Citoyens prenez le pouvoir

Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

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mercredi 28 mars 2007

Bienvenue à Disneyland

J'ai annoncé dans un précédent commentaire que j'irais faire un tour en ségoland. Voici le premier opus.

Alors comme ça je me suis rendu au meeting à Nice de Ségolène Royal. Autant vous le dire tout de suite, j'ai été très déçu. Je ne m'attendait pas à ce qu'elle me retourne, mais au moins avoir de la matière à réfléchir, s'interroger et critiquer. Je me retrouve à critiquer la forme en l'absence de fond. Trois mots résument mon sentiment : vacuité, manipulation et Disneyland.

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dimanche 25 mars 2007

Recyclage d'affiche

J'étais un peu à cours d'affiche hier soir, alors je me suis amusé avec mes ciseaux pour recycler les affiches du meeting du 15 mars. Ceux qui les connaissent reconnaitrons les morceaux.

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mercredi 21 mars 2007

Changer le paysage politique

Depuis mon petit coin de blogosphère j'ai répondu à de nombreuses reprises à cette question récurante : mais avec quelle majorité François Bayrou va-t-il gouverner ?. J'ai depuis cessé car les hordes de militants UMP et PS qui rabâchent cette question sans même prendre le temps de lire les réponses m'ont fatigué.

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vendredi 16 mars 2007

Trop fort

Au cas ou il en aurait qui ne le savaient pas, hier soir se tenait le meeting de François Bayrou au Nikaïa devant environ 4200 personnes[1]. J'ai pris quelques notes et voici quelques idées en vrac qui m'ont particulièrement intéressés[2] :

  1. François Bayrou est arrivé par le haut de la salle et a commencé par un bain de foule avec ceux qui ne pensaient le voir que de loin.
  2. Le rassemblement est le rôle du président.
  3. Il y a des valeurs de gauche, du centre et de droite mais tout comme dans l'exemple de la main gauche et de la main droite qui sont différentes, elles ont obligation de travailler ensemble pour être efficaces, notamment sur des enjeux énormes comme la réforme nécessaire des retraites par exemple.
  4. Les coalitions sont possible dans ce pays, la preuve, le PS et l'UMP s'entendent pour empêcher qui conque d'occuper le pouvoir à leur place.
  5. Nous sommes dans une situation[3] qu'ils n'avaient pas imaginé car ils n'ont pas regardé les français.
  6. Il faut restaurer le droit du citoyen à se faire entendre. La démocratie n'est pas faite pour protéger les majorités, mais les minorités.
  7. Ce n'est pas en sifflant ses adversaires, mais en tirant les français vers le haut qu'il veut faire de la politique.
  8. La réforme du parlement doit interdire de voter si l'on est pas là, les votes des députés seront sur le net et ils ne seront payés que s'ils sont présent.
  9. Les haut fonctionnaires ne doivent plus être nommés par copinage mais pour leur compétence. Notamment pour les poste de contrôle de l'état, les nominations se feront avec un vote des 2/3 ou 3/4 de l'assemblée.
  10. Ce rassemblement était "sous-titré" en langage des signes.
  11. Actuellement, chaque jour, l'état dépense 20% de plus que ce qu'il encaisse.
  12. La réforme des retraites doit prévoir de tenir compte de la pénibilité du travail. Ceux qui ont une espérance de vie la plus courte partent en général les plus tard à la retraite[4].
  13. Les décisions importante comme le traité constitutionnel ou la réforme des retraites se feront en conduisant les français à la responsabilité, donc par une longue phase de négociation et d'explication, suivie d'un référendum. Le citoyen doit devenir un partenaire et non pas essayer de le séduire.
  14. Pour les enjeux de notre pays et continent, les jeunes français doivent être les mieux formé au monde. Nous avons déjà une école maternelle exemplaire. Les enfants qui réussissent vivent dans des familles où l'école est respecté. La classe de terminale doit être une classe propédeutique à l'université[5].
  15. Je déteste le mot de sénior, je ne m'y retrouve pas !
  16. Liberté, égalité, fraternité sont des vertus de résistance.
  17. On ne peut pas penser tout seul (en parlant de l'Europe).

Je reviendrais sur certains de ces sujets dans les jours qui viennent, notamment pour les détailler, ce format télégraphique n'étant pas très explicite pour ceux qui n'y étaient pas. En tout cas, cette réunion publique a été encore une fois un moment fort car François Bayrou est apparu sincère et surtout avec la carrure d'un président ayant une vision. La vision de la France dans ses réalités, ses potentiels et ses difficultés.

Notes

[1] La salle était en configuration 4000 places assises et il y a avait beaucoup de monde dans les travées, à la louche 200 à 300 personnes.

[2] Je les reprend avec mes mots car mes notes n'étaient pas très précises.

[3] Bayrou à plus de 20%

[4] Citant comme exemple les maçons.

[5] Classe de préparation : quant je vous dit qu'il veut élever les citoyens, même avec le vocabulaire.

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dimanche 11 mars 2007

François Bayrou à Nice le 15 mars

François BAYROU sera heureux de vous retrouver au Palais Nikaïa de Nice, le jeudi 15 mars 2007 à 18H30

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dimanche 25 février 2007

Convention du FN

J'étais en train de zapper et je suis tombé sur le direct de BFM-TV où Jean Marie le Pen faisait son discours à la convention du FN. Je n'aime pas le personnage, mais j'ai voulu écouter un peu ce qu'il disait.

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jeudi 22 février 2007

C'est pour quand la 6ème république ?

6eme République

En ce moment la blogosphère bruisse des hypothèses d'un François Bayrou président. Tous le monde de se poser la question de comment fera-t-il pour gouverner ? J'ai quelques idées, partagées par d'autres que j'ai développé dans les commentaires d'autres sites. Pour faire court, au lendemain de l'élection présidentielle, François Bayrou proposerait la constitution d'une majorité présidentielle, ouverte à d'autres partis et d'autres personnalités, pour tacher d'obtenir une majorité au parlement.

Ok, admettons qu'il réussisse. Dans ce scénario, le parlement élu ne serait toujours pas représentatif de la population, même si en s'ouvrant aux écologistes par exemple, ces derniers pourraient avoir plus de sièges que les strapontins proposés par le PS. Donc le besoin d'un passage à un vote avec une dose de proportionnelle sera toujours présent.

A quel moment passe-t-on à la VIème république et sa réforme du mode de scrutin ? Comment va-t-il expliquer aux électeurs qu'il dissout l'assemblée qu'ils viennent de lui donner avec la majorité présidentielle durement acquise ?

Bon alors disons qu'il ne dissout pas tous de suite, mais gouverne avec les règles de la Vème république. Comment donc sortir enfin des clivages et du bipartisme avec cette constitution. En quelques mois tout risque de se remettre en place comme avant, la majorité présidentielle étant tentée de se constituer en parti et donc de reproduire ce que les autres ont fait avant, à savoir refuser de partager le pouvoir. Car ne nous leurrons pas, si Bayrou est un honnête homme, il n'y a pas de raison qu'il y ai plus de sincères et de dévoués élus après qu'avant. Le renouvellement ne suffira pas à se débarrasser des arrivistes, claniste et autres gens d'appareil qui pourrissent le système.

Il n'y a que le passage à un autre mode de scrutin avec de nouvelles règles qui puisse permettre de faire ce salutaire appel d'air dont la politique française a besoin. J'attends avec impatience un éclaircissement de François Bayrou sur son idée de mise en oeuvre de la 6ème république. Si quelqu'un a une hypothèse ou des sources...

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mercredi 7 février 2007

Désenchantement citoyen : éclairage sur les forces contradictoires au sein d'un parti

A la lecture de nombreux blogs citoyens on retrouve parfois dans le billet, mais quasiment systématiquement dans les commentaires cette espèce de désenchantement du citoyen qui ne se retrouve pas dans la campagne présidentielle que nous vivons. J'ai commencé à répondre dans un fils d'un billet de Filaplomb, et puis j'ai voulu être un peu plus complet et donc je poursuis le sujet ici.

Je suis surpris qu'en étant des citoyens actifs, de ceux qui cherchent l'information et la digère, nombreux n'arrivent pas à franchir la porte d'un parti politique pour aller voir ce qui s'y passe. Je ne dit pas prendre sa carte, mais d'aller voir.

J'ai poussé la porte de l'UDF il y a 1,5 an et j'ai découvert, non seulement des gens intéressants (mais il y en a ailleurs) mais surtout une meilleur compréhension des mécanismes qui régissent un partis politique : un partis est toujours tiraillé entre une idéologie doctrine[1], le recrutement et l'obligation de victoires électorales. Il est impossible de faire abstraction de l'un des paramètre. Une fois cette donnée aquise, il est plus facile d'être indulgent et de voir qu'ils ne sont pas tous pourris[2].

Dans un monde idéal[3], un parti devrait pouvoir exister juste avec des idées à défendre. Mais dans le vrai monde (la vraie vie diront certains) il en est tout autrement :

1) Recrutement :

  1. Il faut recruter des électeurs, des sympathisants et des militants pour exister, donc pour les attirer, tenir un discourt simplifié pour aller droit au but, que certains ne se gênent pas de rendre populiste. Et même si ces électeurs, sympathisants et militants sont capables d'apprécier un discours plus étoffé, de toute façon, les médias ne les relaient pas.
  2. Il faut aussi motiver et impliquer les militants et sympathisants pour que même ceux qui n'ont rien à dire aient le sentiment d'être écoutés. Où l'on voit fleurir des ''débats participatifs'' bidons, des forums sur internet que personne ne lit, des plateforme de blogs, des questionnaires sans dépouillement... Tous les partis ne cèdents pas à ces sirènes, mais il faut des cadres attentifs.
  3. Il est nécessaire de disposer de relais de l'idéologie la doctrine dans toute la société pour la faire descendre, mais aussi des capteurs pour percevoir la société et faire remonter vers la tête. Un peu comme un système nerveux, même si hélas certains utilisent le réseau non pas pour véhiculer l'idéologie la doctrine et l'amender, mais au service de l'intérêt personnel et de la prise du pouvoir d'une minorité.

2) Gagner des élections

  1. Accéder au pouvoir pour mettre en oeuvre l'idéologie la doctrine. C'est la fonction première d'un parti politique. Bien sûr, hélas, il y en a qui voit dans l'accès au pouvoir d'abord un gain personnel plutôt qu'une passerelle pour mettre en oeuvre une politique pour laquelle ont a été élu. J'aime à penser que ce n'est pas la majorité, mais les passants que je croise dans la rue ont tous l'air convaincu du contraire.
  2. Etre élu est aussi vital pour financer le parti. C'est le financement publique des partis qui dépendent du nombre d'élus et du nombre de voix.
  3. Dans la conception de certains partis [4], détenir le pouvoir est aussi un moyen de remercier les amis qui ont permis de l'obtenir. C'est malheureusement très humain comme déviation mais il est possible de lutter contre avec la ré-instauration des contre-pouvoirs qui ont disparus, notamment dans notre département avec le monopole d'un seul parti sur tous les pouvoirs locaux.

Face à ces contraintes que vivent les partis politique, seuls des militants intègres et une modification des règles du systèmes politique peut permettre de rétablir l'intégrité et les contre pouvoirs qui manquent. Je croix que c'est possible. J'ai croisé des élus passionnants, dans ma fédérations et lors des universités d'été. Des gens qui veulent utiliser le parti pour mettre en place une politique. La nouvelle génération n'est plus disposée à jouer les petits soldats dociles, c'est pourquoi les partis ont le devoir de se protéger dans leurs statuts des arrivistes et de revenir aux fondements de la raison d'être d'un parti : faire triompher des idées et non des clans[5].

Notes

[1] Ben oui, c'est pas toujours évident, mais c'est quant même le fondement du rassemblement.

[2] Je vous promet que j'ai rencontré des gens ambitieux, intelligents, qui parlent bien et qui disent la vérité, respectant leurs électeurs et faisant leur boulot d'élus consciencieusement et honnêtement, si si !!

[3] Je ne le décrirais pas ici, mais ça fait plusieurs siècles que de grands écrivains en parlent

[4] L'UMP pour ne pas les citer, mais aussi les communiste du temps où il avaient encore du pouvoir et dans une moindre mesure le PS. L'UDF en son temps l'a fait aussi, mais il semble que François Bayrou ait décidé d'y mettre fin.

[5] C'est sûr que pour l'UDF c'est beaucoup plus facile de reconstruire lorsque l'on repart de zéro comme en 2002.

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lundi 29 janvier 2007

L'épouvantail Le Pen

Tractage à Nice avec les jeunes UDF Lorsque je distribue des tracts j'adore lorsque les gens m'interpellent sur des sujets qui les préoccupent. C'est intéressant à plusieurs titres. Tout d'abord c'est bien sûr ainsi que l'on apprend les gens, que l'on se sensibilise à leurs attentes et leur vision des problèmes et des solutions. Ce sont aussi des moments privilégiés pour parler idées et rentrer dans une conception de la société ou un projet et d'exposer ce projet ou cette idée aux autres réalités, afin de remettre en perspective le propos, mais pas forcément avec sa propre perspective. C'est enfin pour moi le moment où je peux défendre l'idée que la politique ne doit pas rester aux mains des politiciens mais que les citoyens doivent s'en emparer, simplement en votant juste, ou plus activement dans des associations, des partis ou des syndicats.

Quelle n'est pas la surprise de mes interlocuteurs lorsque je leur dit d'aller lire le site web d'un autre candidat que François Bayrou, d'interpeller le responsable de l'association de quartier pour qu'il relais leur message à leur maire, ou d'écrire à leur député ou sénateur. Lorsque mes interlocuteurs ont compris que je n'était pas un militant intégriste, la question qui revient le plus souvent est le vote utile et la crainte de retrouver encore une fois Jean-Marie Le Pen au second tour.

Ma réponse est invariablement la suivante : il ne sera jamais élu, il a une base électorale de 15% au très grand maximum. Même s'il se retrouvait face à Ségolène Royale et qu'une partie des électeurs de l'UMP reportaient leur vote sur Le Penible au lieu de Pimprenelle il ne pourrait pas faire plus de 35%. Et comme juste avant ils m'ont dit qu'ils en avaient marre de Sarko/Ségo en boucle et que c'était la même chose (et là c'est pas moi qui le dit), je pose tranquillement la question : puisque vous venez de me dire que Sarko/Ségo c'est la même chose, où est le problème de voter pour l'un ou pour l'autre au second tour s'il n'en reste qu'un face au Pénible ? Un blanc de quelques secondes, une moue songeuse, une protestation de principe, mais finalement mon interlocuteur(trice) reconnaît que Le Pen n'est qu'un épouvantail pour les empêcher de voter pour qui ils veulent au premier tour.

Mesdames et messieurs libérez votre vote. Et si vous le faite, sans même que je vous laisse un tract, je sais vers qui la majorité d'entre vous se tournera...

Tag : net-campagne, Le Pen

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dimanche 28 janvier 2007

La campagne de Domique Voynet commence, enfin !

Mais que fait donc cette annonce sur le blog d'un militant de l'UDF ? Et bien voyez-vous je ne me contente pas de suivre mon candidat préféré dans tous les médias et à vous faire part de ses propos, j'écoute aussi, souvent plus distraitement, les autres candidats, notamment ceux qui font autre chose que de la com.

Hiers après midi a donc été officiellement ouvert le site de campagne de Dominique Voynet. Un site créé en flash ce qui autorise de jolie animation mais pose un problème pour faire des copies des textes, sans parler de la musique qui est passablement gonflante au bout de quelques minutes de navigation. Clairement, l'objectif de ce site est la simplicité. Les propositions sont présentées de manière concises, pas de chiffre, pas d'effet de style. C'est joli, mais je suis un adepte du texte et de l'html, donc ça ne me parle pas, mais on s'en fout. La question est est-ce que les journalistes et les blogonautes lirons ces propositions ou continueront-ils à ne commenter que les bourditudes et le changement tranquille dans la continuité ?

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vendredi 26 janvier 2007

Diversité

Je rebondi au billet de lesyeux, le CSA et Rachid Arhab, dans lequel elle se demande quand cessera-t-on de souligner l'origine des hommes et des femmes quand tout un chacun s'accorde à reconnaître que c'est lorsqu'on ne le soulignera plus que ce problème n'existera plus.

En effet nous sommes dans une société qui est encore trop sectaire et attachée à des différences que l'esprit reconnaît superficielles. Cependant, dans l'évolution de la société pour tendre vers cette indifférence souhaitée, ne doit-il pas y avoir une période de transition durant laquelle on force la représentation des minorités visible puisque cela ne se fait pas tout seul ?

Un exemple, en Californie, premier parmi les états à rendre leurs universités mixtes il y a quelques décennies, on parlait il y quelques années de supprimer les quotas ethniques aux entrées. Cette si détestable discrimination positive aurait donc fait sont effet sur la société, qu'il semble possible à certain de s'en passer.

Cet exemple ne concerne bien sûr que la société américaine. Mais alors que l'UDF propose de changer les institutions (6ème république) pour, entre autre, introduire de la diversité, notamment au parlement, il faudra bien se poser la question de comment fait-on pour l'y faire entrer cette diversité (couleur, origine, métier, âge). Car on en est très loin. J'ai affiché à côté de mon bureau un poster des parlementaires de l'UDF et l'on est loin de la représentativité :

  • à l'assemblée, une seule femme sur 30. Aucun coloré.
  • au sénat, 7 femmes sur 33 et seul les 2 sénateurs(trices) de Mayote et la Réunion sont noir (c'est déjà pas mal). Non contente d'être femmes, les sénatrices sont aussi les plus jeunes (44 ans).
  • au parlement européen, il y a la parité mais pas plus de couleur ou de jeunesse.

Donc quelles sont les propositions de l'UDF pour remédier à cette absence de représentativité des parlements :

1) Le mécanisme, simple, reposerait comme en Allemagne sur l’utilisation de deux bulletins de vote : le premier pour l’élection directe du député, dans le cadre de la circonscription, le second pour l’expression d’une préférence politique en faveur d’une liste (nationale ou régionale). La combinaison de ces deux principes (majoritaire et proportionnel) n’est pas nouvelle, elle inspire déjà, partiellement, la composition des conseils municipaux et régionaux. (source). La proportion de députés élus au scrutin de liste serait d'environ 20% pour Pierre Albertini et de 50% pour François Bayrou.

2) Un mandat unique pour les députés (pas de cumul) pour libérer des places pour les jeunes et les autres type de compétences. Rudy Salle propose également d'interdire le cumul de certaines responsabilités (maire de grande ville et président d'aglo par exemple).

Avec ces deux propositions, il y aura un appel d'air en politique et il sera possible de proposer, notamment sur les scrutins de liste, des personnalités qui ne seraient sinon pas élue dans le cadre de scrutin uninominal à 2 tours. En plus de faire entrer au parlement des représentant des listes minoritaires qui font au moins 5%, on imagine aisément que ce pourrait être pour les grands partis, la possibilité d'ouvrir les portes du parlement à des personnes handicapés, à la peau de couleur ou de la société civile (je n'aime pas ce terme)... La question se pose alors de comment on accepte le fait de constituer des listes avec des personnes EN CHOISISSANT ces représentants des minorités visibles.

On retombe là sur le problème de début de ce billet énoncé par lesyeux, tans que l'on choisi quelqu'un parce qu'il est noir ou qu'elle est une femme et non pour ses compétences, on lui dénie cette indifférence gage d'égalité.

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vendredi 12 janvier 2007

Projet économique : différence Sarkozy Bayrou

Je n'ai pas encore lu en détail les 2 programmes, mais je vous livre ici une impression suite à des discussions avec des personnes de mon entourage.

De mon point de vue, une des principale différence entre Sarkozy et Bayrou concernant la conception du libéralisme, est que l'un compte sur l'enrichissement d'un maximum d'individus pour protéger les fragiles (principe du libéralisme) et l'autre considère l'économie de marché (le libéralisme) que comme un élément (le moteur de la voiture) afin de financer une protection social.

En fait la protection sociale qui fait partie de notre culture européenne n'est pas un problèmes pour les entreprises à condition que toutes payent de la même manière. Une fois que les règles du jeu sont définies, tous le monde joue avec. Ceux qui perdent s'en prennent tjs à l'arbitre...

Les orientations économiques du gouvernement vont définir ces règles du jeux. Si globalement, quelque soient les règles, les entreprises s'y retrouveront, la question est plutôt en ce qui concerne les salariés : le choix d'un type d'orientation économique va-t-elle en laisser plus ou moins sur le bord de la route ? Et comment gère-t-on les fragiles ?

Je dirais que dans la première approche (celle défendue par l'UMP) on laisse partir les meilleurs devant pour débroussailler en se disant que ça facilitera la tache des autres s'ils arrivent à suivre. Dans la deuxième approche (celle du PS), on avance doucement mais on débroussaille tous ensemble.

Et puis la synthèse des 2 (approche centriste) c'est les meilleurs débroussaillent devant, mais attendent les autres.

C'est clairement cette dernière approche qui correspond à la culture et à l'identité française, voir même à quelques nuances près européenne. Pour le coup Bayrou et DSK sont en phase avec la société et ne propose pas de "rupture", juste des aménagement des règles du jeu.

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lundi 8 janvier 2007

Le site de campagne est ouvert

Ca y est le site de campagne de François Bayrou pour la présidentielle est ouvert. Il y a quelques jours, il n'y avait qu'une page d'attente.

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dimanche 7 janvier 2007

Voeux ou auto-promotion

Dans l'entreprise où je travaille, nous avons reçu une carte de voeux de Christian Estrosi. En en discutant avec mes collègues, nous nous sommes demandés qui finançait une carte de voeux envoyée aux entreprises. Cette carte est éditée par le conseil général des Alpes maritimes, et c'est donc en tant que président du dit conseil qu'il nous envoie cette carte.

J'ai au passage réalisé qu'un député qui envoie ses voeux le fait avec ses indemnités parlementaires et qu'en plus ces dépenses sont à déduire des dépense de campagne car nous sommes en période pré-électorale. Mais notre Ministre-Député-Président de conseil, lui ne verra pas cette missive dans ses comptes de campagne car c'est l'institution qui émet la carte et non lui.

Sauf que si c'est le conseil général des Alpes Maritimes qui est l'émetteur, c'est alors dans le cadre des relations de client/fournisseur qui existent entre un service et mon employeur. Dans ce cas là, j'aimerai bien savoir à quoi rime cette carte. Pour nos autres clients, se sont nos interlocuteurs qui au nom de leur entreprise ont signé la carte de voeux, pas le PDG. Le conseil général n'est donc pas en mesure de communiquer de manière personnalisée avec ses fournisseurs ou alors son président à la main mise sur les fichiers. Dans les 2 cas ce n'est pas une évolution très glorieuse du conseil général.

Tag : net-campagne, fripouille, magouille, Alpes maritimes, Conseil général

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jeudi 4 janvier 2007

Bayrou c'est comme Arte

Bayrou c'est comme Arte, tout le monde dit que le programme est super mais personne ne le ...

Voilà une citation qui illustre bien l'état d'esprit de bon nombre de personnes avec qui je discute. En effet, François Bayrou bénéficie d'une réelle côte de sympathie et il arrive très très majoritairement en deuxième position des intentions de vote.

Lors d'une rencontre avec un militant alter-mondialiste, ce dernier me disait même avec un grand sourire en me félicitant, je ne voterais pas pour lui, mais tous les gens de droite que je rencontre je leur dis de voter Bayrou !.

Lors des distributions de tracts de l'UDF dans la rue ou auprès des commerçants, j'ai toujours un accueil favorable ah oui Bayrou, il est bien... il dit des choses vraies... il est sincère... mais juste après ils ajoutent vous pensez qu'il fera plus de 10% ?... je voterais pour X pour ne pas avoir Le Pen au second tour.... Arg comment je leur explique que Le Pen c'est l'épouvantail pour ramener les oiseaux dans la volière, comment je leur dis que les média leur bourrent le crâne ?

La question est comment faire que les électeurs, au moment du vote, passe de la sympathie à la confiance envers Bayrou ? Une piste passe peut être par les sondages. En effet, si le candidat soutenu par l'UDF dépasse 14% des intentions de vote et que le duo de communiquant repasse sous la barre des 20%, il devrait y avoir un effet de libération de l'électorat qui s'affranchira du vote utile pour exprimer ses vrais choix. Aussi paradoxal que ça puisse paraitre, les sondages qui sont actuellement utilisés pour orienter le débat, pourraient enfin l'ouvrir à l'approche de l'échéance.

Tag : net-campagne, bayrou, UDF, sondage

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mercredi 3 janvier 2007

Électrochoc politique

Ce billet est une réponse au texte de Thierry Crouzet que je vous suggère de lire avant et notamment les commentaires.

Acte 1. Je commence par créer un électrochoc et faire un signe fort aux Français. Je me retire de l’UDF... et ...créer un nouveau mouvement...

Techniquement parlant, l'UDF a été méchamment amochée en 2002 et l'UDF d'aujourd'hui a profondément évolué depuis. Donc créer un nouveau mouvement est déjà une tâche à laquelle François Bayrou s'est attelé. D'autre part, si cela à un sens pour les présidentielles, c'est suicidaires pour les législatives qui sont une élection de partis (il faut faire avec). Hors l'énergie qui est "dépensable" pour une élection n'est pas sans limite (militants, finance, temps) et donc pour une organisation sans beaucoup de moyens il faut mutualiser les 2 élections. Je sais ça ne fait pas très utopie, mais le pragmatisme permet aussi de gagner des élections. Dire que pour gagner il faut s'affranchir des moyens n'est pas très réaliste. N'oublions pas que pour mettre en oeuvre une politique, à un moment ou un autre il faut gagner les élections.

Acte 2. Je reprends le slogan d’Howard Dean : « Vous êtes le pouvoir » et j’affirme que je mettrai en œuvre la politique voulue par les Français.

Aie, ça ressemble à la démocratie participative de Ségolène Royale ça. Je ne suis pas Bayrou, mais je pense pouvoir dire que ce n'est pas sa démarche. Il écoute, il consulte, mais IL décide et oriente. Il gouverne quoi. Ça n'est pas très 5ème pouvoir, mais c'est aussi ce qui est attendu d'un chef d'état. En revanche, redonner du pouvoir aux contre-pouvoir fait partie de son projet, ce qui est un moyen de respecter le pouvoir des citoyens (séparation média/argent, proportionnelle, 6ème République).

Acte 3. Le gouvernement, les assemblées, les municipalités, toutes les institutions, doivent représenter tous les Français. J’introduis donc un principe de proportionnalité intégrale.

La proportionnelle intégrale, j'ai personnellement des doutes sur la gouvernabilité. Par contre, c'est un projet de l'UDF d'introduire une dose de proportionnelle suffisante pour que les assemblées soient représentatives. Dans la démarche de l'UDF (Bayrou y est pour quelque chose), il y a nécessité d'orienter (à la façon de la loi sur la parité) et non de laisser faire. Sinon, ce sont encore les plus forts qui seront les mieux représentés (cas des candidats noirs par exemple, qui ne seront élus au parlement, dans un premier temps, qu'en permettant aux partis de les faire élire hors circonscription).

Acte 4. Je fais du développement durable le projet de mon mandat.

C'est le 2ème des piliers de son projet, derrière l'éducation (de mémoire, lors du discours de clôture de l'université d'été).

Bon voilà, ça c'est les réponses d'un militant UDF. Je partage cette idée que François Bayrou devrait quitter la présidence de l'UDF pour la campagne présidentielle. Marielle de Sarnez qui est la vice-présidente serait toute indiquée pour lui succéder.

Tag : net-campagne, bayrou, UDF, proportionnelle, démocratie, république

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lundi 1 janvier 2007

L'année va être longue

Ce matin, alors que je commatais sous la couette après le réveillon, j'étais en train de m'imaginer faire un discours de remerciement à François Bayrou.

Chers amis, sympathisants et militants, passants ou fidèles, Rudy(*), monsieur le président... de l'UDF, je prends la parole pour vous raconter (brièvement) ce qui m'a fait devenir un militant de l'UDF.

Même si le terrain était favorable car j'ai toujours été un électeur de l'UDF, c'est le référendum du Traité constitutionnel européen du 29 mai 2005 qui a été le déclencheur. Mes voisins et relations se souviennent qu'à cette époque je voulais convaincre tout le monde. Je répondais de longs email argumentés à ceux qui me transmettaient ce fameux email du pseudo professeur de droit Etienne Chouard qui circulait à l'époque sur internet pour appeler au non. Je n'avais pas ma carte, j'avais même peur d'être encarté comme on dit, mais déjà je militais.

Le résultat du référendum a été un sacré coup de pied au derrière. Bon, alors j'irais voir si en étant dans un parti politique je pourrais être plus efficace à soutenir le projet de société que j'avais. Me voilà parti quelques semaines plus tard à l'université d'été des Jeunes UDF. J'y ai écouté pour la deuxième fois François Bayrou en entier dans le texte, prendre son temps pour partager avec nous ses réflexions sur des orientations pour redresser notre pays, réflexions allègrement pillées aujourd'hui par les autres partis politiques.

J'y ai rencontré des gens qui croient tous que l'on peut changer la vie de ces concitoyens lorsque l'on est élu, qui défendent l'intérêt général, l'investissement dans la chose publique, bref la citoyenneté comme je la rêvais.

Aujourd'hui je suis encarté et fier de l'être, mes collègues et amis qui critiquaient les hommes et femmes politiques en les traitants de tous pourris, se disent maintenant que ce n'est pas forcément vrai, que la chose publique n'est pas si simple. Et s'ils doivent en citer un qui se bas pour des idées et pas uniquement pour la place, même les plus rétifs citent François Bayrou.

Je suis aujourd'hui fier et heureux de défendre avec vous tous, et avec François Bayrou en particulier, un projet de société porteur de sincérité, de réalisme pour TOUS. Merci.

(*) Rudy Salles, député et président de la fédération UDF des Alpes Maritimes.

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