Citoyens prenez le pouvoir

Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

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mercredi 9 décembre 2009

Ces services administratifs qui ne comprennent rien au web

Il y a des moment je voudrait tenir l'incompétent qui a signé le bon de commande qui a aboutit à un site web aussi inadapté :

Direction départementale du travail de l'emploi et de la formation professionnelle des Alpes maritimes

Ah pour clignoter ça clignote, il y a même de la musique que l'on ne sait pas comment couper à part en éteignant les hauts parleurs. C'est le summum du n'importe quoi, de la dépense pour rien.

Je suis tombé sur ce site à le recherche d'information sur le les bilans de compétences. Vous pouvez me dire comment je suis supposé trouver l'information à partir de cette page d'accueil. Un bilan de compétence ça rentre dans la catégorie Emplois ou Travail. Quel est l'esprit torturé qui a pondu une telle séparation. Emploi ou Travail, c'est quoi la différence ?

Vous avez déjà vu un site web moderne sans moteur de recherche ? Est-ce que vous imaginez les dizaines d'heure de travail de designer pour pondre une page d'accueil flashi qui ne contient même pas les outils de base d'un site web. Pour faire cette page d'accueil qui clignote avec ses petites étoiles qui se balades, j'estime à la louche entre 5 à 10 jour de travail, sans compter les réunions préparatoires, soit au tarif du marché 3000 à 6000€.

Mais c'est pas tout, non content de fournir un truc inutile, ce site ne respect même pas les règles d'accessibilité. C'est à dire que si vous êtes mal voyant ou non voyant il est impossible de naviguer sur ce site puisqu'il ne propose aucune page alternative. Si d'aventure vous vouliez accéder à ce site depuis un téléphone portable qui n'aurait par exemple pas le greffon flash, vous n'auriez qu'une page bleu vide.

Voici un exemple d'argent jeté par les fenêtres. Je ne sais même pas si cela présente un intérêt de chercher quelque chose sur ce site web. Comment voulez vous que les informations soient crédibles venant de gens même pas capable d'avoir un esprit critique sur leur site web, leur propre vitrine[1].

Notes

[1] Vous entrez, vous, dans un magasin dit de fringues dont la vitrine vous présente des guirlandes clignotantes mais pas un seul vêtement ?

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lundi 5 octobre 2009

Je suis très content de ma freebox

Je vais prendre un risque énorme, je vais dire du bien de mon fournisseur d'accès internet. En général, la loi de Murphy aidant, c'est juste après que ça tombe en panne ;)

Je suis un heureux client de free depuis 2004. Les travaux n'étaient pas encore terminé dans la maison, nous campions dans le grenier avec un radiateur électrique et les toilettes 2 étages plus bas dans le garage, mais la freebox était branchée. A l'époque, mon abonnement ADSL a été amorti dès le premier mois avec les communications téléphonique illimitées incluses et l'arrêt du RTC (environ 40€ par mois en plus de l'abonnement).

Ma connexion a évoluée, de l'ADSL à l'ADSL2+ (accroissement du débit), de la freebox 3 à la freebox 5 (avec disque dur intégré), du double-play (internet/téléphone) au triple play (internet/téléphone/télévision), de la télévision basse résolution à la HD et dernièrement du dégroupage partiel au dégroupage total. Tout le long le prix est resté à 30€, aucune mauvaise surprise tarifaire.

Mais plus que tout, et cela ne concerne que les geek comme moi, je ne changerais pas de fournisseur d'accès du fait de la possibilité qui m'est donnée de paramétrer ma freebox comme bon me semble[1]. Ces possibilités de paramétrage mais aussi d'utilisation sont la vrai liberté contenue cette offre et qui justifient à mon sens le nom de cet opérateur[2].

J'ai écrit ce billet car j'en ai marre de ne lire sur le web que du dénigrement au sujet de free. En effet, les personnes qui sont satisfaites ne s'expriment que très rarement au contraire de ceux qui se plaignent, ce qui est légitime. L'offre et le mode de fonctionnement de free n'est peut être pas parfait, mais moi j'en ai toujours eut pour mon argent, et les petits désagréments ne sont pas rédhibitoires[3]

Notes

[1] Je ne rentrerais pas dans le détail pour des raisons de sécurité.

[2] Free traduit comme libre et non comme gratuit.

[3] Parmi les désagréments, on notera les freebox qui chauffent en été, obligeant à ajouter un petit ventilateur si l'on veut tjs bénéficier de la HD avec la tv.

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dimanche 30 août 2009

Nomination des 7 membres du groupe de travail stratégies numériques du MoDem

J'ai découvert avec un grand plaisir la liste des membres d'un groupe de travail qui me concerne tout particulièrement : "la stratégie numérique". Non seulement c'est une très bonne chose pour notre mouvement,mais en plus il y a dans ce groupe 2 personnes que j'apprécie particulièrement :

  • Antonin MOULART : qui s'est engagé dans la réalisation de logiciel et d'outils utilisés pour un grand nombre de militants sur internet. Ce qui le caractérise c'est l'idée de lien, de liens numérique en utilisant ce qui existe ou en inventant si cela est nécessaire..
  • Florence LHOMME : une femme de l'ombre, une de ces petites main qui fait que ça marche. D'une gentillesse extraordinaire, même sous pression, ceux qui ont participé aux universités de rentré l'on tous croisé ou ont fait appel à elle pour résoudre un problème. Un pilier.

Je ne connais pas les autres, mais ces 2 là illustrent pour moi mon idée du militantisme : ce sont ceux qui font qui sont. Ce n'est pas par parrainage ou copinage, mais à cause de ce qu'ils font pour le mouvement qu'ils sont là.

Je suis très, très content de la constitution de cette équipe, et si je peux la soutenir je le ferais depuis notre petit internet militant des Alpes Maritimes.

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lundi 6 juillet 2009

Photo de blog

C'est l'été, le moment des futilité parait-il à entendre nos média, alors j'en profite pour mettre à jour la photo du blog, comme annoncé lors du sondage.

Comme aucune des 3 photos ne ressortait comme favorite, j'ai pris la photo 2

Elle remplace l'ancienne photo qui datait du temps de l'UDF. J'aimais bien cette photo prise par Fabien lors d'une formation. Elle était porteuse d'un message qui me représentait bien. Mais l'UDF et ce que représentait ce parti de notables ne présente aucun intérêt et je n'en ai aucune nostalgie. Ce qu'il y a avait de bien à l'UDF, c'était Bayrou.

cedric_augustin_europeen_sans_complexes.jpg

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mercredi 24 juin 2009

Nouvelle photo pour le blog

J'ai envie de changer la photo en haut à gauche de ce blog, qui y est depuis son ouverture. Voici quelques photos, laquelle vous inspire le plus ?

  • Photo 1

  • Photo 2

  • Photo 3

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jeudi 11 juin 2009

J'ai piraté ma mère

J'ai retrouvé ça dans mes billets non publiés. Ça date un peu[1], du temps où le gouvernement pensait encore que la loi HADOPI serait utile et utilisable, juste avant d'être ridicules au parlement car les députés de la majorité n'étaient pas là pour la voter...

Notes

[1] Le 30 mars 2009.

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mercredi 6 mai 2009

Mais où est passé Diner's room ?

Un de mes blog préféré, tenu avec brio par Jules, Diner's room a disparu depuis quelques jours. En lieu et place du site ne figure plus qu'une page d'erreur de l'hébergeur, Free.

Il ne reste plus qu'une page en cache à se mettre sous la dent.

Jules, votre blog est un service de salubrité publique.

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mardi 14 avril 2009

Et c'est ministre ça

Trouvé sur http://www.miwim.fr/blog/le-pare-fe..., où l'on découvre un niveau d'incompétence de Christine Albanel, notre ministre de la Culture et de la Communication, qui dépasse l'entendement.

La ministre utilise des mots sans savoir ce qu'ils recouvrent. Lecture commentée pour les non technophiles :

  • Elle ne sais pas ce qu'est un pare feux, elle a juste entendu que c'est en paramétrant des logiciels comportant entre autre des pare feu que certains aspects de la loi HADOPI pourront être mis en œuvre chez les particulier[1]
  • Elle confond le concept de logiciel libre et les exemples de logiciels qui sont créés selon ce concept. La question portait sur les entraves qu'HADOPI est susceptible de poser au monde du logiciel libre[2]
  • Elle parle d'une suite bureautique (traitement de texte, tableur, présentation) pour illustrer un problème de sécurisation, ce qui bien sûr n'a rien à voir. Il n'y a aucun outils de sécurité dans les suites bureautiques, quelles soient propriétaires ou libres.

Ce n'est pas la première fois que Christine Albanel montre son incompétence, mais là c'est tellement énorme que c'est à pleurer. Comment peut-elle être rapporteur d'un projet de loi sans avoir ne serait-ce qu'une once de connaissance du sujet. Comment accepte-t-on qu'une telle cruche soit ministre ?

A lire, les commentaires du billet d'Eric Acte manqué à l'Assemblée dans lesquels plusieurs rappellent que Michel Roccard qui n'y connaissait rien lui non plus, avait fait l'effort de se former sur un sujet aussi pointu et que cet effort avait été noté et apprécié par la blogosphère. Il y a des gens compétents dans la classe politique, si, si.

Notes

[1] Pour être précis, le propriétaire de la ligne pouvant être sansctionné pour ce qui est fait via sa ligne, la réponse donnée en cas de détournement de la ligne, c'est l'installation d'un pare feu, pour controler ce qui entre (fonction de base d'un pare feu), mais aussi ce qui sort (fonction de proxy, proposée par certains logiciels de sécurité).

[2] Un logiciel libre ou open source, est un logiciel qui fournis ses codes de création, permettant à celui qui l'utilise de pouvoir le modifier. C'est une philosophie de création de logiciel et un modèle économique particulier, qui contraste avec le monde du logiciel dit propriétaire, où l'utilisateur ne sait pas et ne peut pas savoir comment le logiciel qu'il utilise fonctionne.

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dimanche 5 avril 2009

Le militant et le citoyen

Il y a quelques temps je répondais, encore, sur la thématique de l'influence des blogueurs (c'est le marronnier de la blogosphère) à la suite du billet d'Eric évoquant, entre autre le désengagement.

Pour résumer, je pense que l'on peu comparer un blogueur à un concierge virtuel d'un hôtel. Certain sont dans des immeubles de 3 étages, d'autres des ensembles de tours. Le blogueur s'adresse à quelques personnes connectées.

Depuis sa conciergerie virtuelle, le blogueur papote avec les gens de son immeuble (les lecteurs fidèles) et les passants de la rue. Mais cette métaphore a une limite. En effet, le blogeur échange avec d'autres blogeurs, concierges de leur petit bout d'internet. Les concierges vivent donc dans un immeuble et travaillent à temps partiel dans d'autres immeubles.

Utilisation de la blogosphère par les politiques

Il ne faut pas confondre le militant et le citoyen. Le militant (politique, syndical, associatif...) est un citoyen consommateur récurent d'information et naturellement connecté. Il est en général acteur. Le citoyen non militant est un consommateur occasionnel non acteur.

Les politiques ne confondent pas les 2. Ils essaient "d'utiliser" les premier pour toucher les seconds. La blogosphère que l'on sait absolument non représentative de la société, est un réseau médiatique comme l'est la médiasphère parisienne. Il ne viendrait à l'idée de personne de dire que les journalistes sont représentatifs de la population, mais ils ont le potentiel de toucher toute la population pris dans leur ensemble.

Il ne faut pas parler de poids disproportionné. C'est juste un réseau médiatique qui est représentatif de ce qu'il est. Un éditorialiste touche 20000 lecteurs, un blogueur 50 à 500. Et surtout, le premiers lit le second...

A lire : l'aristocratie des followers

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jeudi 12 mars 2009

Alors comme cela vous êtes des pirates ?

Je poursuis mon commentaire déposé à la suite du billet d'Hervé Torchet : Hadopi : les erreurs et les mensonges du projet.

Appelle-t-on encore piratage un phénomène de société qui touche le 1/3 d'une population ? Il faudrait trouver un néologisme qui recouvre cette réalité. Car pour moi qui suis un fan de la culture pirate[1], cela n'a rien à voir.

C'est encore un raccourci média qui se veut explicite mais qui à mon avis est contre-productif. En effet, l'esprit latin et spécifiquement français, aime les petites subversions, les micro infractions juste avant de franchir la limite. Un soupçon de rébellion mais pas trop. Or qu'est-ce que le téléchargement d'œuvres protégées si ce n'est un micro acte de rébellion, simple et accessible à tous ?

Je n'ai pas signé le pacte proposé le http://reseaudespirates.net/, même si il y aurait beaucoup de raison de le faire. La question est ici de savoir s'il faut soutenir une démarche centrée uniquement sur un projet de loi ou s'il faut être plus exigeant et voir plus grand (Le réseau des pirates, ne signez pas leur pacte trop rapidement...). La question de l'efficacité se pose. Face à un gouvernement et un parlement que l'on sait pas vraiment compétent et assurément pas neutre (Absence de spécialistes par Authueil), est-il bon de s'énerver contre ce projet uniquement et pas de voir plus grand.

Je n'ai pas répondu à cette question, alors je vous mets la bannière pour dire que je soutiens l'idée même si elle est imparfaite.


Lancement du Réseau des Pirates : "nous sommes des millions, ils font de nous des pirates..."

Notes

[1] Les pirates qui naviguaient notamment aux caraïbes et dans l'Atlantique il y 2 ou 3 siècles.

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mardi 17 février 2009

Dotclear : lire les flux rss/atom automatiquement depuis la liste des liens

Dotclear, le moteur qui fait tourner ce site est un outil magnifique que je ne cesse d'apprécier.  Je m'en sert sur ce blog, mais aussi pour le site départemental du MoDem06 pour lequel j'ai cherché le moyen de mettre en place un agrégateur des blogs militants.

Le problème portait sur la maintenance d'un tel système. En effet, dans la version précédente de l'agrégateur, chacun des flux RSS ou Atom était écrit en dur dans le source de la page de l'agrégateur, ce qui était loins d'être convivial. Je me suis dit qu'il serait préférable d'utiliser la gestion des liens incluse dans Dotclear pour tenir à jour la liste des flux. J'ai alors rencontré 2 problèmes :

  1. Avoir une page dédiée pour l'agrégateur
  2. Passer de manière dynamique les url des flux.

Voici les solutions que j'ai retenue :

Une page dédiée pour l'agrégateur

J'ai utilisé le plugins blogrollPage pour avoir une base déjà toute faite.

J'ai défini une catégorie de liens général qui est affichée avec les widgets sur la page d'accueil, et une catégorie spéciale pour la blogrollPage. Comme je n'affiche sur la page dédiée que les sites que je veux. Pour les flux RSS, je les copie dans le champs description du lien. Comme ces liens ne sont affichés que sur la page de l'agrégateur, ce n'est pas un problème.

Lecture des flux RSS ou Atom

Pour la lecture des flux, c'est facile, il suffit d'installer le plugins FeedEntries qui propose un ensemble de méthodes pour accéder aux fonctionnalités déjà incluses dans Dotclear pour la manipulation de flux RSS/Atom.

Adaptation des deux plugins

Une fois le modèle de la la blogrollPage personnalisé, j'ai rencontré le problème de passer à FeedEntries l'URL du flux que j'avais saisi dans la description du lien. En effet, les méthodes de base de FeedEntries attendent une URL en dur, pas une donnée dynamique issue d'une boucle.

Après avoir cherché un bon moment et voici la solution trouvée : j'ai modifié FeedEntries pour ajouter un nouveau paramètre "sourceName" dans lequel je peux mettre la chaine qui sera évaluée pour trouver dynamiquement la source.

Dans FeedEntry
public static function Feed($attr,$content)
{
$source = $attr['source'];
$sourceName = $attr['sourceName'];

if (!empty($source)) {
if (strpos($source,'/') === 0) {
$source = http::getHost().$source;
}

return
'feed = feedReader::quickParse("'.$source.'",DC_TPL_CACHE); '."\n".
'if ($_ctx->feed !== null) : ?>'."\n".
$content."\n".
'feed); '."\n".
'endif; ?>'."\n";
}
if (!empty($sourceName) && empty($source)) {
return
'feed = feedReader::quickParse($source,DC_TPL_CACHE); '."\n".
'if ($_ctx->feed !== null) : ?>'."\n".
$content."\n".
'feed); '."\n".
'endif; ?>'."\n";
}

return;
}

 

et donc pour la boucle de lecture dans le modèle de blogrollPage :
  <tpl:BlogrollPage>
<tpl:BlogrollPage:Links>
<h5>{{tpl:BlogrollPage:Link}}</h5>
<tpl:BlogrollPage:IfLinkDesc>
<tpl:Feed sourceName="$link['link_desc']">
<ul>
<tpl:FeedEntries lastn="4">
<li><a href="{{tpl:FeedEntryURL}}">{{tpl:FeedEntryTitle encode_html="1"}}</a></li>
</tpl:FeedEntries>
</ul>
</tpl:Feed>
</tpl:BlogrollPage:IfLinkDesc>
</tpl:BlogrollPage:Links>
</tpl:BlogrollPage>

Il y a sûrement une manière un peu plus élégante de faire, car utiliser un eval est un peu risqué, mais j'ai pas trouvé.

Le résultat est consultable sur www.mouvement-democrate06.org/index.php?blogroll/Militants

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vendredi 13 février 2009

Un modèle économique pour la culture en ligne

Les vilains internautes

On nous rabâche que les téléchargements sur internet sont la cause de la baisse des revenus de l'industrie musicale ou cinématographique. C'est dit et redit en boucle depuis des années afin de justifier les lois liberticides qui sont mises en place par notre gouvernement et les autres sous la pression du lobby des majores[1].

Les chiffres de la baisse imputés au téléchargement ne sont jamais documentés sur leur mode de calcul. Il est donc impossible de savoir la part réel du téléchargement dans la baisse du chiffre d'affaire de l'industrie "artistique". Les millions ou milliards proclamés perdus peuvent tout autant être dus à une mutation de la manière de consommer, à la crise, à la baisse de la qualité, à l'excès du prix, l'inadéquation entre l'offre et la demande... Nous pourrions en débattre des heures en l'absence de sources.

Les mêmes qui téléchargent consomment

Hors une étrange statistique est sortie l'automne dernier. Le film "Bienvenue chez les Chtis" a été un méga succès en salle, un record de vente de DVD et un record de téléchargement (lire l'article du nouvel Obs). Il apparait donc que le téléchargement n'aurait pas l'influence qu'on lui prête, du moins la chose n'est pas si simple.

D'autre usage du "piratage"

La conception obsolescente qui gouverne l'industrie dite culturelle n'est heureusement pas la seule. D'autres modèles économiques sont en train de bâtir les fondations du futur.

Livre, trouver des lecteurs

Paulo Coelho et d'autres[2] ont compris que le net autorise une autre relation aux lecteurs. Bien sûr il y a l'interaction via les blogs, mais aussi la co-création. Les lecteurs sur le net sont des acheteurs potentiels ou déjà convertis. Connaitre l'auteur ou le sujet peut être une puissante motivation pour établir un lien de fidélité entre le lecteur et l'auteur, et la possibilité de créer de l'écrit selon d'autres référentiels. N'oublions pas que le net est le retour en force de la culture de l'écrit.

Musique, à la découverte des talents

Le site deezer propose de l'écoute gratuite de musique, comme le font les radios FM. La différence consiste dans la possibilité de construire sa liste de diffusion, de la partager avec d'autres, d'écouter celles d'inconnus qui ont ou pas les mêmes goûts. Pour l'avoir essayé, je peux vous dire que c'est absolument génial de découvrir de la musique que je n'aurais jamais entendu par ailleurs. Deezer est un puissant moyen de promotion par l'auditeur de nouveaux titres, interprètes ou genres musicaux.

Un de mes groupe préféré, Icône dont je vous parle régulièrement met aussi en ligne sur son site ses titres. J'ai acheté les 2 premiers albums et je vous promet que j'achèterais le prochain dont j'ai pu écouter quelques titres lors d'un concert à Vallauris il y a 3 mois. La relation à l'artiste ne se résume pas seulement à un titre rabâché en boucle sur une radio FM.

Vidéo, la disponibilité

Avec les box internet et la télévision à la demande, il devient enfin possible de regarder un programme lorsque l'on en a envie. C'est incroyable que la notion de disponibilité, comme on veut, quant on veut, mette autant de temps à se mettre en place. Je n'ai pas, ni mon épouse, le luxe d'être systématiquement disponible le jour et au moment à laquelle un programme est diffusé. Le vidéo club ne dispose pas forcément de ce que je veux voir quant je veux le voir, et aller au cinéma suppose une organisation pour la garde des enfants, donc est forcément occasionnel. Il est clair que la vidéo à la demande qui est enfin techniquement accessible pour une part non négligeable de la population, va représenter des parts de marché de plus en plus importantes. Le principe de vidéo à la demande est tout à fait compatible avec la publicité comme moyen de financement.

Les prix sont pour le moment encore très élevés car n'incluent pas la publicité qui finance la diffusion hertzienne. C'est aussi un bon moyen de vendre des abonnement ou pack tout en un. Le modèle met du temps à se mettre en place, mais gageons qu'il sera proposé d'ici à 2010 par toutes les chaines.

Et les autres

Tous les autres vecteurs artistiques et culturels n'ont pas encore la possibilité de se déplacer jusqu'au "consommateur" : théâtre, art plastique, musée, bien qu'une réflexion devrait pouvoir être entamée sur ce sujet. S'il est vrai qu'une pièce de théâtre ou ou tout type de spectacle n'est pas forcément adapté à une diffusion télévisée, le potentiel en terme de téléspectateurs est non négligeable, quant on pense au prix des places et au parisianisme de ce milieu.

Pour les musées et l'art, j'imagine plus une approche de type visite virtuelle accompagnée. Un documentaire interactif dans lequel le visiteur virtuel, interagit avec les autres visiteurs et avec le guide, qui se trouverait lui dans le musée ou sur le lieu de l'évènement artistique et proposerait son regard, agrémenté d'images de synthèses pour expliciter les concepts et les données d'experts.

Longue traine

Et pour ceux qui se disent que oui, internet permettrait de faire émerger d'autres formes de modèles économiques à l'issu de leur lecture de ce billet, une petite douche froide pour finir, à aller lire sur le site du Journal du Net : Une étude contredit la théorie de la longue traîne

Notes

[1] Maison de disque ou producteurs de film.

[2] Thierry Crouzet par exemple propose toutes les têtes de chapitres de son ouvrage en téléchargement libre.

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mardi 6 janvier 2009

Modération des blogs

A la lecture du billet d'Eric, Les commentaires: une source d'ennuis?, qui fait écho au procès en cours en diffamation contre Libération, un commentaire, justement, très intéressant, éclaire un aspect du flou juridique qui entoure le statut du commentateur sur un blog (ou un site).

Il n'y a pas de jurisprudence très clair et la loi est suffisamment vague sur ce point pour que ce ne puisse être une réponse absolue. Cela est cependant une ligne directrice pour les possesseurs de blog.

Si les commentaires son modérés à priori[1], le responsable du blog devient éditeur, donc responsable du contenu du commentaire. Si les commentaires sont modérés à postériori[2], le responsable du blog peut être considéré comme hébergeur et donc n'être tenu pour responsable des propos contenus dans le commentaire que s'il n'agit pas pour les faire disparaitre lorsqu'il en a connaissance et qu'il a connaissance du caractères délictueux du commentaire[3].

Si cela ne pose aucun problème pour un blog personnel comme celui-ci où les commentaires sont modérés à postériori, la question pour un blog ou site "politique" est plus compliquée. En effet, le blog d'un candidat ou d'un parti est une vitrine de ce parti. Les responsables ne souhaitent donc pas laisser le site être susceptible de subir du vandalisme[4].

Un esprit mal intentionné pourrait se délecter de trolls[5] ou d'insultes sur un site officiel, que ce soit lui ou un autre qui les émettent. La première réponse qui vient à l'esprit est celle qui a été employée par bon nombre de médias en ligne, la modération à priori. Cette modération à priori présentes de sérieux inconvénients :

  • Les internautes qui ne voient pas leur message immédiatement contribuent de moins en moins, voir pas du tout. L'idée de censure étant sous entendue derrière le principe de modération à priori.
  • Le décalage entre la rédaction d'un commentaire et sa publication empêche les échanges entre commentateurs. Le résultat donne des commentaires exclusivement adressés à l'auteur. C'est un peu comme dans une salle de cours où les commentateurs seraient des élèves ne s'adressant quasi jamais la parole.
  • Pour que les commentaires soient intéressants et fréquents ils doivent être quasiment publiés en temps réel ce qui implique que l'auteur est constament présent en ligne pour modérer immédiatement les commentaires. Ce n'est bien sûr pas réaliste pour un site de candidats ou de parti politique, qui ne dispose pas des ressources nécessaires.
  • Il y a également le problème de la modération en elle même. Lorsque la modération est à postériori, les propos limites mais légaux sont en général modérés par les autres internautes. En modération à priori, seul le modérateur décide du traitement du commentaire. Pour un site politique, la non publication d'un commentaire est immédiatement qualifiée de censure, censure qu'il faut assumer face aux commentateurs non publiés, surtout lorsqu'il s'agit de militants du parti.

Personnellement, je considère que même avec ses défauts (risque de vandalisme et troll), la modération à postériori devrait être la règle, afin de laisser aux militants la possibilité de participer à LEUR site départemental, et dans le cas d'un site de candidat, aux électeurs le moyen de s'approprier une partie du débat de la campagne.

Charte de modération

Toutes ces réflexions me conduisent à proposer aux militants du MoDem qui contribuent sur internet soit par des commentaires, soit par des blogs, la création d'une charte de modération du site départemental du MoDem06. Dans les jours qui viennent je vais proposer la constitution d'un groupe de travail pour rédiger cette charte qui couvrira tout ce qui touche aux outils internet départementaux du MoDem. Elle pourra aussi servir de base comme charte de bonne conduite pour les candidats qui le voudront.

Notes

[1] Modération à priori, c'est à dire que les commentaires ne deviennent visibles que si un modérateur du blog les publie.

[2] Le modérateur intervient sur les commentaires lorsqu'il en a connaissance.

[3] Ne pas oublier qu'un modérateur n'est pas forcément conscient d'une infraction au droit dans un commentaire, et qu'il peut ne pas supprimer un commentaire en toute bonne foi.

[4] Les propos diffamatoires sont de mon point de vue du vandalisme pour un blog.

[5] Le troll est une personne qui initie un échange stérile sur un forum ou un blog en lançant des polémiques qui polluent le fil de commentaires.

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jeudi 18 décembre 2008

Configurer un serveur Postfix sur Ubuntu avec authentification SASL

A l'air de la mobilité, j'en ai assez de ne pas pouvoir envoyer des emails dès que je ne suis pas chez moi. Les restriction contre le spam introduite par la plus part des fournisseurs d'accès, ferment le port 25 et donc la possibilité d'envoyer des emails, même sur un serveur SMTP tout ce qu'il y a de sécurisé.

Mon pc familiale me servant par ailleurs de serveur de fichier et de serveur imap (pour archiver mes emails), il était logique de m'en servir comme serveur d'envoie.

J'ai suivi le tutoriel proposé sur le wiki du site ubuntu-fr.org, mais celui-ci comporte des erreurs liées à l'évolution des logiciels utilisés ou à des copies d'anciens tutoriaux maintenant obsolètes. Voici les différences modifications que j'ai apporté par rapport à au tutoriel Comment installer un relais mail sécurisé ? :

  1. En lisant les messages du forum http://forum.ubuntu-fr.org/viewtopic.php?id=215535 et http://forum.ubuntu-fr.org/viewtopic.php?pid=1611075#p1611075, j'ai commenté les lignes alias_database, inet_interfaces, myorigin et smtpd_banner. J'ai aussi remplacé btree:${queue_directory} par btree:${data_directory}.
  2. J'ai défini le paramètre relayhost = smtp.free.fr (mon fournisseur d'accès)
  3. Pour SASL, la version proposé avec Ubuntu intrepid est la libsasl2-2 au lieu de la libsasl2 (idem pour les autres lib)
  4. Pour configurer le répertoire de travail de SASL on édite le fichier /etc/default/saslauthd et pas /etc/init.d/saslauthd, et ce n'est pas PARAM que l'on recherche mais OPTIONS qui se trouve à la fin du fichier.
  5. La bibliothèque d'authentification qui posait problème n'existe plus (ou pas sur ma config).

Voilà, à part ces quelques modifs, ce tutorial est vraiment super. J'envoie de ce pas ce fichier pour qu'il le mette à jour.

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mercredi 3 décembre 2008

Migration SPIP 1.8 vers dotclear 2 : squelette backend (RSS)

J'ai réalisé il y a quelques années un site web pour mon association de quartier en utilisant le gestionnaire de contenus SPIP. Le site vivait tranquillement, mis à jour par un des membre du bureau et un contributeur passionnant. Helas, les squelettes que j'avais réalisé pour ce site n'étaient pas adaptés à une augmentation du volume. Surtout, ces squelettes étaient un peu vieillots et une mise à jour s'imposait.

Lire la suite...

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lundi 18 août 2008

Nouvel outil d'info

Et hop un nouveau bazar sur ce blog qui vient s'afficher sur la gauche : une widgetbox. Ce machin vous propose un agrégateurs des différents blogs des militants qui participent à l'équipe MoDem 06 de toutes nos forces.

Les 20 derniers billets sont présentés tous ensemble par date, le plus récent en premier. Vous pouvez ainsi immédiatement voir ce que publient les militants de notre équipe. La plus part du temps, cela parle d'autre chose que du MoDem. Une manière de faire connaissance avec eux.

Bonne lecture.

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mercredi 16 juillet 2008

Fracture numérique et liberté d'expression

Tout le monde n'est pas numériquement libre

La fracture numérique recouvre cette séparation entre les citoyens qui ont accès à internet et ceux qui n'y ont pas accès. Parmi ceux qui disposent d'un accès au net, il existe un autre aspect, celle de la liberté d'expression qui n'est pas équitablement répartie. En effet, si tout le monde s'accorde pour dire qu'il est facile de créer un blog sur une plateforme gratuite ou payante d'hébergement de blog, on oublie aisément, une fois que l'on a acquis l'expérience, que ce n'est pas facile pour tout le monde.

Disposer d'un espace d'expression sur le net nécessite un minimum de connaissances et d'aisance que n'ont pas tous les citoyens. Hors ce ne sont pas forcément ceux qui ont les capacités techniques qui ont les choses les plus intéressantes à dire.

La technologie à la rescousse

Eric de crisedanslesmedias a dégoté un nouveau service gratuit de création de blog qui fonctionne grâce à des emails. Envoyez un mail et vous avez un billet sur votre blog. Difficile de faire plus simple. Ce service donne à une nouvelle frange de la population la liberté d'expression sur le net.

On aimerai qu'il existe une version francophone et surtout quelques assurances sur le système de financement qui reste assez flou. En attendant, c'est un bon moyen de commencer.

Un morceau de scotch

Reste que cela n'est qu'un tout petit bout de scotch sur une grosse fracture, ça aide mais ne résout pas, loin s'en faut le problème de base de l'accès au numérique et au net pour tous.

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