Citoyens prenez le pouvoir

Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

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mardi 1 juillet 2008

Prix de l'humour politique 2008

"Sarkozy, c'est le seul qui a été obligé de passer par l'Élysée pour devenir Premier ministre." dixit Jean-Louis Borloo, qui vient de remporter le prix de l'humour politique 2008.

Lire la liste des autres nomminés sur le site du Point.

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lundi 30 juin 2008

Subversion musicale

J'écoutais tranquillement Mano Négra au boulot, quant un collègue me dit que je n'écoute que des groupes d'extrême gauche, et de toute façon, le parti dans le quel je milite dérive vers la gauche, c'est de notoriété publique.

Instant d'interrogation. Mais qu'est-ce qu'il me dit là ?

Comment ? Quoi ? Je serais un affreux gauchiste parce que j'écoute de la musique écrite et interprétée par des gens engagés politiquement ? Alors c'est comme ça qu'ils font pour recruter. Mano Négra pour Besancenot et Mireille Matieu pour l'UMP.

Mazette, et moi qui ne m'en apercevais pas. J'écoutais tranquillement en boucle des gens qui au lieu de me divertir seraient en train de tenter de m'influencer politiquement, d'instiller progressivement des idées subversives pendant que je les écoute distraitement en rédigeant un mail à un client. Rendez-vous compte, les artistes que j'écoute parlent de laïcité, d'amnistie de parlementaire, d'immigration, de tolérance, de la police, mais aussi de la connerie, d'amour, du ciel et de l'enfer, d'argent, de la guerre... bref que des valeurs de gauche !!

Il est urgent que le MoDem agisse pour faire partie de cette grande entreprise de subversion et de recrutement. Allons, chantez avec moi...

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mardi 1 avril 2008

ADN : personne ne perçoit le glissement ?

Hier soir en devisant tranquillement avec mon épouse alors que nous débarrassions la table du dîner, elle m'interpella sur une information entendue à la radio dans la journée : "Est-ce que tu as entendu qu'ils parlent d'ADN pour cette histoire de banderole dans un stade de foot ?".

Non je n'avais pas entendu.

Ce matin, à nouveau, sur France Inter : "La police scientifique va faire des recherches d'empreintes et d'ADN sur les morceaux de la banderole retrouvée après le match."

Ne percevez-vous pas l'énormité de la chose. Une dépêche reprise en boucle par les médias sans autre commentaire. On parle ici d'une bande de connards qui ont proférés une insulte dans une tribune de stade. Juste une insulte dans un stade. Pas une baston ou une ratonade, pas un viol, pas l'usage d'une arme à feu... non, une insulte dans un stade.

Mais comment peut-on accepter un tel glissement sans même sourcilier. Alors que l'utilisation des tests ADN a été annoncé il y a quelques années pour résoudre les crimes sexuels, petit à petit les fichiers sont étendus, l'usage se banalise et couvre de plus en plus de domaines[3]. On est parti des crimes les plus atroces pour faire entrer dans les esprits l'acceptation du fichage ADN. Hier réservé aux crimes sexuels, le fichage a été étendu à quasiment tous les délits. Aujourd'hui, on est fiché si l'on est un manifestant anti OGM ou un étranger basané ayant fait une demande de regroupement familiale. Et je ne parle pas des tests qui sont pratiqués si vous habitez un village dans lequel un crime non élucidé a eu lieu, ou maintenant, si vous avez été dans la même tribune qu'une bande d'abrutis.

Personne ne réagit au fait de solliciter la police scientifique pour rechercher cette bande d'imbéciles d'une tribune de stade. La débauche de moyens qui vont être dépensés n'interpelle personne. Un test ADN coûte de 150 à 400€, à multiplier par le nombre de supporters de la tribune. Ca fait chers l'insulte ! N'y aura-t-il donc aucune voix pour percevoir la disproportion entre une insulte, aussi grossière soit-elle, et la mise en œuvre de tests ADN sur tout une foule ?

Aucun journaliste ne tournera sa langue dans sa bouche avant d'annoncer le recours à des tests génétiques pour une broutille, car ça en est une en regard des conséquences du fichage génétique. Ca y est, c'est normal. Plus de tabous. Les tests ADN sont entrés dans les mœurs. La liberté, le droit à l'erreur, les approximations administratives ou judiciaires[1], le droit à l'oublie[2], rien de tout ceci n'est rappelé et mis en parallèle. La politique hormonale du chef de l'état anesthésie-t-elle tout esprit critique ?

Je crois vivre un cauchemar. Réveillez-moi !!

 

Précédents propos sur le même sujet :

Notes

[1] Rappelons le désastre humain de l'affaire d'Outreau.

[2] Chaque foi qu'un fichier existe, c'est un peu moins de droit à l'erreur qui nous est accordé.

[3] Lionel Jospin avait mis en place le Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques (FNAEG) pour recueillir l'ADN des délinquants sexuels jugés coupables. La loi du 18 mars 2003 sur la sécurité intérieure a étendu le prélèvement à l'intégralité des personnes ayant affaire à la police (coupables comme suspects) quel que soit le type de délit (vols à la tire, tags, manifestations...), à la seule exception des délits financiers. Un prélèvement ADN coûte 400 €, celui-ci est conservé quarante ans.

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jeudi 13 mars 2008

La politique est un métier comme les autres

Commentaire de l'article de Marianne2 sur les traitres :

33. Posté par sergio le 12/03/2008 23:34
m'enfin vu les salaires indemnités rembours de frais droits et passe droits en tous genres et additionnels aux assedics (cqfd) la politique c'est un metier banalement normal comme les autres un gagne pain ! et le salarié qui change de boite pour un meilleur salaire ne trahit pas il gere sa carriere...!

Effectivement, vu comme ça, les trahisons sont beaucoup plus défendables...

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jeudi 28 février 2008

Rapport à la mort

Suite au décès de ma grand-mère, au delà de l'émotion que suscite cette mort, elle entraine des interrogations qui se télescopent avec l'actualité.

Mourir dans la souffrance

C'est ma deuxième grand-mère que je vois partir dans la souffrance, et pour être franc la question de l'euthanasie m'a parcourue la tête les deux fois. Je n'ai pas une position tranchée sur la question[1], mais ces 2 expériences commencent sérieusement à me faire pencher vers la légalisation d'une certaine forme d'euthanasie. Qui, quant, comment, le débat est vaste et sera assurément long et tumultueux comme a du l'être le débat sur l'avortement en son temps. Mais on ne pourra pas éternellement faire l'impasse d'un tel sujet, surtout avec le rallongement de la vie et les progrès thérapeutiques.

Respect et Dignité

Le respect, la dignité. Des mots que l'on emploi pour évoquer les conditions dans lesquelles l'on meurt. Je me repose la question de définir ces termes. Respecter un mourant qui souffre consiste-t-il à le laisser vivre en souffrant ou à abréger la vie pour mettre un terme à la souffrance ?

La lecture des définitions du mot Dignité m'interpelle par rapport à la situation d'un mourant. Où est-elle enseignée cette dignité ? C'est un élément culturel, vague et complexe. Essayez pour voir d'expliquer à un enfant ce que veut dire le mot dignité. Essayer de la matérialiser sous forme de comportements pour prendre conscience que chacun l'exprime différemment. Les impudeurs que je partage sur ce blog sont-elles dignes, participent-elles au respect due à la morte ?

Exposition des enfants

On s’accorde à dire que pour que les gens fassent le deuil de celui ou celle qui nous a quitté, il est préférable d'en voir le corps. Quelque soit l'art de l'embaumeur, cela reste un corps sans vie, un corps grimé pour faire bonne figure. Un visage propre qui mime le sommeil mais qui n'a jamais été porté par l'ex-vivant. Un simulacre pendant que le corps est en train de pourrir.

Voir le corps de ma précédente grand mère ainsi a été pour moi bien plus traumatisant que le regard noir qu'elle nous lançait durant son agonie. Ma mère m'a dit qu'elle en avait eut besoin. Mon oncle exigeait un strict respect des protocoles et traditions pour l'aider à gérer l'émotion. Soit.

Mais faut-il infliger cela aux enfants ? Mon avis est tranché, c'est non ! Je fait référence à une émotion pénible vécue à 25 ans, que je ne souhaite pas transposer à mes enfants de 6 et 7 ans. L'aurais-je vécu de même si j'y avais assisté 20 ans plus tôt ? Si j'avais eut une expérience similaire 20 ans plus tôt ?

Au moment où j'entends le président de la république dire qu'il souhaite faire porter la mémoire d'enfants victimes de la Shoa à des enfants de 10 ans, quelque puisse être le fond de ce projet, ce télescopage médiatique et personnel est difficile à vivre. Je voudrais que mes enfants soient protégés de cette mort laide. Qu'à six ans, ils se contentent pour le moment de la mort d'un poisson de l'aquarium ou d'un oiseau dans le jardin. Qu'ils n'aient pas à gérer plus que l'absence et le chagrin. Que leur soit épargnée la vision d'un corps détruit par la maladie ou par les atrocités d'un génocide. A 6 ans, à 10 ou à 14, je ne sais pas trop si l'on peut être en mesure de "porter" ce genre de mort.

J'ai découvert vers l'âge de 12 ans, un jour par hasard ce qu'avait été les camps de la mort, un mercredi après midi, avant un court d'échec dont le prof était absent. Désœuvrés, nous, nous étions glissé derrière l'écran de la salle de cinéma de la MJC. Ca bougeait et il y avait du son alors nous avons été attiré. Lorsque les autres ont réalisé que c'était un documentaire ils sont parti. Je suis resté, hypnotisé, par ces corps décharnés et cadavériques qui arrivaient encore à marcher hors de leur baraquement à la rencontre des soldats. Cet instant est profondément ancré dans ma mémoire. Il n'a pris tout son sens que plus tard, avec les cours d'Histoire de première et terminal.

Il ne faut pas jouer avec ça. Ce n'est pas à 10 ou 12 ans que l'on est capable de donner du sens à ce que représente la Shoa[2]. Le président vit dans un monde émotionnel[3] et il a tort de s'arrêter uniquement à cet aspect là de ce drame humain.

Notes

[1] Ce matin l'euthanasie était dans l'actualité, ce sujet sera-t-il traité comme il se doit ou encore une fois jeter en pâture médiatique par le gouvernement, dans la précipitation et l'approximation émotionnelle ?

[2] Shoa ou tout génocide. Pourquoi s'en tenir à celui-ci ?

[3] Des amis disait de lui qu'il était hormonal.

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dimanche 17 février 2008

Ma grand mère se meure

Je pensais ce soir que j'étais venu au chevet de ma grand mère qui est en train de partir, pour soutenir mon père et mon oncle. Je me croyais distant, attaché uniquement à ceux qui vont rester au delà de ce passage. Mais ce n'est pas si simple.

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dimanche 30 décembre 2007

Establishment

Je me suis surpris à utiliser ce mot dans un message, il est venue tout naturellement pour désigner un groupe de personne qui au sein du MoDem s'organise pour prendre ou garder le pouvoir.

Je suis tout de même aller vérifier la définition et pour être sincère, je ne pensais pas que le mot soit porteur d'un tel caractère péjoratif. Voici la définition que l'on trouve sur wikipédia :

L'Establishment (écrit généralement avec une majuscule le personnalisant) est une expression péjorative désignant une minorité sociale exerçant un fort contrôle sur l'ensemble de la société, en fonctionnant sur la base de pouvoirs établis.

Il s'agit de décideurs ou inspirateurs économiques, politiques, culturels etc. qui pilotent (ou sont considérés piloter) de concert, dans leur propre intérêt et selon leurs propres conceptions, les principales organisations publiques et privées d'un pays. Ils laissent peu de pouvoirs de contrôle aux électeurs, consommateurs, actionnaires, etc.

Mais c'est en fait la liste de mots connexes qui fait froid dans le dos : Gouvernance, Collusion, Nomenklatura, ENA, clique, élitisme, totalitarisme, complexe militaro-industriel, république bananière, corporatisme, aréopage, oligarchie.

Brrrr et dire qu'il manque juste "marchands de canon patrons de presse" et l'on a l'impression que l'on parle de notre président.

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mercredi 26 décembre 2007

Mais jusqu'où s'arrêteront-ils ?

Je viens enfin de comprendre la tactique de Srkz. Il nous abreuve, via un matraquage médiatique, de toutes les inconséquences politiques possibles, les plus grosses tant qu'à faire, afin que notre pouvoir d'indignation s'épuise, s'érode, se rabougrisse. Jour après jour, ce que l'on nommait pudiquement des dérives, deviennent clairement des orientations, voir des objectifs. La morale ou l'éthique dans l'action publique n'existe plus. Il ne subsiste que l'intérêt et la réussite personnelle, et en plus il faudrait que que cela soit la nouvelle norme.

J'avais dis que je ne voulais pas passer mon temps à commenter cet écoeurement répétitif à chaque fois que j'entends que le président de la république se fiche de nous, de nous tous en mentant péremptoirement et en galvaudant les valeurs de notre culture et notre passé.

Que ferons-nous une fois que tous les référentiels auront été standardisés, que les valeurs du vivre ensembles auront tellement été battues en brèche qu'il n'y aura plus de référence ou de modèle à donner aux enfants, que l'individualisme sera la norme et que la vie s'arrêtera après 60 ans faute de solidarité.

Re-beurk...

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jeudi 6 décembre 2007

A-plat-ventrisme

Vu sur le blog du nouveau centre via Fanette...

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lundi 5 novembre 2007

Humeur massacrante

Pendant qu'une partie du militantisme du MoDem s'épuise dans des querelles intestines stériles et se perd dans les méandres d'une incompétence de certains "cadres" à la limite du sabotage[1], d'autres continuent à vivre, à ne pas se coucher plutôt que d'avoir à se lever tôt.

Comme ça il avait promis d'augmenter le pouvoir d'achat le bougre, il avait juste oublié de préciser qu'il parlait du sien. Chirac touchait plus parait-il que lui, vous vous rendez compte, il cumulait son indemnité de président avec sa retraite. Le pauvre Srkz lui est jeune alors il n'a pas de retraite. Pauvre petit.

Mais que fait Kouchner, il n'était pas dans l'avion avec des sacs de riz pour se rendre au Tchad ? Respectons la justice tchadienne qui travaille même le dimanche afin de garantir son indépendance.

Vous en voulez du spectacle ? Même les émissions de télé réalité vont être bientôt dépassées. Srkz va bientôt s'intaller dans le loft avec des voyage à Kolanta. Avec qui va-t-il coucher ? Qui va se faire sortir du conseil des ministres ? Va-t-il réussir à sauver une poignée de moines birmans ? Vous le saurez juste après la pub...

Notes

[1] Pas de lien, pas de référence, juste une aigreur...

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jeudi 25 octobre 2007

Les doigts dans le pot de confiture

En colère, je suis, depuis hier soir et la lecture des deux billets d'Eolas et d'Authueil (via Jules de Diner's Room et Fabien) qui décrivent point par point l'énormité de la tentative des députés du nouveau centre, soutenus par le gouvernement, de changer la loi électorale qui régie la mandature actuelle[1].

J'ai également lu le compte rendu de l'assemblée dans lequel François Bayrou remet en perspective le n'importe quoi de cette démarche[2].

Je suis outré d'un tel comportement d'élus qui sont supposés défendre l'intérêt général, desquels on attend qu'ils créer les lois qui régissent nos vies avec un minimum de débats et de bonne fois. On le sais depuis longtemps, les députés ne sont pas toujours compétents[3], mais là ce n'est plus de l'incompétence, c'est du sabotage, un peu comme certaines lois ou décrets d'amnistie que l'on fait passer en douce[4].

Et comme si cela ne suffisait pas, Rudy Salle, qui ferait mieux de se taire, s'apitoie sur son blog pour ces pauvres radicaux qui sont sous la coupe du PS et qui pourraient, grâce à cette loi, s'en affranchir. Il en profite au passage pour remettre en cause le fait qu'un parti politique qui n'aurait pas d'élu puisse bénéficier du financement publique, usant de l'argument d'une secte qui présenterait 577 candidats à des fins de financement (l'insulte à l'endroit du MoDem est à peine déguisée)[5].

La mauvaise foi n'a plus de limites.

Notes

[1] Car comme chacun sait, les règles du jeu se change en cours de partie, lorsque celui qui gagne le décide.

[2] Toujours avec beaucoup d'emphase, mais c'est son style après tout.

[3] C'est pour cela qu'ils sont plusieurs et pas un seul qui décide de tout.

[4] Et qui font dire aux électeurs qu'ils sont tous pourris.

[5] Sans compter le fait que le Front National, même si les idées qu'il défend sont détestables, fait parti du paysage politique français et a droit, comme les autres, de bénéficier du financement publique, tant qu'il respecte la loi, tout comme les Verts qui eux aussi participent à la vie politique. Encore faudrait-il ne pas changer les règles une fois que le vote a eut lieu.

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mardi 23 octobre 2007

L'Europe n'est pas prête de faire réver !!

Le mini traité ou traité simplifié, est une triste étape dans la construction européenne. Un déni de démocratie, puisqu'un vote des citoyens (qui m'attriste par ailleurs, mais là n'est pas la question) est tout simplement ignoré, pour être remplacer par un vote des parlements, que l'on sait très majoritairement favorable, contrairement aux populations.

On s'affranchit ainsi de la difficile tache de convaincre et de motiver les citoyens du bien fondé du projet européen. On évite soigneusement de les entendre et pire encore de ne serait-ce que les écouter. C'est donc cela la relance du projet européen, une confiscation à nouveau par les élites ? Mais que pensez-vous donc qu'ils vont faire les citoyens la prochaine fois que l'on va leur demander leur avis ? Et bien les envoyer tous au diable ces technocrates et bien-pensants qui veulent faire leur bonheur à leur place, sans même leur demander leur avis.

Triste enterrement d'un projet européen démocrate. Le passage par le référendum a fait peur, alors on redonne vite le sujet aux technocrates, le peuple est bien trop dangereux...

"Je voterai ce traité, mais je considère qu'on a laissé en route des choses qui étaient essentielles pour l'avenir, l'idéal européen. Ne me demandez pas d'enthousiasme, je n'en ai pas", a déclaré le président du Modem, invité du "Grand rendez-vous" Europe 1/TV5/Le Monde/Le Parisien.
"On peut espérer que la mécanique pourra marcher et qu'on aura un peu moins de difficultés dans plusieurs années qu'aujourd'hui", a-t-il dit.
Cependant, a-t-il ajouté, "pour l'âme de l'Europe (...) pour définir ce que nous avons à faire ensemble, pour espérer et croire à quelque chose, là on en est très loin", regrettant notamment l'"abandon des symboles". Le traité de Lisbonne ne fait plus mention de l'élection d'un Président de l'UE, de l'adoption d'un drapeau et d'un hymne, comme le projet de Constitution européenne le prévoyait.
"Tout cela on l'a enlevé et ceux qui crient victoire c'est au fond ceux qui n'en voulaient pas" de cette Constitution, a-t-il estimé.
"Nous avons un traité de 256 pages (...) C'est fait exprès parce que beaucoup de gens veulent qu'on reste dans le domaine de l'illisible", a jugé M. Bayrou.
Source AFP

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jeudi 18 octobre 2007

Règle de méchanceté quantique

Un article très détaillé sur l'univers parallèle d'où est issu cette théorie de la méchanceté quantique.

Je vous invite à y découvrir le personnage Sicolas Narkozy.

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jeudi 11 octobre 2007

De quelle démocratie parlons nous ?

Réponse argumenté et publique à un email reçut suite à la conférence de presse donnée par les référents du MoDem 06.

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vendredi 21 septembre 2007

Je n'ai pas regardé la télévision hier soir...

... et je ne m'en porte pas plus mal.

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jeudi 30 août 2007

Apparence

Je ne vais pas faire comme Farid pour vous illustrer le ridicule de la démarche des journalistes de Paris Match qui effacent les bourrelets du président. Pour ce qui concerne les miens, j'ai décidé d'attaquer le problème en essayant de lever le cul de ma chaise. C'est pas gagné, mais j'ai commencé par faire un peu de vélo. On verra combien de temps je vais tenir.

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mardi 21 août 2007

Napoléon IV

Vous aurez noté que je ne me suis pas étendu jusqu'à présent sur l'élection de Nicolas Sarkozy. C'est un sujet douloureux. Non pas que ce n'ai pas été prévisible un fois le trublion Bayrou éliminé, mais même en s'y préparant, cette élection ne finit pas de me déprimer. Ce fut un vote contre le 06 mai, avec la conviction que cet homme faisait glisser les valeurs de notre pays sur une pente qui ne me convient pas : communication à tout va et saturation de l'espace médiatique, pressions sur les médias et abus de pouvoir, copinage, clientélisme, populisme, élitisme... vous rajoutez tous les ism que vous voulez, il n'a aucun scrupule.

Beurk.

Je n'ose même plus commenter ce que dit ou fait le gouvernement et le président tellement je suis écœuré.

Dégout.

En trois mois, cet homme a réussi à effacer ce qui était beau dans cette campagne électorale : les débats, la réflexion, la pédagogie, la démocratie qui reviens au cœur de la cité, la chose publique qui reprend de la noblesse, l'envie du vivre ensemble, le respect de la contradiction, l'intérêt général au dessus de l'intérêt particulier.

Patatra...

Les lois sont encore votées dans l'urgence, il faut aller vite, pendent l'été, pendant que les français sont engourdis par la torpeur estivale. Inutile d'expliquer les lois ou de les discuter. Elles sont forcément bonnes puisque le nouveau patron les propose. Même si le conseil constitutionnel a des doutes.

On promulgue des textes pour favoriser encore une fois les classes aisés, en endettant tout le monde. On s'arrange avec le budget de l'état et madame ne voit aucun inconvénient à disposer d'une carte bleu sur les comptes de l'Elysée. Quant tout le monde essai de limiter la propagation d'armes nucléaires en Iran en s'attristant des erreurs du passé, on commerce nucléaire avec la Libye (ça se rapproche, ce sera meilleur si ça nous pête à la gueule).

Délire sur des vacances encore une fois financées par des "amis" fortunés. Mais comment ne pas être scandalisé par ce mélange des genres entre le représentant du peuple, de tout le peuple français, garant de l'intérêt général en principe, qui se fait ouvertement financer par des intérêts particuliers. On ne rappellera jamais assez une personne comme De Gaulle qui payait sa part d'électricité à l'Elysée, "par principe".

Pour faire plaisir aux bonne gens, il n'hésite pas à remettre en cause la base même des équilibres des prisons : la possibilité de libération anticipée qui est un des plus puissant moteur de contrôle des détenus. Il faut faire plaisir au bon peuple. Il faut leur couper les couilles ! Non pas expliquer, non pas mettre en perspective, non pas améliorer... non, non, il faut simplifier à outrance et donner ce que veut la vindicte populaire.

Re-beurk.

J'en ai assez de me faire du mal à parler de cet homme qui méprise la chose publique et l'exemplarité que l'on attend d'un président de la république. Cet homme est nuisible. Je parlerais d'autre chose. La politique est un vaste sujet et il y a moyen de s'impliquer dans la vie de la cité en restant conforme à une certaine manière de faire de la politique, même si l'image diffusée au sommet de l'état ne va pas aider...

Allez, si vous n'êtes pas trop barbouillé :

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