absorbés soit écrasés. Le MoDem qui se construit avec une majorité de nouveaux venus en politique, n'est pas en mesure de disposer d'un tel maillage territorial. C'est pourquoi, après les législatives qui ont permis d'assurer le financement du MoDem, la priorité est donc d'avoir un maximum de conseillers municipaux et conseillers généraux.

Sauf que personne ne le dit ou ne l'explique sur les ondes. On entend les candidats et élus des autres partis, comme les journalistes, expliquer que le MoDem est incompréhensible car il s'allie tantôt à gauche, tantôt à droite. Tous cherchent une cohérence idéologique là où il n'y a que pragmatisme : le projet politique du MoDem comporte des zones de recouvrement avec les projets de l'UMP, du PS, des Verts et des autres partis traditionnellement placés au centre de l'échiquier politique (PRG, MEI, PRV...). Si un candidat de l'UMP ou du PS tient la route, il y a forcément des éléments programatiques commun avec ceux du MoDem. La question n'est donc plus idéologique ou programatique, mais bien comptable : combien d'élus ?

Il en va de la survie du MoDem et du projet de société qu'il défend. Car un ou une élu est nécessaire pour un parti, c'est même la raison d'être d'un parti politique.

  • Un élus donne de la visibilité au parti dans sa commune et dans les médias,
  • Il a accès aux dossiers de la collectivité dans laquelle il est élu,
  • Il peut porter des projets ou contre-projets,
  • Il se forme politiquement ou techniquement pour demain participer à la conduite des affaires de la collectivité.
  • Il est le relais des électeurs qui lui ont fait confiance, moyen d'en acquérir d'autres.

Pour tout cela, il est vital que le MoDem dispose d'élus. Que cesse cette hypocrisie sur le manque de clarté du MoDem qui devrait choisir entre gauche et droite. Sortir du clivage gauche/droite fait partie de l'identité du MoDem. UMP et PS se plaisent à tout moment a vouloir l'y faire re-rentrer. Il est heureux que Bayrou ait refusé "d'être le petit doigt sur la couture du pantalon devant les uns ou devant les autres".

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dimanche 9 mars 2008

Les résultats pour St Laurent du Var

Résultats non définitifs

Les résultats diffusés à la mairie à 20h05 était de 51% pour Revel, 30% pour Segura et 19% pour Orsatti. Clairement un bon score pour Ségura et une veste pour Orsatti, qui ne parvient pas à faire le plein des voix de la gauche. Le maire est facilement réélu, il réussi même dès le premier tour, ce qui montre que c'est que veulent les électeurs. A méditer.

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samedi 8 mars 2008

Pronostique

Imaginer les résultats d'un vote avant qu'il n'ait lieu est tjs hasardeux, mais comme on s'amuse tous à le faire, je me lance pour St Laurent du Var :

  • Le Maire sortant UMP, Henri Revel, serait crédité selon certains d'une assise électorale faible de seulement 30%. En y ajoutant la prime au sortant de 15%, il devrait faire autour de 45%.
  • Marc Orsatti pour la gauche unie devrait faire de 25 à 35%, selon qu'il fait ou non le plein des voix dites de gauches. Comme il n'y a que 3 listes, il devrait arriver à passer la barre des 30%.
  • Joseph Segura dissident UMP, soutenu par tous les anti Revel, devrait se partager le reste des voix, soit environ 25%.

Voilà mes estimations. On verra demain soir ce qu'il en sera.

Bon vote.

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Une jeunesse déjà obsolète

Voilà ce que l'on peut lire sur le site des "Jeunes populaires du 15ème" de Paris : Voter MoDem c'est voter socialo-comuniste

C'est tellement stupide comme assertion que j'en suis triste pour l'UMP. Même sa jeunesse pense déjà comme des vieillards acculturés. Comment voulez-vous que l'on puisse avancer avec des gens sclérosés dans des schémas mentaux totalement obsolètes. Mais après tout, peut être sont-ils finalement juste en phase avec Srkz qui veux karshériser l'héritage de Mai 68. Heureusement d'autres ont un tantinet plus d'humour à Limoge.

Dans le même genre, les interrogations des communistes sur le fait que le MoDem soit de droite. Bon de la part des communiste, à part Arlette et Besancenot, je ne sais pas ce qui n'est pas de droite ;)

Pour être un peu plus sérieux, on pourra lire l'article de Nicolas Domenach qui s'esbourdit de découvrir que le MoDem n'est plus l'UDF. Depuis le temps qu'on vous le répète...

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mercredi 5 mars 2008

On a les politiques que l'on mérite

Après avoir tenté de constitué sans succès une liste pour ces élections municipales, je me retrouve spectateur d'une déprimante campagne électorale dans ma ville.

Je devrais m'abstenir, car comme il m'a été dit, "quant on est pas capable de..." oui mais bon. Je ne vais pas éternellement garder le silence sur cette triste campagne électorale. C'est un sujet douloureux pour moi, non pas seulement parce que je n'y participe pas, mais surtout parce que j'avais commencé à réfléchir à des propositions pour St Laurent du Var et face à la vacuité des programmes des 3 candidats, je me demande s'il est possible qu'ils soit tous aussi mauvais.

Le maire a qualifié Marc Orsatti de bon militant mais de piètre politique. C'est effectivement le sentiment que j'ai eut lors de mes rencontres avec lui. Il n'a pas de projet ou de vision globale pour la ville. Il gère sa campagne, surveille ses panneaux d'affichage, réuni ses militants, fait des promesses non chiffrées et intenables. De toute façon il sait qu'il n'a aucune chance, alors il peut tout promettre. La gauche laurentine n'est pas encore prête à être une alternative à l'UMP. Il a promis qu'il ne se présenterait qu'une fois de plus. La gauche devra patienter encore 12 ans pour sortir de sa torpeur. Cette promesse il pourra la tenir, il n'a pas besoin d'être élu.

Joseph Ségura se voit déjà maire. Je n'arrive pas à imaginer qu'il puisse diriger une équipe municipale. Sans préjuger de ses compétences, j'ai tout de même un méchant doute. A moins d'envisager que ce soient les adjoints qui gouvernent, comment compte-t-il piloter la ville, lui qui n'est même pas capable de prendre la parole en conseil municipal sur le seul sujet sur lequel il est supposé avoir de l'expertise, la sécurité. Le seul espoir est qu'il soit un bon leader et qu'il sache déléguer.

Henri Revel sera hélas réélu et la ville pourra se rendormir. Il n'a pas d'autre projet que de gérer ce qui lui est imposé. Certains diront que c'est déjà pas mal. Je suis désolé, peut être est-ce la jeunesse ou l'utopie, mais c'est déprimant de voir qu'une ville de 30 000 habitants n'a aucun projet de développement, aucun projet d'investissement. Rien.

  • La communauté d'aglo (CANCA) va devenir une communauté urbaine sans que la municipalité ne bouge le petit doigt. C'est tellement confortable de se faire imposer des projets et de transférer des décisions à prendre aux autres.
  • Le port sera imposé par Estrosi, président de la même communauté urbaine sans possibilité de dire non. Les demandes de gel des terrains ont déjà été transmises à la CANCA.
  • Les laurentins continueront de payer pour le tram niçois dont ils n'ont que faire.
  • Les grande décision d'urbanismes ne seront pas prises pour desasphyxier le centre ville.
  • Le logement social restera éternellement loin, très loin des 20% des logements qu'impose la loi SRU, d'autant que le maire veut raser quelques tours au point du jour.
  • et ainsi de suite pour l'éducation, l'urbanisme, le développement économique, les infrastructures...

Aucun de ces candidat ne donne envie de se déplacer dimanche prochain. Alors je n'ai pas commenté la campagne, et je ne pense pas que je la commenterais beaucoup, si c'est pour m'attrister sur le non avenir de Saint Laurent du Var.

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samedi 1 mars 2008

Le PS de plus en plus clair

La lisibilité politique du PS en ce moment est... comment dire... un peu flou au plan national. A la vue de cette vidéo, on comprend mieux pourquoi :

Lire la suite...

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vendredi 29 février 2008

Bayrou l'improbateur

Aujourd'hui cher lecteur nous faison dans le vocabulaire. François Bayrou a reçu bien des noms et qualificatifs, plus ou moins flateur. J'ai découvert le mot improbateur à la lecture du billet de Jean-Pierre GALLEMAND portant ce même titre.

improuver : ne pas approuver, blâmer. Synonymes de désapprouver.

Ecouter Bayrou est déjà un moyen d'être moins bête, voilà-t-y pas que ceux qui parlent de lui se prennent aussi de nous instruire. Voilà une saine contagion.

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jeudi 28 février 2008

Rapport à la mort

Suite au décès de ma grand-mère, au delà de l'émotion que suscite cette mort, elle entraine des interrogations qui se télescopent avec l'actualité.

Mourir dans la souffrance

C'est ma deuxième grand-mère que je vois partir dans la souffrance, et pour être franc la question de l'euthanasie m'a parcourue la tête les deux fois. Je n'ai pas une position tranchée sur la question[1], mais ces 2 expériences commencent sérieusement à me faire pencher vers la légalisation d'une certaine forme d'euthanasie. Qui, quant, comment, le débat est vaste et sera assurément long et tumultueux comme a du l'être le débat sur l'avortement en son temps. Mais on ne pourra pas éternellement faire l'impasse d'un tel sujet, surtout avec le rallongement de la vie et les progrès thérapeutiques.

Respect et Dignité

Le respect, la dignité. Des mots que l'on emploi pour évoquer les conditions dans lesquelles l'on meurt. Je me repose la question de définir ces termes. Respecter un mourant qui souffre consiste-t-il à le laisser vivre en souffrant ou à abréger la vie pour mettre un terme à la souffrance ?

La lecture des définitions du mot Dignité m'interpelle par rapport à la situation d'un mourant. Où est-elle enseignée cette dignité ? C'est un élément culturel, vague et complexe. Essayez pour voir d'expliquer à un enfant ce que veut dire le mot dignité. Essayer de la matérialiser sous forme de comportements pour prendre conscience que chacun l'exprime différemment. Les impudeurs que je partage sur ce blog sont-elles dignes, participent-elles au respect due à la morte ?

Exposition des enfants

On s’accorde à dire que pour que les gens fassent le deuil de celui ou celle qui nous a quitté, il est préférable d'en voir le corps. Quelque soit l'art de l'embaumeur, cela reste un corps sans vie, un corps grimé pour faire bonne figure. Un visage propre qui mime le sommeil mais qui n'a jamais été porté par l'ex-vivant. Un simulacre pendant que le corps est en train de pourrir.

Voir le corps de ma précédente grand mère ainsi a été pour moi bien plus traumatisant que le regard noir qu'elle nous lançait durant son agonie. Ma mère m'a dit qu'elle en avait eut besoin. Mon oncle exigeait un strict respect des protocoles et traditions pour l'aider à gérer l'émotion. Soit.

Mais faut-il infliger cela aux enfants ? Mon avis est tranché, c'est non ! Je fait référence à une émotion pénible vécue à 25 ans, que je ne souhaite pas transposer à mes enfants de 6 et 7 ans. L'aurais-je vécu de même si j'y avais assisté 20 ans plus tôt ? Si j'avais eut une expérience similaire 20 ans plus tôt ?

Au moment où j'entends le président de la république dire qu'il souhaite faire porter la mémoire d'enfants victimes de la Shoa à des enfants de 10 ans, quelque puisse être le fond de ce projet, ce télescopage médiatique et personnel est difficile à vivre. Je voudrais que mes enfants soient protégés de cette mort laide. Qu'à six ans, ils se contentent pour le moment de la mort d'un poisson de l'aquarium ou d'un oiseau dans le jardin. Qu'ils n'aient pas à gérer plus que l'absence et le chagrin. Que leur soit épargnée la vision d'un corps détruit par la maladie ou par les atrocités d'un génocide. A 6 ans, à 10 ou à 14, je ne sais pas trop si l'on peut être en mesure de "porter" ce genre de mort.

J'ai découvert vers l'âge de 12 ans, un jour par hasard ce qu'avait été les camps de la mort, un mercredi après midi, avant un court d'échec dont le prof était absent. Désœuvrés, nous, nous étions glissé derrière l'écran de la salle de cinéma de la MJC. Ca bougeait et il y avait du son alors nous avons été attiré. Lorsque les autres ont réalisé que c'était un documentaire ils sont parti. Je suis resté, hypnotisé, par ces corps décharnés et cadavériques qui arrivaient encore à marcher hors de leur baraquement à la rencontre des soldats. Cet instant est profondément ancré dans ma mémoire. Il n'a pris tout son sens que plus tard, avec les cours d'Histoire de première et terminal.

Il ne faut pas jouer avec ça. Ce n'est pas à 10 ou 12 ans que l'on est capable de donner du sens à ce que représente la Shoa[2]. Le président vit dans un monde émotionnel[3] et il a tort de s'arrêter uniquement à cet aspect là de ce drame humain.

Notes

[1] Ce matin l'euthanasie était dans l'actualité, ce sujet sera-t-il traité comme il se doit ou encore une fois jeter en pâture médiatique par le gouvernement, dans la précipitation et l'approximation émotionnelle ?

[2] Shoa ou tout génocide. Pourquoi s'en tenir à celui-ci ?

[3] Des amis disait de lui qu'il était hormonal.

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mercredi 27 février 2008

On est con, mais pas au point de voyager

C'est le titre de l'émission Là-bas si j'y suis de Daniel Mermet sur France Inter[1]. J'aime ce titre et il fait écho[2].

Toutes les personnes que je connais qui sont capables de ne pas tenir des propos à l'emporte pièce, d'avoir un instant de recul sur une problématique avant de l'ouvrir, qui s'interrogent sur la toute relative certitude qu'il serait facile d'avoir dans bien des cas... tous ont voyagé, tous sont allé voir un peu dans un autre pays, un jour, la différence.

Avoir juste une foi été l'étranger, avoir été en situation de ressentir la peur de perdre ses papiers, la valeur colossale de la carte de crédit, l'inquiétude de se perdre, le temps qui ne passe pas à la même vitesse, le repas incertain quant ce n'est pas le couchage... En fait juste changer le filtre avec lequel on regarde son environnement, et se souvenir plus tard qu'il existe toujours d'autres référentiels.

Avoir été un étranger devrait être obligatoire et enseigné à tous les jeunes à l'école...[3]

Notes

[1] Daniel Mermet est un conteur de talent et un militant perpétuel. J'ai beaucoup aimé à une époque ses émissions, aujourd'hui moins. Est-ce lui qui change ou moi ?

[2] Même si l'émission composée de carnet de route, fait un peu dans le patos.

[3] On devrait tout enseigner à l'école. C'est pas président de la république qu'il aurait du être, c'est ministre du formatage scolaire.

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Jeudi 28/02 Réunion publique Fabien Bénard

Réunion publique Ecole Jean Macé, 1 rue Tordo à Nice à 18h30

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