Citoyens prenez le pouvoir

Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

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mercredi 14 mars 2007

Les parlementaires sous Linux Ubuntu

On apprend dans cette brève publiée par 01net que les ordinateurs des députés et de leur collaborateurs tourneront sous Linux. Je me permet d'émettre un doute, même si je suis un fervent défenseur de Linux.

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mercredi 28 février 2007

Déambulation blogesque

Quelques billets que j'ai bien aimé ou sur lesquels je me suis laché :

  • La difficulté des sympathisants/militants PS à comprendre la démarche de Bayrou : chez filaplomb, chez Charlie ou chez Fabien.

Bonne lecture.

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mardi 20 février 2007

Et si l'UDF disparaissait ?

Certains disaient il y a encore quelques mois que François Bayrou jouait à quitte ou double : soit il faisait un score à 2 chiffres et l'UDF s'implantait durablement dans le paysage, soit ce parti disparaissait définitivement.

Aujourd'hui, la question ne se pose plus comme ça. On ne parle plus d'un score seulement à 2 chiffres, mais d'une présence au second tour de l'élection présidentielle. Mais même dans cette hypothèse, l'UDF pourrait disparaitre. En effet, François Bayrou, s'il est élu président, pourrait très bien envisager de créer un nouveau parti politique, dont le coeur pourrait être l'UDF actuelle, mais à laquelle viendraient s'adjoindre de nouvelles composantes issues d'une partie du parti socialiste et d'une frange modéré de l'UMP, des partis radicaux, avec pourquoi pas, des électrons libres comme Corine Lepage ou Bernard Kouchner.

Cette nouvelle entité pourrait bénéficier de la dynamique de l'élection présidentielle et disposer d'une majorité à l'assemblée. Car ne nous faisons aucune illusion, à 3 semaines des législatives, les autres partis n'auraient pas les moyens de se retourner pour trouver de nouveaux candidats.

D'un scénario ou l'UDF n'obtiendrait dans le meilleur des cas qu'un peut plus de 100 sièges pour jouer le rôle de parti pivot faiseur de roi, nous nous retrouverions avec la possibilité de disposer d'une majorité, même relative, capable de donner au nouveau président les moyens de mettre très rapidement en oeuvre sa politique. En effet, ceux qui constitueraient ce nouveau parti le rejoindrait sur la base d'un projet, le projet du président. Un retournement complet des petites habitudes de la Vème république, propices à l'avènement de la VIème république.

Vous en pensez quoi de ma politique fiction ?

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mercredi 14 février 2007

Qu'est-ce que t'es belle

J'adore le refrain de cette chanson de Marc Lavoine. Il m'évoque la maxime que je reprend souvent : toutes les femmes aimées sont les plus belles du monde[1]...

C'est dans le regard de celui que l'on aime que l'on puise son énergie. Merci à la femme de ma vie[2].

Notes

[1] Evidement la réciproque est vrai pour les hommes, à la nuance prêt que beaucoup préfèrent être vu comme fort que beau, question culturelle.

[2] Vous remplacez femme par homme si nécessaire dans votre cas.

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mardi 13 février 2007

Séparation des pouvoirs

Tous les candidats le disent, notre démocratie a besoin de réforme. La candidate socialiste l'a dit dans son discours du 11 février, mais avant elle, le candidat de l'UMP aussi lors de l'émission de 2h face aux citoyens. Ils ne font qu'enregistrer ce que tous les élus et militants actifs de tous les partis clament depuis des années[1].

Démocratie bananière

Il n'est nul besoin d'être un constitutionnaliste ou un juriste pour percevoir le problème que pose à notre démocratie bananière l'absence de contre-pouvoirs à tous les niveaux de l'échelle. On le voit à l'assemblée nationale transformée en chambre d'enregistrement et où la discipline de partis étouffe toute émancipation des députés (lire l'excellent billet de Jule de Diner's Room). Mais ce délitement de la démocratie est aussi à l'oeuvre juste à notre porte. En effet dans mon département, en absence de contre-pouvoirs, tous les pouvoirs se mutualisent et se verrouillent dans les mains d'un seul clan.

Aucun risque

Avec un électorat conservateur et docile, les élus UMP n'ont pas de risque de perdre leur place, sauf si un copain du parti en décidait autrement. Il n'est donc pas nécessaire de faire d'effort pour travailler les dossiers ou avoir du respect des citoyens. Combien de fois ai-je vu le premier magistrat de ma commune arriver en réunion publique sans même avoir pris connaissance du dossier qu'il présentait, s'appuyant sur sa verve pour masquer son absence totale de maitrise du dossier. Les concertations publiques sont de vaste tristes fumisteries et plus du domaine de l'auto promotion que de l'écoute des citoyens.

Accointances avec la presse

Parce que ce pouvoir ne risque rien, il peut se permettre des accointances avec la presse, ouvertement et grossièrement. De toute façon, un acteur médiatique[2] qui ne filerait pas droit se verrait limité aux rubriques des chiens écrasés. Les élus se plient aux desideratas des journalistes qui obéissent en retour à ceux qui leur fournissent l'information et leur achètent des pages de pub au travers des collectivités locales. Les dossiers ne sortent pas au grand jour sauf si, d'aventure, un média national venait à en parler, et encore, en version édulcorée.

Tissus associatif

Déjà que le cas des médias est grave, mais il en est de même avec le tissus associatif qui est soit contraint au mutisme soit carrément asphyxié s'il ne prête pas le flan aux exigences des élus. Vous n'entendrez jamais une association sportive s'exprimer publiquement sur la politique des sports de la ville, idem pour la culture, la solidarité ou le soutien scolaire. Toutes ces associations sont muselées par la manne financière ou les aides en nature fournies par les villes.

Marchés publics

Puisque personne ne peut mettre en danger le pouvoir, à votre avis, comment se passe les marchés publics ? Bien que l'état ai mis en place des procédures complexes pour s'assurer d'une certaine concurrence dans les appels d'offres, les grands groupes du BTP se sont adaptés. Ils présentent des dossiers ensembles. Vous voyez donc les plus gros opérateurs du BTP répondre à un appel d'offre, soit réunis dans une même réponse avec un concurrent fictif qui ne peut être retenu faute de garanties suffisantes, soit carrément en alignant leurs propositions les uns sur les autres au centime prêt[3], laissant à l'un d'entre eux le marché en échange d'un autre.

Débat ?

Dans ces conditions, comment voulez-vous qu'il y ait fructification d'idées s'il n'y a aucun débat ou contradiction. Comment voulez-vous qu'il y ait concurrence sur les projets ou les budgets si tout est décidé par une seule partie. Comment voulez-vous motiver les fonctionnaires à bien faire leur travail ? Comment impliquer les citoyens dans la vie de la cité ?

Utopie de la responsabilité et du respect

Au-delà des différences doctrinaires entre les partis politiques, il est urgent de rétablir de la compétition entre les partis, reconstruire des contres pouvoirs, diversifier les pouvoirs. Mon parti politique, l'UDF, a longtemps fauté dans ces compromissions, mais il existe une nouvelle génération[4] qui veut proposer autre chose[5] : une utopie de la responsabilité et du respect. Nous serons vigilant vis à vis des membres de notre parti qui voudraient refaire de la politique à la façon de grand papa, et nous nous attacherons à la restauration des contre-pouvoirs partout où c'est possible.

Tag : net-campagne

Notes

[1] Voir le projet de 6ème république de l'UDF.

[2] journaliste, webmaster...

[3] quant ce n'est pas la même secrétaire qui tape les réponses

[4] Par l'âge ou par la tournure d'esprit

[5] Regards et politique par exemple.

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samedi 10 février 2007

Kit numérique du supporter

Tout ce qu'il faut pour faire de vous le parfait supporter de François Bayrou.

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dimanche 4 février 2007

Anniversaire

Aujourd'hui, j'ai 36 ans, et ma fille 5 ans. Elle est née le jour de mon anniversaire une nuit de 2002.

Ma mère m'a engueulé cette après midi car je ne parlais que de politique autour du gâteau d'anniversaire. A midi, juste avant, chez des amis, même chose, la porte de la politique Niçoise fut entrebâillée et je m'y suis engouffré. Plus personne ne va vouloir me recevoir, si je n'arrive pas à me tenir.

Mais que voulez-vous, quant on est militant à 36 ans, c'est pas pour prendre le pouvoir ou coller des affiches. C'est pour des idées, pour défendre une conception de la société. Je croix encore à la liberté, l'égalité et la fraternité. C'est un beau cadeau d'anniversaire pour un militant comme moi une campagne électorale comme celle qui s'annonce et que je vie en ce moment. L'opportunité de défendre une liberté garantie par un état réformé, une égalité des chances à l'école et dans l'entreprise, une fraternité en n'érigeant pas l'individualisme comme doctrine.

Je ne veux pas de la simplicité, des raccourcis ou même du simplisme. Je voudrais que l'on prenne le temps d'expliquer aux gens pourquoi notre monde est complexe, pourquoi les solutions sont compliquées. Je voudrais que l'on arrête de prendre les électeurs pour des imbéciles en leur fournissant du prêt à penser, du prêt à voter. Que nos élite s'acharnent à expliquer, à enrichir leurs auditeurs pour qu'ils aient le sentiment d'être respecté et non celui d'être manipulés. C'est utopique, mais c'est une utopie d'un jeune homme de 36 ans qui croit que la politique peut changer la vie des gens...
...en mieux.

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jeudi 1 février 2007

Papa, pourquoi tu veux qu'il soit président François Bayrou ?

Alors que je servais le repas, mon fils qui a entendu à la radio une réaction de François Bayrou , et qui sait que je suis militant, a commencé à m'interroger sur lui. Face à un interlocuteur de 6 ans et demi, j'ai été un peu désarçonné, mais voici notre discussion :

Papa, pourquoi tu veux qu'il soit président François Bayrou ?

Hum... l'élection présidentielle permet de choisir le président de tous les français. Il y aura environ 15 candidats, et François Bayrou est un de ceux qui peut gagner. Chaque français va choisir un candidat qui a des idées et des propositions qu'il préfère. Si je devenais président de la république, je ferais sûrement ce que propose François Bayrou[1]. Alors je vais voter pour lui.

Oui mais la question est pourquoi tu veux qu'il y ait plein de gens qui votent pour François Bayrou ? (il parle parle comme ça mon petit bonhomme, je vous le promet).

Ben plus il y a de gens qui voteront pour lui et plus il a de chances de gagner.

Tu vas voter pour lui parce que tu le connais bien ? Tu l'as rencontré sur la photo et tu lui as parlé !

En fait, j'ai lu ce qu'il a écrit et j'ai écouté ses discours. Le week-end dernier il est venu à Nice et nous sommes allés l'écouter.

Moi je voterais pour lui !

Non. Tu es trop petit, il faut avoir 18 ans pour voter.

Qu'est-ce qu'il voudrait faire s'il était président ?

Arf... comment dire ?

  • Tu sais il y a des gens qui n'ont pas de travail et qui ont du mal à en retrouver. Il veut les aider à trouver du travail.
  • Il veut changer l'école en aidant ceux qui ont du mal à l'école. Ah oui il y en a 3 dans ma classe qui ont du mal.
  • Il veut changer la manière de voter... (abandon, c'est trop compliqué ça).
  • Tu sais ce que c'est l'Europe ? Quels pays d'Europe tu connais ?

L'Italie,... l'Espagne, ... l'Affrique mais ça fait pas partie de l'Europe.
Et bien il y en a 25 de pays en Europe, et François Bayrou veut qu'ils soient tous ensemble.

François Bayrou voudrait être le président de l'Europe ?

Heu, non, de la France, de toute façon il n'y a pas encore de président de l'Europe. Il voudrait que l'Europe soit un seul grand pays.

Il faudrait que l'Europe soit d'accord. Il faut qu'ils se comprennent, et c'est ça le problème ! (c'est lui qui l'a dit, mot pour mot, à 6 ans et demi).

Notes

[1] je sais, c'est maladroit comme tournure, mais c'est ce que j'ai dit à ce moment là. Essayez de faire de même face à un enfant de 6 ans et vous serez surpris des phrases que vous faites. On ne s'improvise pas instituteur comme ça !

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samedi 27 janvier 2007

L'OPAM installe des parabolles collectives à Carros

En 1996 lorsque j'habitais dans un HLM à Nice et que les abonnements de bouquet télévisés satellites explosaient en nombre, je m'étonnait que les immeubles laissent fleurir des paraboles sur tous les balcons au lieu de proposer de raccorder le réseau existant d'antennes hertziennes à 2 ou 3 paraboles.

Il aurra donc fallu attendre près de 10 ans pour qu'une telle démarche pourtant évidente ne s'impose aux gestionnaires de l'OPAM. Je ne sais s'il faut mettre cela sur le compte de l'incompétence, du mépris des habitants et de leur cadre de vie ou tout simplement de restriction budgétaires ridicules. Car le prix cumulé de toutes les paraboles individuelles installées depuis 10 ans ne doit pas être loin de celui de l'installation de paraboles collectives. Un appel de charge motivé et étalé dans le temps aurait pu aboutir à cette réalisation il y a 10 ans dans l'intérêt de tous : meilleur qualité, pas de trous dans les façades et fenêtres et respect de l'environnement urbain.

J'ai une piètre opinion de la manière dont l'OPAM gère les immeubles que lui confient les villes. J'y reviendrais... il y a des progrès semble-t-il, ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain.

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jeudi 25 janvier 2007

1500 à 1600 personnes aux voeux de Rudy Salles avec François Bayrou

Une fois n'est pas coutume, je suis d'accord avec Nice matin qui annonce dans sont article du lendemain près de 1500 personnes.

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mardi 23 janvier 2007

Dédicace au Gandhi français

Voici un texte qui m'est arrivé dans un commentaire et que je vous passe tel que (à l'auteur, envoyez le par mail la prochaine fois).

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jeudi 18 janvier 2007

L'Embrasement (suite)

Dans un billet précédent j'annonçais le téléfilm l'Embrasement et faisait un commentaire à partir du peu que j'en avais entendu la veille. Depuis le téléfilm est passé sur Arte (et est même disponible en vidéo à la demande gratuitement 1 semaine) et je peux revenir dessus.

Les mensonges du ministre de l'intérieur

C'est ce qu'en a retenu la presse et la plus-part des articles qui traitent de ce téléfilm. On voit Nicolas Sarcozy à 2 ou 3 reprises, dire des banalités que l'on qualifieraient de maladroites à posteriori et surtout de mal informé. Il ne s'adressait de toute façon pas aux habitants des cités en train de s'embraser, mais au reste de l'électorat. Il a menti, bien sûr, fait quelques omissions assurément, affirmé sans savoir ou en faisant semblant de ne pas savoir, couvert des erreurs probablement. Je suis tellement peu surpris de ces mensonges dans la bouche de cet homme que ce n'est pas ce que j'ai retenu de ce film.

Clichés

On retrouve, mis en image de manière fort efficace, bon nombres de clichés : l'abandon par certains parents de leur autorité, certaines dérives de la police, les politiques déconnectés de la vraie vie, certains média incompétents, l'intégrisme, la manipulation des média. Bon, ces clichés sont des clichés, avec la nuance qui manque, mais permettent à l'auteur de rapidement mettre en contexte l'histoire. Pour s'en affanchir il aurait faire une série de plusieurs épisodes, le sujet ne s'y prêtait pas, et il fallait que ça rentre en 1H30.

Parti pris

Le téléfilm fait quasiment l'impasse sur la délinquance. On ne saura jamais pourquoi les 3 premiers jeunes courraient et étaient poursuivis. Le fait qu'ils puissent être voleur est écarté, mais on n'en saura pas plus. On ne sait pas non pus pourquoi les policiers se balladent avec des flashball pendant tout le film. Le film se fait tout le long autour de la version des adolescents, confirmé par des éléments de l'enquête, mais la version de l'enquête n'est pas présentée en parallèle. Du coup, ce que pense ou croit les autres (élus, policiers, administration) n'est pratiquement pas présenté. On ne voit qu'au travers du prisme des habitants de la cité en train de s'embrasée. Ce parti pris est tout l'intérêt du film mais aussi sa limite. On ne regarde qu'une version, c'est donc un docu-fiction partial.

C'est aussi ce qui permet de comprendre le resenti de certains habitants, notament face aux propos du ministre de l'intérieur.

Ce que j'ai aimé

L'auteur a croqué l'absurdité de la situation : les mômes courent parce que la police court, et la police court parce que les mômes courent. C'est une impasse. Le mur entre les habitants et la police s'élève jour après jour, sans espoir de le faire tomber à moins de changer les règles du jeu.

On sent la situation glissée, inexorablement vers le drame que l'on connaît. L'auteur nous emmène dans le cul de sac et on ne voit pas comment éviter d'y aller, comment en sortir. On en sort pas d'ailleurs.

Article :

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samedi 13 janvier 2007

Poésie

(pas de moi hélas)

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jeudi 11 janvier 2007

Embrasement 9/11

Hier matin sur France Inter dans l'émission de Nicolas Demorand étaient présenté le film l'Embrasement avec les invités Jean-Pierre Mignard, avocat, qui défend les 2 familles dont les enfants ont été électrocutés dans un transformateur EDF à Clichy-sous-Bois, et Samir Mihi président de l'association Au delà des mots et qui a participé au film.

Le journaliste a judicieusement posé la question de la politisation de ce documentaire. Samir Mihi a tout d'abord répondu non, puis a complété en disant que Nicolas Sarkozy avait menti pendant 1 semaine sur les circonstances de ces morts et que cet homme ne devait pas être président de la république. J'ai immédiatement fait le parallèle avec l'excellent documentaire de Michael Moore, Fahrenheit 9/11, sur les attentats du 11 septembre 2001, documentaire qui a été présenté en pleine campagne électorale aux états-unis pour dénoncer, entre autres, les mensonges de George W Bush afin de justifier la guerre en Irak. Malgré un certain succès, ce documentaire, politiquement orienté, n'a pas empêché Bush d'être réélu. Est-ce que le documentaire diffusé sur Arte ce soir peut avoir un impact sur les électeurs français ?

Au moment où j'ai commencé à écrire ces lignes (le 11/01/2007), seul le site bellaciao annonçait et présentait le documentaire sur Arte (le 12/01/2007 à 20h40). Du coup, ce documentaire risque de se retrouver catalogué comme "gauchiste" avant même d'avoir été diffusé. Hors si l'électorat gauchiste n'a pas à être convaincu de ne pas voter pour Nicolas Sarkozy, il n'en est pas de même pour le reste de la population. J'aurais bien aimé que les électeurs naturels du candidat UMP le regardent et s'interrogent sur la manière de faire de la politique de certains candidats (il n'y a pas que Nicolas Sarkozy qui est un manipulateur adroit politicien).

Depuis il y a un peu plus de références à ce documentaire dans l'actualité. On verra demain si les média ont envie de traiter de cette attaque en règle de Nicolas Sarkozy. Je l'enregistre pour pouvoir le regarder à tête reposée ou y revenir plus tard dans la campagne.

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mardi 19 décembre 2006

La liste des candidats à l'élection présidentielle

Je suis tombé sur cette liste de candidats à l'élection présidentielle et je ne pensait qu'il y avait autant de monde.

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mardi 14 novembre 2006

Remplacer les managers par des leaders

Je trouve cette citation magnifique :
En fait, je suis pour la tenue régulière d’élections car elles forcent le débat démocratique. Mais ces élections doivent faire émerger des élus avec de nouvelles missions. De managers, ils doivent devenir des leaders. Ils ne nous diront plus comment faire les choses mais nous montreront comment ils les font eux-mêmes. Ils nous serviront d’exemple et non plus de chef de police. Ils donneront des directions à la société sans nous dire comment résoudre les problèmes de terrain.

Elle vient de Thierry Crouzet dans un billet intitulé Harmonisation politique et illustre la mutation que peut apporter l'approche coopérative du Web 2.0 appliquée à la politique et la citoyenneté. Il y a quantité d'articles sur le net pour expliquer ce qu'est le Web 2.0, en substance on dira que c'est une appropriation du média par ses utilisateurs avec une mise en relation directe des éméteurs et récepteurs (internaute) en mode distribué (toile d'araignée ou tous sont créateurs et consomateurs) et non plus verticalement (télé, presse écrite).

Pour le moment la fracture numérique ne permet pas encore cet essort mais assurément c'est une évolution qu'il va falloir envisager, et pour les politiques accompagner. En fait je crains que cette perte de pouvoir, qu'elle introduit au niveau des élites, qui se transformera en influence seulement, risque de les faire freiner des quatres fers. Il faudra attendre environ une génération pour y arriver, mais rien n'empêche de faire des expérimentations localement.

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samedi 21 octobre 2006

Méthode globale

C'est quoi ?

Cette histoire de méthode globale à l'école m'a d'abord indifféré puis je me suis demandé de quoi il en retournait. Comme je n'ai qu'une compétence empirique dans la pédagogie enfantine j'ai essayé d'en savoir un peu plus.

Mon épouse qui s'est intéressée au sujet a essayé de m'expliquer le principe de la méthode globale. Pour faire très grossier, l'enfant apprend à reconnaître les mots et non à les déchiffrer. Cette méthode inventée il y a un siècle est une technique extrême d'apprentissage, un modèle théorique qui n'a jamais été mis en oeuvre à grande échelle, juste dans quelques écoles atypiques ou par quelques instituteurs expérimentateurs.

On s'en sert alors ?

En revanche, les idées développées et les conclusions de cette méthode ont été intégrées dans l'arsenal des outils des enseignants. Mon fils qui vient d'entrer au CP a donc comme des millions d'autres enfant eut un apprentissage utilisant des éléments de la méthode globale : l'enseignant a présenté des mots et des phrases et fait jouer les enfants à reconnaître les mots pour fabriquer des phrases. Après 2 jours de classe, je ne vous raconte pas la fierté de mon fils de pouvoir LIRE une phrase écrite sur son cahier. Et quand j'ai mélangé les mots et qu'il a été capable de lire une phrase écrite par son papa, non seulement il était fier, mais son papa et sa maman aussi. Comme moteur pédagogique je trouve ça surpuissant.

En parallèle de la reconnaissance des mots, mon fils à des exercices de déchiffrage. Il est donc capable maintenant (6 semaines plus tard) de déchiffrer bon nombre de mots simples. La reconnaissance globale des mots sert juste à ne plus redéchiffrer un mot déjà déchiffré. En choisissant correctement les mots, je peux faire lire à mon fils des phrases composées de mots qu'il n'a pas vu à l'école. L'approche globale a donc été un puissant moteur de motivation pour permettre à mon fils, dès les premiers jours de lecture, d'avoir le sentiment de réussir à lire, permettant à l'enseignant d'introduire progressivement une approche syllabique autrement moins intéressante et motivante.

Ben c'est très bien alors

En tant que parent, que voulez-vous que je reproche à la démarche de cet enseignant ? Et pourtant, le ministre a décidé de jeter l'opprobre sur les enseignants qui utilisent des bribes de la méthode globale dans leur enseignement. Je dis bribes, car aucun ne l'utilisent vraiment, sauf des clandestins qui de toutes façons ne respectaient déjà pas les textes cadres de l'école. On a donc vu les enseignants à la rentrée scolaire, faire des circonvolutions verbales pour dire qu'ils n'utilisaient pas la méthode globale, que même si ça y ressemblait, ça ne durerait que quelques semaines... bla bla bla. Déjà que la relation enseignant parents n'est pas une sinécure, si en plus le ministre donne des munitions aux parents pour tirer sur les enseignants alors qu'ils ne sont coupables de rien, ce n'est pas gagné.

En plus le ministre a simplifié à l'extrême son discours. Sans subtilité, il a instillé le doute dans l'esprit des parents, au moment de la rentrée : selon lui, l'apprentissage de la lecture ne peut passer que par le B-A-BA (méthode syllabique), la méthode des grands parents : c'était mieux avant... Toute autre approche serait donc nuisible aux enfants. Parents soyez vigilants et faites acte de délation. Les enseignants n'ont qu'à bien se tenir ! Je ne veux pas voir une oreille dépasser.

Assurément, la pédagogie ne fait pas partie de ses compétences. A l'air du zapping permanent, du citoyen consommateur, de l'omniprésence de l'image, il faudrait se priver d'outils pédagogiques à même de motiver les enfants pour revenir à une approche totalement obsolète, tout aussi extrême que la méthode globale.

Mais pourquoi a-t-il fait ça ?

Mais quelle mouche l'a donc piquée. La circulaire ne présente aucun intérêt puisque personne n'utilise la méthode globale (juste des bribes). Les passages successifs à la télé ou la radio ont effrayé les enseignants et inquiété les parents qui ne peuvent ou ne veulent comprendre les subtilités de la pédagogie. Tout ça pour quoi ? Mais pour faire du vent médiatique, façon Sarko avec ses racailles, pour occuper l'espace au moment de la rentrée. Les conséquences... il doit s'en fiche. Mais quelle sera la prochaine cible pour continuer à exister dans les média ?

Tout ceci est ridicule et illustre une dérive de la politique vers la com et le marketing. Au lieu de motiver les enseignants, on les dévalorise, comme s'ils ne savaient pas faire leur métier. Comme toute chose, ce n'est pas l'outil qui fait l'artisan, mais comment il s'en sert. Quel que soit la méthode, un enseignant compétent saura tirer le meilleur de ses élèves et leur apporter le plus. Pour les moins compétents il suffit de suivre les textes. Pas la peine de leur mettre des bâtons dans les roues.

Ref : Méthode globale : la guerre pédagogique n’aura pas lieu

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