Citoyens prenez le pouvoir

Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

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lundi 3 décembre 2007

Media, une interview à réécouter

En faisant des recherches, je suis retombé par hasard sur un excellent interview de Daniel Carton réalisé par Quitterie Delmas au mois de juin qui critique certaines dérives du monde journaliste. A revoir (et à lire) absolument :

Rencontre avec Daniel Carton, l’homme qui dérange l’establishment des médias classiques ?

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dimanche 2 décembre 2007

Organisation des élections internes du MoDem

Une question importante portait sur l'organisation des votes maintenant que notre mouvement dispose de statuts et on l'espère d'un règlement démocrate dans les jours qui viennent[1].

François Bayrou a rappelé que toute élection supposent une compétition et des tensions, et surtout de donner du temps pour faire campagne, ce qui n'est pas vraiment compatible avec les échéances municipales qui approchent. Il a demandé que nous soyons en mode de rassemblement et non de compétition interne, aussi légitime que puisse être cette compétition.

Il propose donc de procéder à un vote par correspondance pour le conseil national (350 personnes), composé uniquement d'élus à la proportionnelle régionale. Ce scrutin devrait être organisé à partir du 15 décembre avec une élection jusqu'à la fin de l'année afin de pouvoir réunir ce conseil dès janvier.

Pour la conférence nationale (3000 personnes) la proposition est de faire les élections en avril après les élections municipales. D'ici là une organisations provisoires dans toutes les Mouvements départementaux sera mise en place, avec représentation de toutes les sensibilités d'adhérents[2]. Les votes dans les mouvements départementaux et les élections des présidents se déroulerons en avril, après les municipales.

Notes

[1] Le règlement intérieur devait être soumis au vote, mais il n'a pas été présenté.

[2] Encore ces précautions qui répondent aux critiques dans certains départements de verrouillage par les UDF en place. Normalement il n'y a maintenant plus de différence entre les militants UDF et MoDem, les UDF étant tous d'office MoDem.

Tag : congres-udf-modem-2007

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De la démocratie à l'efficacité

Le congrès reprend en apportant quelques modifications aux chartes. Comme la veille, François Bayrou dirige de main de fer les interventions. Gare aux militants qui prennent la parole pour dire quelque chose hors sujet. Mouché. La salle est sollicitée pour valider les modifications proposées par le président, qui rédige à la volée les reformulation et les soumet au vote dans la foulée. Ce fonctionnement directif est évidement le plus efficace, mais pas forcément le plus respectueux, certaines mauvaises langues diront pas forcément le plus démocratique.

François Bayrou a poussé ce mode de fonctionnement à son maximum en faisant adopter une charte des valeurs qu'il a lu à la tribune, différente de celle distribuée au membres du congrès. A la question de savoir pourquoi, il a répondu que le document de synthèse des travaux sur cette charte, à force de réécriture, était du marshmallow grammatical. La salle a bien sûr voté le texte, à une écrasante majorité, mais avec pour une fois une minorité réelle de contre. Je n'ai pas pris part au vote étant à la table de presse pour rédiger ce billet, mais je l'aurais voté. En fait j'aurais voté pour l'idée que François Bayrou a de cette charte qui me convient, mais la méthode est limite. Doit-on, parce que le chrono tourne, parce que le président dispose d'un soutien indéfectible des militants, parce qu'il faut nécessairement être efficace pour avancer, doit-on naviguer à la limite des principes démocratique ?

J'aime à penser que ce fonctionnement directif ne sera pas le fonctionnement par défaut. Je le tolère, je le défend même, parce que je vais dans le même sens que François Bayrou, à la recherche d'efficacité pour ce Mouvement Démocrate qui a déjà trop attendu pour se mettre en ordre de bataille, mais une fois notre mouvement organisé, je voudrais qu'il ne soit plus nécessaire d'avoir recours à ces fonctionnements.

Tag : congres-udf-modem-2007

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Mais on se croirait à l'UMP ici !

J'ai passé l'essentiel du congrès à la table presse afin de disposer d'un accès internet pour approvisionner le blog en informations. Je suis arrivé au moment où François Bayrou entrait sous une standing ovation digne d'une campagne électorale. Une journaliste s'est exclamé alors « Mais on se croirait à l'UMP ici ! »

François Bayrou était le seul candidat à la présidence du Mouvement Démocrate. Il a été élu par 3808 voix pour 3933 votants.

Il a ensuite présenté sont exécutif provisoire et ce fut une ovation de près d'une minute lorsque Anne-Marie Comparini a été cité. Jean Lassale, Corine Lepage et Quiteri Delmas ont également été chaudement applaudis. François Bayrou a souligné qu'il avait besoin de jeunes dans son équipe provisoire.

Le vote de la confiance au nouveau président et à son équipe a été voté sans opposition et 2 abstentions.

Tag : congres-udf-modem-2007

 

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samedi 1 décembre 2007

Le nouveau site du MoDem

Le nouveau site web du Mouvement Démocrate est en ligne depuis cette nuit.


www.mouvementdemocrate.fr

C'est la nouvelle plate forme qui est ouverte et non plus la version alpha comme jusqu'à présent. On y retrouve notamment tous les amendement en cours de discussion quasiment en direct.

Le fils RSS du site est de retour, ce qui va permettre de l'ajouter au site fédéral.

Tag : congres-udf-modem-2007

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Le congrès fondateur du Mouvement Démocrate

Après le congrès de l'UDF, nous avons, comme d'habitude, passé la soirée à parler politique et ce matin, le réveil a été dur. Lorsque nous sommes arrivé, plusieurs centaines de personnes faisaient la queue pour s'inscrire en papotant sur leur commune, circonscription ou département, de comment cela se passe, ou ne se passe pas, le tout dans la bonne humeur malgré l'attente.

Vers midi nous sommes enfin entré dans le palais et sommes arrivé en plein dans la discution sur les amendements aux statuts qui battait sont plein.

Les votes à main levé sont impressionnants lorsque 4000 mains se lèvent pour voter les amendements à la majorité écrasante. Même si certains amendements étaient très discutés, la majorité a tjs été évidente. François Bayrou n'a pas hésité à se moquer de lui, lorsqu'il ne se privait pas d'orienter ouvertement les votes en donnant son avis juste avant le vote, en rabâchant sa position et en faisant rire la salle en disant qu'il n'influençait pas du tout le vote.

Il est clair que les statuts, sur lesquels François Bayrou a participé, seront ceux qu'il veut. Il a extrait des amendements et débats, les bonnes idée ou celles susceptibles de faire plaisir aux adhérents. C'est un vrai travail d'ouverture d'esprit comme François Bayrou l'a toujours fait, c'est à dire une ligne très ferme du président qu'il explique et toute latitude autour de cette ligne mise en débat. On aime, on aime pas, je trouve en tout cas que ça a le mérite d'être clair, surtout qu'il l'explique. J'apprécie.

C'est un véritable ateliers de travail sur les statuts qui s'est tenu avec 4000 personnes pour extraire le meilleur des 83 amendements. C'est un travail colossale, durant plus de 10h, avec une démarche pédagogique évidente du président pour justifier de sa position, lui assurant par la même une grande majorité de personnes qui votaient avec lui.

Dans le même temps, l'équipe internet a travaillé d'arrache pied pour présenter ce matin le nouveau site web sur lequel sont proposées, quasiment en temps réel les amendements votés. Un travail impressionnant.

Tag : congres-udf-modem-2007

 

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vendredi 30 novembre 2007

Congrès de l'UDF - Villepinte 30/11/2007

A quelle sauce...

Avant de venir, nous n'avions aucune information sur le déroulement de ce congrès. La motion soumise au vote nous a été donnée à l'entrée. Une seule. Dans la lignée de celle voté par le congrès national de l'UDF au lendemain de l'élection présidentielle. Si je fais personnellement totalement confiance en François Bayrou pour présider au futur du MoDem et de l'UDF, je reste dubitatif sur notre incapacité à communiquer sur le contenu avant que les gens ne prennent leur billet de train ou d'avion.

Le congrès extraordinaire de l'UDF commence.

François Bayrou à refait tout l'historique de l'UDF en soulignant à chaque fois que cela était possible, qu'à chaque changement il y avait des force de résistance pour conserver ce qui était avant[1].

Le mot clé mis en exergue par Bayrou est "construire" dont il a rappelé la racine : couche par couche.

"L'UDF est une forme politique du passé", il faut laisser jaillir le renouveau, laisser tomber l'écorce pour qu'une nouvelle génération émerge prend-t-il comme métaphore. Toutes les organisations politiques cèdent à l'obsolescence. Les socialiste sont aussi en fin de cycle, et il devrons, eux aussi se réformer, même si certain ne le veulent pas. Chirac l'a fait pour batir le RPR et remplacer l'UDR.

"La démarche que nous entreprendrons demain est dans la continuité du congrès de l'UDF de février 2006, lorsque l'UDF à choisi d'être un parti libre" (applaudissements). "Nous étions bloqués, nous serons libérés, nous étions sujets, nous serons autonomes".

François Bayrou fait des efforts, constants, pour faire le lien avec le projet du MoDem et notamment le projet de société qui nous caractérise : liberté, égalité, fraternité, par opposition au modèle de société inégalitaire croissance qui nous est proposé aujourd'hui.

Il a ensuite présenté la motion, rédigée par le bureau exécutif, qui sera soumise au vote par la suite.


"Je n'ai jamais pensé la vie en terme de garantie, mais en terme de dynamique."

Questions de la salle et prise de parole

Didier Bariani à pris la parole pour dire qu'il resterait dans la maison, ce qui n'était pas évident suite à sa prise de parole à Seignosse, et il semble avoir fait un pas important vers le projet de Bayrou qu'il ne partageait pas. Il a souligné les efforts fait par les Verts qui nous avaient rejoint, sous entendant que nous devions en faire tout autant pour vivre ensemble.

Question sur le financement : comment va être attribué les subventions publiques issue des voix gagnées par les candidats qui se sont présentés sous l'étiquette MoDem ? Réponse, si la motion est votée, alors la caisse de l'UDF et du MoDem est la même, puisque c'est le MoDem qui gère les intérêts de l'UDF.

Prise de parole de Gille Artigue : "j'aurais préféré que la fidélité soit récompensé plutôt que sanctionnée".

Après plusieures prises de parole élogieuse à l'endroit de François Bayrou, il a voulu nous faire croire qu'il était modeste en rappelant qu'il n'aimait pas le culte de la personnalité. Par contre a rappelé une idée forte, déjà soufflée à Seignosse : ce n'est pas des militants qui le suivent dont on a besoin, mais d'être autonomes, rappelant son passé d'autogestionnaire.

Thierry Cornillet, député européen, a demandé de ne pas saborder le parti, avec un discourt pas très clair pour demander de ne pas fusiller ceux qui respect leur engagement précédents de centre droit.

Jean Arthuis présente une autre motion qui vise à conserver l'UDF. De même Thierry Benoit, dans la continuité de son intervention à Seignosse, est allé jusqu'à envisagé de présenter une motion pour que l'UDF reste indépendante du MoDem. Il ne la présentera pas finalement et annonce son soutien au texte de Jean arthuis et son départ de l'UDF si elle se dissoud dans le MoDem. La salle, rappelée à l'ordre par François Bayrou pour ne pas le siffler, lui faisait des gestes d'adieu de la main... Pour la deuxième fois, François Bayrou lui a rappelé qu'il avait été élu avec des voix du centre et de la gauche face à un candidat de l'UMP. Casséééééé.

Pour rétablir la parité des intervenant, une série de femmes, élues, militantes de longue date ou toutes récentes, jeunes ou plus âgées, ont pris la parole et ce fut une unanimité en faveur de la dissolution de l'UDF dans le MoDem[2]. Un appel à la création d'un mouvement de masse en lieu et place du parti de notable qu'était l'UDF. Un rappel que les nouveau militants ne sont pas forcément des gens de gauche, que les élu(e)s n'ont pas changé, que ce soit UDF ou MoDem font le même boulot.

D'autres personnalités ont pris la parole pour motiver la création du MoDem, comme Marielle de Sarnez, Jean Lassale, Jaqueline Gourault ou Michel Mercier.

Vote de la résolution

La motion suivante (modification en gras) a été adoptée, avec 36 contres, 7 abstentions et tout le reste de la salle pour (1500 à 2000 personnes) :

L’UDF, formation politique au titre de l’article 4 de la Constitution, est membre fondateur du Mouvement Démocrate auquel elle adhère, pour une période transitoire de trois ans en tant que personne morale. A dater du 1er décembre 2007, tout adhérent de l’UDF est adhérent du Mouvement Démocrate.
L’UDF délègue aux instances du Mouvement Démocrate la responsabilité de l’action et de l’expression communes. Les autres instances nationales et locales de l’UDF s’intègrent aux instances correspondantes du Mouvement Démocrate.
Pendant cette période transitoire, les intérêts juridiques, matériels et moraux (les idées et les valeurs) de l’UDF seront garantis et administrés par un bureau de vingt à trente membres désignés par le Congrès, sur proposition du Président dont le mandat est prorogé.

Notes

[1] clin d'oeil à Thierry Benoit qui a souhaité déposer une contre motion qui n'a été diffusée que sur internet, pour conserver l'UDF telle que.

[2] Les femmes ont elles plus de bon sens ?

Tag : congres-udf-modem-2007

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Les provinciaux à la capitale : l'assemblée nationale

Pour le congrès de l'UDF qui se tient ce vendredi, nous sommes arrivés avec Fabien hier soir, évitant pour le coup l'interview de Srkz. Ce n'est pas grave, les arguments pour justifier de la disparition des 35h sont sans intérêt. Nous reculons encore une fois, en perdant des avancées sans même savoir ce que l'on gagne à la place (lecture ici et pour rappeler que Srkz marche à reculon).

Ce matin, nous avons eut la possibilité de faire une visite de l'assemblée nationale. Pour des militants c'est un moment magique pour la première fois de découvrir le coeur de la république. Fabien c'est moqué de moi en disant que j'avais la tête du ravi du village en sortant de l'assemblée nationale.

Un lieu chargé de symboles, chargé d'histoire. Le fonctionnaire de l'assemblée qui nous faisait visiter semblait se délecter de nous montrer tous ces détails historiques, ces habitudes des parlementaires, ces anecdotes... Il nous expliquait le sens du protocole, son histoire, assumée depuis la royauté.

Il nous a souhaité d'y revenir en nous raccompagnant vers la sortie...

Tag : congres-udf-modem-2007

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J'y serais

Je fais partie des privilégiés qui iront aux congrès de l'UDF et du MoDem, à Villepinte, de vendredi à dimanche. Si c'est possible et s'il y a matière, nous tacherons avec Fabien de vous mettre en ligne quelques cartes postales de là bas.

Pour ceux qui sont intéressés, voici mes orientations de vote à priori (mais cela pourrait changer en fonction du déroulement du congrès) :

  • Dissolution de l'UDF dans le MoDem. Pas de courant ou autre montage similaire.
  • Conservation de la marque UDF pour la protéger au sein du MoDem pendant une période transitoire.
  • Vote de l'organisation des pouvoirs et des contres pouvoirs dans les statuts, tel que proposé par les Démocrates en Mouvement.
  • Soutien de mon amendement (si possible) ou de ceux proches concernant les fédérations thématique.

Et bien sûr, en marge des votes, tout plein de rencontres.

Aller, il est tard, demain la journée sera longue.

Tag : congres-udf-modem-2007

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jeudi 29 novembre 2007

Blog : la nouvelle catégorie St Laurent du Var

Note technique sur le fonctionnement du blog.

Lire la suite...

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mercredi 28 novembre 2007

Proposition d'amendement aux statuts du MoDem concernant les fédérations

Dans le cadre du congrès du Mouvement Démocrate, un travail intense sur les statuts a été réalisé par de nombreux militants dont une partie du travail est visible sur e-soutiens.

J'ai proposé une version de statuts et maintenant un amendement à la dernière version des statuts disponible sur le site du congrès, qui concerne l'organisation des fédérations et notamment des fédérations thématiques.

Pour qu'un amendement puisse être discuté lors du congrès, il doit être soutenu par au moins 10 adhérents du MoDem et transmit à l'organisation avant ce soir minuit.

Je vous invite donc à me faire part de vos commentaires et éventuels soutiens au projet d'amendement proposé en pièce jointe (fournir par retour de mail vos nom, prénom, email et adresse ou numéro d'adhérent pour les soutiens).

Références complémentaires :

Ci dessous cette proposition au format PDF et au format doc. A vous lire.

Cedric

Edit: Une version modifiée vient d'être envoyé comme amendement à minuit, avec de légères modifications dans le préambule pour tenir compte des commentaires ci dessous.

Tag : congres-udf-modem-2007

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MoDem, émergence de nouveaux leaders

Le mouvement démocrate, que ce soit au plan national, sur internet ou localement est une organisation embryonnaire tout en désordre, pour ne pas utiliser de mot plus rude. Daniel RIOT pointe les difficultés de cette grossesse et de l'accouchement qui s'annonce. Ce n'est pas la première fois que j'en parle sur ce blog :

  • une communication de la cellule d'animation des alpes maritime qui est inexistante, ce qui évite d'avoir à la commenter,
  • un congrès qui coûte près de 200€ pour les provinciaux, ce qui est loins de permettre au plus grand nombre d'y participer,
  • une organisation des congrès qui ne prévoit pas de vote électronique faute de moyen et donc procédera à des votes à main levée au sein d'une assemblée dont la représentativité est toute relative,
  • des investitures qui se décident avec un comité composé de personnes dont certaines ne sont même pas membre (et je ne parle pas de sa composition, démocratiquement nommé par Bayrou himself),
  • ...

Bref, la marge de progression vers le nouveau parti du 21ème siècle est grande et toute tracée. Les mauvaises langues disent déjà que l'on aurait du commencer plus tôt.

Sauf que...

  • sauf que Bayrou nous apprend qu'il sont une vingtaine au siège à gérer l'UDF et le MoDem, dont seulement 2 personnes pour le net,
  • sauf que les statuts et chartes qui définiront le mouvement à venir sont discutés et amendés par les militants et que l'on en est à la version 4,
  • sauf que des amendements seront discutés en live lors du congrès et que ce congrès constituant sera un véritable atelier,

Il y a aussi l'après congrès, quant viendra le moment des votes pour constituer les instances fédérales. Et là, je me demande parfois si cette période de turbulences que vit le Mouvement Démocrate n e lui est pas finalement bénéfique. En effet elle permet de voir émerger de nouveaux leaders naturels, qui arrivent à gérer ce bordel et à avancer. Car si l'on réfléchi un peu, après le congrès, qui seront les cadres élus du parti ? Ceux qui auront réussi à sortir la tête de ce merdier ambiant. C'est un bon moyen d'avoir enfin des cadres avec quelques capacité non ?

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mercredi 21 novembre 2007

Le point du jour à St Laurent du Var

Je suis allé distribuer des tracts au point du jour[1] et j'ai été révolté par l'état des parties communes des bâtiments de ces HLM : portes cassées, interphones explosés, boites aux lettre détruites, égout qui débordent dans la cours avec les odeurs correspondantes, détritus variés dans les jardins d'enfants et partout dans les massifs ou les recoins, végétation totalement à l'abandon, escaliers et rampes qui n'ont pas du être repeintes depuis la livraison des bâtiments...

Lorsque l'on en parle à ceux qui sont aux affaires, la réponses est systématiquement la même "ils cassent tout, et quant on refait, c'est saccagé immédiatement". Peut être, mais je pense que c'est un peu court comme réponse.

Tout d'abord, lorsque j'ai habité 3 ans dans des HLM, au vallon des fleurs à Nice[2], j'ai pu apprécier la totale incompétence des responsables et le profond mépris de l'OPAM[3] pour les habitants. Un jour que je discutais avec la femme de ménage de ma tour, elle m'expliquait que cela faisait plusieurs jours qu'elle faisait le ménage à l'eau, car il n'y avait plus de produits ménager. Allez motiver le personnel après ça. Je pourrais vous parler des boites aux lettres qui sont remplacées par des neuves, mais dont on ne donne pas les clés aux habitants, des volets cassés au rez de chaussez qui n'ont jamais été réparés en 3 ans, d'un digicode installé alors que les interphones sont cassés et qui fini avec le code 1234 gravé au dessus sur le mur, de cafards de 5cm qui cours dans l'appartement en remontant probablement par les bouches d'aération depuis les locaux à poubelles rarement nettoyés et encore moins désinsectisés, d'un ascenseur sur le demi palier rendant la tour inaccessible aux personnes à mobilité réduite, si tant est qu'il n'est pas en panne...

Toutes ces petites nuisances, dans un HLM réputé pourtant tranquille de Nice, sans famille à problèmes ou de difficultés de voisinage particulières, sans dégradations notables par les habitants.

De mon point de vue, lorsque l'on rassemble dans un même lieu, des gens à faible pouvoir d'achat, pouvant pour certains avoir des problème sociaux, dont une grosse partie sont étrangers, et dont l'emplois est souvent précaire, il faut s'attendre à avoir à gérer cette population autrement. La gestion de leur lieu de vie ne peut pas être la même que pour le reste de la population. En rassemblant au même endroit une forte densité de gens fragiles, la collectivité doit investir pour les protéger plus que pour les autres citoyens.

St Laurent du Var et au premier plan, derrière le fleuve Var, la cité du point du jour

Dans une population avec un plus grand nombre de problèmes que la moyenne (précarité, chômage, endettement, transport...) il est logique qu'il y a ait plus de problèmes à résoudre. Pourtant l'office HLM se comporte comme il le ferait avec des propriétaires d'une zone pavillonnaire. Les personnels ne sont pas mieux formés, les solutions techniques ne tiennent pas compte des contraintes spécifiques, l'entretiens est inférieur alors qu'il devrait être supérieur...

Il devrait y avoir des concierges en charge des relations humaines et de la plantation de fleurs, les parties communes devraient être remises en état continuellement pour ne pas laisser s'installer une perte des valeurs et du respect de l'environnement. Les habitants devraient être associés aux projets de réhabilitation, avec éventuellement une rémunération pour ceux qui participent.

Ce site devrait être une vraie zone d'investissement humain, que ce soit à l'endroit des habitants, mais aussi des acteurs sociaux qui sont demandeurs d'une visibilité dans le temps. Mettre comme projet que la collectivité assume son rôle et en paye le prix, dans le temps, dans le long terme.

La réponse du maire de Saint Laurent du Var, Henri Revel[4] est le projet de démolition d'une partie de ces logements. Pourquoi pas, mais qu'est-ce qui est proposé comme alternative ? Les habitants auront-ils leurs mots à dire ? Et en attendant, on laisse pourrir les bâtiments, le moral des habitants et la moindre chance de responsabiliser ces "citoyens" à l'abandon ?

Notes

[1] Ce billet a été initialement écrit le 20 avril 2007.

[2] Les étudiants boursiers vivants en couples pouvaient prétendre à un logement en HLM, sous loué par le CROUS.

[3] OPAM renomé en Azur habitat.

[4] Le maire était un membre de droit de l'OPAM, mais il l'a quitté afin que ne puisse pas lui être reproché les décisions qui y sont prises.

Tag : SRU, HLM, logement social

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mardi 20 novembre 2007

Les êtres sont bidimentionnels lorsque l'on a 20 ans

Samedi dernier, dans l'émission "Le zapping de France Inter", Eric-Emmanuel Schmitt a sortie une de ces expression qui fait sens, en une phrase qui illustre toute une idée. Je la replace dans son propos, en réponse à la question, "c'est quoi la culture ?" :

La culture c'est la possibilité d'enrichir le présent en ayant accès au passé comme au présent. Les livres, ou les tableaux, ou les musiques, c'est ce qui nous apprend à ressentir, à ouvrir les yeux, à trouver que l'univers est plus complexe que l'on ne croit au départ.
[...]
Moi à 20 ans j'étais persuadé que j'avais fait le tour de tout, et maintenant à 47 je découvre enfin le monde, que les sentiments sont toujours plus paradoxaux et complexes que ce que je croix, que les êtres humains ont encore plus de profondeur, une profondeur en tout cas qui m'échappait totalement lorsque j'avais 20 ans. Ils étaient bidimentionnel à 20 ans pour moi les êtres. Et la culture, (...) c'est grâce à la lecture que j'ai découvert les arcanes du monde (...). On ne lit pas pour célébrer la culture, on lit pour vivre, on pense pour vivre.

C'est cette multidimentionnalité de la chose humaine qui en fait tout sont intérêt. Qui fait que l'on est agacé par cette culture de la simplification qui nous est imposée par les média mais aussi une certaine classe politique, qui se contente de petites phrases, de clichés. Une certaine classe politique qui ne daigne pas faire l'effort de la pédagogie, "vous comprenez, c'est trop compliqué pour les électeurs".

La complexité de la chose humaine est pour moi un moteur. Se promener dans la rue et regarder les passants, en les imaginant, ailleurs. Se dire qu'ils sont tous forts et faibles, tous avec un référentiel différent, des lunettes de la vie qui n'ont pas les mêmes focales. Une infinité de complexités. Chacun est un roman différent, avec des tranches de vie empilées en strates dont on ne devine que la dernière couche.

La multidimentionnalité de la chose humaine dans laquelle je me plonge avec l'engagement politique est une découverte permanente qui chamboule les idées reçues à chaque rencontre, un peu comme la découverte en mathématique des nombres imaginaires lorsque j'étais en terminale. Précautionneusement, le professeur nous introduisait ce petit "'i''" qui nous faisait passer des nombres linéaires (de - l'infini à + l'infini) aux nombres complexes, sur un plan. Le simple nombre 2, connu et archi connu depuis la maternelle et qui ne pouvait avoir qu'une seule valeur, 2, tout à coup, devenais à son tour une infinité de possibles. Ouahhh, ainsi donc l'on pouvait comprendre et résoudre des problèmes du monde réel avec des nombres multidimentionnels.

Prêter aux êtres une profondeur pas forcément visible. Les voir comme des équations dont toutes les variables peuvent être multidimentionnelles, des équations non résolvables en sommes, où au fur et à mesure que l'on essaie de les résoudre, les équations changent, nous contraignant à de perpétuelles approximations par simplification, forcément fausse... en toute connaissance de cause.

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lundi 19 novembre 2007

Le nouveau centre d'affairistes

Pour ceux qui n'ont pas suivi les épisodes précédents sur le financement du nouveau centre, lire ici et mes billets précédents.

Nous apprenons donc dans une dépêche du Nouvel Observateur (via Espérance sur e-soutiens) que le nouveau centre a trouvé le moyen de se faire financer en se rattachant à un petit parti polynésien, ce qui permet de contourner la loi électorale. J'adore la conclusion du journaliste (que j'ai mise en gras).

Compte tenu des méthodes employées je ne vois plus ce qui différencie le Nouveau centre de l'UMP. Pourquoi se donnent-ils autant de mal alors qu'il suffirait qu'ils se rattachent au grand frère pour toucher leur subvention, comme le font les radicaux. Qu'ils auraient d'autres raisons de vouloir leur financement que cela ne m'étonnerais pas...[1]

Une foi n'est pas coutume, je recopie l'intégralité de la dépêche, au cas où celle-ci ne soit plus en ligne dans quelques temps[2] :

Le Nouveau Centre obtient un financement public de 900.000 euros annuels grâce à un parti polynésien AP | 17.11.2007 | 18:12

La démarche serait "légale", selon Philip Schyle, le président du Fetia Api, petit parti polynésien coincé entre les formations de Gaston Flosse et d'Oscar Temaru, qui a signé cette semaine une convention avec le Nouveau Centre.

En fait, les textes du financement public des partis politiques permettent aux formations d'outre-mer de recevoir une aide dès qu'elles ont présenté un candidat aux législatives. En métropole, des candidats dans 50 circonscriptions sont requis au minimum pour qu'un parti bénéficie ensuite des 45.000 euros annuels durant la mandature pour chaque député élu.

Le Fetia Api n'a récolté qu'un peu plus de 1.000 voix au total dans les deux circonscriptions polynésiennes (1,11% des suffrages exprimés) en juin dernier. Mais selon Philip Schyle, il suffit que les 21 députés du Nouveau Centre "signalent leur rattachement au Fetia Api auprès de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques" pour que plus de 900.000 euros tombent annuellement dans les caisses de son parti à Tahiti.

Une somme qui sera aussitôt reversée au Nouveau Centre en vertu de la convention signée mercredi à Papeete par Philip Schyle, moins les 30.000 euros annuels conservés par le Fetia Api, selon les termes de l'accord.

"Nous donnons un coup de main au Nouveau Centre", admet l'élu polynésien qui, jusqu'en mai dernier, bénéficiait d'un accord avec l'UDF et soutenait François Bayrou, fondateur du MoDem. Et de poursuivre, "nous n'avons rien demandé, c'est le Nouveau Centre qui a établi la convention". Un partenariat qui prévoit tout de même un volet politique. AP

Notes

[1] Certains, très médisants, disent que si le nouveau centre était financé par un accord avec l'UMP, il n'arriverait plus à faire croire aux électeurs qu'ils sont indépendants de l'UMP et donc ne mangerait plus l'espace électoral du MoDem. D'autres, encore plus médisant, disent que si cela arrivait, le nouveau centre ne servant plus à rien à Srkz, il se verrait écrabouillé par l'UMP. Mais ce ne sont que des médisances...

[2] Je sais c'est mal(c) et c'est du plagia, mais ce type d'actu ne reste que quelques semaines, voir jour en ligne, hors je veux pouvoir y faire référence dans quelques années.

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dimanche 18 novembre 2007

Souvenir universitaire

Lors de mon cursus universitaire j'ai assisté et même participé à 2 reprises au blocage de mon campus.

La première fois, un peu ignorant de ces choses, étudiant en 2ème années, je venais aux nouvelles auprès des étudiants qui occupaient le château de la faculté des sciences de Nice. En marge des syndicalistes professionnels qui menaient la désinformation, j'ai rencontré des gens qui proposaient de faire des contre-propositions au projet présenté par Lionel Jospin, alors ministre de l'éducation nationale. Nous nous somme attelés pendant une journée et demi à une lecture critique du projet présenté par le ministre, et avec notre argent, avons fait un tirage à 3000 exemplaires de ces contre propositions qui ont été envoyées au ministre dans le même temps. Le lendemain, alors que les syndicalistes jugeaient inopportun de faire la publicité du projet du ministre, nous avons distribué le projet du ministre et nos contre-propositions avec[1].

Face à cette démarche un peu utopique, la machine à désinformation de l'UNEF[2] marchait à plein, afin d'obtenir la seule chose qui comptait à leur yeux, un campus de plus bloqué. On le vérifie en ce moment où les média ne s'intéressent qu'au décompte des universités bloquées ou perturbées.

En réaction à ces manipulations des foules dont sont spécialistes les groupes d'extrême gauche[3], est né un groupe d'étudiants dans lequel j'ai fait mes armes de militant[4], Les Incorruptibles, composé de sensibilités politiques diverses, gauche, centre, apolitique et anarchiste. Tout ce petit monde hétérogène s'entendait sur quelques principes, comme la liberté d'expression, assumer ses propos, l'intérêt général avant tout, la transparence totale, pas de chef mais des responsables thématiques ou de fonction (élu, secrétaire), l'assiduité aux conseils pour lesquels ils étaient élus, le compte rendu systématique dans le journal distribué tous les 2 ou 3 mois[5].

Participant au fonctionnement[6], puis élu des Incorruptibles au conseil d'UFR, j'ai côtoyé pendant des années les méthodes de l'UNEF. J'ai eu cet étrange sentiment d'une organisation qui ne se préoccupait que de sa survie et de ses membres. Une organisation dite de gauche[7], mais qui n'avait pas vraiment d'idéologie à défendre, aucun projet à proposer, se fichait totalement des mandats pour lesquels ils étaient élus, si ce n'est des subventions correspondantes, verrouillait le fonctionnement du foyer et surtout les comptes, achetait des soutiens en donnant de petits boulots au foyer...

Lorsque j'entends parler du mouvement étudiant en ce moment, nombre de détails font écho, notamment ce comportement ubuesque à Rennes où les bloqueurs refusent le verdict des urnes qui demande la fin du blocage et prétendent que seules les décisions prisent en AG sont valables. C'est du vécu hélas, tout comme les décisions de blocage du campus prises à 2h du matin par 30 personnes, la non invitation des autres organisations étudiantes lors de réunions décisionnaires. Bref toutes ces formes de déni de démocratie qui nuisent à ces mouvements et leur ôtent toute chance d'être légitimes et crédibles, même lorsque le projet proposé par le ministère pourrait être discuté[8] ou est discutable.

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Notes

[1] Le ministère avait fait parvenir dans toutes les universités le texte sur papier glacé pour que les étudiants jugent par eux même de son bien fondé.

[2] L'UNEF n'est pas toujours aussi à gauche sur tous les campus, il y avait aussi l'UNEF-ID dans d'autres campus, rattachée au parti socialiste.

[3] Ils le justifient "pour la cause", mais cela n'en reste pas moins du mensonge et de la manipulation.

[4] Déjà diront certains... le militantisme est une nature je pense. Un autre de ces militants est aujourd'hui chez les Verts.

[5] Je vais tacher de vous retrouver des exemplaires du journal pour un prochain billet.

[6] J'étais en charge du journal, de la collecte des articles à l'impression des stencils pour les vieilles Ronéo de récup que l'on utilisait.

[7] Extrème dans le cas de mon campus.

[8] Bon ici je ne crois pas Valérie Pecresse capable de faire de la concertation, mais c'est un autre débat.

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vendredi 16 novembre 2007

François bayrou au café démocrate

Retrouver ci dessous la vidéo de la première partie de soirée et les liens vers les articles commentant ce café démocrate qui s'est déroulé le 14 novembre à Paris, plus 2 extraits des débats qui ont suivis.

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