Citoyens prenez le pouvoir

Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

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mardi 3 juillet 2007

Vacances, choubidou...

Ce ne sont pas des vacances à proprement parler, car je vais tous les jours au boulot, mais plutôt un break avec l'activité politique intensive. En ce moment on dira que je lève un peu le pied.

Mais ne croyez pas que rien ne se passe. Les militants dont je fait parti, continuent à préparer l'avenir : ateliers thématiques, élection municipale, organisation...

C'est juste qu'il faut se ressourcer pour pouvoir repartir à font dans les prochains challenges qui nous attendent dès la fin de l'été. Donc pas d'inquiétude si le blog semble tourner au ralenti. Il retrouvera son rythme de croisière dans quelques jours, les sujets s'empilent dans ma liste de brouillons :)

 

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lundi 2 juillet 2007

Toutes poubelles dehors

Vous savez quoi, pendant que j'essaie désespérément de prendre un peu de vacances politique, certains sont remontés à bloc. Aujourd'hui, j'ouvre les colonnes de ce blog à Georges. Je serais personnellement un peu plus nuancé sur ce sujet sur lequel il faudra revenir, car c'est un exemple de comment gacher une bonne idée. Pour l'instant c'est lui qui écrit (photos faites par votre serviteur). Cédric.

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dimanche 24 juin 2007

Un instant de violence ordinaire

Quatre merdeux de moins de 20 ans, bagousés, piercés et sapés comme des milords au volant d'une très grosse berline allemande immatriculée en Pologne ont percuté dans un virage la voiture de mon beau frère que j'avais garé là pour m'acheter un repas chez le chinois...

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dimanche 17 juin 2007

Cravates roses

Avez-vous noté que la mode est aux cravates roses ? Elles étaient sur tous les plateaux de télévision ce soir. Un invité sur deux portait une cravate rose ou rouge. Je me demande si ce n'est pas pour se faire repéré plus facilement. Sauf que si tout le monde s'y met, c'est un peu loupé.

Soit je ne suis pas au fait de la mode, soit c'est l'effet mouton : "t'as vu machin truc la semaine dernière avec sa cravate rose. On ne voyait que lui sur le plateau ?".

Tout cela ne présente aucun intérêt j'en convient, mais que voulez-vous que je dise de cette soirée électorale. Il parai que l'UMP n'a pas une si importante victoire. Oui, si on compare aux sondages. Mais depuis des années, nous assistons à une alternance du parlement, ou du moins à un balancier important. Là, comme dit JP Gaudin, c'est la première fois depuis 1978 qu'une majorité se succède à elle même, et pas qu'un peu, puisque l'UMP dispose de la majorité absolue. Et puis c'est magnifique, en guise de rupture, on reprend les mêmes et on recommence. Attristant.

On apprend aussi que Ségolène Royal se sépare de François Hollande. Il y a vraiment de tout durant ces soirées électorales.

A oui, tout n'est pas si sombre, il y a 4 députés MoDem et 4 députés Verts. Bon ben il va falloir porter le débat ailleurs qu'à l'assemblée nationale...

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mercredi 13 juin 2007

Le nouveau dessin animé de l'été

Le monde de Bayrou

Ou l'histoire d'un petit poisson orange partit dans la vie avec un handicap, qui le surmonte et qui se fait embarquer dans une galère par erreur, passe un mauvais 1/4 d'heure à cause de sa pugnacité et fait l'admiration de ses compagnons d'infortune. Il finit par en retirer une expérience extraordinaire et devinez qui gagne à la fin ?

Le monde de Bayrou

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lundi 11 juin 2007

Je suis en colère

Je me suis pris une gifle hier soir. Le score des candidats du MoDem n'est clairement pas celui pour lequel je me suis investi[1]. Malgré nos efforts, c'est moins de 7% d'électeurs[2] qui ont votés pour la manière de faire de la politique que nous leur proposions.

Il eut peut être fallu faire de la politique salement pour que les électeurs nous entendent : balancer des mensonges dans les média, taper sur l'adversaire, passer des accords secret, critiquer sans proposer, dénigrer et insulter les autres candidats au lieu de se battre pour nos idées[3]...

Ce matin, la satisfaction vient de ces 4305 personnes qui ont soutenu la démarche de refondation réelle proposée par le MoDem, par Loïc Dombreval et par toute l'équipe qui s'est investi derrière lui.

Merci à vous tous, c'est pour vous que nous allons bâtir un Mouvement Démocrate à la hauteur[4].

Notes

[1] Entre nous, nous voulions essayer de confirmer le score de François Bayrou à 15%, et en étant réaliste 12% aurait été une réussite.

[2] 6,7% pour être précis.

[3] C'est de l'amertume ça, pas forcément la force positive qui fait avancer...

[4] Et même si je suis en colère, je vous promet que cette colère est constructive, le chantier est suffisamment vaste.

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vendredi 1 juin 2007

La nouvelle soupe est en poste restante...

Je suis allé visiter[1] le site web du nouveau centre créé par les ex-UDF ralliés à la majorité présidentielle[2]. En bas à gauche se trouve un lien vers la page Mentions légales et oh surprise, ce parti ne dispose pas d'adresse postal, il est en poste restante.

Il n'y a pas non plus de téléphone ou de fax[3]. Pourtant tous ces députés ont des attachés parlementaires et des secrétaires. L'un d'eux aurait pu se fendre de prêter un coin de sa permanence à son nouveau parti, puisqu'ils n'ont plus à le faire pour l'UDF.

Bon après ce moment de méchanceté gratuite, je reviens au fond. Ce billet devait s'intituler "Des élus sans militants et des militants sans élus" pour reprendre un bon mot lu à mainte reprise sur le net. En effet le Mouvement Démocrate risque d'avoir peu de députés si l'on en croit les sondages là où le Parti Sans Les Electeurs risque d'avoir des élus mais pas d'assise militante, un peu comme le parti radical d'ailleurs[4].

Pas la peine de pleurer sur cet état de fait qui conduit 7 millions d'électeurs et 77 000 militants à ne pas avoir d'élus pour les représenter au parlement. François Bayrou l'a suffisamment dénoncé durant sa campagne et promis d'y remédier s'il était élu. Il ne l'est pas, et le locataire de l'Elysée n'est certainement pas disposé à changer des règles, qui sommes toutes, lui conviennent bien. Les contre-pouvoirs c'est pas vraiment sont truc au Napoléon de Neuilly.

C'est finalement la situation la plus confortable qui soit. Un parti sans militants ou si peu. On fait ça entre nous, avec son chauffeur et sa secrétaire élus à ses côté[5]. Pas la peine de faire des élections internes, tout le monde est chef de quelque chose, de toute façon il n'y a pas assez de gens pour tous les postes. Pour les idées, c'est la même chose, une réunion cabine téléphonique et hop, la ligne du parti est réglées. Pour dépenser l'argent, il n'y a pas non plus de difficulté, sans militant pas de congrès coûteux ou de journal mensuel. La quintessence de la non politique. Vous parlez d'un avenir, d'une rénovation : la politique à la façon de grand papa est de retour. Ils ont bien fait de ne pas utiliser le mot démocrate dans le nom de leur parti, ils n'ont pas osé, preuve qu'il leur reste peut être quelques souvenir de ce que ce mot veut dire.

Notes

[1] Visiter est bien grand mot, je n'ai pas réussi à finir de lire tellement c'est de mauvaise foi.

[2] Je ne vous donne pas le lien pour pas faire de pub, ils se débrouillerons pour le référencement...

[3] Voir pour cela la page de contact.

[4] Tien comme la comparaison est fortuite... le parti radical qui est directement rattaché à l'UMP. Il est des similitudes...

[5] Pour avoir le plus d'argent possible, Hervé Morin a invité sa famille et ses collaborateurs à se présenter aux législatives.

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mardi 29 mai 2007

C'est quoi un conseil de minus ?

Tu veux dire un conseil des ministres ?

Non, non, un conseil de minus ?

Ben, heu... tu serais plus âgé je te donnerai facilement un exemple...

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lundi 28 mai 2007

Faut-il se réjouir de l'affaiblissement du front national ?

Voilà bien un titre provocateur pour un démocrate.

En fait c'est une réflexion sur les conséquences de l'affaiblissement du front national qui me conduit à commencer ce billet sur ce ton. Lors de l'élection présidentielle,tous les commentateurs ne se sont pas privé de noter que Nicolas Sarkozy avait siphonné les voix du FN, qui a en moyenne divisé par 2 son score. Dans notre département, les Alpes maritimes, le FN est passé de 29% à 15% avec un report quasi mathématique sur Sarkozy.

Il est cependant une différence colossale entre Sarkozy et Le Pen : l'un dispose, peut disposer, d'une majorité et appliquer ses projets, l'autre n'en a pas ne pourra jamais en avoir une. Ce qui veut dire que même si Sarkozy n'a repris à son compte que quelques propositions ou thématiques du FN, il est en mesure de les mettre en oeuvre, ce qui est beaucoup plus dangereux que des propositions nauséabondes qui ne sortent pas du domaine du discours.

Et là je ne parle que de la mise en oeuvre, mais il faudrait aussi parler de la contamination des esprits. Les projets de société s'appuyant sur le sectarisme, le rejet de l'autre, la peur... sont clairement identifié comme nuisible lorsqu'il sont portés par le FN. A partir du moment où c'est l'UMP qui les porte, et à fortiori le président issu de ses rangs qui en fait son projet présidentiel, elles deviennent fréquentables. Le mot est laché. Les électeurs dit de droite ne trouveront plus scandaleux l'intitulé du ministère de Brice Hortefeux : ministre de l'Immigration de l'Intégration, de l'Identité nationale et du co-développement.

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mercredi 23 mai 2007

La foi en la politique

Je suis devenu militant au sein de l'UDF en été 2005, suite à une université d'été de l'UDF durant laquelle j'ai rencontré des élus et des militants qui croyaient fort que la politique pouvait changer la vie. Je suis arrivé dans un parti politique en pleine mutation sous l'impulsion de son président, François Bayrou.

J'ai toujours été intéressé par la politique comme citoyen,et depuis longtemps sympathisant des idées du centre. Si j'ai attendu aussi tard pour m'engager c'est que je craignais de me retrouver dans un parti de notables, de messieurs avec cravate et costume qui ne privilégient que leur réélection au détriment des idées. J'ai longtemps craint ce que l'on appel la cuisine électorale qui m'empêcherait de faire de la politique comme je le souhaitait: république, respublica, la chose publique.

Et puis après de longs mois de réflexion, me voilà à Hyeres, au milieu de centaines de militants et d'élus, à écouter des discours, assister à des tables rondes, prendre la parole dans des séminaires. La politique comme je la rêvai. Nous pouvions changer la vie de nos concitoyens. Les lois ont une histoire, une âme. Elles sont faites par des humains avec tout ce que cela comporte d'approximations et d'intérêts croisés. Elles résultent d'un savant mélange d'équilibres pas forcément stables. Cette semaine là, j'ai décidé non seulement d'être un militant, mais aussi que je voulais participer à la création de ces projets de lois qui changent les vies, de ces circulaires qui orientent les dynamiques de notre pays, voir de notre continent.

Les idéalistes comme moi ont aussi leur place au sein des partis politiques, il n'y a pas que des arrivistes.

Deux ans plus tard, j'ai pris des responsabilités au sein de l'UDF et commencé à apprendre qu'un parti politique ce n'est pas qu'un idéal. Rudy Salles et son bras droit Lauriano Azinheirinha m'ont fait confiance en m'incluant rapidement dans l'organigramme de l'UDF 06 et en me confiant des responsabilités. Même si aujourd'hui, Rudy Salles a fait un choix que je n'approuve pas, le choix de rejoindre la majorité présidentielle de Nicolas Sarkozy[1], cela n'enlève rien à l'estime que j'ai pour lui. Je l'ai vu passionné par ce qu'il fait, imprégné de la chose publique jusque au bout des doigts. Il aime ce métier de politicien, et je pense qu'il l'aime trop pour le quitter[2].

Si demain je concrétise mon rêve de me retrouver aux affaires, pour faire les lois, pour mettre en place des projets de vie et de société, est-ce que moi aussi je serais prêt à tout pour continuer à le faire ? Il y a 2 ans, la question ne m'aurait jamais effleurée. Bien sûr que non, je suis un pur !! Si je m'engage, c'est pour défendre une nouvelle manière de faire de la politique, comme je le fait au quotidien depuis les mois que cette campagne présidentielle a commencée et dans cette campagne législative qui bat son plein en ce moment. Je me bat pour des idées. Et pourtant... et pourtant, je peux comprendre les ressorts qui font qu'une vingtaine de députés ont quittés François Bayrou, juste pour être réélus, au mépris de ce qu'ils ont défendu quelques semaines avant. Comprendre veut-il dire accepter ? Non, ils ont cédé à la facilité. Résister lorsque l'on a son salaire tous les mois est beaucoup plus facile, mais est-ce que la politique est un métier comme les autres ? S'engage-t-on pour l'indemnité ou pour défendre des projets ?

Aujourd'hui, ce sont mon employeur et les sacrifices de ma famille qui financent mon engagement politique, l'une qui accepte de ne plus me voir et l'autre qui tolère que je soit épuisé certains jours au boulot, que mon téléphone sonne, que je reçoive des emails. Est-ce normal ? Faut-il donc mettre en danger tout ça ? Si demain je voulait être conseiller général ou adjoint au maire[3], et surtout le faire correctement, comment concilier toutes ces activités ? Pour défendre des idées il faut en avoir les moyens. La politique est finalement un sport de luxe...

Notes

[1] et de planter le Mouvement Démocrate au milieu du gué au moment où il a le plus besoin de structure.

[2] C'est joli comme formule pour le décrire non ?

[3] Pas du maire actuel, il faudrait qu'il soit MoDem compatible, ce qui est loin d'être le cas.

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mardi 22 mai 2007

La mémoire courte

Les électeurs ont manifestement, pour la majorité, la mémoire courte en ce qui concerne leur élus. Et il y en a un qui a très bien saisi l'avantage que cela représente. A l'ère du zapping et de la communication émotionnelle, inutile d'avoir une cohérence temporelle. On communique au présent et pour que le message laisse un e trace on communique sur le registre émotionnelle. Comme de toute façon, plus grand monde ne se donne la peine de remettre en perspective le comportement des élus dans leur continuité, il n'y a aucun risque à faire la girouette en fonction de la météo politique.

Prenons au hasard, Alain Juppé, homme assurément plein de compétences, qui n'en a pas moins été condamné pour corruption, a été réélu dans un fauteuil à la mairie de Bordeaux[1], et maintenant devient "ze" ministre du gouvernement Fillon. Pour un gouvernement exemplaire on passera. Sans compter que le lascar, non content de se représenter à la députation à Bordeaux, envisage bien sûr de conserver son poste de maire de la même ville. Il paraîtrait que la circulaire Raffarin sur le non cumul des mandats des ministres n'était pas si bonne que ça, car elle coupait les ministres du terrain...

Autre exemple, rapporté par François Bayrou l'autre soir sur France 3 dans l'émission France Europe Expresse. Durant la campagne de présidentielle, Nicolas Sarkozy n'a eut de cesse de décrier la volonté de gouverner avec des gens de tous bords, en arguant du fait que cela sèmerait la confusion et ne permettrait pas de gouverner. Il fallait assumer d'être une droite décomplexée. Il a rabâché qu'il dirait ce qu'il ferait et qu'il ferait ce qu'il disait. Soit, les électeurs on visiblement appréciés ce message et voté pour.

Au soir du premier tour, l'homme change à nouveau. Il faut rassembler le plus largement possible. Si Bayrou a séduit, c'est que son positionnement idéologique était porteur, recyclons !! Et voilà. Une ouverture prônée et revendiquée par François Bayrou serait mauvaise, mais réalisée par Sarkozy elle est bonne. Il ne va pas laisser au centristes libérés une idée considérée comme bonne par 65% des français. Las, ce sont des mesquineries de perdant lorsque le gagnant vous pique vos bonnes idées diront certain, possible, mais la ficelle est tellement grosse que j'ai un peu du mal.

Et pourtant, les électeurs s'en foutent. Retournement de veste, changement de cap du jour au lendemain, contradiction, condamnation, rien n'empêche d'être élu alors que les mêmes électeurs vous jettent à la figure dans la rue lorsqu'on les croise, "ils sont tous pourris". On a les élus que l'on mérite.

Notes

[1] Avec le soutien de Bayrou, ce qui ne cesse de m'interroger.

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jeudi 10 mai 2007

Sémantique

Avez-vous remarqué l'utilisation des termes quartier et région dans les discours des politiques et dans les propos des journalistes ?

Par une ellypse entendue, lorsque les journalistes ou politiciens disent que "les quartiers ont voté..." il n'est plus nécessaire de préciser de quels quartiers ils parlent. Ce ne sont pas les quartiers populaires ou huppés, le quartier de la gare, de l'université ou des plateaux fleuris, non ce sont les quartiers. Les habitants de ces quartiers sont tous les mêmes, qu'ils soient de la région parisienne ou des banlieues Marseillaises ou Toulousaine, ou du moins c'est ce que nous dit la tv en nous racontant ou montrant les mêmes clichés, encore et encore.

Ces quartiers sont peuplés de jeunes, aussi appelés des zyva de banlieue. Etre jeune dans ces quartiers semble être un problème d'après les journalistes ou le ministre. Il y a une contradiction quant on pense à toutes ses vieilles peaux qui se font lipossucer ou lifter pour garder leur jeunesse à grand renfort de liasses d'euro[1] [2].

Après cette aimable digression sur les peaux, un autre mot très en vogue, moins grave mais tout aussi révélateur : le mot région. Le mot province est devenu connoté alors il a fallu trouver un synonyme pour parler des ploucs qui ne vivent pas dans la capitale. Ces culs terreux qui ne connaissent pas les joie du métro bondé et salle, le bonheur des heures de transport en commun pendant lesquels les femmes adorent se faire peloter et les touristes se faire vider leurs poches, la tranquillité du temps qui passe durant lequel on est libre de ne penser à rien si ce n'est à ce que l'on ferrait si l'on était ailleurs en regardant une publicité pour les prochaines vacances d'été.

Cette putain de région qui est tout sauf parisienne, qui commence là où finissent les RER. Cette région dans laquelle les boulevards périphériques ont des numéros là où à paris ils ont des noms. Cette région qui permet aux artistes soit de se roder avant de monter à Paris, soit d'amortir un spectacle en fin de vie sur les planches parisiennes. Cette région qui a droit à la presse régional alors qu'à Paris ce n'en est pas.

J'habite en région dans un quartier tranquille, avec des jeunes comme voisins. Puis-je encore l'appeler quartier ou ce mot est-il devenu incompatible avec tranquille ?[3]

Notes

[1] Mais je m'égare, on va croire que je suis contre le commerce exorbitant de la chirurgie esthétique qui pompe leur pognons aux riches. Les pauvres...

[2] Je rajoute suite à un commentaire, que l'on ne tire pas les peaux jeunes, si ce n'est les CRS.

[3] Pardonnez l'usage de termes pas forcément gracieux, c'est juste une petite colère passagère.

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lundi 7 mai 2007

A peine élu...

... et déjà tout change.

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mercredi 25 avril 2007

Et maintenant, je fais quoi ?

La non qualification de François Bayrou au second tour met à mal une partie des projets qui ont porté mon investissement. Je l'ai déjà dit, mais la promesse de changement dans le fonctionnement de la vie publique était pour moi la clé de voute soutenant toutes les autres réformes envisageables. Sortir du fonctionnement par clan au service de ses copains, restaurer les contres pouvoirs, associer les français à des décisions aussi importantes que la réforme des retraites ou l'avenir de l'Europe avec la France, donner un coup de frais sur le personnel politique... autant d'engagements s'appuyant sur la pédagogie et la responsabilisation des citoyens.

Que ce soit Ségolène Royal ou Nicolas Sarkozy, ils ont l'un et l'autre très abondamment usé des techniques du markéting pour séduire des électeurs considérés comme des consommateurs de politique et non plus comme des citoyens responsables. L'exemple le plus grossier est le discours de Ségolène Royal dimanche soir après le premier tour, où comme l'ont dit de nombreux commentateurs, tous les messages, tous les mots clés, tous les sous-entendus y étaient, alors même que le ton et la forme étaient absolument catastrophique. La candidate socialiste m'est apparu ce soir là comme une potiche récitant son texte. Peu avant Nicolas Sarkozy avait fait un magnifique discours sur le ton du "j'ai encore changé, j'ai mis ma veste de second tour, venez à moi mes agneaux, ne croyez pas ceux qui vous disent que j'ai de longues dents". Je vous invite à lire les discours croisés proposé par Christophe Marec au cas où vous auriez le moindre doute sur le fait qu'ils nous prennent pour des cons moutons.

Alors bien sûr il y a la tentation du vote blanc, ou comme certains du vote orange au second tour. Des bulletins Bayrou circulent déjà pour le deuxième tour. C'est la première réaction d'un citoyen engagé qui a voté pour la sincérité et qui ne veut pas donner sa voix à l'un des deux comédiens qui sera au second tour. Dans mon précédent billet sur le vote blanc, je rappelais que comme il n'est pas reconnu dans les résultats, voter blanc ou aller à la plage revenait à donner sa voix au vainqueur. Affreux dilemme que voilà. Assumer une partie de la victoire du gagnant ou voter en se bouchant le nez en espérant que se sera l'autre qui est élu.

Ce n'est pas satisfaisant pour un démocrate, et il faudra bien aller au delà de la réaction épidermique de rejet de ces 2 manipulateurs et trouver un vote sinon satisfaisant, du moins acceptable[1].

Notes

[1] Contrairement au précédent vote, cette fois-ci je n'ai pas de raisons ni l'envie de rendre mon choix publique.

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dimanche 1 avril 2007

Bayrouoliques

La première réunion des Bayrouoliques s'est tenue hier dans une brasserie de St Paul de Vence lors d'un après midi pluvieux. Une première qui sera vraisemblablement reconduite car le besoin s'en fait sentir. Cette réunion locale a vu le jour suite à une épidémie qui se propage en ce moment dans toute la société française. Paradoxalement, comme pour le nuage de Tchernobyl, il semblerait que cette épidémie ne franchisse pas les frontières de l'hexagone bien que des cas avérés aient été observés à la Réunion, dans les Commores ou aux Antilles.

Les Bayrouoliques sont des gens que vous pensez normaux lorsque vous les croisez dans la rue la première fois, mais rapidement un truc vous dit qu'ils ne sont pas comme tout le monde. Ils commencent en général par vous dire bonjour alors que vous ne les connaissez pas. Les plus atteints s'habillent en orange ou se baladent en pleine ville avec un parasol orange. D'autres encore offrent des jus d'orange.

Si vous allez chez eux ou montez dans leur voiture, il y a des feuilles de papier orange de partout, de tous les format, du A5 à l'affiche. Mais le pire, et c'est comme ça que l'épidémie se propage, ils adorent parler. Pas de la pluie et du beau temps, non, de l'emploi, du parlement, de la sincérité, des finances publiques, des sondages, du transport, des retraites, voire même de l'environnement.

Ils sortent en bande et se jettent sur les passants qui voudraient qu'on leur parle de la Nouvelle Star ou des crottes du chien de leur voisine, et essaient de les contaminer avec la pire des maladie : la citoyenneté.

Tractage à Nice

Le premier auteur de cette blague, Jéremy.
Le clown qui a commencé à dire que l'on était le 1er avril, Fabien

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mardi 27 mars 2007

Un coup de vieux

Je viens de me prendre un coup de vieux en pleine poire. Je parlais à mes collègues d'une pub et aucun ne la connaissait. C'est pourtant une publicité culte, décalé juste ce qu'il faut, qui a marqué une époque de publicitaires.

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vendredi 23 mars 2007

Au meeting : reprendre du recul grace au net

Versac qui s'est rendu au meeting de François Bayrou à Paris déclare dans son compte rendu à un moment :

Ce soir, j'ai vu un truc, qui restera comme un des moments de la campagne. Une énergie palpable, un sentiment qu'il s'y passe quelque chose, sans vraiment savoir si cela relève du malentendu souhaitable, d'une rebellion positive ou d'une promesse qui ne fonctionnera pas.

J'apprécie non seulement la phraséologie de l'auteur, mais aussi ce détachement que je ne peux objectivement plus avoir à l'endroit de François Bayrou. Mon garage est rempli de tracts et d'affiches, je suis en train de lire son livre et je travaille mes argumentaires sur son projet pour pouvoir répondre aux discussions avec les passants lorsque je distribue le nouveau tract avec le programme simplifié de mon candidat.

Assurément, le fait que je partage beaucoup de point de convergence avec ce candidat (85% d'après sexycentriste) me fait m'identifier trop facilement avec ses propos. Mon esprit critique est en berne pour tout ce qui le concerne. Alors je cherche des billets d'auteurs un tant soit peu doués pour maintenir un peu de critique dans mon cortex Bayrouïsé.

Je peux vous dire que la tache est difficile car en ce moment se sont plutôt de la démagogie et du copier/coller que l'on croise dans les billets traitants du Bearnais. Mais une chose est sûr, il n'y a que le net qui permette de reprendre un peu de recul. Les journaux sont totalement obnubilés par les sondages et tous les éditoriaux que je parcours ne font référence qu'aux conclusions données par les sondeurs.


...du malentendu souhaitable, d'une rebellion positive ou d'une promesse qui ne fonctionnera pas...


Deux sur trois aboutissent à un vote Bayrou souhaitable ou positif. Ce n'est déjà pas si mal.

Demain je vais faire un tour en Ségoland, peut être y trouverais-je un autre regard ?

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