Citoyens prenez le pouvoir

Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

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mardi 13 février 2007

Séparation des pouvoirs

Tous les candidats le disent, notre démocratie a besoin de réforme. La candidate socialiste l'a dit dans son discours du 11 février, mais avant elle, le candidat de l'UMP aussi lors de l'émission de 2h face aux citoyens. Ils ne font qu'enregistrer ce que tous les élus et militants actifs de tous les partis clament depuis des années[1].

Démocratie bananière

Il n'est nul besoin d'être un constitutionnaliste ou un juriste pour percevoir le problème que pose à notre démocratie bananière l'absence de contre-pouvoirs à tous les niveaux de l'échelle. On le voit à l'assemblée nationale transformée en chambre d'enregistrement et où la discipline de partis étouffe toute émancipation des députés (lire l'excellent billet de Jule de Diner's Room). Mais ce délitement de la démocratie est aussi à l'oeuvre juste à notre porte. En effet dans mon département, en absence de contre-pouvoirs, tous les pouvoirs se mutualisent et se verrouillent dans les mains d'un seul clan.

Aucun risque

Avec un électorat conservateur et docile, les élus UMP n'ont pas de risque de perdre leur place, sauf si un copain du parti en décidait autrement. Il n'est donc pas nécessaire de faire d'effort pour travailler les dossiers ou avoir du respect des citoyens. Combien de fois ai-je vu le premier magistrat de ma commune arriver en réunion publique sans même avoir pris connaissance du dossier qu'il présentait, s'appuyant sur sa verve pour masquer son absence totale de maitrise du dossier. Les concertations publiques sont de vaste tristes fumisteries et plus du domaine de l'auto promotion que de l'écoute des citoyens.

Accointances avec la presse

Parce que ce pouvoir ne risque rien, il peut se permettre des accointances avec la presse, ouvertement et grossièrement. De toute façon, un acteur médiatique[2] qui ne filerait pas droit se verrait limité aux rubriques des chiens écrasés. Les élus se plient aux desideratas des journalistes qui obéissent en retour à ceux qui leur fournissent l'information et leur achètent des pages de pub au travers des collectivités locales. Les dossiers ne sortent pas au grand jour sauf si, d'aventure, un média national venait à en parler, et encore, en version édulcorée.

Tissus associatif

Déjà que le cas des médias est grave, mais il en est de même avec le tissus associatif qui est soit contraint au mutisme soit carrément asphyxié s'il ne prête pas le flan aux exigences des élus. Vous n'entendrez jamais une association sportive s'exprimer publiquement sur la politique des sports de la ville, idem pour la culture, la solidarité ou le soutien scolaire. Toutes ces associations sont muselées par la manne financière ou les aides en nature fournies par les villes.

Marchés publics

Puisque personne ne peut mettre en danger le pouvoir, à votre avis, comment se passe les marchés publics ? Bien que l'état ai mis en place des procédures complexes pour s'assurer d'une certaine concurrence dans les appels d'offres, les grands groupes du BTP se sont adaptés. Ils présentent des dossiers ensembles. Vous voyez donc les plus gros opérateurs du BTP répondre à un appel d'offre, soit réunis dans une même réponse avec un concurrent fictif qui ne peut être retenu faute de garanties suffisantes, soit carrément en alignant leurs propositions les uns sur les autres au centime prêt[3], laissant à l'un d'entre eux le marché en échange d'un autre.

Débat ?

Dans ces conditions, comment voulez-vous qu'il y ait fructification d'idées s'il n'y a aucun débat ou contradiction. Comment voulez-vous qu'il y ait concurrence sur les projets ou les budgets si tout est décidé par une seule partie. Comment voulez-vous motiver les fonctionnaires à bien faire leur travail ? Comment impliquer les citoyens dans la vie de la cité ?

Utopie de la responsabilité et du respect

Au-delà des différences doctrinaires entre les partis politiques, il est urgent de rétablir de la compétition entre les partis, reconstruire des contres pouvoirs, diversifier les pouvoirs. Mon parti politique, l'UDF, a longtemps fauté dans ces compromissions, mais il existe une nouvelle génération[4] qui veut proposer autre chose[5] : une utopie de la responsabilité et du respect. Nous serons vigilant vis à vis des membres de notre parti qui voudraient refaire de la politique à la façon de grand papa, et nous nous attacherons à la restauration des contre-pouvoirs partout où c'est possible.

Tag : net-campagne

Notes

[1] Voir le projet de 6ème république de l'UDF.

[2] journaliste, webmaster...

[3] quant ce n'est pas la même secrétaire qui tape les réponses

[4] Par l'âge ou par la tournure d'esprit

[5] Regards et politique par exemple.

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dimanche 11 février 2007

Dimanche+ avec François Bayrou

Je retranscris quelque phrase de François Bayrou face à Laurence Ferrari dans l'émission Dimanche+, avec quelques uns de mes commentaires en notes ou en italique. Veuillez noter que vu l'heure tardive, les fôtes sont sous copyright, si vous voulez utiliser cette retranscription, merci de me fournir les corrections.

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samedi 10 février 2007

Kit numérique du supporter

Tout ce qu'il faut pour faire de vous le parfait supporter de François Bayrou.

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vendredi 9 février 2007

Elèvera-t-on le débat ?

Je suis abonné aux newsletters de l'UDF[1], l'UMP, le PS et des Verts[2].

En ce moment, je reçois TOUS les jours, 1 à 2 message du PS et de l'UMP sur la campagne présidentielle. Au début je les lisais pour connaître un peu les propos et les argumentaires, mais je n'y arrive plus. C'est un dénigrement en règle systématique de l'autre camp, une liste de petites phrases assassines, d'affirmations péremptoires concoctée par des pros de la com avec tous les mots clés qui vont bien.

Je ressort de la lecture des ces documents avec le sentiment d'une manipulation. A cela s'ajoutent les articles lachés jour après jour sur le net par les militants et les spin doctors pour essayer de faire fructifier cette merdasse, et sincèrement je suis écoeuré. Les habitués des campagnes électorales m'avaient prévenus, que ça volait souvent très bas, mais ce n'est pas facile de s'y faire.

Cette force de frappe de communication dont disposent l'UMP et le PS est utilisée comme jadis pour taper sans discernement sur l'autre. Les maîtres de la communications ont expliqués que les gens n'avaient plus le temps de lire, donc il faut des titres accrocheurs et des phrases courtes, avec des mots simples. On a pas le temps d'expliquer ! Inutile de relativiser ou de remettre en perspective. Le lecteur ne doit avoir aucun doute, il n'y a qu'une seule vérité. On est les meilleurs et les autres sont des vilains.

N'est-il donc pas possible de mobiliser les sympathisants et militants avec d'autre leviers que l'opposition et le sectarisme ? Les projets politiques sont-ils donc si peu dissemblables qu'ils ne se suffisent pas à eux seuls pour s'affirmer indépendamment ? Les moindres propos des uns et des autres sont-ils forcément soit des paroles d'évangile, soit d'inspiration satanique ?[3]

Je repense souvent à la chanson de Golman, Entre gris clair et gris foncé[4] : dans la vraie vie, celle des vrais gens, ce n'est pas tout blanc ou tout noir comme aimerait nous le faire croire les pros de la com qui veulent nous faire croire que tout est aussi simple que dans les dessins animés ou les BD que l'on regardait enfants.

Je vais vous dire, il y a une chose qui me remonte le moral, c'est quant je vais discuter politique avec des amis ou des anonymes rencontrés dans la rue et qu'ils me rappels à chaque fois que quoique que dise le marketing politique :

  • ce sont les paroles sincères, ancrées dans l'à peu près du quotidien,
  • l'absence de certitude,
  • la prise de recul et la mise en perspective,
  • les références à une idéologie identifiée qui avance à visage découvert,
  • le pragmatisme,

qu'attendent les électeurs. Les mots clés et les effets d'annonce, ils se sont tous fait avoir, mais finissent par rejeter la manipulation. J'ai bon espoir, les citoyens reprennent les choses en main.

Notes

[1] Vu la fréquence, je ne risque pas de me faire mal aux yeux (1 en 6 mois).

[2] Je les cite ici car je reçoit leurs missives, mais ils n'ont pas encore sombré dans ce que dénonce ce billet, en espérant qu'ils continuent.

[3] Vous noterez les références pour un athée comme moi.

[4] Les paroles de la chanson.

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Le grand journal de Canal +

Juste un lien vers le site de Jean-Roch SERGENT qui m'a permis de voir le Grand journal de Canal+ avec François Bayrou en rédacteur en chef.

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mercredi 7 février 2007

Désenchantement citoyen : éclairage sur les forces contradictoires au sein d'un parti

A la lecture de nombreux blogs citoyens on retrouve parfois dans le billet, mais quasiment systématiquement dans les commentaires cette espèce de désenchantement du citoyen qui ne se retrouve pas dans la campagne présidentielle que nous vivons. J'ai commencé à répondre dans un fils d'un billet de Filaplomb, et puis j'ai voulu être un peu plus complet et donc je poursuis le sujet ici.

Je suis surpris qu'en étant des citoyens actifs, de ceux qui cherchent l'information et la digère, nombreux n'arrivent pas à franchir la porte d'un parti politique pour aller voir ce qui s'y passe. Je ne dit pas prendre sa carte, mais d'aller voir.

J'ai poussé la porte de l'UDF il y a 1,5 an et j'ai découvert, non seulement des gens intéressants (mais il y en a ailleurs) mais surtout une meilleur compréhension des mécanismes qui régissent un partis politique : un partis est toujours tiraillé entre une idéologie doctrine[1], le recrutement et l'obligation de victoires électorales. Il est impossible de faire abstraction de l'un des paramètre. Une fois cette donnée aquise, il est plus facile d'être indulgent et de voir qu'ils ne sont pas tous pourris[2].

Dans un monde idéal[3], un parti devrait pouvoir exister juste avec des idées à défendre. Mais dans le vrai monde (la vraie vie diront certains) il en est tout autrement :

1) Recrutement :

  1. Il faut recruter des électeurs, des sympathisants et des militants pour exister, donc pour les attirer, tenir un discourt simplifié pour aller droit au but, que certains ne se gênent pas de rendre populiste. Et même si ces électeurs, sympathisants et militants sont capables d'apprécier un discours plus étoffé, de toute façon, les médias ne les relaient pas.
  2. Il faut aussi motiver et impliquer les militants et sympathisants pour que même ceux qui n'ont rien à dire aient le sentiment d'être écoutés. Où l'on voit fleurir des ''débats participatifs'' bidons, des forums sur internet que personne ne lit, des plateforme de blogs, des questionnaires sans dépouillement... Tous les partis ne cèdents pas à ces sirènes, mais il faut des cadres attentifs.
  3. Il est nécessaire de disposer de relais de l'idéologie la doctrine dans toute la société pour la faire descendre, mais aussi des capteurs pour percevoir la société et faire remonter vers la tête. Un peu comme un système nerveux, même si hélas certains utilisent le réseau non pas pour véhiculer l'idéologie la doctrine et l'amender, mais au service de l'intérêt personnel et de la prise du pouvoir d'une minorité.

2) Gagner des élections

  1. Accéder au pouvoir pour mettre en oeuvre l'idéologie la doctrine. C'est la fonction première d'un parti politique. Bien sûr, hélas, il y en a qui voit dans l'accès au pouvoir d'abord un gain personnel plutôt qu'une passerelle pour mettre en oeuvre une politique pour laquelle ont a été élu. J'aime à penser que ce n'est pas la majorité, mais les passants que je croise dans la rue ont tous l'air convaincu du contraire.
  2. Etre élu est aussi vital pour financer le parti. C'est le financement publique des partis qui dépendent du nombre d'élus et du nombre de voix.
  3. Dans la conception de certains partis [4], détenir le pouvoir est aussi un moyen de remercier les amis qui ont permis de l'obtenir. C'est malheureusement très humain comme déviation mais il est possible de lutter contre avec la ré-instauration des contre-pouvoirs qui ont disparus, notamment dans notre département avec le monopole d'un seul parti sur tous les pouvoirs locaux.

Face à ces contraintes que vivent les partis politique, seuls des militants intègres et une modification des règles du systèmes politique peut permettre de rétablir l'intégrité et les contre pouvoirs qui manquent. Je croix que c'est possible. J'ai croisé des élus passionnants, dans ma fédérations et lors des universités d'été. Des gens qui veulent utiliser le parti pour mettre en place une politique. La nouvelle génération n'est plus disposée à jouer les petits soldats dociles, c'est pourquoi les partis ont le devoir de se protéger dans leurs statuts des arrivistes et de revenir aux fondements de la raison d'être d'un parti : faire triompher des idées et non des clans[5].

Notes

[1] Ben oui, c'est pas toujours évident, mais c'est quant même le fondement du rassemblement.

[2] Je vous promet que j'ai rencontré des gens ambitieux, intelligents, qui parlent bien et qui disent la vérité, respectant leurs électeurs et faisant leur boulot d'élus consciencieusement et honnêtement, si si !!

[3] Je ne le décrirais pas ici, mais ça fait plusieurs siècles que de grands écrivains en parlent

[4] L'UMP pour ne pas les citer, mais aussi les communiste du temps où il avaient encore du pouvoir et dans une moindre mesure le PS. L'UDF en son temps l'a fait aussi, mais il semble que François Bayrou ait décidé d'y mettre fin.

[5] C'est sûr que pour l'UDF c'est beaucoup plus facile de reconstruire lorsque l'on repart de zéro comme en 2002.

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mardi 6 février 2007

C'est fondamental

Je reste fondamentalement persuadé que la nécessité de répondre à votre inquiétude journalière, que vous soyez jeunes ou âgés, conforte mon désir incontestable d'aller dans le sens d'une valorisation sans concession de nos caractères spécifiques.

Et c'est en toute conscience que je déclare avec conviction que la conjoncture actuelle oblige à la prise en compte encore plus effective d'un plan correspondant véritablement aux exigences légitimes de chacun.

Ouha on croirait entendre Sarkozy... non je déconne, il a été meilleur que ça. On pouvait même croire que c'était de bonnes idées qu'il énonçait si on ne faisait pas gaffe, tellement il voulait convaincre.

Le générateur de langue de bois

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lundi 5 février 2007

François Bayrou au salon Linux

Les élections présidentielles sont le moment des loby. On l'a vu avec les associations homosexuelles au printemps, le pacte écologique en début d'année, les visites dans les DOM et toutes les corporations qui interrogent les candidats sur leurs positions, afin de les interpeler sur leur problèmes spécifiques et d'informer leurs membres des positions de chacun des candidats.

Concernant le logiciel libre, l'APRIL[1] et quelques autres associations ont demandé à chacun des candidats de répondre à un questionnaire dont voici le sommaire :

  1. Principe du brevet logiciel
  2. État du système des brevets
  3. Avenir du système de brevets
  4. Principe des mesures techniques et de la protection juridique associée
  5. International (Déclaration de genève et OMPI)
  6. Interopérabilité
  7. Directive 2001/29CE et loi DADVSI
  8. Projet de directive IPRED II
  9. Vente liée ordinateur/logiciels
  10. Recours collectif
  11. Informatique dite "de confiance"
  12. Administration électronique
  13. Campagne d'information et neutralité scolaire
  14. Enseignement de l'informatique et logiciels libres dans l'éducation

Les sujets abordés sont vastes et très techniques. Compte tenu de l'emploi du temps des candidats, je ne sais pas comment François Bayrou qui a reçu une copie sur le stand de l'APRIL au salon Linux va faire pour y répondre. Je le sais attaché à répondre lui même à ce genre d'interrogation et non comme certains à le faire faire par leurs lieutenants.

Référence :

Déclaration d'utilisation de logiciels libres

Notes

[1] APRIL : <a href="http://www.april.org/">Association pour la recherche en informatique libre</a>

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dimanche 4 février 2007

Anniversaire

Aujourd'hui, j'ai 36 ans, et ma fille 5 ans. Elle est née le jour de mon anniversaire une nuit de 2002.

Ma mère m'a engueulé cette après midi car je ne parlais que de politique autour du gâteau d'anniversaire. A midi, juste avant, chez des amis, même chose, la porte de la politique Niçoise fut entrebâillée et je m'y suis engouffré. Plus personne ne va vouloir me recevoir, si je n'arrive pas à me tenir.

Mais que voulez-vous, quant on est militant à 36 ans, c'est pas pour prendre le pouvoir ou coller des affiches. C'est pour des idées, pour défendre une conception de la société. Je croix encore à la liberté, l'égalité et la fraternité. C'est un beau cadeau d'anniversaire pour un militant comme moi une campagne électorale comme celle qui s'annonce et que je vie en ce moment. L'opportunité de défendre une liberté garantie par un état réformé, une égalité des chances à l'école et dans l'entreprise, une fraternité en n'érigeant pas l'individualisme comme doctrine.

Je ne veux pas de la simplicité, des raccourcis ou même du simplisme. Je voudrais que l'on prenne le temps d'expliquer aux gens pourquoi notre monde est complexe, pourquoi les solutions sont compliquées. Je voudrais que l'on arrête de prendre les électeurs pour des imbéciles en leur fournissant du prêt à penser, du prêt à voter. Que nos élite s'acharnent à expliquer, à enrichir leurs auditeurs pour qu'ils aient le sentiment d'être respecté et non celui d'être manipulés. C'est utopique, mais c'est une utopie d'un jeune homme de 36 ans qui croit que la politique peut changer la vie des gens...
...en mieux.

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vendredi 2 février 2007

Lionnel Luca est pour la peine de mort

Cet homme est le député UMP de ma circonscription, la 6ème qui couvre Villeneuve loubet, Cagnes sur mer, St Laurent du Var, La Gaude, Vence, St Jeannet, Carros et une partie de la vallée de l'Estéron (Courségoule). Il l'avait déjà dit dans une interview à Nice matin il y a un an et demi lorsqu'il avait signé une pétition demandant son rétablissement. L'article d'Olivier Bonnet est édifiant sur le pédigrees de ces députés qui font honte à notre pays en ayant voté contre l'inscription dans la constitution de l'abolition de la peine de mort.

Au sortir de l'affaire d'Outreau où l'on a vu la vie brisée jusqu'au suicide de 18 personnes, du fait de dérive médiatiques et d'insuffisances judiciaires, il faut avoir un sacré manque de réalisme pour réclamer le retour de la peine de mort. A l'époque, si la peine de mort avait été encore en vigueur, ces personnes auraient risquées d'y passer pour faire plaisir à la vindicte populaire, surtout à l'approche d'élections où certains ministres ou députés sont prêt à tous pour faire croire qu'ils combattent l'insécurité.

C'est affligeant de voir que ces députés utilisent leurs intelligences aussi mal...

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jeudi 1 février 2007

Je n'ai pas éteind mes lumières

Désolé de ne pas avoir participer à ce grand élan de déculpabilisation collective, mais je n'ai pas vu l'intérêt d'une telle démarche. Il y a des quantités de manières de faire un petit geste autrement plus efficace que d'éteindre le courant pendant 5 min.

Une petite liste non exhaustive que des millions de gens font tous les jours, et que quelques millions d'autres devraient se mettre à faire :

  • Régler son chauffage sur 19° et pas 21°.
  • Baisser la température de son ballon d'eau chaude.
  • Remplacer une partie des ampoule de la maison par des ampoules base consommation, notamment dans les pièce où la lumière est allumée longtemps[1].
  • Acheter une petite voiture au lieu d'un 4x4.
  • Isoler les combles quant ont en a.
  • Fermer les volets ou les stores le soir.
  • Chercher sur les notices le mode économie d'énergie des appareils électroniques[2].
  • Regarder la consommation des appareils avant de les acheter[3].
  • Réduire sa vitesse[4].
  • Faire ses petites courses ou accompagner les enfants à l'école à pied ou en vélo.
  • Boire de l'eau du robinet au lieu de l'eau en bouteille.
  • Trier ses déchets.

Après pour les plus audacieux :

  • Ne pas installer de climatisation mais des ventilateurs au plafond[5].
  • Double vitrages aux fenêtres.
  • Chauffe eau solaire.
  • Transport en commun[6].
  • Achat des aliments et produits avec peu ou pas d'emballage.

Je m'arrête là, la liste peut être complétée[7]. Je ne fait pas tout ce qui est cité ici, mais j'essaie de tendre vers une forme d'éco-citoyenneté, comme beaucoup d'ailleurs. Ne pourrait-on pas encourager les gestes utiles plutôt des actions sans effet comme ces 5 min de noir ?

Nice-Matin annonçait ce matin une campagne de photographies aériennes infrarouge pour identifier les bâtiments mal isolés du toit. Ca, c'est une super opération, qui si elle est bien placée ensuite auprès du public, peut déboucher sur des milliers d'actions individuelles efficaces d'amélioration de l'isolement des logements[8].

Notes

[1] Je dis une partie, car il y a des endroits où cela n'est pas efficace. Par exemple, dans mon escalier, une ampoule sur deux est incandescentes car il faut avoir la lumière immédiatement et pas 1s après s'être engagé dans l'escalier.

[2] Ma chaîne HI-FI et mon magnétoscope ont une position de veille sans pendule.

[3] Par exemple pour un switch, élément d'un réseau informatique allumé en permanence, la consommation va de 3 à 36 watt dans la même gamme de produit.

[4] J'ai testé en moto, 10% de réduction de vitesse c'est 13% de kilomètres en plus avec un plein.

[5] Au moins si elle n'est pas installé, on est pas tenté de s'en servir. Laissons cela à ceux qui en ont vraiment besoin (hôpitaux, personnes âgées)

[6] Mais il faut être très courageux dans notre département, car les horaires et les dessertes ne sont pas utilisables par tous.

[7] En faisant une recherche sur le net, par exemple par .

[8] Autre article sur le sujet

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Papa, pourquoi tu veux qu'il soit président François Bayrou ?

Alors que je servais le repas, mon fils qui a entendu à la radio une réaction de François Bayrou , et qui sait que je suis militant, a commencé à m'interroger sur lui. Face à un interlocuteur de 6 ans et demi, j'ai été un peu désarçonné, mais voici notre discussion :

Papa, pourquoi tu veux qu'il soit président François Bayrou ?

Hum... l'élection présidentielle permet de choisir le président de tous les français. Il y aura environ 15 candidats, et François Bayrou est un de ceux qui peut gagner. Chaque français va choisir un candidat qui a des idées et des propositions qu'il préfère. Si je devenais président de la république, je ferais sûrement ce que propose François Bayrou[1]. Alors je vais voter pour lui.

Oui mais la question est pourquoi tu veux qu'il y ait plein de gens qui votent pour François Bayrou ? (il parle parle comme ça mon petit bonhomme, je vous le promet).

Ben plus il y a de gens qui voteront pour lui et plus il a de chances de gagner.

Tu vas voter pour lui parce que tu le connais bien ? Tu l'as rencontré sur la photo et tu lui as parlé !

En fait, j'ai lu ce qu'il a écrit et j'ai écouté ses discours. Le week-end dernier il est venu à Nice et nous sommes allés l'écouter.

Moi je voterais pour lui !

Non. Tu es trop petit, il faut avoir 18 ans pour voter.

Qu'est-ce qu'il voudrait faire s'il était président ?

Arf... comment dire ?

  • Tu sais il y a des gens qui n'ont pas de travail et qui ont du mal à en retrouver. Il veut les aider à trouver du travail.
  • Il veut changer l'école en aidant ceux qui ont du mal à l'école. Ah oui il y en a 3 dans ma classe qui ont du mal.
  • Il veut changer la manière de voter... (abandon, c'est trop compliqué ça).
  • Tu sais ce que c'est l'Europe ? Quels pays d'Europe tu connais ?

L'Italie,... l'Espagne, ... l'Affrique mais ça fait pas partie de l'Europe.
Et bien il y en a 25 de pays en Europe, et François Bayrou veut qu'ils soient tous ensemble.

François Bayrou voudrait être le président de l'Europe ?

Heu, non, de la France, de toute façon il n'y a pas encore de président de l'Europe. Il voudrait que l'Europe soit un seul grand pays.

Il faudrait que l'Europe soit d'accord. Il faut qu'ils se comprennent, et c'est ça le problème ! (c'est lui qui l'a dit, mot pour mot, à 6 ans et demi).

Notes

[1] je sais, c'est maladroit comme tournure, mais c'est ce que j'ai dit à ce moment là. Essayez de faire de même face à un enfant de 6 ans et vous serez surpris des phrases que vous faites. On ne s'improvise pas instituteur comme ça !

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mercredi 31 janvier 2007

Rencontre lecteur à Saint Laurent du Var

Dimanche dernier, des journalistes de Nice Matin organisaient une rencontre avec les lecteurs de St Laurent du Var à laquelle je me suis rendu en temps que militant UDF. Je dois vous dire que ce qui en ressort aujourd'hui me laisse dubitatif.

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lundi 29 janvier 2007

L'épouvantail Le Pen

Tractage à Nice avec les jeunes UDF Lorsque je distribue des tracts j'adore lorsque les gens m'interpellent sur des sujets qui les préoccupent. C'est intéressant à plusieurs titres. Tout d'abord c'est bien sûr ainsi que l'on apprend les gens, que l'on se sensibilise à leurs attentes et leur vision des problèmes et des solutions. Ce sont aussi des moments privilégiés pour parler idées et rentrer dans une conception de la société ou un projet et d'exposer ce projet ou cette idée aux autres réalités, afin de remettre en perspective le propos, mais pas forcément avec sa propre perspective. C'est enfin pour moi le moment où je peux défendre l'idée que la politique ne doit pas rester aux mains des politiciens mais que les citoyens doivent s'en emparer, simplement en votant juste, ou plus activement dans des associations, des partis ou des syndicats.

Quelle n'est pas la surprise de mes interlocuteurs lorsque je leur dit d'aller lire le site web d'un autre candidat que François Bayrou, d'interpeller le responsable de l'association de quartier pour qu'il relais leur message à leur maire, ou d'écrire à leur député ou sénateur. Lorsque mes interlocuteurs ont compris que je n'était pas un militant intégriste, la question qui revient le plus souvent est le vote utile et la crainte de retrouver encore une fois Jean-Marie Le Pen au second tour.

Ma réponse est invariablement la suivante : il ne sera jamais élu, il a une base électorale de 15% au très grand maximum. Même s'il se retrouvait face à Ségolène Royale et qu'une partie des électeurs de l'UMP reportaient leur vote sur Le Penible au lieu de Pimprenelle il ne pourrait pas faire plus de 35%. Et comme juste avant ils m'ont dit qu'ils en avaient marre de Sarko/Ségo en boucle et que c'était la même chose (et là c'est pas moi qui le dit), je pose tranquillement la question : puisque vous venez de me dire que Sarko/Ségo c'est la même chose, où est le problème de voter pour l'un ou pour l'autre au second tour s'il n'en reste qu'un face au Pénible ? Un blanc de quelques secondes, une moue songeuse, une protestation de principe, mais finalement mon interlocuteur(trice) reconnaît que Le Pen n'est qu'un épouvantail pour les empêcher de voter pour qui ils veulent au premier tour.

Mesdames et messieurs libérez votre vote. Et si vous le faite, sans même que je vous laisse un tract, je sais vers qui la majorité d'entre vous se tournera...

Tag : net-campagne, Le Pen

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dimanche 28 janvier 2007

La campagne de Domique Voynet commence, enfin !

Mais que fait donc cette annonce sur le blog d'un militant de l'UDF ? Et bien voyez-vous je ne me contente pas de suivre mon candidat préféré dans tous les médias et à vous faire part de ses propos, j'écoute aussi, souvent plus distraitement, les autres candidats, notamment ceux qui font autre chose que de la com.

Hiers après midi a donc été officiellement ouvert le site de campagne de Dominique Voynet. Un site créé en flash ce qui autorise de jolie animation mais pose un problème pour faire des copies des textes, sans parler de la musique qui est passablement gonflante au bout de quelques minutes de navigation. Clairement, l'objectif de ce site est la simplicité. Les propositions sont présentées de manière concises, pas de chiffre, pas d'effet de style. C'est joli, mais je suis un adepte du texte et de l'html, donc ça ne me parle pas, mais on s'en fout. La question est est-ce que les journalistes et les blogonautes lirons ces propositions ou continueront-ils à ne commenter que les bourditudes et le changement tranquille dans la continuité ?

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samedi 27 janvier 2007

L'OPAM installe des parabolles collectives à Carros

En 1996 lorsque j'habitais dans un HLM à Nice et que les abonnements de bouquet télévisés satellites explosaient en nombre, je m'étonnait que les immeubles laissent fleurir des paraboles sur tous les balcons au lieu de proposer de raccorder le réseau existant d'antennes hertziennes à 2 ou 3 paraboles.

Il aurra donc fallu attendre près de 10 ans pour qu'une telle démarche pourtant évidente ne s'impose aux gestionnaires de l'OPAM. Je ne sais s'il faut mettre cela sur le compte de l'incompétence, du mépris des habitants et de leur cadre de vie ou tout simplement de restriction budgétaires ridicules. Car le prix cumulé de toutes les paraboles individuelles installées depuis 10 ans ne doit pas être loin de celui de l'installation de paraboles collectives. Un appel de charge motivé et étalé dans le temps aurait pu aboutir à cette réalisation il y a 10 ans dans l'intérêt de tous : meilleur qualité, pas de trous dans les façades et fenêtres et respect de l'environnement urbain.

J'ai une piètre opinion de la manière dont l'OPAM gère les immeubles que lui confient les villes. J'y reviendrais... il y a des progrès semble-t-il, ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain.

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vendredi 26 janvier 2007

Diversité

Je rebondi au billet de lesyeux, le CSA et Rachid Arhab, dans lequel elle se demande quand cessera-t-on de souligner l'origine des hommes et des femmes quand tout un chacun s'accorde à reconnaître que c'est lorsqu'on ne le soulignera plus que ce problème n'existera plus.

En effet nous sommes dans une société qui est encore trop sectaire et attachée à des différences que l'esprit reconnaît superficielles. Cependant, dans l'évolution de la société pour tendre vers cette indifférence souhaitée, ne doit-il pas y avoir une période de transition durant laquelle on force la représentation des minorités visible puisque cela ne se fait pas tout seul ?

Un exemple, en Californie, premier parmi les états à rendre leurs universités mixtes il y a quelques décennies, on parlait il y quelques années de supprimer les quotas ethniques aux entrées. Cette si détestable discrimination positive aurait donc fait sont effet sur la société, qu'il semble possible à certain de s'en passer.

Cet exemple ne concerne bien sûr que la société américaine. Mais alors que l'UDF propose de changer les institutions (6ème république) pour, entre autre, introduire de la diversité, notamment au parlement, il faudra bien se poser la question de comment fait-on pour l'y faire entrer cette diversité (couleur, origine, métier, âge). Car on en est très loin. J'ai affiché à côté de mon bureau un poster des parlementaires de l'UDF et l'on est loin de la représentativité :

  • à l'assemblée, une seule femme sur 30. Aucun coloré.
  • au sénat, 7 femmes sur 33 et seul les 2 sénateurs(trices) de Mayote et la Réunion sont noir (c'est déjà pas mal). Non contente d'être femmes, les sénatrices sont aussi les plus jeunes (44 ans).
  • au parlement européen, il y a la parité mais pas plus de couleur ou de jeunesse.

Donc quelles sont les propositions de l'UDF pour remédier à cette absence de représentativité des parlements :

1) Le mécanisme, simple, reposerait comme en Allemagne sur l’utilisation de deux bulletins de vote : le premier pour l’élection directe du député, dans le cadre de la circonscription, le second pour l’expression d’une préférence politique en faveur d’une liste (nationale ou régionale). La combinaison de ces deux principes (majoritaire et proportionnel) n’est pas nouvelle, elle inspire déjà, partiellement, la composition des conseils municipaux et régionaux. (source). La proportion de députés élus au scrutin de liste serait d'environ 20% pour Pierre Albertini et de 50% pour François Bayrou.

2) Un mandat unique pour les députés (pas de cumul) pour libérer des places pour les jeunes et les autres type de compétences. Rudy Salle propose également d'interdire le cumul de certaines responsabilités (maire de grande ville et président d'aglo par exemple).

Avec ces deux propositions, il y aura un appel d'air en politique et il sera possible de proposer, notamment sur les scrutins de liste, des personnalités qui ne seraient sinon pas élue dans le cadre de scrutin uninominal à 2 tours. En plus de faire entrer au parlement des représentant des listes minoritaires qui font au moins 5%, on imagine aisément que ce pourrait être pour les grands partis, la possibilité d'ouvrir les portes du parlement à des personnes handicapés, à la peau de couleur ou de la société civile (je n'aime pas ce terme)... La question se pose alors de comment on accepte le fait de constituer des listes avec des personnes EN CHOISISSANT ces représentants des minorités visibles.

On retombe là sur le problème de début de ce billet énoncé par lesyeux, tans que l'on choisi quelqu'un parce qu'il est noir ou qu'elle est une femme et non pour ses compétences, on lui dénie cette indifférence gage d'égalité.

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