Citoyens prenez le pouvoir

Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

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lundi 11 septembre 2006

Une clé USB pour 13000 collégiens

Dans l'article de 01net ont apprend que le conseil général des Alpes-Maritimes va distribuer près de 13 000 clés USB aux collégiens entrants en 6ème.

Voilà une idée lumineuse, populaire à souhait : on "donne" un outil pour transporter des documents alors qu'une majorité d'enseignants et l'institution ne sont même pas en mesure d'utiliser les technologies numériques notamment pour les cours, qu'à part en fac, et encore pas toutes, il est quasiment impossible de trouver en ligne.

Et je ne parle pas de l'inapplicabilité : comment l'enseignant transfert les documents à 36 collégiens à la fin du cours. Il faudrait un outil dédié dans la classe, un ordinateur et les compétences qui vont avec.

Bref de la promo mais pas de suivi.

Ils feraient mieux de financer des expérimentations pilotes de dématérialisation des cours, avec formation des enseignants, création de logiciels et de site web dédiés et salle de travail pour ceux qui n’ont pas d’accès à internet à la maison (dans l’établissement ou dans les bibliothèques). Ca servirait en plus à ceux qui sont malades pour suivre leur cours de la maison ou de l'hôpital ou ceux en voyage.

Il y a quantité de chose à imaginer avec la dématérialisation des cours : travail collaboratif des équipes pédagogiques, archivage, relation parent enseignant, interactivité, déplacement de plages horaires, éclater une matière sur plusieurs enseignants pour bénéficier d'une expertise plus pointue ou permettre aux enseignants de se former pendant l'année sans nuire au programme...

Bien sûr, de tels projets qui sont testés à gauche et à droite sont beaucoup moins simples à mettre en œuvre et au niveau de l’image, ne permettent pas de toucher en une fois quelques dizaines de milliers de famille pour faire sa promo politicienne. Arg, je hais la com !

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jeudi 7 septembre 2006

Quelques blogs traitant de l'université d'été de l'UDF

Juste pour garder les liens, car on a tôt fait en se balladant de blog en blog de ne plus savoir par où on est passé.

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mercredi 6 septembre 2006

Le Hold-up planetaire

Pour ceux qui ne connaissent pas, voici un des bouquin culte de la culture du libre sur internet. L'éditeur ne souhaitant pas le rééditer, les auteurs le mettent en ligne : www.dicosmo.org/HoldUp

C'est passionnant, documenté et argumenté et cela permet de comprendre cette culture anti microsoft qui existe sur le net, d'en apprendre beaucoup sur l'histoire de l'informatique. C'est surtout un plaidoyer pour la liberté et l'interopérabilité.

A lire absolument !

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mardi 5 septembre 2006

La machine à troll est lancée

L'appel des partis politiques à leurs militants pour qu'ils participent à la blogosphère.

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mardi 22 août 2006

Séparation des pouvoirs

J’ai rencontré une personne charmante, psychologue de son état, avec qui j’ai devisé sur les geek et l’internet. Je vous livre ici quelques idées en vrac qui ont germées dans mon esprit suites à nos échanges.

Pour comprendre les implications du net sur les individus et la société il faudrait des internautes avertis avec une formation de psychologue. Mais comme c'est un domaine historiquement technique, les techos (techniciens, ingénieurs) s'en sont emparé et les psy n'arrivent que tard dans cet univers. Les conséquences et les interprétations données par les techos orientent les politiques et les décideurs en oubliant ces autres regards non techniques.

Pour faire un parallèle, le contrôle des choses militaires a été enlevé aux militaires car ils ne sont pas objectifs et donné aux politiques. Pour l'internet, ce processus n'a pas encore eut lieu, et le net reste au mains des techos (et des marchands qui les financent). Et l’on n’est pas prêt de franchir le pas, car contrairement à la guerre qui fait partie de la culture de tous, le net est bien plus éloigné de ce que peut appréhender monsieur tout le monde, et surtout nous n’avons pas de recul.

Il n’y a donc pas de séparation du pouvoir sur le net comme dans les autres activités humaines comparables (guerre, droit, éducation…), ceux qui ont le pouvoir sont ceux qui ont les moyens de le mettre en oeuvre. Or on s’accorde à dire que le net est en train de grossir pour devenir en quelque sorte un nouvel état, avec ses pseudo citoyen et son économie. Ce monde se bâtit avec comme seule élite des techos.

Sauf que le net introduit de profondes mutations dans la société. L'optimiste dira que la prochaine génération se sera appropriée la mutation introduite par le net et que ce déséquilibre au profit des techos s’estompera. Le pessimiste dira qu'une génération c'est long et surtout facteur de fracture intergénérationnelle.

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dimanche 2 juillet 2006

L'impossible survie de la presse écrite

Je consomme beaucoup d’information. Le matin dès le réveil je suis branché sur France Inter, la radio qui m’accompagne jusqu’à mon départ. Lors de ma pause déjeuner, je me fais une petite revue de presse :

  • média nationaux traditionnels avec Google news qui me permet de parcourir des journaux que de toute façon je n’achèterais jamais tous : Le monde, Libé, le Figaro, le nouvel obs, l’express
  • l’actualité de mon univers professionnel (mon boulot c’est le cambouis de l’internet) : les lettre d’info de 01net et surtout LinuxFr.
  • Un petit tour quant il reste du temps sur des sources moins « médiatiques » comme les partis politiques (UDF, PS, Vert, UMP) et bien sûr Agoravox.

Cela représente pas loin d’une demi heure tous les midi. Le soir, ma voisine me donne son Nice-Matin, le monopole locale qui me permet de savoir ce qui se passe dans ma ville et celles autours.

Coût : 0 € plus quelques pots de confiture maison ou fleurs à ma voisine.

Pourtant cette information à un coût. A l’exception de LinuxFr et Agoravox, il a fallu payer des journalistes pour la fabriquer cette information. J’en finance une petite part avec ma redevance (France inter) et via les innombrables publicités qui s’affichent autour des textes. Mais est-ce suffisant ?

Assurément non puisque l’on voit que Libération est en crise au point de se vendre et perdre une partie de son âme avec le remerciement de Serge July par l’actionnaire majoritaire. Actionnaire qui ne serait jamais devenu majoritaire si la santé financière du journal ne s’était pas à ce point détériorée. Le processus est généralisé dans toute la presse nationale autre que pepeol.

Mon comportement qui ne doit assurément pas être isolé et la crise que vivent les média traditionnels sont la marque d’une mutation de la diffusion de l’information.

Cette mutation qui est très bien évoquée dans l’article de G.Ayache sur agoravox est un changement de comportement du consommateur d’information : il ne souhaite plus faire confiance dans les média. Il veut se bâtir son opinion sur une diversification des sources. Pour se faire, il faudrait s’abonner à plusieurs journaux, mais c’est irréaliste.

La solution pourrait-être un meta journal, à la façon de Google News, qui permettrait de se fabriquer son journal personnalisé. Cette dernière solution pourrait être en phase avec les nouvelles habitudes de consommation, mais elle se heurte à plusieurs écueils :

  • Google news existe déjà et il va être difficile de justifier un abonnement rémunérateur pour service déjà existant et gratuit.
  • En fonction du sujet, du parti politique au pouvoir, que c’est un article d’actualité ou de fond, je ne lirais pas forcément le même média.

Il reste donc a inventer un nouveau model économique pour financer le travail des journalistes de la presse écrite (papier ou numérique). Le danger est grand car si la presse écrite n'est plus financée que par la publicité ou des mécènes "vendeurs d'armes", la liberté de la presse n'aura plus grand chose de libre.

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vendredi 30 juin 2006

Ouverture du blog

Comme tout le monde je cède à la mode. En fait cela fait longtemps que j'ai un site web mais je ne l'ai jamais fait vivre comme je compte faire vivre celui-ci. La maturité aidant, je m'aperçois que les email que j'archive précieusement sont des mines d'or pour retracer des états d'âme ou des préoccupations d'un moment de ma vie.

Et il se trouve que ma vie est encore a un tournant depuis quelques mois puisque j'ai décidé de franchir le pas et de militer en politique. C'est un projet que je compte mener sur le long terme et qui me trottait dans la tête depuis longtemps. Il y a une foultitude de manières de militer et parmi celles-ci, celles qui consistent à participer aux débats et au projet d'un parti politique. Je me suis donc lancé dans la rédaction de contributions au projet politique de l'UDF. Ces contributions apparaîtront ou pas sur les différents sites de l’UDF, local ou national, mais j'ai choisi cet espace pour les faire vivre. En effet il est rare qu'un texte soit figé, surtout lorsqu'il traite d'un sujet qui tombe par inadvertance dans l'actualité.

Il y a aussi le travail que je fait pour me tenir informé (revue de presse, lecture d'articles, réaction sur d'autre blogs ou forum). Pour le moment, toutes ces informations sont empilées en vrac dans un répertoire de mon compte email. Pourquoi ne pas les empiler ici ?

Voilà, vous connaissez mes motivations. Voyons si tout ça tient la route.

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