Citoyens prenez le pouvoir

Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

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mercredi 6 juin 2007

Elections législatives : pensées "à chaud", Opus 2

Opus 2 : internet

Cette campagne et la précédente, présidentielle, sont caractérisées par l'utilisation massive de l'internet, tant comme support de propagande que comme outil de communication au sein des équipes.

Propagande

Tous les candidats, malgré l'urgence disposent d'un site web qui sert de carnet de campagne. Face à des médias traditionnels qui ne s'intéressent pas, voir censurent la communication des candidats[1], c'est le moyen le plus simple et le plus rapide de mettre à disposition l'information.

Il faut bien entendu garder présent à l'esprit qu'un blog bien référencé[2] touche quelques centaines de lecteurs par jour, à comparer aux dizaines de milliers concernés par les médias traditionnels.

Communication interne

En fait c'est bien au niveau de la communication interne qu'internet est devenu incontournable. Les opérations militantes, la gestion du matériel, la mise en commun des ressources et compétences, tout se fait via le net et les emails, les listes de diffusion, les forums, voir les blogs. Les militants sans adresse email se retrouvent rapidement déconnectés de l'information.

Avenir

Il est bien évident que cette organisation en réseau laissera des traces dans la construction du MoDem, qui nait massivement sur le net avec les 80 000 inscrits en ligne et le projet de François Bayrou de soliciter les militants pour écrire eux même les statuts de leur nouveau parti à la façon des wiki et du logiciel libre.

<< Opus 1 : verrouillages médiatique | Opus 3 : affichage >>

Notes

[1] Je suis un peu méchant, car même si Nice Matin ou France 3 nous étaient favorables, ils n'auraient de toute façon pas la possibilité de relayer l'information de tous les candidats de tous les partis.

[2] Ce qui est loin d'être le cas de tous les candidats.

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mardi 5 juin 2007

Elections législatives : pensées "à chaud", Opus 1

Il serait nettement préférable de faire ce genre de billet au lendemain de l'élection, mais comme un tien vaut mieux que 2 tu l'auras, je vous inflige quelques réflexions en vrac étalées sur plusieurs billets. Opus 1 Le verrouillage médiatique :

De l'intérieur on voit très bien comment les informations que l'on communique aux médias sont distordues, amputés, voir occultées pour les faire entrer dans une ligne éditoriale absolument pas neutre politiquement. Dans l'équipe politique du monopole local, certains journalistes ne se contentent pas de rapporter et critiquer, mais aussi font de la politique. Ce ne serait pas un problème si nous disposions d'une pluralité journalistique au niveau local. Mais en raison du monopole de l'information locale de Nice Matin, le filtre orienté appliqué par ces journalistes biaise complètement le message que l'on peu faire passer.

Pour illustrer : le candidat sortant de la 6ème circonscription, Lionnel Luca ne se gène pas pour dire des âneries sur n'importe qui et n'importe quel sujet qui sont méticuleusement rapportées dans la presse. Lors de l'inauguration de sa permanence de campagne, Loïc Dombreval, le candidat du MoDem ne s'est évidemment pas gêné pour répondre et dénoncer les propos de son adversaire. Bien que le journaliste de Nice Matin ait fait l'effort de se déplacer à cette inauguration, aucun de ces propos n'a été rapporté. Il n'y a donc eut aucun démenti publié. Seule la soixantaine de personnes présentes en ont eut connaissance. Pour le reste des lecteurs de Nice Matin, les mensonges de Lionnel Luca restent donc des réalités[1].

On peu continuer ainsi avec les communiqués qui ne passent pas, les interview dont ne reste que des phrases sans intérêt, les évènements dont les annonces ne sont pas publiées la veille ou le jour même et dont les comptes rendu du journal rapportent qu'il n'y avait personne...

Et là je ne parle que du MoDem qui représente 15% d'électeurs. Vous pouvez imaginer pour les autres formations politiques...

Opus 2 : internet >>

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lundi 4 juin 2007

Me voilà dans le top 100

Wikio - Top des blogs

Zippppp, zipppp, zipppp (brosse à reluire)

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dimanche 3 juin 2007

Vie associative et vie politique

Petit rappel sur le fonctionnement des baronnies UMP du département des Alpes Maritimes.

Comme tous les militants politiques qui s'investissent dans la chose publique, je fais naturellement parti d'une association[1]. L'année dernière, au renouvellement du bureau, j'ai démissionné de toutes mes responsabilités car je savais que je ne pourrais les assumer durant les campagnes électorales, mais je suis toujours membre du bureau et assiste à la plus part des réunions.

Mes ambitions électorales vont me conduire à affronter d'une manière ou d'une autre le maire lors des prochaines échéances municipales l'année prochaine. Comme l'association dont je fait parti est subventionnée par la mairie, son président commence a être inquiet. Les messages sont discrets mais insistant : il faudrait que je quitte le bureau de l'association pour l'année prochaine, il en va des bonnes relations entre l'association et la mairie.

La chose est dite.

Lorsque je suis arrivé à St Laurent, les vieux militants UDF m'avaient expliqué que le maire avait fait déboulonner tous les présidents d'associations qui ne lui étaient pas favorable ou qui étaient susceptibles de lui faire de l'ombre. La subvention municipale devient un outil de pouvoir politique sur le tissus associatif. Ca s'est fait à St Laurent du Var , mais aussi ailleurs dans le département, à Nice en particulier, où Peyrat ne s'est pas gêné pour supprimer les locaux, les autorisations ou les subventions des associations qui ne filaient pas droit[2].

Faire de la politique autrement. On en rêve en distribuant des tracts... on en rêve.

Notes

[1] Une seule association, je ne suis pas multicarte mais actif...

[2] Voir très à droite... pour ceux qui n'auraient pas compris.

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samedi 2 juin 2007

Clip du MoDem

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vendredi 1 juin 2007

La nouvelle soupe est en poste restante...

Je suis allé visiter[1] le site web du nouveau centre créé par les ex-UDF ralliés à la majorité présidentielle[2]. En bas à gauche se trouve un lien vers la page Mentions légales et oh surprise, ce parti ne dispose pas d'adresse postal, il est en poste restante.

Il n'y a pas non plus de téléphone ou de fax[3]. Pourtant tous ces députés ont des attachés parlementaires et des secrétaires. L'un d'eux aurait pu se fendre de prêter un coin de sa permanence à son nouveau parti, puisqu'ils n'ont plus à le faire pour l'UDF.

Bon après ce moment de méchanceté gratuite, je reviens au fond. Ce billet devait s'intituler "Des élus sans militants et des militants sans élus" pour reprendre un bon mot lu à mainte reprise sur le net. En effet le Mouvement Démocrate risque d'avoir peu de députés si l'on en croit les sondages là où le Parti Sans Les Electeurs risque d'avoir des élus mais pas d'assise militante, un peu comme le parti radical d'ailleurs[4].

Pas la peine de pleurer sur cet état de fait qui conduit 7 millions d'électeurs et 77 000 militants à ne pas avoir d'élus pour les représenter au parlement. François Bayrou l'a suffisamment dénoncé durant sa campagne et promis d'y remédier s'il était élu. Il ne l'est pas, et le locataire de l'Elysée n'est certainement pas disposé à changer des règles, qui sommes toutes, lui conviennent bien. Les contre-pouvoirs c'est pas vraiment sont truc au Napoléon de Neuilly.

C'est finalement la situation la plus confortable qui soit. Un parti sans militants ou si peu. On fait ça entre nous, avec son chauffeur et sa secrétaire élus à ses côté[5]. Pas la peine de faire des élections internes, tout le monde est chef de quelque chose, de toute façon il n'y a pas assez de gens pour tous les postes. Pour les idées, c'est la même chose, une réunion cabine téléphonique et hop, la ligne du parti est réglées. Pour dépenser l'argent, il n'y a pas non plus de difficulté, sans militant pas de congrès coûteux ou de journal mensuel. La quintessence de la non politique. Vous parlez d'un avenir, d'une rénovation : la politique à la façon de grand papa est de retour. Ils ont bien fait de ne pas utiliser le mot démocrate dans le nom de leur parti, ils n'ont pas osé, preuve qu'il leur reste peut être quelques souvenir de ce que ce mot veut dire.

Notes

[1] Visiter est bien grand mot, je n'ai pas réussi à finir de lire tellement c'est de mauvaise foi.

[2] Je ne vous donne pas le lien pour pas faire de pub, ils se débrouillerons pour le référencement...

[3] Voir pour cela la page de contact.

[4] Tien comme la comparaison est fortuite... le parti radical qui est directement rattaché à l'UMP. Il est des similitudes...

[5] Pour avoir le plus d'argent possible, Hervé Morin a invité sa famille et ses collaborateurs à se présenter aux législatives.

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jeudi 31 mai 2007

Prendre sa carte au MoDem

Ca y est, il est enfin possible de non plus pré-adhérer, mais d'adhérer au Mouvement Démocrate. L'adhésion se fait soit en ligne sur le site

Le mouvement démocrate
adhesion.mouvementdemocrate.fr

soit par courrier, notamment si vous avez des parents, de la famille, des voisins ou collègues qui ne disposent pas d'internet ou n'ont pas de carte bancaire. Dans ce dernier cas, télécharger le formulaire au format PDF et imprimez-le pour eux. Si vous ne parvenez pas à lire ce document, c'est que vous devez sans doute installer Adobe Reader.

PDF

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mercredi 30 mai 2007

Les (de)sous de la campagne législative

Je ne vais pas vous parler de combien coûte, mais de combien rapporte et à qui la campagne législative. La politique et l'argent sont deux acolytes sulfureux et malgrè des lois de financement de la vie publique, cela reste un sujet finalement assez tabou.

Ne nous faisons aucune illusion, la démocratie coûte chère et il faut la financer. Les partis politique sont reconnus comme des acteurs de la vie politique et donc perçoivent de l'argent publique pour leur fonctionnement en plus de leurs fonds propres. Les ressources d'un parti sont:

  • les cotisations (de 20 à 40€ par membre selon les partis),
  • les dons de personnes physiques (pas d'association ni d'entreprise, et plafonné à 4500€ par personne),
  • les subventions.

Pour cette dernière partie, l'article 8 de la Loi relative à la transparence financière de la vie politique nous apprend que le budget de subvention est partagé en 2 moitiés. L'une partagée entre les partis ayant des groupes à l'assemblée nationale au prorata du nombre d'élus, et l'autre pour les partis ayant eut plus de 1% de voix aux élections législatives dans au moins 50 circonscriptions. En 2004, c'est 73 million d'euro qui ont ainsi été partagés entre les différents partis (33 UMP, 19,5 PS, 4,5 FN et UDF et 4 pour le PC)[1].

On voit tout de suite que fonder un nouveau parti comme le MoDem ne peut se faire sans tenir compte du financement de ce parti. L'UDF est propriétaire de son siège à Paris, a des permanents, des dépenses de fonctionnement... Depuis 2002 et la constitution de l'UMP au dépend de l'UDF, c'est non seulement les élus mais aussi le financement de ce parti qui ont été siphonnés par l'UMP. Présenter des candidats dans toutes les circonscriptions (ou presque) n'est pas seulement un acte politique permettant de poursuivre la dynamique de la présidentielle, c'est aussi la constitution d'un fond de fonctionnement pour assurer une survie économique au MoDem. Sans financement, point de parti, et sans parti, aussi beau soit le projet de société de Bayrou puisse être, il n'aurait jamais l'intendance nécessaire pour gagner la bataille sur le long terme.

Quel est-il ce budget ?

  • Les cotisations. 70 000 adhérents à 20 €, soit 1,4 million d'euro.
  • La subvention liée aux élus à l'assemblée. Mettons 6 élus[2], environ 1% de 70 millions, soit 700 000 €.
  • La subvention pour le nombre de voix aux législatives, de mémoire 1,6 euro par voix. Si 7 millions d'électeurs renouvellent leur confiance aux candidats du Mouvement démocrate comme ils l'ont fait pour François Bayrou, c'est près de 11 millions d'euro.

Soit un total de 13 millions d'euro, ce qui fait le double du budget de l'UDF actuel. C'est bien sûr c'est la version optimiste, le nombre final peut être largement inférieur, mais cela donne un ordre de grandeur[3].

Nous sommes bien en train de bâtir un mouvement pour durer, n'en déplaise à l'UMP qui n'économise pas ses efforts pour tuer dans l'oeuf l'animal. Au dela des idées, qui restent tout de même la chose la plus importante, pratiquement, chaque bulletin MoDem assure la survie de ce projet sur le long terme. Une raison de plus de voter MoDem !!

Notes

[1] Chiffres arrondis grossièrement. Source avec chiffres précis.

[2] Non pas que j'en veuille aussi peu, mais c'est plus facile pour les comptes, et au milieu des fourchettes des sondages.

[3] A comparer au prix de la manifestation d'intronisation de Sarkozy comme candidat unique de l'UMP en janvier à plus de 4 millions d'euro.

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mardi 29 mai 2007

C'est quoi un conseil de minus ?

Tu veux dire un conseil des ministres ?

Non, non, un conseil de minus ?

Ben, heu... tu serais plus âgé je te donnerai facilement un exemple...

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Nuits Oranges à Nice samedi 2 juin

Nuits Oranges

Samedi 2 juin à 20h30 au Blue Whales, 1 rue Mascoïnat, vieux Nice

Contact et information au 06 11 71 08 32

Le MoDem 06 à le plaisir d'annoncer le lancement des Nuits Oranges dans le sud-est de la France !
Quelle que soit votre couleur politique, ou son inexistance, venez dans le Vieux-Nice bouger la démocratie et changer les mentalités.

Le rendez-vous est à 20h30, samedi 2 juin, au Blue Whales, 1 rue Mascoïnat.

Toutes vos consommations seront à demi-tarif.

Mais au fait, c'est quoi une « Nuit Orange » ?!

Les Nuits Oranges, c'est l'une des actions de terrain lancée par les Jeunes UDF à l'occasion de la campagne présidentielle. Les jeunes UDF organisent des rencontres politiques informelles. Loin des débats politiques classiques dans les permanences où chacun écoute un élu porter la bonne parole, les Nuits Oranges vous proposent de changer les codes !

Pour une Nuit Orange, on se retrouve dans un café, un restaurant, ou même dans une boîte ou une patinoire ! Dans une Nuit Orange, on parle de politique autrement : autour d'une table avec un élu, sous la forme d'un quizz, dans le cadre d'un « politico dating »... Dans une Nuit Orange, chacun peut s'exprimer : participer au débat, interpeller les invités, rencontrer des militants et des responsables, profiter d'un « mur d'expression libre » pour écrire ses idées...

Le but des Nuits Oranges, c'est donc d'accueillir tous ceux qui sont curieux de politique ou désireux d'en savoir plus, mais sont réticents à participer à une réunion publique ou à un café politique traditionnel. On peut à la fois parler politique et se faire plaisir.

Et pour la grande première, quoi en particulier ?

La soirée commencera par un discours de remerciements de 3h15 puis suivra une partie de Loto avec tombola ... ... Hum non ... On va essayer de faire plus original !

Nous présenterons brièvement les candidats MoDem pour les législatives présents à cette soirée. Ceux-ci vous inviteront à rejoindre leurs tables pour commencer un politico-dating. Le tout premier dans notre région !

Le principe est très simple : chaque candidat dirigera une table, pour présenter un thème pendant 5 minutes, puis pendant 10-15 minutes c'est à vous de débattre, tous ensemble et avec bonne humeur, sur ce thème. À la fin du temps imparti, l'animateur propose aux participants de changer de table pour changer de thème, et un nouveau tour de discussions commence...

Nous encouragerons les participants s'ayant rencontrés « politiquement » à échanger leurs coordonnées ou bien à poursuivre le débat entre eux tout au long de la soirée ou encore plus tard ! Les échanges d'idées ne doivent plus subir de barrière !

Ensuite, nous formerons des équipes pour ... le politico-quizz !!! J'espère que vous avez beaucoup d'humour, ou bien que vous aimez les jeux « conceptuels », bref vous allez être surpris ... Dans le pire des cas vous pourrez toujours vous plaindre de l'humour pitoyable des animateurs sur le mur d'expression libre qui sera mis à votre disposition pendant toute la soirée !

Des Nuits Oranges, il y en aura d'autres, car les échanges d'idées ne doivent pas avoir lieu que pour une élection, mais pour l'instant rendez-vous au Blue Whales SAMEDI prochain !

J'avais promis à Sandrine qui se décarcasse depuis 10 jours pour l'organisation de cet évènement que j'en ferais le maximum de pub. Je ne peux pas mettre un bandeau plus grand, après il sort du blog ;)

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lundi 28 mai 2007

Faut-il se réjouir de l'affaiblissement du front national ?

Voilà bien un titre provocateur pour un démocrate.

En fait c'est une réflexion sur les conséquences de l'affaiblissement du front national qui me conduit à commencer ce billet sur ce ton. Lors de l'élection présidentielle,tous les commentateurs ne se sont pas privé de noter que Nicolas Sarkozy avait siphonné les voix du FN, qui a en moyenne divisé par 2 son score. Dans notre département, les Alpes maritimes, le FN est passé de 29% à 15% avec un report quasi mathématique sur Sarkozy.

Il est cependant une différence colossale entre Sarkozy et Le Pen : l'un dispose, peut disposer, d'une majorité et appliquer ses projets, l'autre n'en a pas ne pourra jamais en avoir une. Ce qui veut dire que même si Sarkozy n'a repris à son compte que quelques propositions ou thématiques du FN, il est en mesure de les mettre en oeuvre, ce qui est beaucoup plus dangereux que des propositions nauséabondes qui ne sortent pas du domaine du discours.

Et là je ne parle que de la mise en oeuvre, mais il faudrait aussi parler de la contamination des esprits. Les projets de société s'appuyant sur le sectarisme, le rejet de l'autre, la peur... sont clairement identifié comme nuisible lorsqu'il sont portés par le FN. A partir du moment où c'est l'UMP qui les porte, et à fortiori le président issu de ses rangs qui en fait son projet présidentiel, elles deviennent fréquentables. Le mot est laché. Les électeurs dit de droite ne trouveront plus scandaleux l'intitulé du ministère de Brice Hortefeux : ministre de l'Immigration de l'Intégration, de l'Identité nationale et du co-développement.

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dimanche 27 mai 2007

Elle ne l'a pas eue

Ainsi donc la blogosphère MoDem bruisse de l'annonce depuis le 17 mai. Elle n'a pas eu son investiture dans la circonscription qu'elle travaille depuis plusieurs mois. On lui a proposé de la parachuter un peu plus loin. Elle a refusé ce qui est tout à son honneur[1].

Je parle bien sûr de Quitterie Delmas. Plus de 440 commentaires sur le billet de son blog qui l'annonce, des commentaires sur presque tous les blogs traitant du MoDem, un billet[2] sur Agoravox qui ne traite que de ça avec près de 130 commentaires.

De mon point de vue, c'est beaucoup de bruit pour pas grand chose. Elle aime la politique, tout comme moi et quantité d'autres jeunes militants engagés dans ces campagnes. Mais elle a un avantage colossal sur la plupart d'entre nous. Elle est salariée de l'UDF. Une permanente comme on dit. Elle est donc payée pour faire ce qui la passionne. Plus encore, élue ou pas, elle participe à la construction du MoDem de l'intérieur, peut contribuer à plusieurs niveaux à des décisions politiques.

Aussi sympathique soit-elle, et elle est sympathique, elle ne me semble pas tant que ça à plaindre. Juste lui apporter un soutien le temps qu'elle se remette de la déception de cette non investiture. Lorsque tout ceci aura refroidi, j'aimerais bien qu'elle nous en dise un peu plus.

Il y a un autre aspect, dont personne ne parle, c'est le côté pécuniaire d'une candidature. C'est peut-être pour la protéger qu'elle n'a pas eu l'investiture. Avant même d'avoir eu leur investiture, les candidats du 06 avaient pour la plupart déjà dépensé plusieurs millier d'Euro. Moi qui ne suis candidat à rien, c'est plusieurs centaines, juste pour soutenir bénévolement. J'avais envisagé d'être candidat à une époque puis j'y ai renoncé, et a posteriori, je réalise que je n'étais effectivement pas prêt.

Cette campagne est riche d'enseignement, et je serai prêt pour une prochaine. Et comme Quitterie, je n'aurai peut-être pas l'investiture, mais cela ne m'empêchera pas de me préparer. Qui sait ce que réservera l'avenir...

Notes

[1] Même si la députation est un mandat national, je pense, et je ne suis pas le seul, qu'une implantation local a du sens.

[2] Pas très bon au demeurant.

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vendredi 25 mai 2007

Les candidats du MoDem dans le 06

La semaine dernière, après une semaine échevelée à finaliser les candidatures du fait de défections de dernière minute, nous avions enfin la liste définitive des candidats pour notre département des Alpes maritimes qui représenteraient les couleurs du MoDem.

Vous retrouverez toute la liste détaillée sur le site du Mouvement Démocrate 06. Voici un cours extrait[1] :

Notes

[1] Candidats présentés dans le désordre, ne cherchez pas de signification.

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jeudi 24 mai 2007

Ca Bayroule pour vous : le retour de la vengeance

Pour la 2ème fois, opération Ca Bayroule pour vous dans notre département.

Ca Bayroule pour vous

Rendez-vous sur le blog de Fabien pour les détails

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Algorithme de colonies de fourmis appliqué au mouvement démocrate (v2)

Une nouvelle version de mon billet sur l'organisation du MoDem vient d'être publiée sur Agoravox.

C'est mon premier article sur Agoravox. Bien que lecteur ou commentateur depuis plusieurs mois, jusqu'à présent, soit ce que je disais avait été dit avant par quelqu'un d'autre, souvent mieux, soit le caractère local de mes propos avait peu de chance de présenter un intérêt quelconque pour les lecteurs d'Avox.

En attendant qu'il y en ai d'autres, je peux déjà m'auto attribuer un pins :)

Rédacteur Agoravox

Tag : modem-organisation

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mercredi 23 mai 2007

La foi en la politique

Je suis devenu militant au sein de l'UDF en été 2005, suite à une université d'été de l'UDF durant laquelle j'ai rencontré des élus et des militants qui croyaient fort que la politique pouvait changer la vie. Je suis arrivé dans un parti politique en pleine mutation sous l'impulsion de son président, François Bayrou.

J'ai toujours été intéressé par la politique comme citoyen,et depuis longtemps sympathisant des idées du centre. Si j'ai attendu aussi tard pour m'engager c'est que je craignais de me retrouver dans un parti de notables, de messieurs avec cravate et costume qui ne privilégient que leur réélection au détriment des idées. J'ai longtemps craint ce que l'on appel la cuisine électorale qui m'empêcherait de faire de la politique comme je le souhaitait: république, respublica, la chose publique.

Et puis après de longs mois de réflexion, me voilà à Hyeres, au milieu de centaines de militants et d'élus, à écouter des discours, assister à des tables rondes, prendre la parole dans des séminaires. La politique comme je la rêvai. Nous pouvions changer la vie de nos concitoyens. Les lois ont une histoire, une âme. Elles sont faites par des humains avec tout ce que cela comporte d'approximations et d'intérêts croisés. Elles résultent d'un savant mélange d'équilibres pas forcément stables. Cette semaine là, j'ai décidé non seulement d'être un militant, mais aussi que je voulais participer à la création de ces projets de lois qui changent les vies, de ces circulaires qui orientent les dynamiques de notre pays, voir de notre continent.

Les idéalistes comme moi ont aussi leur place au sein des partis politiques, il n'y a pas que des arrivistes.

Deux ans plus tard, j'ai pris des responsabilités au sein de l'UDF et commencé à apprendre qu'un parti politique ce n'est pas qu'un idéal. Rudy Salles et son bras droit Lauriano Azinheirinha m'ont fait confiance en m'incluant rapidement dans l'organigramme de l'UDF 06 et en me confiant des responsabilités. Même si aujourd'hui, Rudy Salles a fait un choix que je n'approuve pas, le choix de rejoindre la majorité présidentielle de Nicolas Sarkozy[1], cela n'enlève rien à l'estime que j'ai pour lui. Je l'ai vu passionné par ce qu'il fait, imprégné de la chose publique jusque au bout des doigts. Il aime ce métier de politicien, et je pense qu'il l'aime trop pour le quitter[2].

Si demain je concrétise mon rêve de me retrouver aux affaires, pour faire les lois, pour mettre en place des projets de vie et de société, est-ce que moi aussi je serais prêt à tout pour continuer à le faire ? Il y a 2 ans, la question ne m'aurait jamais effleurée. Bien sûr que non, je suis un pur !! Si je m'engage, c'est pour défendre une nouvelle manière de faire de la politique, comme je le fait au quotidien depuis les mois que cette campagne présidentielle a commencée et dans cette campagne législative qui bat son plein en ce moment. Je me bat pour des idées. Et pourtant... et pourtant, je peux comprendre les ressorts qui font qu'une vingtaine de députés ont quittés François Bayrou, juste pour être réélus, au mépris de ce qu'ils ont défendu quelques semaines avant. Comprendre veut-il dire accepter ? Non, ils ont cédé à la facilité. Résister lorsque l'on a son salaire tous les mois est beaucoup plus facile, mais est-ce que la politique est un métier comme les autres ? S'engage-t-on pour l'indemnité ou pour défendre des projets ?

Aujourd'hui, ce sont mon employeur et les sacrifices de ma famille qui financent mon engagement politique, l'une qui accepte de ne plus me voir et l'autre qui tolère que je soit épuisé certains jours au boulot, que mon téléphone sonne, que je reçoive des emails. Est-ce normal ? Faut-il donc mettre en danger tout ça ? Si demain je voulait être conseiller général ou adjoint au maire[3], et surtout le faire correctement, comment concilier toutes ces activités ? Pour défendre des idées il faut en avoir les moyens. La politique est finalement un sport de luxe...

Notes

[1] et de planter le Mouvement Démocrate au milieu du gué au moment où il a le plus besoin de structure.

[2] C'est joli comme formule pour le décrire non ?

[3] Pas du maire actuel, il faudrait qu'il soit MoDem compatible, ce qui est loin d'être le cas.

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mardi 22 mai 2007

La mémoire courte

Les électeurs ont manifestement, pour la majorité, la mémoire courte en ce qui concerne leur élus. Et il y en a un qui a très bien saisi l'avantage que cela représente. A l'ère du zapping et de la communication émotionnelle, inutile d'avoir une cohérence temporelle. On communique au présent et pour que le message laisse un e trace on communique sur le registre émotionnelle. Comme de toute façon, plus grand monde ne se donne la peine de remettre en perspective le comportement des élus dans leur continuité, il n'y a aucun risque à faire la girouette en fonction de la météo politique.

Prenons au hasard, Alain Juppé, homme assurément plein de compétences, qui n'en a pas moins été condamné pour corruption, a été réélu dans un fauteuil à la mairie de Bordeaux[1], et maintenant devient "ze" ministre du gouvernement Fillon. Pour un gouvernement exemplaire on passera. Sans compter que le lascar, non content de se représenter à la députation à Bordeaux, envisage bien sûr de conserver son poste de maire de la même ville. Il paraîtrait que la circulaire Raffarin sur le non cumul des mandats des ministres n'était pas si bonne que ça, car elle coupait les ministres du terrain...

Autre exemple, rapporté par François Bayrou l'autre soir sur France 3 dans l'émission France Europe Expresse. Durant la campagne de présidentielle, Nicolas Sarkozy n'a eut de cesse de décrier la volonté de gouverner avec des gens de tous bords, en arguant du fait que cela sèmerait la confusion et ne permettrait pas de gouverner. Il fallait assumer d'être une droite décomplexée. Il a rabâché qu'il dirait ce qu'il ferait et qu'il ferait ce qu'il disait. Soit, les électeurs on visiblement appréciés ce message et voté pour.

Au soir du premier tour, l'homme change à nouveau. Il faut rassembler le plus largement possible. Si Bayrou a séduit, c'est que son positionnement idéologique était porteur, recyclons !! Et voilà. Une ouverture prônée et revendiquée par François Bayrou serait mauvaise, mais réalisée par Sarkozy elle est bonne. Il ne va pas laisser au centristes libérés une idée considérée comme bonne par 65% des français. Las, ce sont des mesquineries de perdant lorsque le gagnant vous pique vos bonnes idées diront certain, possible, mais la ficelle est tellement grosse que j'ai un peu du mal.

Et pourtant, les électeurs s'en foutent. Retournement de veste, changement de cap du jour au lendemain, contradiction, condamnation, rien n'empêche d'être élu alors que les mêmes électeurs vous jettent à la figure dans la rue lorsqu'on les croise, "ils sont tous pourris". On a les élus que l'on mérite.

Notes

[1] Avec le soutien de Bayrou, ce qui ne cesse de m'interroger.

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