Citoyens prenez le pouvoir

Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

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lundi 30 mars 2009

Je pense donc je vote

La charmante personne sur la photo ci dessous s'appelle Cécile. Elle est en charge de la vidéo et des photos dans le mouvement départemental des Bouches du Rhones. J'ai eut le plaisir de la rencontrer lors de la convention départemental du MoDem PACA.

J'ai plongé les yeux et mon appareil photo dans sont décolleté, séduit, goujat que je suis, non pas par ses formes, mais par le badge qu'elle arborait, en adéquation parfaite avec sa tenue.

Je pense donc je vote

Que voulez-vous que je vous dise. C'est le résumé de tout un engagement militant.

Un slogan qui fait mouche, une aimable personne souriante pour le porter. Je vais encore me faire flammer par AS, mais mesdames, vous avez des atours pour faire passer les messages politiques, avec lesquels, nous les hommes, nous ne pouvont pas rivaliser.

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dimanche 22 mars 2009

Les propos du Pape sont irrecevables

Citation de François Bayrou lors d'une émission sur Canal+ la semaine dernière au sujet des propos du Saint-Père qui a affirmé que l'utilisation du préservatif aggravait le problème du sida[1] :

Les propos du Pape sont irrecevables pour quelqu'un qui a la certitude que la première responsabilité que nous partageons tous, et singulièrement les chrétiens, c'est la défense de la vie. (...) Ce n'est plus le temps et le lieu des rappels purement moraux. On doit prendre la mesure de ce qui se passe.

Et comme je l'entendais ce matin sur France Culture, à la suite des propos du Pape, on se prend en pleine figure le fait que les intégristes catholiques ne valent pas mieux que les intégristes musulmans. Tristement, le pape est un intégriste. On aurait tant souhaité qu'il en soit autrement, mais après tout, s'il ne l'avait pas été, il y a longtemps que l'Église aurait mutée pour inclure dans certains de ses principes des réalités de notre temps[2].

L'Église se recentrerait sur ses fondamentaux, comme l'on dit pour le monde de l'entreprise, car l'ouverture au monde ne lui aurait rien apporté. Il a aussi été dit durant cette émission de France Culture, que le pape actuel était un mauvais politique. Il était un spécialiste de la liturgie et du dogme, ce qui est un peu ce que l'on attend de lui à la base, mais apparait bien insuffisant, comme le montrent les âneries qu'il arrive à dire.

Car enfin, un pape n'est pas seulement chargé de dire la messe et de définir comment on la dit. Il est un emblème de la religion qu'il porte. Il est un représentant dans l'arène médiatique et politique de sa foi. Il se doit de tenir compte de la porté de ses messages. Il serait temps que l'Église se choisisse un porte parole un peu plus crédible, et laisse aux différentes assemblées d'évêques le travail sur la liturgie et le dogme. En plus à plusieurs ils auraient une chance d'être moins stupides.

Notes

[1] Le Vatican essaie d'atténuer les propos de Benoît XVI sur le sida

[2] Comme par exemple mettre fin à cette hérésie de la chasteté qui est une énorme hypocrisie.

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lundi 2 février 2009

De la démocratie à l'oligarchie

Cette petite vidéo de 10mn en anglais tache d'expliquer les différentes formes de gouvernement. Très didactique et intéressant. Le propos est axé sur l'es USA, mais exportable à notre bonne France.

Trouvé via un commentaire d'Evoweb au sujet de l'excellent billet de Maitre Eolas sur l'inflation législative.

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mercredi 28 janvier 2009

A la manif ?

Demain il y a manif, vous savez ces grands moments de communion et d'attente interminable durant la marche sans objectif pour dire que l'on n'y était. J'en ai fait quelques unes, lycéen, étudiant ou salarié, contre ou pour, c'est selon. Le mot d'ordre de celle-ci est pourtant séduisant et en plus le MoDem a même décidé d'en être.

Je n'y serais pas.

Pourquoi ? Je n'ai pas une idée très arrêtée. Peut être las, peut être désabusé par une gouvernance clientéliste qui n'en a strictement rien à foutre des manifestations et surtout des manifestants qui ne sont de toute façon pas leurs électeurs ou débiteurs.

Il y a aussi le fait de demander de manifester contre tout en même temps, sans un objectif très précis, un peu comme le parcours de la manif qui n'a pas d'objectif à part sa propre existence.

Donc toutes mes excuses si je passe pour un lacheur. Je m'investirais dans autre chose ce jour là, je militerais ailleurs.

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vendredi 5 décembre 2008

La politique ne se résume pas à un axe gauche droite

Retour sur un article auquel j'avais fait souvent référence en 2007 : Pour un espace politique bidimensionnel

L'on parle souvent d'un échiquier politique, qui par essence est à 2 dimensions, alors que dans la pratique, les actions et les personnalités politiques sont toujours appréciés et commentées selon une ligne de lecture gauche droite, très réductrice.

Bien sûr en tant que militant du MoDem, cet écrasement de l'échiquier politique pose un réel problème d'identité, notamment lorsqu'il faut la défendre. Dans un bouquin que je lisait récemment, l'auteur passe énormément de temps à définir la droite[1] et ses subtilités entre la droite capitaliste, libérale, néo-libérale, néo-capitaliste, corporatiste, conservatrice, chrétienne, sociale, gauliste...

La même chose se passe lorsque l'on parle de la gauche, sociale, libérale, conservatrice, communiste, révolutionnaire, écologique, radicale...

Les positionnements de ces différents groupes de pensée sont circonstanciels la plus part du temps. Selon la question posée, l'axe gauche droite n'a plus de pertinence. Sur le graphique ci dessus on voit bien que le productivisme est une organisation de la société partagée par la droite corporatiste et la gauche communiste, et qu'elle est rejeté par la droite libérale et la gauche écologique, sans pour autant que ce soit pour les même raisons.

Et l'on peut poser des questions sur l'organisation de notre société selon une pléthore d'autres critères ou la notion de gauche droite n'aide pas à classer ces groupes :

  • La religion/laïcité de la société : finalité, moyen, nécessité ?
  • Organisation pyramidale ou en réseau de la société ? Aucun parti aujourd'hui ne répond à cette question explicitement, mais la doctrine libérale est la plus facilement adaptable, tout comme le principe de décroissance qui propose une organisation régionale.
  • La place de l'éducation ? Identité, investissement, service, diverse ou unifiée...
  • L'énergie ? Nationale (européenne) ou internationale (privée).
  • Finance libre ou contrôlée ? Avec une finalité ou sans ?
  • Rôle des taxes et impôts ? Outils de régulation (politique), de financement (uniquement budgétaire), d'investissement.
  • Limite des liberté individuelles ?
  • Armée ? Défense ou prévention ? Humanitaire ou militaire ? Professionnelle ou conscription ? Nucléaire ou conventionnelle ?
  • ...

Et la liste est très loin d'être exhaustive, mais on voit bien que la notion de gauche/droite est extrêmement réductrice, et qu'il faut absolument arriver à en sortir dans les réflexions sur notre société. Il y a un impératif devoirs de ne pas laisser les média nous enfermer sur cette ligne à une seule dimension là où notre société est multidimensionnelle.

Notes

[1] Je ne parle pas de la droite extrême, mais bien de la droite dite de gouvernement.

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lundi 1 décembre 2008

PS : qu'en retirer lorsque l'on regarde de l'extérieur ?

Leader incontesté

Les militants du Mouvement Démocrate ont au moins un avantage sur ceux du PS, ils n'ont pas de problème de désignation d'un leader. Au vu de ce qui s'est passé, ou pas passé, c'est selon le point de vue, lors du congrès du PS, on perçoit l'intérêt d'avoir un leader incontesté. Nicolas Sarkozy l'a bien compris qui a supprimé le poste de leader de l'UMP en le transformant en une direction collégiale, inaudible médiatiquement.

De ce congrès a émergé tout de même une nouvelle tête, Benoît Hamon qui a défendu une ligne idéologique pour le PS ce qui n'était pas vraiment le cas des autres candidates

Couverture médiatique

La couverture médiatique généraliste reste, encore et encore, désespérante. Ségolène Royale a bénéficié d'une visibilité médiatique énorme, toutes les autres motions et candidats n'étant présentés qu'en contre poids d'elle et non pour ce qu'ils représentent intrinsèquement. Les média[1] se sont focalisé sur les combats de personnes. Qui est capable de dire les différences entre les différentes motions sans avoir mis le nez dedans ? Comme lors des précédentes élections, ce n'est toujours pas le fond qui intéresse les média ou leurs lecteurs supposés.

Le MoDem second rôle du congrès

Cela n'aura pas été Lionel Jospin ou Laurent Fabius qui auront été les second rôles mais François Bayrou et le MoDem. La question des alliances s'est retrouvée "médiatiquement" au cœur de ce congrès. Je ne sais pas si les Socialistes ont en tant parlé que ça. J'ai des doutes, si je m'en tiens à l'expérience de l'université de rentrée du Modem lors de laquelle Bayrou n'a jamais parlé d'alliances avec le PS en particulier, mais dont les média n'ont retenu que cette idée lancée par FranceInter et reprise en boucle ensuite par les autres média.

Je trouve encore une fois le traitement médiatique de ce point décevant. Il n'est pas besoin d'être un visionnaire pour savoir que ni le PS, ni le MoDem ne peuvent envisager de déboulonner Srkz s'ils ne constituent pas, le moment venu une majorité[2]. La réponse de Martine Aubry est claire, pas d'alliance nationale avec le MoDem. C'est à dire pas d'accord automatique entre les 2 partis, comme il en existent entre le PS et les communistes ou les Verts. C'est exactement ce que prône Bayrou. L'indépendance.

La question dès aujourd'hui d'accord avec le MoDem n'a aucun sens. Que ce soit pour les Européennes, les régionales, les cantonales, la présidentielle et les législatives, il n'y aura pas d'accord national automatique entre le PS et le MoDem. Il ne seront pas non plus national et automatique pour les municipales dans 5 ans[3]. On parle donc d'accords de gouvernement éventuels, qui se feront au lendemain de la présidentielle et des législatives en fonction des résultats de chacun des parti, obtenu indépendamment.

Le PS s'en remettra

Cela ne fait aucun doute, car ce n'est plus un parti de militant, mais un parti de notables. Ces notables ont beaucoup trop d'intérêts dans leur réélection. Ils suivront ce qui leur garantira leur réélection ou l'obtention du poste visé, exactement comme cela se passait à l'UDF naguère et encore aujourd'hui à l'UMP et dans ses satellites. Et un éclatement du PS est très peu probable car ce serait l'assurance de perdre les prochaines échéances, et donc les places qui vont avec.

Notes

[1] La radio et un peu les gros titres de la presse dans mon cas.

[2] Pour mémoire, le PS n'a jamais représenté une majorité absolue au parlement.

[3] C'est loin 5 ans...

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lundi 17 novembre 2008

Vous êtes plutôt de gauche ?

Lors d'une discussion il y a quelques temps avec une personnalité de l'UMP, il me demandait si j'étais "plutôt de gauche". Il semble évident que sur une représentation linéaire de l'échiquier politique[1], le MoDem est forcément plus à gauche que l'UMP. Mais depuis le temps que l'on vous dis que la politique n'est pas linéaire[2].

Ma réponse a fusé : "Je ne suis pas de gauche, je suis très bien là où je suis au MoDem". C'est après qu'il a fallu expliquer ce que c'était qu'être au MoDem, car depuis l'élection présidentielle je ne m'étais plus trop posé la question : c'est quoi l'identité politique du Mouvement Démocrate et quelles sont les valeurs qui nous définissent en quelques mots ?[3]

J'ai choisi l'angle suivant : je défend la liberté et donc le libéralisme, mais encadré et au service de la société et non l'inverse. Le libéralisme et les richesses qu'il produit doit avoir comme finalité de financer la protection sociale (et la cohésion).

Je n'ai pas parlé d'environnement, mais j'aurais pu, je n'ai pas parlé de sincérité mais c'est aussi une idée forte qui dirige et attire les adhérents et militants du mouvement. J'ai sous entendu égalité mais en une phrase je ne l'ai pas dit. Pourtant c'est l'élément le plus important de différence entre le projet de Bayrou et celui défendu par l'UMP[4]. Assurer l'égalité des chances et des citoyens est la marque de fabrique de Bayrou, celle qui me fait me lever pour le MoDem.

Ce n'est pas facile de définir ainsi une identité et un engagement en une phrase. Vous y arriveriez-vous ?

Notes

[1] Essayez de représenter sur une ligne un damier d'échec qui par essence est à double dimension...vous allez voir comme c'est pratique pour jouer !!

[2] On pourrais même dire binaire vu comme les électeurs sont pris pour des cons par certains.

[3] Se définir s'est gentil, mais pour le moment, l'électeur on lui explique qu'il n'y a que blanc ou noir en politique. Impossible de faire changer cette manière de voir la politique dans notre pays, que ce soit par les élus ou les média.

[4] Je ne dit pas Srkz, car on ne sait pas trop s'il a un projet à par pour lui...

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mardi 11 novembre 2008

Ils sont élus député pour ça...?

Authueil pointe du doigt un texte en cours de rédaction par Jean-Claude Guibal, député de la 4ème circonscription des Alpes Maritimes : Proposition de loi tendant à imposer (...) une Charte de bonne conduite qui obligerait les joueurs des équipes de France à chanter la Marseillaise (...).

Le site de l'assemblée nationale est intéressant pour voir ce que "produisent" nos députés. On appréciera à sa juste valeur l'étendue de la production de Rudy Salles à l'assemblée nationale, surtout après son billet où il faisait part de son emploi du temps, ceci expliquant certainement cela.

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jeudi 6 novembre 2008

Atterrissage après ces vacances

De retour de vacances en Chine, changement d'échelle à l'atterrissage dans notre "petite France".

Une image pour changer les mentalités

Les USA ont élu pour la première fois de leur histoire un président métis. Une page considérable de l'histoire de ce pays se tourne. Lorsque l'on connait la culture de la ségrégation qui caractérise ce pays, avec un racisme institutionnel[1] qui existe depuis des décennies, c'est un pas de géant qui vient d'être franchis par ce pays. Car même si l'on ne se fera pas d'illusion sur la négritude de Barack Obama qui est culturellement un blanc à peau colorée, il n'empêche que c'est un métis qui gouvernera la première puissance mondiale. Cette image est forte et sera susceptible d'avoir des conséquences autant sur les citoyens américains, mais aussi vis à vis de tous les pays qui rejettent la domination des "western"[2].

Une Chine bien éveillée

De mon séjour en chine, je retiens que nous manquons d'ambition en France, que la projection dans le future est trop restreinte. Il est aussi une révolution que notre pays n'a pas vu venir. La culture du chantier permanent. J'y reviendrais en détail dans d'autres billets car cette évolution qui existe déjà dans le domaine informatique, existe réellement en Chine et mérite que l'on s'y penche plus avant.

Franchouillard parti socialiste

Ce matin, en écoutant les informations à la radio, j'ai adoré la chronique de Didier Porte sur l'élection des motions du parti socialiste de ce soir, et j'ai pleuré en entendant Ségolène Royale dire qu'elle trouverait le moyen de rembourser les frais d'adhésion des militants dans le besoin. Elle atteint les tréfonds de la nullitude.

Atterrissage

Je range mes photos et je tache de me remettre du décalage horaire pour vous préparer quelques billets sur ce séjour fascinant et enrichissant à bien des titres.

Notes

[1] Que j'oppose au racisme individuel français.

[2] L'occidental étant par essence blanc.

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jeudi 16 octobre 2008

On va assouplir les conditions d'embauche

Extraordinaire exercice de langue de bois de Jean François Copé ce matin sur France Inter : "On va assouplir les conditions d'embauche".

L'art de la rhétorique pour prendre les gens pour des con, comme d'habitude. Il n'y a aucune condition d'embauche en France à part celle d'être en règle pour les étrangers et de ne pas cumuler trop d'heure de travail hebdomadaire. Pour le reste, une embauche peut se faire en signant n'importe quel bout de papier en 5min, les régulations administratives se faisant ensuite dans les jours et semaines qui suivent.

On comprendra donc qu'encore une fois ce n'est pas l'embauche, mais bien le licenciement qui préoccupe l'UMP. Sauf que le mot "licenciement" est rigoureusement interdit médiatiquement, surtout dans la bouche d'un cadre de l'UMP.

Et vous voulez que les français aient confiance dans leur classe politique !!

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mardi 30 septembre 2008

Les États unis, une démocratie ?

On se gausse souvent du caractère démocratique des USA, nous français qui avons inventé le fil à couper le beurre, mais comme nous en parlions l'autre soir en attendant les résultats du scrutin interne, avec tous ses défauts, les USA sont quant même une grande démocratie, et le vote d'hier en est l'illustration. La chambre des représentants a voté contre le projet d'intervention de l'état dans la crise financière qui secoue le pays, avec une majorité de républicains, pourtant du même camp que le gouvernement, opposés à ce plan de sauvetage.

Pourrait-on imaginer en France un parlement dont la majorité ne vote pas le texte soumis par le gouvernement ?

Pourrait-on imaginer un conseil municipal d'une commune du département dont la majorité ne vote pas à l'unanimité les délibérations ?

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mardi 8 juillet 2008

Culture politique

Je m'amusais sur wikimedia à chercher des images en rapport avec la chose politique et je suis tombé sur ce montage, présentant les politiques français (selon son auteur).

Petit exercice, vous êtes capable de donner le nom de combien ? (cliquez sur l'image pour l'ouvrir en pleine page)

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dimanche 6 juillet 2008

De l'incompétence de nos politiques

Un élu, une mission

Quelle est la mission d'un élu dans notre société ? Vaste question semble-t-il, mais elle se résume rapidement dans la très grande majorité des cas en une phrase : c'est un cadre de la fonction publique ayant un contrat à durée déterminée[1].

En effet, que demande-t-on à un adjoint ou un maire si ce n'est de gérer une équipe de fonctionnaires, pour en tirer le meilleur au service de son projet politique pour lequel il s'est présenté et a été élu. Même chose pour un conseiller général ou régional avec un portefeuille ou une vice présidence. Les parlementaires dispose non pas de fonctionnaire mais d'attachés parlementaires en CDD comme eux pour préparer les projets de lois[2] qu'ils présenteront ou voteront en séance.

Elire un bon chef

La démarche est donc simple pour les électeurs. Il devraient choisir un bon chef d'équipe, un leader qui saura motiver son équipe, une personne avec des rudiments de ressources humaines, un manager capable de prendre des décisions et enfin une personne ayant quelques notions de gestion pour insuffler des orientations en phase avec des budgets réaliste. Toutes les caractéristiques que l'on retrouve dans un chef d'entreprise compétents[3].

On est très loin de ces critères aujourd'hui dans les profils de nos élus, qui sont majoritairement issus des professions libérales (droit ou médical) et de l'enseignement, profession éminemment respectables, mais absolument pas caractérisées par l'apprentissage de la gestion d'une équipe, et à fortiori d'une équipe de fonctionnaires.

La technique de l'évitement

Quelles sont les réponses de ces élus la plus part du temps pour palier à la complexe problématique des ressources humaines ? La sous-traitance, l'externalisation, contrairement au vrai leader qui se donne pour mission d'emmener sont équipe, toute son équipe, là où il veut, pour atteindre son objectif, en assumant la diversité. Car la problématique n'est pas la gestion des compétences, ce qui est à la porté de n'importe qui, mais bien de gérer les incompétences.

On nous abreuve de mots clés, tous positifs : la gestion des ressources humaines, la gestions des compétences, la gestion des bases de connaissances, le data mining (extraction de données), la gestion de profit... Mais en fait, la réussite passe par la gestion des manques de personnel, la gestion des incompétences, palier le manque de connaissances, trouver des données là où il n'y en a pas, gérer l'absence de profit...

Formation continue toute la vie

Qui forme nos élus à ceci ? Sont-ils supposés avoir déjà ces compétences ? Que l'on m'explique comment un avocat peut avoir acquis ces compétences dans sont activité professionnelle[4]. Alors on me répondra que c'est du ressort des haut fonctionnaires ou des cadres de la fonction territoriale d'assumer ce rôle, l'élu étant là pour insuffler la direction et faire le beau ou la belle lors des inaugurations. Est-ce vraiment pour cela que nous les élisons ?

Il existe dans certaines régions,des services dédiés à la formation et à l'assistance des élus. Des équipes expertes financées par le conseil régional ou général[5] qui accompagnent les élus et leurs équipes dans le maquis administratif. C'est bien entendu indispensable pour les petites communes qui n'ont pas les moyens de recruter des spécialistes.

Les partis politiques comme le MoDem[6] disposent également d'un institut de formation. Pour la première fois, cet institut sera ouvert aux non élus, ce qui peut être une forme de pré-formation pour certains candidats, afin d'apprendre la chose politique, non pas seulement du côté projet ou idéologie, mais aussi administratif. Notons que ces formations ne sont certainement pas gratuites.

Ségrégation au recrutement

Si l'on s'accorde sur la nécessité de former nos élus, ce type de formation encourage aussi la professionnalisation. Un changement du statut de l'élu[7] et des modes de scrutin[8] pourrait fournir un appel d'air pour des gens avec d'autres parcours et d'autres méthodes de travail, à même de renouveler notre personnel politique. Lorsque les parlementaires produisent des lois contre la ségrégation à l'embauche dans les entreprises, ils oublient facilement la ségrégation à l'entrée en politique[9].

http://www.versac.net/2008/02/lise-de-mission.html

Notes

[1] Du moins c'est ce qui se passe dans les municipalités où les adjoints gèrent des équipes de fonctionnaires.

[2] Lorsqu'ils ne sont pas affecté à autre chose, mais là n'est pas la question.

[3] Quant je parle de chef d'entreprise compétent, je sous entend explicitement dont l'entreprise avance, progresse et dure.

[4] Si tant est qu'il n'ai jamais plaidé, comme bon nombre d'ex avocats qui ont été propulsé dans la politique sans jamais avoir à exercer leur métier et qui seraient bien en peine de faire autre chose.

[5] Je n'ai pas les sources sous la main, veuillez excuser l'approximation.

[6] S'inspirant d'un organe existant par le passé à l'UDF.

[7] Rendre le statut de l'élu plus compatible avec la vie professionnelle des autres types de citoyens.

[8] Introduction d'un peu plus de proportionnelle et limitation du cumul des mandats dans le temps et la quantité.

[9] Ségrégation qui les arrange bien, car si elle était levée leur place serait un peu plus en danger.

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vendredi 13 juin 2008

Alors comme ça il y a un plan B

Ce bon peuple

On nous avait fait le coup en 2005 du plan B. L'extrême gauche, et même une partie du PS nous avaient annoncé l'existence d'un plan B en cas de refut du référendum sur la constitution européenne. Las, au lendemain du non français et danois des Pays-Bas on découvrait que ce n'était que menterie[1]. Tout ceux qui disait qu'en votant non, les citoyens obligeraient les technocrates et les gouvernements à revoir le texte pour y introduire plus de social ont bien manipulé les électeurs. Conséquence, la construction européenne s'est arrêtée d'un coup, les états qui devaient encore organiser un référendum s'en sont abstenu, le sujet a été enterrer, et l'on est resté au traité de Nice, célèbre pour être un traité tout aussi efficace que les motions de synthèse du PS pour gagner les élections.

Surtout ne plus s'encombrer du peuple. Il ne comprend rien et ne fait que contrarier ceux qui savent pour lui. En plus c'est tellement compliqué toute cette Europe, comment voulez-vous lui expliquer ?[2]

C'est extraordinaire tout de même. Dans une Europe qui n'est composée que de pays dit "démocratiques", que le peuple fasse si peur aux décideurs. Le traité de Lisbone a donc été exclusivement ratifié par les parlements. Ben oui, vous expliquent les constitutionnalistes et juristes, les députés sont l'expression du peuple, ils peuvent donc s'exprimer à sa place lorsque l'on ne veut pas lui demander son avis à ce bon peuple. Rien à redire, c'est légal. Le gouvernement ne se gène pas pour s'essuyer les pieds sur le parlement à longueur de projet de loi en imposant le retrait des amendements qui ne lui plaisent pas à sa majorité, ou en faisant voter certains textes dans l'urgence ou à 3h du matin.

Souillé

J'ai beau être farouchement européen et absolument convaincu que le traité constitutionnel malgré ses imperfections était une avancée pour tous les européens, j'ai du mal, même beaucoup de mal, avec la méthode employée pour nous imposer ce texte. Et sincèrement, je n'arrive pas à me réjouir à l'idée que le non irlandais n'est finalement pas si grave. Comment dire, un sentiment désagréable de gâchis. Ce projet européen qui devrait être enthousiasmant pour un européen convaincu comme moi, semble souillé, déprécié. Un peu comme ces beaux immeubles tout neufs qui à peine 1 an après ont les enduits qui se décollent, les portes qui ne ferment plus et le marbre qui gondole.

Plan B

Alors on apprend dans l'article de Mariane[3] qu'il y a un plan B cette fois-ci. Ils ne se sont pas laissé avoir. Sauf qu'en fait ce sont de simples exceptions, qui vont être proposées aux irlandais. Une usine à gaz de plus, un cas particulier de plus, bref une source de plus de complexification du "machin". Sans compter que le machin va pas être plus simple à gouverner. Un gâchis. Le beau projet européen va se faire engloutir dans l'administration, comme s'il ne l'était pas déjà trop. Fini la politique qui change la vie, vivent les tractations et les rapports de force. Ça va être dur de rêver d'Europe :(

Notes

[1] J'adore ce mot et je ne sais jamais comment le placer dans un texte ou une conversation. Il m'évoque la générosité paysanne, le bon sens, une alternative colorée au mot mensonge qui pourrait être tout les jours utilisé plutot que langue de bois, bien trop indulgent.

[2] On dirait que cela ne vient à l'idée de personne qu'il faudrait au moins essayer, il est parfois surprenant ce peuple.

[3] Les Irlandais ont rejeté le traité de Lisbonne… So what ? et Traité de Lisbonne : bien sûr qu'il y a un plan B !.

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mardi 1 avril 2008

Estrosi se voyait déjà...

Non content de cumuler la présidence du Conseil Général des Alpes Maritimes et son nouveau siège de maire de Nice, Christian Estrosi envisage de devenir secrétaire général de l'UMP à la place de Patrick Devedjian, comme nous l'apprend le Figaro dans "plus personne ne travaille à l'UMP".

Avec un peut de chance il va aussi briguer la présidence de la CANCA (communauté d'aglo) le 18 avril prochain. Comme ça on est sûr qu'il pourra pleinement s'investir dans ses mandats.

Et ce n'est même pas un poisson :(

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jeudi 27 mars 2008

Historique du centre

Koz cède la plume à Dang sur son blog pour un historique du centre très intéressant, bien qu'un peu orienté dans certains raccourcis ou dans la conclusion, mais cela n'enlève rien à l'intérêt que l'on peut y porter, bien au contraire : Lecanuet, Poher, Bayrou…même combat (perdu ?).

Si vous n'avez pas la patience de lire tous les commentaires, pourtant plus riches qu'à l'accoutumé sur ce blog, je vous invite expressément à lire celui de FrédericLN qui complète très richement le billet. Il met comme point d'orgue du projet politique porté par Bayrou et certains de ses illustres prédécesseurs dit centristes, les institutions.

Lire aussi le commentaire de Thaïs sur la transversalité et une réponse de l'Hérétique sur le programme du MoDem. On notera aussi dans le commentaire de MamboJean le fait qu'il souligne l'intérêt d'une 3ème voie.

Remise en contexte : Pour ceux qui ne connaissent pas ce blog, parmi les commentateurs vous croiserez Lisette, l'Herétique et FrédericLN qui sont des MoDem très actifs dans la blogosphère, de passage ou réguliers sur le blog de Koz, brillante plume, qui a méticuleusement étrillées Royal et Bayrou durant la précédente campagne présidentielle, avec talent et/ou mauvaise fois selon son humeur ou ce qu'avaient fait ses victimes.

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vendredi 21 mars 2008

Réponse polie au nouveau centre

Les rares fois où je m'exprime sur le blog du vice président de l'assemblée, député, conseiller général, conseiller municipal (on va arrêter là la liste) du Nouveau Centre des Alpes Maritimes, c'est en général pour le retoquer sur une ânerie qu'il dit concernant le MoDem.

Il paraitrait que je suis agressif... tsss... c'est mal me connaitre. Alors je vais faire dans le concret, les chiffres, on ne pourra pas dire ensuite que je suis méchant avec lui. Ne me remerciez pas, je suis comme ça, il me reste encore un peu d'affection pour l'homme.

Nous apprenons donc que les résultats du Nouveau centre sont (ici et ):

  • > 2500 élus locaux
  • 30 maires de communes de plus de 2500 habitants[1]
  • 43 conseillers généraux[2]

Pour le MoDem nous avons donc[3] :

  • > 2000 élus
  • 35 maires de communes de plus de 10 000 habitants
  • une cinquantaine de conseillers généraux

Soit à la louche, le même poids en terme d'élus. Faut-il que je soit perfide en ce qui concerne les manières d'obtenir ces élus ? Je me retiens, mais les commentaires restent ouverts...

Pour info, les résultats des Verts qui jouent au PS le même rôle que le NC à l'UMP, supplétif et caution centriste pour l'un, écologique pour l'autre[4]:

  • 32 maires Verts
  • 11 conseillers généraux

On notera que contrairement au NC, les Verts se posent la question de leur relation avec le PS[5] : "On ne peut concevoir des relations uniquement sur la matraque et les rapports de force qui confinent à l'hégémonie", juge Jean-Vincent Placé, chef de file des Verts francilien.

C'est bien l'UMP et le PS qui ont gagnés, en redonnant de la force au bipartisme, tant médiatiquement que politiquement. Il ne va pas falloir s'endormir sur les 15% du MoDem, il faut les faire fructifier, et de préférence avec un engrais éthiquement acceptable, parce que la mixture utilisée par le NC pour croitre est loin d'être à mon gout...

Notes

[1] On notera perfidement que tous les journaliste parlent de ville de plus de 10000 habitants comme seuil...

[2] Liste obtenue ici.

[3] Résultats fournis ici

[4] Les Verts sont moins lèche bottes et surtout ont un autre objectif que celui de constituer un partis d'élus. Source ici

[5] Source

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