Citoyens prenez le pouvoir

Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

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samedi 25 août 2007

Blog en panne

Aujourd'hui, mon blog a été indisponible plus de 10h. Je vous prie de m'en excuser et je remercie ceux qui m'on envoyé un email ou téléphoné pour me le dire (ça fait chaud au coeur).

J'attends toujours un explication de mon hébergeur. Dans une réponse laconique, il m'a été dit que mon site a été utilisé dans une attaque de phishing sur la banque natwest. Je cherche encore comment, car pour faire du phishing il faut laisser des traces sur le serveur et je n'en ai trouvé aucune. Mais l'admin de service a été un peu violent et sans même m'en parler il a tout coupé. Son collègue qui assurait la permanence de l'après midi a eut la courtoisie de rétablir le site. J'en saurais un peu plus lundi.

En attendant, j'en ai profité pour mettre à jour mon blog avec la toute dernière version 1.2.7 de Dotclear. Cela ne se voit pas pour vous, mais ce blog est donc le plus à jour en matière de sécurité et même de bug (quoique dotclear, le moteur de blog que j'utilise, n'en a pas beaucoup, je les cherche encore).

Voilà, retour à la normale.

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vendredi 24 août 2007

L'avenir est un long passé

Le disque de Manau date de 1998 et à l'époque, cette chanson était pour moi l'illustration de la maturité du rap. C'est aussi l'époque de Mc Solar, I am et d'autres groupes que je ne connais pas qui tranchent enfin avec le rap habituel des cités, copié du rap américain, pour en faire un vrai style de musique, porteur d'une identité culturelle et d'un message pas forcément stéréotypé, avec une french touch.

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jeudi 23 août 2007

Jean Marie Cavada - Zénith mai 2007

Discours prononcé lors du meeting du 24 mai 2007 au Zénith, lors de la création du MoDem :

"Est-ce que nous allons être des professionnels du refus qui préfèrent le ministère de la parole à la dure lucidité de l'action ?"

"... le destin de notre pays est plus fort que nos corporations... et même que nos familles..."

J'avais aussi envie d'entendre me dire merci. De temps en temps ça fait du bien quant on est militant ;)

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mercredi 22 août 2007

Absents et payés

Je vous laisse lire cet article du Figaro absolument déprimant :

Absentéisme : les députés contre des sanctions

Où l'on est conforté dans l'idée que ce n'est pas pour demain la responsabilisassions des parlementaires. Surtout ne bougez plus... pour la photo, on fige tous les privilèges.

 

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mardi 21 août 2007

Napoléon IV

Vous aurez noté que je ne me suis pas étendu jusqu'à présent sur l'élection de Nicolas Sarkozy. C'est un sujet douloureux. Non pas que ce n'ai pas été prévisible un fois le trublion Bayrou éliminé, mais même en s'y préparant, cette élection ne finit pas de me déprimer. Ce fut un vote contre le 06 mai, avec la conviction que cet homme faisait glisser les valeurs de notre pays sur une pente qui ne me convient pas : communication à tout va et saturation de l'espace médiatique, pressions sur les médias et abus de pouvoir, copinage, clientélisme, populisme, élitisme... vous rajoutez tous les ism que vous voulez, il n'a aucun scrupule.

Beurk.

Je n'ose même plus commenter ce que dit ou fait le gouvernement et le président tellement je suis écœuré.

Dégout.

En trois mois, cet homme a réussi à effacer ce qui était beau dans cette campagne électorale : les débats, la réflexion, la pédagogie, la démocratie qui reviens au cœur de la cité, la chose publique qui reprend de la noblesse, l'envie du vivre ensemble, le respect de la contradiction, l'intérêt général au dessus de l'intérêt particulier.

Patatra...

Les lois sont encore votées dans l'urgence, il faut aller vite, pendent l'été, pendant que les français sont engourdis par la torpeur estivale. Inutile d'expliquer les lois ou de les discuter. Elles sont forcément bonnes puisque le nouveau patron les propose. Même si le conseil constitutionnel a des doutes.

On promulgue des textes pour favoriser encore une fois les classes aisés, en endettant tout le monde. On s'arrange avec le budget de l'état et madame ne voit aucun inconvénient à disposer d'une carte bleu sur les comptes de l'Elysée. Quant tout le monde essai de limiter la propagation d'armes nucléaires en Iran en s'attristant des erreurs du passé, on commerce nucléaire avec la Libye (ça se rapproche, ce sera meilleur si ça nous pête à la gueule).

Délire sur des vacances encore une fois financées par des "amis" fortunés. Mais comment ne pas être scandalisé par ce mélange des genres entre le représentant du peuple, de tout le peuple français, garant de l'intérêt général en principe, qui se fait ouvertement financer par des intérêts particuliers. On ne rappellera jamais assez une personne comme De Gaulle qui payait sa part d'électricité à l'Elysée, "par principe".

Pour faire plaisir aux bonne gens, il n'hésite pas à remettre en cause la base même des équilibres des prisons : la possibilité de libération anticipée qui est un des plus puissant moteur de contrôle des détenus. Il faut faire plaisir au bon peuple. Il faut leur couper les couilles ! Non pas expliquer, non pas mettre en perspective, non pas améliorer... non, non, il faut simplifier à outrance et donner ce que veut la vindicte populaire.

Re-beurk.

J'en ai assez de me faire du mal à parler de cet homme qui méprise la chose publique et l'exemplarité que l'on attend d'un président de la république. Cet homme est nuisible. Je parlerais d'autre chose. La politique est un vaste sujet et il y a moyen de s'impliquer dans la vie de la cité en restant conforme à une certaine manière de faire de la politique, même si l'image diffusée au sommet de l'état ne va pas aider...

Allez, si vous n'êtes pas trop barbouillé :

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sco et linux

La très grande majorité d'entre vous n'a certainement pas la moindre idée de ce qu'est SCO et seulement quelques habitués de ce qu'est Linux :

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lundi 20 août 2007

Le cout du risque

L'excellent billet de Jules de Diner's Room (comme souvent devrais dire) sur la crise boursière actuelle m'a fait m'interroger sur cette notion assez abstraite qu'est le cout du risque.

Les banques comme les assurances devraient prêter ou assurer à des couts en fonction du risque. Plus le client est solvable (pour la banque), peu accidentogène ou sujet au vol (pour l'assurance) et plus l'une ou l'autre peut abaisser le montant du crédit ou de la prime d'assurance. Un client fiable ne devrait en théorie ne couter que ce qu'il coute à l'organisme, plus un pourcentage de majoration pour aider à financer les couts des clients moins fiables (mutualisation) et les bénéfices pour les actionnaires.

Dans la pratique, combien de fois n'a-t-on l'impression que ces organismes portent ceinture et bretelles tellement la notion de risque disparait de leur catalogue. Logiquement, il devrait être possible d'emprunter ou de s'assurer quelque soit sa situation, seul le cout devrait changer. En fait, plus aucune banque ne prêtent si vous n'avez pas déjà de l'argent. Dès qu'il y a la moindre difficulté pour le ménage ou l'entreprise, ce n'est pas un coup de pouce que la banque vous donne, mais un coup de poing. Essayez d'assurer une maison avec une fissure, même si la fissure est d'origine et a 30 ans. Ce n'est même pas une question de prix ou de ce que vous voulez assurer.

Là où banquier et assureurs devraient discuter avec leur client du cout du risque qu'ils représentent et donc du montant de ce cout du risque, ce sont règlement intérieur, frais de dossier, pouvoir d'achat... qui sont évoqués. Le cout du risque est une notion absolument pas publique et sur laquelle il n'est pas possible de négocier. Ces organismes entre eux ne parlent pourtant que de cela, mais le client final n'a pas le droit de négocier le cout du risque qu'il fait courir au préteur.

Prenons un exemple. Je veux assurer une cabane sur un terrain contre le vol. L'assureur devrait me proposer un tarif avec clôture et sans clôture, un tarif avec barreaux aux fenêtres ou simples volets, un tarif en fonction de la distance à laquelle se trouve un voisin... Mais non, j'aurais obligation de mettre des barreaux aux fenêtre que je le veuille ou pas, et si jamais ne n'en met pas il refusera de m'assurer.

Savez-vous que lorqu'une entreprise assure une flotte de véhicules, le prix de l'assurance diminue au fur et à mesure du nombre de véhicules. Non pas parce que c'est un bon client, mais parce que le risque est répartit sur tous les véhicules. Une voiture individuelle assurée 200€, ne coutera que 20€ au sein d'une grosse flotte de voitures. Statistiquement, plus une flotte est grande, plus le cout des accidents par an est prévisible et donc la part du cout du risque diminue. Il n'y a plus de risque pour l'assureur, uniquement un cout réel à faire payer.

Récapitulons : les banques ne veulent que des clients absolument solvables. Ceux qui pourraient le devenir n'ont qu'à revenir lorsqu'ils le seront (c'est à dire jamais, sinon ils n'auraient pas besoin d'une banque). Les assureurs ne veulent que des clients qui n'ont jamais d'accident, les autres n'ont qu'à venir lorsqu'ils n'en auront plus (c'est à dire jamais car on s'assure contre les accidents). Les élus ne veulent que des citoyens qui sont d'accord avec eux, ceux qui pourraient avoir des idées divergentes n'ont qu'à revenir lorsqu'ils seront d'accord (c'est à dire jamais, sinon ils ne seraient pas là à essayer de l'ouvrir).

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mardi 7 août 2007

Vacances en famille

Vacances

Allez, zou, je ressort la vignette des vacances pour vous informer que je ne serais pas en ligne les prochains jours. Vacances à la montagne et en Italie en famille puis en amoureux.

Je serais un peu éloigné d'un clavier. Soyez sage, je vous confie le blog...

 

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dimanche 5 août 2007

MoDem : organisation 2 - découpage territorial

Lors de sa venue dans le département des Alpes maritimes[1], Eric Azière en charge des fédérations au sein de l'UDF et par intérim du MoDem, nous faisait part de l'idée selon laquelle l'organisation à l'échelle du département n'était pas forcément la plus pertinente. Il argumentait en notant que les gens se battaient à cet échelon qui n'avait pourtant aucune correspondance électorale. La question est donc ouverte de savoir à quel niveau de maillage l'on souhaite faire fonctionner le MoDem : canton, ville, circonscription, département ou région ?

S'il est vrai que le découpage par département a un sens puisque administrativement ce sont des unités géographiques en principe cohérentes et avec des distances raisonnables d'une extrémité à l'autre (important pour organiser les réunions par exemple)[2].

Au sein de notre fédération 06, nous avons commencé à nous interroger sur un découpage par bassin de vie[3], un bassin de vie regroupant une ou plusieurs circonscriptions, pouvant éventuellement coller à une communauté d'agglomération. Au vue des communautés d'agglomérations dans le 06, cela ne s'appliquerait pas tel que aux Alpes maritimes.

Et de fait, au sein d'un département il y a toujours des zones avec une identité spécifique. On ne peut pas comparer une ville de 400 000 habitants et des communes de 10 à 40 000 habitants. Les problématiques urbaines, environnementales, économiques ou de transport n'ont pas grand chose à voir. De même entre les villes du littoral et celle de l'arrière pays, et entre les zones urbaines, péri-urbaines et la campagne, voir la montagne. Il existe entre toutes ces disparités des intérêts communs qui sont en général liés aux transports. Les communes d'une vallée sont liés par l'histoire de la vallée et le développement économique qui se fait le long de la route qui la traverse. De même avec le littoral dont toutes les communes partagent les même problématiques d'aménagement et constituent dans notre département un long ruban urbain (mégalopole).

On peut d'ores et déjà commencer à penser en terme de nouvelles circonscriptions plus étendues. Si par exemple le projet de Bayrou d'introduire 50% de proportionnelle pour l'élection des députés voit le jour, alors le nombre de circonscription seraient divisé par 2, puisque la moitié des députés seraient élus par un scrutin de liste. La philosophie qui définirait le nouveau découpage sera fonction de beaucoup de paramètres. Mais imaginons un instant que l'UMP ne soit pas aux manettes et que celui qui tient les ciseaux ne soit pas héritier de Charles Pasqua[4] afin de nous proposer un découpage ayant un sens géographique et économique, et donc pourquoi pas selon les bassins de vie. Actuellement, une circonscription a un peu plus de 100 000 habitants. Si on divise par 2, on aurait donc 200 à 250 000 habitants par circonscription :

  1. Vallée de la Siagne : Cannes, Grasse...
  2. La Brague, Vallée du Loup, de l'Estéron et rive droite du Var : Antibes, Sophia, Villeneuve, Cagnes, St Laurent, Vence, Carros...
  3. Nice ouest, collines et vallée du Var.
  4. Nice est et Paillon
  5. Est 06 : Villefranche, Menton, Tende.

Un tel découpage va en faire rugir plus d'un(e). Ne sortez pas le bazooka, c'est juste un exercice de style pour illustrer le découpage par bassin de vie. La réflexion n'est bien sûr absolument pas aboutie. C'est principalement des fusions des circonscriptions actuelles en tenant compte des densités de population.

Dans ce découpage, le problème est Nice. Avec plus de 350 000 habitants, elle ne tient pas dans une circonscription. D'autre part il y a deux vallées qui aboutisse à Nice[5] avec leur relation respective avec la grande ville. Du point de vue Niço-Niçois, Nice est une. Du point de vue des vallées en amont, toute leur économie est liée à Nice et elles forment chacune une entité cohérente, d'où cette proposition de découpage. Le deuxième problème résulte du déséquilibre entre cette 5ème circonscription beaucoup moins peuplée que toutes les autres circonscriptions et avec Villefranche qui est actuellement très liée à Nice. C'est un ensemble qui vient facilement à l'esprit par opposition à l'ensemble Nice, mais n'a pas forcément une cohérence économique ou social. Enfin, économiquement parlant, Sophia Antipolis est au coeur de la (1) et de la (2) et n'a pas beaucoup de sens d'être séparé de l'une ou l'autre.

Ce découpage en 5 circonscriptions élargies, nous donne donc 3 bassins de vie : l'ouest Var, Nice et montagne, Est 06.

*****

Bon, quant on en arrive là, on se dit que l'on progresse dans le bon sens : un découpage plus proche des citoyens que le département, mais moins que les actuelles circonscriptions, une organisation qui a vocation à exister dans le futur découpage électoral (ou du moins en être proche). Oui mais...

C'est oublier un peu vite qu'il existe un autre niveau, celui des communautés d'agglomération qui bien entendu, si on les superpose au découpage précédent, ne sont pas compatibles. C'eut été trop simple. Aujourd'hui Villeneuve Loubet ne fait pas partie de la même communauté d'agglomération que Cagnes, alors que les 2 communes sont intimement liées l'une à l'autre. Et comme le financement est par communauté d'agglomération, Cagnes préfère se tourner vers Nice que vers sa voisine.

Bon après avoir poser toutes ces réflexions en vrac dans ce document, je suis bien en peine d'en tirer une conclusion sur le découpage en bassin de vie de notre organisation départementale. En plus un tel travail suppose une réflexion portée à tous les départements, ce qui est un travail colossal que le MoDem serait bien en peine de réaliser dans un délai raisonnable avant son congrès fondateur. Il va donc falloir se rabattre sur un découpage déjà existant ou alors faire de l'arbitraire. Je suis dubitatif. Gardon notre découpage départemental jusqu'aux élections municipales et ensuite nous pourrons prendre nos ciseaux électoraux.

Et au cas où vous voudriez aller plus loins, quelques liens sur les cogitations des autres.

Notes

[1] Pendant mes supposées vacances politiques.

[2] Pour ceux qui ne s'en souviennent pas, les découpages des départements correspondent aux distances en charrette qui pouvait être parcourues en une journée.

[3] Idée portée par Marie-Lyse.

[4] Ok, je sais c'est un peu utopique, tous les découpages électoraux ont toujours été l'occasion de créer des circonscriptions plus par électorat que par réalité géographique. Il suffit pour cela de regarder la forme de la 3ème circonscription des Alpes maritimes.

[5] Vallée du Var et du Paillon.

Tag : modem-organisation, Forum-democrate-seignosse-2007

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mercredi 1 août 2007

Intégriste des standards du web

Cela ne se voit pas sur ce blog dont je n'ai pas fait l'habillage (merci Kozilla), mais il parait que je suis un intégriste de l'html. Au niveau professionnel je terrorise le web designer qui ne voudra bientôt plus m'adresser la parole[1].

Le web pour tous, c'est comme la démocratie pour tous. Tout le monde doit y trouver son compte. On n'accepte pas qu'un bureau de vote ne soit pas accessible aux personnes âgées, aux poussettes ou aux fauteuils roulants. Pourquoi devrions accepter qu'un site web indispensable ne puisse être consulter par des non voyants ou des gens utilisant une télévision et une télécommande pour naviguer.

Et comme je ne suis pas le seul à le crier sur les toits, je vous conseil la lecture des 2 billets suivants et de leurs commentaires[2] :

Notes

[1] Ce qu'il ne sait pas c'est qu'il n'est pas le premier a subir les affres de mon harcèlement incessant sur le respect des normes du web, et qu'il ne sera pas le dernier.

[2] Bien sûr il faut comprendre un temps soit peu les problématiques des créateurs de sites web.

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lundi 30 juillet 2007

Michel Serrault

Ce matin j'ai eu un pincement au coeur en apprenant la mort de Michel Serrault, cet acteur qui ne m'a jamais déçu.

Lorsque je pense à lui, il y a 2 films diamétralement opposés qui m'ont marqué :

  • Assassin(s) de et avec Mathieu Kassovitz : "Toute société a les crimes qu'elle mérite."
  • Le Bonheur est dans le pré d'Etienne Chatiliez avec Eddy Mitchell : c'est pour moi une source de bonheur, un puissant anti déprime. Une histoire de petites gens à qui il arrive un truc dingue. "Mais c'est pas gras le confit."

Afiche du film Affiche du film

Et vous, que vous restera-t-il de ce grand acteur dans son abondante filmographie ?

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dimanche 29 juillet 2007

Chaine et hoax

Comme beaucoup, vous recevez ces fameux messages à faire suivre qui sont la plus part du temps des Hoax (voir la définition sur le site hoaxbuster). Voici le dernier que j'ai reçu, il résume à merveille tous les précédents.

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samedi 28 juillet 2007

Pôv Bayrou, l'est bien seul...

Une interview de Thierry Benois, député élu sous l'étiquette "UDF-Mouvement Démocrate" mais qui visiblement a bien du mal à assumer.

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vendredi 27 juillet 2007

François Bayrou à Marseille

Une vidéo pour ceux qui n'ont pas pu y être.

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jeudi 26 juillet 2007

Le firmware du MoDem

Aujourd'hui je fais encore une fois dans la facilité. Je vous renvois aux billets d'Eric de Crise des médias "Le Modem : trois points de vue sur le mouvement de Bayrou" et de Dagrouik "Le modem de bayrou sans firmware".

J'y ai fait quelques commentaires sur le firmware[1] du MoDem, les militants et le positionnement de Bayrou (et donc probablement du MoDem) sur le libéralisme.

Bonne lecture.

Notes

[1] Un firmware est un petit programme implanté dans un appareil électronique qui en contrôle ses fonctions de base, ce qui correspond aux statuts et réglement intérieur dans une association.

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mercredi 25 juillet 2007

Laxisme intellectuel 2

Je reviens sur le précédent billet, cette expression m'ayant interpelée. S'il semble évident que Michel Bouquet regarde notre pays au travers de son vécu d'artiste, mais je ne pense pas qu'il se fasse du souci uniquement au sujet du manque de visibilité des futurs grands auteurs.

Il y a une paresse intellectuelle réelle de notre société qui est entretenue par la télévision et plus généralement les médias de masse. En effet, à l'ère de la communication à tout va, la pédagogie n'a plus la côte. Les journaux changent leur format pour être plus courts, plus incisifs. La télévision est obligée de séduire vite, car sinon le téléspectateur zap. Il y a nécessité de simplifier, de raccourcir pour faire passer un message. Mais quel message ? A force de simplifier que reste-t-il du message ?

"Comprendre signifie simplifier", belle maxime qui est restée des années sur le mur de ma chambre. Oui mais cette simplification est attachée au processus d'apprentissage. L'acquisition d'une connaissance complexe se fait par simplifications successives, découpage de l'ensemble, en morceaux plus ingurgitables et simplifiables. Mais c'est l'apprenant qui crée lui même son processus de simplification et l'élément qu'il apprend reste complexe, ce n'est que la manière de l'aborder qui est simplifiée. C'est exactement tout le contraire de ce que les médias de masse font : ils réduisent et simplifient les messages avant même qu'ils n'atteignent leurs destinataires.

Les blog sont une autre illustration d'une certaine forme de paresse intellectuelle. Un blog dit "influents" est un blog dont on mesure la fréquence de publication. Un à deux billet par jour, court pour ne pas faire fuir l'internaute et forcément sur un sujet pour lequel l'internaute se sent impliqué si l'on veut des commentaires. En général l'auteur traite un sujet à la fois comme un tout. La remise en perspective est du fait du format, essentiellement sémantique, le temps ne permettant pas d'être exhaustif. Le texte et ses commentaires ont une durée de vie d'une semaine pour la grande majorité des billets. Le lecteur zap d'un texte à l'autre, laissant parfois une trace par ci par là. Le blog est l'incarnation de la société du zapping. N'allez pas croire que je dénigre la blogosphère. c'est un moyen de communication de notre temps que je considère comme extrêmement précieux. La question ici est plutôt, ce zapping incessant est-il l'illustration d'une forme de paresse intellectuelle ? En effet, en surfant de blog en blog, ne s'arrête-t-on pas seulement au superficiel ? Ne nous contentons-nous pas de renforcer nos convictions sans les remettre en cause ? Avons-nous seulement le besoin ou l'envie d'aller au fond d'un sujet ? L'auteur ou le lecteur en a-t-il seulement le temps ?

Comme vous pouvez le lire, je parle ici plutôt de paresse intellectuelle plutôt que de laxisme, parce que je me met dans le lot. Le mot laxisme c'est le laisser faire. Qui est supposé ne pas laisser faire ?

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mardi 24 juillet 2007

Laxisme intellectuel

Je suis inquiet pour mon pays. A cause du laxisme intellectuel qui le menace.

C'est une phrase extraite d'un interview de Michel Bouquet paru dans le Nice-Matin du 22/07/07. Je ne cesse de penser à cette expression, laxisme intellectuel, qui mériterait bien d'être explicitée. Un peu plus haut dans la page du journal il se demande où sont passé les Camus et les Ionesco de 2007 et que cela le rend triste qu'ils aient peut être égaré leur plume dans la publicité.

Si ce n'est que cela, alors je veux le rassurer, qu'il fasse un tour sur la toile pour y découvrir d'autre forme de talent, d'autres raconteurs d'histoire. Des raconteurs d'histoire qui utilisent le net pour s'affranchir des contraintes du marché qui risquerait de formater leurs écrits dans un nombre de page imposé, une structure romanesque qui garantie de satisfaire le plus grand nombre, qui interdit les formats mixtes telle que vidéo, texte, images, interactivité... La marchandisation des "produits culturels" est aussi un moyen de stimuler d'autres formes, d'autres comportement d'auteurs. Un écran n'est pas un livre, mais qu'est-ce donc que l'on lit, des caractères d'imprimerie ou une histoire ?

J'aime à penser que le papier électronique sera enfin le moyen de réconcilier les lecteurs de livres et les lecteurs d'histoire si tant est qu'il puisse y avoir une différence. Et si Michel Bouquet nous fait le plaisir de patienter encore quelques années, 3 ou 4, il pourra nous dire ce qu'il pense des nouvellistes de 2007 qu'il aura téléchargé dans son livre électronique et s'ils ont le potentiel de Camus ou de Ionesco.

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