Citoyens prenez le pouvoir

Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

jeudi 3 octobre 2013

JF Copé a trouvé une nouvelle source de financement

De deux chose l'une, soit les adhérents de l'UMP sont des veaux, du moins un suffisamment grand nombre pour que ça vaille le coup, soit leur président, Jean François Copé, les prend pour des veaux[1].

La dernière missive envoyée aux adhérents et sympathisants commence par une dénonciation du projet de réforme pénale présenté par Christiane Taubira. Soit. L'UMP est dans son rôle, même si les arguments peuvent être jugés un peu spécieux selon que l'on adhère ou pas à la critique. En voici un extrait:

Parmi les mesures proposées, la plus étonnante - pour ne pas dire la plus inconsciente - est sans aucun doute le remplacement de l'incarcération des personnes condamnées à des peines inférieures ou égales à cinq ans par une nouvelle « peine en milieu ouvert ».
Oui, vous avez bien lu : plutôt que de construire les places de prison qui manquent, on va libérer des condamnés.
La Gauche nous explique que la prison crée de la délinquance... Mais la vérité, je la connais, et vous aussi vous la connaissez : ce n'est rien d'autre que l'impunité, ni plus ni moins, qui crée la délinquance.

Jusque là donc, le président de l'UMP cause à ses adhérents et sympathisants, rien que de plus normal. Mais là où ça devient hallucinant, c'est dans la conclusion. On s'attendrait à l'encouragement à distribuer un tract, à signer une pétition, à manifester, à en causer autour de soi ou sur les réseaux sociaux pour diffuser cette opinion. Et bien non, voici la conclusion:

C'est pour cette raison que je vous demande de participer dès à présent, par votre don, à cette action forte d'opposition.

Donc la nouvelle forme d'adhésion aux idées de l'UMP passe par le don. Comme pour le théléton, plus vous êtes d'accord, plus vous payez. Il est vrai que Srkz, ne s'est pas contenté de se faire retoquer ses comptes de campagne lors de la dernière présidentielle[2], lui et son équipe ont aussi endetté l'UMP à un niveau jamais atteint avant lui[3], et qu'aujourd'hui le parti est au bord de la faillite, avec une échéance de 11 million à payer avant la fin du mois. JF Copé va devoir être imaginatif pour renflouer les caisses, car le gouvernement ne lui donnera pas des sujets aussi croustillants que le mariage pour tous ou la réforme pénale. Ça va être quoi le prochain UMPton ?

Notes

[1] Allusion évidente au propos d'un grand homme politique, dont JFC n'arrive même pas à la hauteur de la chaussette, et ça c'est mon opinion.

[2] De 10 millions quant même, c'est pas rien.

[3] plus de 44 million restent à payer.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

mardi 9 juillet 2013

Le subventionisme

Je notais l'autre soir que l'essentiel des délibérations du conseil municipal de St Laurent du Var portaient sur des autorisations au maire pour faire des demandes de subventions auprès de l'état, la région, le département ou la métropole. Du coup, pour le profane, le subventionisme est presque l'essentiel de la partie visible de l'action municipale[1].

De l'autre côté du miroir, Eric Ciotti, le président du conseil général, en a parlé pour justifier des coupes dans les budget des associations qui vivent grâce à l'argent du conseil général. Il oubli juste opportunément que toutes les associations ne sont pas des clubs de pétanque, mais que certaines assurent de véritable missions de service publique que la collectivité territoriale leur délègue et n'assume pas directement. Mais bon c'est un détail...

Dans le même genre, je regardais comment fonctionnent les associations sportives que mes enfants ont croisé. Certaines sont presque indépendantes financièrement, hormis pour leur utilisation de locaux. Ces associations quasi indépendantes utilisent certes les infrastructures de la ville, ce qui est tout de même une forme de subvention, mais équilibrent avec les cotisations et évènements leur fonctionnement, qui forcément s’appuie beaucoup sur le bénévolat. D'autres associations sont totalement sous perfusion. En générale elles comportent beaucoup de permanents, la masse salariale étant le plus gros budget.

Si on s'amusait à faire le parallèle avec les communes qui ont besoin de subventions et celles qui en demandent peu, il devrait y avoir des enseignements à tirer[2]. Car en cette période de disette budgétaire, les communes qui ont bâties tous leurs projets sur la subvention se retrouvent en panne de moyen pour les réaliser. Je m'interroge cependant sur le fait qu'aujourd'hui, je vois mal une commune faire l'impasse sur ces demandes de subvention, qui sont de fait un passage obligé. Or ces subventions sont financées par l’impôt, donc du point de vu du contribuable, cela ne représente aucune économie[3]. On a donc en quelque sorte déresponsabilisé les communes qui deviennent dépendantes des grosses collectivités territoriales, de l'état ou de l'Europe.

Le bon côté de cette déresponsabilisation, c'est la mutualisation des revenus (l’impôt) avec théoriquement de la cohérence dans les projets d'un même territoire[4], le mauvais c'est le clientélisme, puisque le conseil régional ou général favorisera plus ou moins telle ou telle commune selon que son maire est bien en cour[5].

Notes

[1] Il faut quant même faire des dossiers qui tiennent la route pour obtenir une subvention.

[2] J'ai pas les billes pour le faire, mais je certain que toutes les communes ne sont pas égales devant la demande de subvention.

[3] Je ne parle bien sûr pas de l'énergie qu'il faut dépenser pour les obtenir et allouer...

[4] On en est loin, mais c'est tout de même ce vers quoi l'on devrait tendre.

[5] Il y a des retournement de veste qui peuvent se regarder justement à l'aune des subventions.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

mardi 4 juin 2013

Il est candidat ou pas ?

En ce moment, Nice Matin ne doit pas avoir grand chose à se mettre sous la dent côté politique et du coup, ils essaient de faire du buzz avec ce qu'ils ont.

Donc hier matin, Nice Matin rapporte que les journalistes ont cru entendre lors du conseil municipal de Nice que le maire annonçait sa candidature. Ni une, ni deux, l'info fait le tour de la mediatosphère locale et tweeter s'en fait l'écho

Christian Estrosi, puisque c'est de lui dont on parle, se fend donc d'une conférence de presse pour démentir. Non, non il n'est pas candidat, du moins pas encore, bla, bla, travailler jusqu'au bout de son mandat, bla, bla. Et la marmotte, elle met le papier autour du chocolat...

A quoi sert donc ce démenti ridicule, puisque personne n'a le moindre doute ?

  1. Tout d'abord, il faut savoir que les comptes de campagne commencent au jour de la déclaration publique de campagne. Pour quelqu'un qui a l'habitude de faire financer sa campagne aux frais du contribuable[1], il vaudrait mieux que ce soit la métropole qui paye son début de campagne, sinon il va vite dépasser le plafond.
  2. Le candidat sortant n'a aucune raison de commencer sa campagne trop tôt. Il est dans la place et bénéficie de tous les outils de communication et d'influence.
  3. Le sortant n'a pas besoin de faire d'appel à recruter des colistiers, contrairement à ses opposants, les gens viennent naturellement à lui.
  4. Enfin dans une campagne, une déclaration de candidature est un événement, et donc cela ne se fait pas sur le coin d'une table en chuchotant, histoire d'en tirer le maximum de retombée médiatique.

C'est donc très fâcheux que les journalistes lui cassent son coup. Il n'est pas en campagne "officielle", c'est pourtant simple à comprendre.[2]

Ce qui me chagrine, c'est que personne n'explique cela dans l'article, histoire de donner un peu de sens à la véhémence du maire de Nice dans son démenti[3].

Notes

[1] Je ne parle pas seulement du financement officiel de campagne...

[2] Pour ce qui est de l'officieuse, je me demande qui en doute.

[3] Serait-ce pour faire sentir aux lecteurs qu'Estrosi les prend pour des couillons, ou juste de la flemme des journalistes ?

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

vendredi 17 mai 2013

Tien, le MoDem a encore disparut

C'est singulier, alors que François Bayrou est vu par une part grandissante de la population comme un recourt à l'éfondrement de la confiance dans nos élites, et que les média l'invitent à tout va pour commenter le désastre des affaires politico financières et autres gougnaferie d'hommes ou femmes politiques, dans le même temps, le Mouvement Démocrate disparaît des sondages.

Dans les sondages, on demande pour qui ont voté les électeurs lors de la dernière élection pour les ranger ensuite dans la case statistique UDI. Même chose dans les interview de Nice Matin qui mélange allègrement UDI et MoDem. Donc médiatiquement parlant, Bayrou a le droit d'être une personnalité distinct, mais pas les électeurs.

Éternellement, la politique est représentée sur une ligne, et donc sur cette ligne, le MoDem est à côté de l'UDI. LA POLITIQUE EST UN ESPACE MULTIDIMENSIONNEL, c'est pourtant pas compliqué à comprendre, il n'y a pas que la gauche et la droite. Quelle est donc cette volonté ou incapacité à ne pas voir les éventuelles différences ou convergences selon d'autres axes. Pourquoi toujours prendre les citoyens pour des incapables en refusant de leur expliquer la complexité ?

Il y a autant de convergences ou de différences entre MoDem et UDI, qu'entre les sociaux démocrates du PS et le MoDem, pourtant ce point là ne doit pas être abordé, il est tabou, le PS étant officiellement, UN, même si personne n'y croit. Les radicaux devraient être des entités, tout comme le MoDem indépendantes avec une idéologie identifiable, mais faute de leader, de porte voix audibles, ils ne sont plus que des antichambre du PS ou de l'UMP, tout comme l'UDI. La diversité induit de la complexité et les journalistes ou sondeurs n'ont plus assez de lignes pour traiter de la complexité, de toute façon les lecteurs ont de moins en moins la patience de lire. La boucle est bouclée, la multidimensionnalité du champ politique n'a plus de lecteur pour la comprendre, il ne reste plus que des visions binaires.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

lundi 13 mai 2013

Bayrou premier ministre ? Mon oeil !

Il y a des trucs hallucinants. Un sondage dit que les français "plébiscitent" l'idée d'un gouvernement d'union nationale avec Bayrou, qu'il est le recours. J'ai du mal à comprendre ce que ça veut dire. Qui imagine que les socialistes le laisseraient gouverner ?

Ça veut dire quoi union nationale ? Le FG fait parti de la majorité mais rêve d'en sortir, l'UDI pantouflarde avec l'UMP qui se complaît dans une opposition binaire. Il n'y a que le FN qui serait content d'un truc pareil.

Alors certes les autres pays européens comme l'Italie, l'Espagne, l'Allemagne et même l'Angleterre fonctionnent avec des majorités hétérogènes au parlement, et la France fait un peu bande à part avec son système électoral binaire, qui fabrique une majorité à celui qui obtient moins de 30% des suffrages. Il n'empêche, faire un sondage qui permet d'imaginer François Bayrou premier ministre est ridicule en l'état actuel des choses, et surtout de l'annoncer comme le recourt.

Il faudrait d'abord une méga réforme des institutions et de la représentativité que jamais les socialistes n'accepteront, ils perdraient leur si douillettes places dans les or de la République, et comme le président Hollande n'a pas l'air décidé à la lancer cette réforme... De toute façon, je ne suis pas certain que les Français soient prêt pour une démocratie parlementaire, mais j'aimerai bien me tromper.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

lundi 8 avril 2013

Et si je publiais moi aussi mon patrimoine ?

Le ridicule ne les étouffe pas, et heureusement pour eux, mais sérieusement, qui va croire les déclarations de patrimoine des élus que l'on voit fleurir tout à coup sur internet ?

Comme dit très justement un des élus des Alpes Maritimes interrogé, ceux qui fraudent ne vont pas le dire. De même les épouses et époux, les enfants, les gendres ou belles filles de parlementaires ne publient pas les avantages qu'ils en retirent. Et ce n'est pas anodin car lorsqu'un élu dépasse le plafond de 11000€/mois[1] il peut reverser l’excédent à ses collaborateurs. Hors les cumulards dépassent souvent le plafond avec des revenus directement liés à leurs activités politiques qui peut dépasser les 13000€/mois. Au passage il n'y a pas que les ministres ou parlementaires qui dépassent le plafond.

De toute façon, comme un parlementaire a obligation de déclarer son patrimoine lorsqu'il commence son mandat et lorsqu'il le termine, afin de prouver qu'il n'y a pas eu d'enrichissement, ces déclarations ne nous apprendront jamais rien. S'il y avait la moindre information, le fisc leur tomberait sur le râble.

Allez, je vous ai alléché avec un titre racoleur, donc pour ceux que ça amuse, je ne possède pas encore ma maison dans le village de St Laurent du Var[2], j'ai un 2 roue de 2001 et un vieux Combi Volkswagen de 1969[3]. Ah oui j'oubliais j'ai pris un crédit pour acheter un petit 2 pièces pour financer notre retraite à mon épouse et moi même. Bien sûr je ne vous dit pas ce que possède ma femme, puisque les élus ne le fond pas. Mes enfants ne sont pas encore en âge de bénéficier des excédents que je n'ai pas. Et je ne finance pas de collaborateur avec les mêmes excédents que je n'ai pas.

Bon ben avec ça vous êtes bien avancé, vous ne savez pas grand chose, tout comme avec les déclarations de patrimoine des élus que personne ne vérifies, car les seules choses qu'elles apprennent c'est ce qui n'y est pas.

Notes

[1] De mémoire, je ne suis pas allé chercher le montant exacte du plafond.

[2] Et oui comme tout le monde j'ai un crédit

[3] Qui est classé comme véhicule de collection quant même.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

mercredi 3 avril 2013

Allons monsieur le président, un peu de courage, faites là cette réforme

Politiquement parlant, il n'y en a qu'un seul pourrait faire pire que ce que l'ex-ministre du budget à fait pour détruire les bribes de confiances qui restent entre les personnels politiques et les électeurs. Monsieur Cahuzac a atteint le tréfonds de l'immondice, lui le ministre chargé de faire respecter par les français le paiement de l'impôt qui truande son propre ministère.

Pour faire pire en terme d'impact dans l'opinion publique, il n'y a que Bayrou. Si le chevalier blanc de la vérité était pris la main dans le pot de confiture, je pense que ce serait la fin, le dernier fil ténu de confiance qui serait rompu.

Après une telle affaire, il me semble que le président de la république devrait profiter de l'émoi causé dans l’opinion publique pour lancer par référendum la réforme du statut des élus, des modes de scrutin ou constitutionnelle que sa majorité refuse avec véhémence alors que c'était une de ses promesse de campagne. Les parlementaires qui l'ouvriraient pour s'y opposer se feraient clouer au pilori de l'opinion publique et nous pourrions avoir une réforme en profondeur de notre 5ème république malade de ses élites.

Et pour bien marquer le coup et souligner que c'est une réforme trans-partisane et pas seulement du PS, en confier sa mise en œuvre à un centriste, pas forcément Bayrou, mais un de ses proche.

Allons monsieur le président, un peu de courage !

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

mercredi 20 mars 2013

Quel problème vais-je créer ce matin ?

La phrase du jour

Je ne me lève pas le matin en me demandant quel problème je vais créer

dite par le ministre de la culture sénégalais, Abdoul Aziz MBAYE, sur France culture ce matin. Soit cet homme est un fin démagogue, soit un politique totalement incompétent, car c'est justement le boulot des politiques de créer des problèmes, par essence, dès qu'ils bougent le petit doigt.

Quant on décide de partir en guerre, de changer le rythme scolaire, de modifier les impôts ou les cotisations sociales, de permettre aux couples de même sexe de se marier et d'adopter, d'allonger le nombre d'années de cotisation pour la retraite, de mettre en chantier un nouvel aéroport ou une nouvelle ligne de tram, de bâtir une salle de sport ou créer une piste cyclable, d'allouer une subvention à une association ou de la supprimer. Bref, un(e) politique qui agit ce pour quoi il/elle a été élu(e) se doit de créer des problèmes et bien sûr leur solutions, ou alors c'est mauvais signe, signe d'un attentisme que je qualifie de coupable, voir une marque d'incompétence.

Bon bien sûr, on est pas obligé d'être d'accord avec les dit problèmes et solutions créés, mais parfois on l'est, voir même on les soutien.

Tout ça pour dire que si la phrase du ministre sénégalais est sympathique et et que l'on est tenté d'y adhérer aux premier abord, il me semble que ce n'est pas dans la bouche d'un ministre que je voudrais l'entendre.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

mardi 12 février 2013

Non cumul des mandats, quelle décision ?

Source: http://www.territorial.fr/Cancel/1/...

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

mercredi 21 novembre 2012

Le psychodrame de l'UMP est affligeant

Je pense que l'UMP a atteint un niveau de ridicule rarement atteint dans un pays dit démocratique pour un parti de gouvernement, à l’exception peut être de l'Italie avec Berlusconi. Cette incompétence démocratique explique peut être les difficultés qu'ont certains des cadres de ce parti avec les principes démocratiques et qu'ils y préfèrent les concepts inspirés des républiques bannières et autre autocraties, comme l'a, à plusieurs reprises, illustré Nicolas Ier, durant sont heureusement éphémère règne à l’Élysée.

En principe, une élection est une chose simple. Dans ce genre de scrutin, la seule source de triche qui était prévisible concernait les fausses cartes d'adhérents, les radiations abusives et bien sûr les procurations. Celui qui dispose du fichier a en effet un énorme pouvoir pour influer la carte électorale du parti, et ça dans tous les partis sans exception.

Je n'ai pas bien compris comment Copé pouvait être candidat et secrétaire du parti en même temps. Le minimum eut été qu'il démissionna de ses fonctions durant la campagne. Martine Aubry l'a fait elle lors des primaires du PS. Je sais c'est symbolique, car même en démissionnant le secrétaire général d'un parti dispose toujours d'une forte influence, mais en politique, le symbole est important, sans compter que si la personne assurant l'intérim est intègre[1], ça peut grandement aider le déroulement des processus électoraux.

Cette élection a aussi montrée la problématique du prisme médiatique et sondagier. L'exposition publique de cette élection interne a donné à commenter par des journalistes qui n'ont pas forcément connaissance de l'intérieur du parti. Des sondages qui donnait Copé très largement battu par Fillon ont été réalisés, oubliant un peu vite qu'un électeur, un adhérent et un militant ne votent pas de la même manière. Les cadres de l'UMP ont majoritairement choisi le "vainqueur" désigné par les sondages, histoire d'être dans le bon camp sans prendre de risque, assurant à Fillon une visibilité médiatique encore accrue.

Dans le petit journal de Canal+[2], des militants UMP avaient été interrogés, et leurs propos ou positions illustraient à souhait la droitisation du parti[3]. Ceci a expliqué les discours limites des candidats: il fallait séduire le militant/l'adhérent, pas l'électeur ! A ce jeux, Fillon n'était pas le plus fort.

Bon je résume:

  • L'UMP n'a pas de chef légitime. Moins de 60 voix d'écart avec des procédures en irrégularité de partout.
  • La commission de conciliation de l'UMP qui s'appelle la CONARE[4] est aux mains des potes de Copé.
  • L'UMP à une dette colossale de 70 millions d'Euro[5] avec en plus sa dotation de l'état qui va passer de 30 à 20 million par an[6].
  • Des rumeurs courent sur une scission de l'UMP, les députés ayant soutenu Fillon pourraient se rassembler dans un nouveau parti d'ici au 30 novembre, histoire de couper une partie des vivres au parti[7]
  • L'UDI attend en embuscade comme une roue de secours pour les adhérents et élus désemparés par ce bordel.

Moi qui croyait que le bordel que nous avions eu lors de la création du MoDem en 2007 était grave, je constate avec soulagement que nous étions des petits joueurs en matière de foutoir :-D

Notes

[1] Si, si, ça existe des personnes intègres dans tous les partis !

[2] Je sais ce n'est pas forcément représentatif.

[3] Localement le député de la 6ème circonscription, Lionel Lucas l'a très bien compris, tout comme Eric Ciotti.

[4] Il faut le faire pour choisir un nom pareil.

[5] On se demande comment c'est possible, et ces gens là donnent des leçon de gestion !!

[6] Au passage on apprend que l'UMP a une amende de 5 million pour absence de parité.

[7] En se rattachant à un nouveau parti, les députer prive l'UMP de l'argent de l'état, enfonçant un peu plus le partis dans la dette.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

samedi 17 novembre 2012

L'UDI était à l'ordre du jour, on en a même pas causé

Intéressante remarque d'un participant de la convention du MoDem06 organisée hier soir qui soulignait que nous n'avions pour ainsi dire pas parler de l'UDI de toute la soirée. Il y avait à l'ordre du jour parmi les 4 points programmés, la question de la constitution de l'UDI dans les Alpes Maritimes et de la relation du MoDem06 avec cette formation.

Le sujet a été évacué en 2 points:

  • L'UDI est ancré à l'UMP et le Mouvement Démocrate est génétiquement indépendant. Donc on peut causer et travailler avec l'UDI comme avec n'importe quelle autre formation politique[1].
  • L'UDI est un parti d'élus sans adhérant ni militant, le MoDem c'est l'inverse, c'est pourquoi certaines personnes tendent des perches insistantes au MoDem.

Voilà, point traité en moins de 15min sur une réunion de plus de 2h. Ce point n'a pas motivé les foules. Visiblement, au MoDem06, personne n'en a rien à cirer de l'UDI. Qu'est-ce que ça aurait été si nous avions mis à l'ordre du jour la création du nouveau parti de Corinne Lepage, écolo-centro un peu plus à gauche que l'UDI mais moins que les Verts...

Note

[1] A l'exclusion des extrémistes il va sans dire.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

lundi 18 juin 2012

Et si on ajoutait une dose de proportionnelle ?

Bon, ceux qui sont contre la proportionnelle pour les législatives (en général du PS ou de l'UMP), brandissent en ce moment un joli graphique de l'assemblée nationale que nous aurions avec la proportionnelle intégrale[1]. Voir par exemple le graphique de Marc Vasseur:

Note

[1] Ou proportionnelle stricte.

Lire la suite...

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

vendredi 15 juin 2012

Redonner un peu de lustre aux législatives

Au détour d'un article du Figaro, j'ai découvert une proposition du PS que je trouve très intéressante, qui consisterait à voter pour les législatives en même temps que pour la présidentielle. En effet, tout le monde s'accorde à dire que ces élections législatives n'intéressent pas grand monde, que les citoyens en ont soupé de 1 an de campagne, et que l'abstention va croissante.

L'inversion du calendrier a été voulue pour favoriser l'émergence d'une majorité pour le vainqueur de l'élection présidentielle, les français étant des bœufs semble-t-il, puisqu'ils voteraient majoritairement pour le camp du gagnant. J'aime à penser que c'est faux, mais bon, des fois j'ai des... doutes.

Maintenant, imaginons que Hollande fasse ce qu'il a annoncé, à savoir réintroduire une part de proportionnelle corrective dans le scrutin des législatives[1], le scrutin législatif changerait de visage. En effet, il retrouverait du suspense, car si les sondages ne sont pas trop compliqué à faire pour une présidentielle, c'est une autre histoire pour les législatives. Et ce n'est pas le seul point intéressant: en l'absence de sondages fiables, et donc de vainqueur prédéterminé par le microcosme "politico-médiatique" il faudrait que les électeurs s'intéressent aux projets, non seulement des candidats à la présidentielle, mais aussi au parlement.

En quelque sorte un retour de l'incertitude du scrutin au profit des idées et des projets. Moi je trouve ça très intéressant.

Bon après il faudrait réfléchir à l'organisation des 2 scrutins simultanément, et ça c'est une autre affaire. Rien qu'à St Laurent du Var, on n'y arriverait pas avec les machines à voter. J'imagine d'ici le bordel pour réintroduire des urnes pour une partie des scrutins !

Autre point, le financements des partis politiques. Aujourd'hui il est déterminé sur le nombre de voix au premier tour des législatives. Du coup, on se retrouve avec des partis clones les uns des autres qui ne présentent des candidats que pour le financement[2]. Il faudrait donc prévoir de déterminer ses montants sur d'autres éléments de la vie démocratique. Ceci provoquerait sans doute des fusions des petits partis ce qui devrait clarifier le paysage. Le risque étant quant même un renforcement des partis majoritaires.

Bref, c'est un sujet intéressant qui mériterait un débat publique. J'espère que nous l'aurons et non comme du temps de Srkz, caché dans un cabinet ministériel ou de l’Élysée.

Notes

[1] Avec la proportionnelle intégrale qui est différente de la proportionnelle corrective évoqué, et donc un scrutin en un seul tour, nous aurions eut: Front de Gauche aurait 41 députés, NPA/LO 5, le PS et ses alliés 201, EELV 38, Modem 11, UMP/NC 200, FN 81.

[2] 4 candidats d'extrême gauche à St Laurent du Var, qui disent tous la même chose.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

mardi 12 juin 2012

Picorage: et si on causait de l'assemblée nationale

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

dimanche 10 juin 2012

Législatives ? Quelles législatives ?

Déjà en 2007 où j'y prenais part, j'avais trouvé l'ambiance de la campagne des législatives très étrange. Les candidats et les militants qui faisaient campagne se trouvaient face à des électeurs lassés, sans plus aucun intérêt, une fois la campagne présidentielle passée.

Cette année je n'ai pas participé à la campagne des législatives, du moins je ne me suis impliqué que de loin, en filant juste un coup de main aux candidats soutenus par mon parti politique. Mais bon, ce fut limité et dans d'autres circonscriptions que celle dans laquelle je vote. Étant extérieur, la campagne m'a semblé encore plus atone, voir même aphone.

Ce matin il va falloir que je choisisse entre 2 candidats d'extrême droite, 4 candidats d'extrême gauche, une socialiste improbable et une candidate d'un groupuscule verdâtre qui n'existe qu'aux législatives dans notre département[1].

Mon choix se fera donc entre le bulletin blanc ou la subvention à un parti politique[2]. En effet, chaque voix rapporte 1.60€/an au parti politique qui est représenté. Ceux qui s'intéressent à la politiques et aux combats d'idées seront, je n'en doute pas, choqués par une telle présentation des enjeux de ce scrutin. Je m'en excuse, mais bon, sincèrement, avec un candidat sortant infréquentable et assuré d'être réélu au premier tour, vous pouvez me dire quels sont les enjeux ?

Notes

[1] Hormis à Vence avec un conseiller municipal élu sur une liste MoDem.

[2] Qui en a besoin bien sûr, ou dont le candidat va avoir du mal à faire 5% pour se faire rembourser sa campagne.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

lundi 21 mai 2012

Il n'y a pas qu'en France qu'il y a des politiques incompétents

Je ne sais pas s'il faut s'en réjouir[1] ou en pleurer, mais ce que le gouvernement du Québec a fait voter comme loi est tout de même ahurissant: il a décidé de faire voter une loi d'exception afin de mettre fin à la grève des étudiants. Un truc du style loi martiale, si vous manifestez, zou au trou avec des amendes de plusieurs millier de dollars.

Je ne sais pas grand chose de la légitimité de ces manifestations estudiantines[2], mais il n'est pas besoin d'être de gôche pour percevoir le ridicule d'un régime démocratique qui n'arrive pas faire accepter une loi et vote une loi martiale pour empêcher les manifestations.

Je les sens bien aux prochaines élections les députés qui ont voté un texte aussi stupide pour le défendre devant leur électeurs. Du pain béni pour l'opposition. Je pense qu'ils ont atteint un seuil d'incompétence démocratique exceptionnel.

Notes

[1] En ce disant que nous n'avons pas les pire

[2] Si ce n'est que 82% d'augmentation des frais de scolarité semble un argument très crédible pour manifester.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

jeudi 10 mai 2012

Le vote de valeur

J'ai participé comme quelques milliers d'autres à l'expérimentation du vote de valeur pour découvrir un autre mode de scrutin. Les résultats du scrutin son maintenant disponibles et c'est très intéressant. Je rappel le principe de ce vote: vous notez chacun des candidats sur une échelle de -2 à +2. On fait la moyenne pour trouver le vainqueur.

Les résultats de notre élection virtuelle

Comme le disent en introduction les auteurs, cela montre bien les limites de notre mode de scrutin. Alors après il ne faut pas non plus mettre aux nues ce mode de scrutin, puisqu'il favorise grandement le consensus et le consensuel.

Par exemple quelqu'un qui ne ferait campagne que sur un seul thème consensuel, se verrait noté avec des notes proches de 0 alors qu'un candidat faisant campagne pour un sujet clivant, aurait des notes extrêmes (+2 ou -2). Typiquement c'est ce qui est probablement arrivé à E. Joly ou Le Pen.

Il existe plein d'autres modes de scrutin très intéressants. Sans aller chercher bien loin, un 2ème tour avec non pas 2, mais 3 ou 4 candidats comme aux législatives pourrait être amusant aussi à analyser. Les stratégies de 1er tour n'auraient plus rien à voir.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

- page 4 de 17 -