Citoyens prenez le pouvoir

Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

jeudi 2 février 2012

Le programme économique de François Bayrou

Il est amusant d'entendre les média parler de la publication du programme de François Bayrou juste ces jours-ci alors qu'il en parle depuis l'été dernier.

En fait, les média ont besoins que ce soit écrit sur un bout de papier pour qu'ils en parlent, même si l'information est présente dans les discours ou sur le site web du Mouvement Démocrate depuis des mois. C'est étrange. Et du coup, les propositions de François Hollande qui sont similaires[1], mais ont été écrites sur un papier glacé avant celles de Bayrou sont frappées d'antériorité.

J'ai bien aimé le passage de François Bayrou dans la matinale de Canal+ dans laquelle il répond en détail à des questions précises.

Et pour ceux qui veulent bien comprendre le mécanisme, il faut lire en parallèle le billet de l'Hérétique Tilt ! J'ai compris comment Bayrou efface le déficit de l'État !.

Accessoirement, il y a bien sûr la conférence de presse avec les 20 propositions concrètes et chiffrées, mais c'est pour les féroces, ceux qui regarde les émissions de 2h30 François Bayrou, invité du Grand Entretien de Mediapart

Il est trop fort ce Bayrou !

Note

[1] Forcement il peut y avoir des propositions similaires, tout comme avec les autres candidats.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

mercredi 1 février 2012

Cadeau empoisonné

Je n'ai pas écouté notre président Srkz. En fait juste quelques minutes et j'ai zapé avec rage tellement cet homme et sa dialectique m’insupporte. La combinaison de story telling[1] et de mensonges grossiers[2] sont une insulte à mon intelligence. Si, si, et à celle de tout les français en fait.

Si j'ai tout bien compris, il propose de mettre en place dès à présent une exonération de charge, d'environ 13 milliards, et d'en assurer son financement en octobre avec une hausse de la TVA. C'est pas beau ça la prise en otage de la politique du futur gouvernement qui lui succédera ?[3] Comme si l’accroissement de la dette du pays de plusieurs centaines de milliard d'Euro ne suffisait déjà pas.

C'est ce qui est magique avec ce président, il ose tout !

Notes

[1] Le story telling consiste à raconter une histoire pour faire adhérer à l'idée.

[2] Immédiatement listé dans la presse le lendemain, il semblerait que les journalistes commencent enfin à faire leur job.

[3] Car je ne doute pas une seconde que l'on va se débarrasser de lui.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

mardi 13 décembre 2011

Il y aurait des libéraux à l'UMP

Enfin, il y en avait, avant 2002 et l’absorption par le RPR d'une partie de l'UDF et du parti d'Alain Madelin, Démocratie Libérale (DL). Tout comme les centristes qui avaient rejoint l'UMP, "Union pour la Majorité Présidentielle", afin d'y apporter leur identité (fédéralisme européen, modération, consensus...), les libéraux de DL voulaient influencer les "gaulistes"[1] en apportant plus de libéralisme.

Les uns comme les autres aurons été rapidement gobés, mal digérés, par une UMP vorace qui aura gardé dans son génome, avant tout la culture du RPR. Aujourd'hui, les centristes ou les libéraux[2] qui sont à l'UMP se demandent comment faire valoir leurs identités dans une structure avant tout électorale.

Le billet de blog d'Alain Madelin, ancien président du parti Démocratie Libérale, "Le programme de l’UMP : des propositions indigentes et affligeantes" qui critique ouvertement les propositions de l'UMP est peut être un prémisse d'émancipation.

Notes

[1] Je met des guillemets car le RPR, n'a jamais été un parti gauliste, mais plutôt un parti avec des gaulistes, les intérêts et projets de ce parti étant loin d'une démarche gaulienne, axée sur l'intérêt général et la grandeur (je fais court, ce n'est pas le sujet).

[2] Ce sont les même parfois.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

dimanche 11 décembre 2011

Exemple d'incohérence gouvernementale

Je voudrais vous narrer un exemple de la manière absurde dont nous sommes gouverné. C'est un micro exemple, mais si on imagine que c'est la même chose pour des décisions graves, cela fait froid dans le dos.

En septembre ce cette année, le gouvernement annonce que le plan de rigueur va taxer les riches. Si, si, ils l'ont annoncé: les nuits de chambre d'hôtel à plus de 200€ vont voir leur taux de TVA augmenter de 2%. Ça fait bien dans les journaux télévisés. Donc à partir du 1er novembre 2011, les vilains riches allaient contribuer à hauteur de 100 millions au plan de rigueur[1].

Tout le monde ne le sait pas, mais je travail chez un éditeur de logiciel pour le tourisme. Donc forcement c'est le genre de décision gouvernementale qui concerne la boite dans laquelle je travaille et ses clients (ceux qui gèrent des hôtels). Réunions, analyse des modifications de code dans le programme, conséquences... avec en toile de fond la question de qui paye cette modification. Au final, le logiciel permet sans modification de gérer ce cas, mais nécessite du boulot de paramétrage pour nos clients, que les plus consciencieux font[2].

On apprend alors, fin novembre, 1 mois après la date d'application de cette extraordinaire mesure de solidarité, que finalement elle est abrogée dans la loi rectificative de finance. Et maintenant, amusez vous bien les comptables pour gérer ces 30 jours dans le bilan de fin d'années, éclatez-vous bien les parametreurs pour revenir en arrière, car bien entendu, dès que quelque chose est facturé, légalement on a plus le droit d'y toucher.

Si c'est comme ça que l'on veut rassurer les marchés financiers, il vaudrait mieux s'abstenir, parce que l'insécurité fiscale n'a jamais été un élément de motivation. A moins que ce soit pour faire plaisir à Estrosi qui s'est démené pour défendre le lobby hôtelier de la Côte d'Azur. Ou alors, encore plus cyniquement, était-ce prévus dès le début, afin de profiter de l'effet d'annonce au 20h de TF1, en espérant que le retrait passerait inaperçu. Allez savoir.

Notes

[1] On arrête de se gausser dans le fond !

[2] Certains décident de ne rien changer, au milieu de la saison et changeront plus tard. La comptabilité permet de faire des écritures rectificatives parait-il.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

vendredi 9 décembre 2011

Pourquoi le front de gauche raconte n'importe quoi ?

Le Front de Gauche a publié une jolie brochure indigeste que FrédéricLN à lu[1] qui se veut une lecture critique du programme de François Bayrou et du MoDem.

En fait ce document, dans les choix des sujets, ne s'intéresse pas tant que ça au programme de Bayrou[2], mais dessine en négatif le programme du Front de Gauche. Du coup, lorsque l'auteur n'a pas trouvé de citation de François Bayrou, il a pris des positions du MoDem. Et pour ce qui est des citations, certaines datent de la campagne de 2007, alors même que Bayrou les a amendé depuis: typiquement les 2 emplois nouveaux exonérés de charge, qui ne seraient plus applicables aujourd'hui.

C'est bien dommage que ce document soit truffé d'inexactitudes et pire de citations tronquées ou détournées[3]. Il y a pourtant moyen de trouver des incompatibilités entre les projets de société de Mélenchon/Front de Gauche et de Bayrou/MoDem sans avoir besoin de travestir ainsi les propos de Bayrou.

Moi qui trouvait Mélanchon Mélenchon sympathique comme opposant, car il a un projet de société, certes incompatible avec le mien, mais ça change de tous ces communicants professionnels qui n'ont plus d'idées mais des formules et du prêt à répéter pour les média. Je me demande si le fait que les communistes fassent partie du FdG, n'est pas la principale cause de cette méthode douteuse de propagande[4].

Notes

[1] Moi j'ai abandonné à la 6ème page.

[2] Programme esquissé mais non encore existant, soit dit en passant.

[3] Cf l'artiqle de FrédéricLN.

[4] Je l'ai observé un paquet de fois lors des élections étudiantes dans lesquelles j'étais opposé aux communistes.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

mercredi 7 décembre 2011

Interview en 140 signes

Pour ceux qui veulent expérimenter, je les invite à lire la twittinterview de François Bayrou dans laquelle, de manière très concise[1], il répond à un large panel de sujets.

Les twitt sont affichés de manière antéchronologique (les plus récents en haut). Vous n'avez que les réponses. Pour obtenir les questions, il faut cliquer sur la petite bulle à droite du twitt qui vous ouvre dans le panneau de droite toute la conversation.

Pas la peine de venir troller sur le format. L'avantage c'est que c'est concis, l'inconvénient c'est que c'est concis. Mais comme certains se plaignent des longues interview détaillée... ;)

Et contrairement à d'autres politiques, c'est bien lui qui répond.

Note

[1] Twitter limite à 140 caractères les messages.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

mardi 6 décembre 2011

Merkozy, les germes de l'échec

Je regarde avec circonspection l'agitation de notre président et de la chancelière allemande dans les média, allant de conférence en conférence, jour après jour, sans que l'on sache vraiment quel est la finalité de toute cette agitation[1].

Et nos deux tourtereaux d'annoncer à la terre entière qu'ils ont sauvé la zone euro à eux seul. Je suis profondément choqué par ce bilatéralisme qui fait fi de tout ce qui pourrait avoir la moindre légitimité ou représentativité européenne. Quid de la commission et de ses commissaires, de la BCE et son représentant, du parlement européen et de ses commissions, des autres états et de leur ministres ou chefs de gouvernement ?

La zone euro, c'est 17 pays. A votre avis, que peuvent bien en penser les autres gouvernements et les autres peuples de voir que les prochaines cures d'austérité sont en train d'être décidées par le couple Merkozy ? Qui va adhérer à ces décisions ? Sincèrement quel homme ou femme politique va assumer devant ses électeurs des décisions prises par les chefs d'états d'autres pays sans même avoir été associé à la décision ?

La méthode est détestable. Elle comporte en elle même les germes de son échec. Il ne faudra pas être surpris jeudi si le couple Merkozy se prend une gifle des autres chefs de gouvernement européens. Leur exaspération serait bien légitime, sans compter que les décisions qu'ils proposent ne sont même pas forcément les meilleurs[2]

Notes

[1] Sauver la zone euro ? La belle phrase, mais pour y faire quoi et jusqu'à où ?

[2] En fait j'en suis certain, mais si je parle de ce que propose Bayrou on va encore me soupçonner d’idolâtrie.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

mercredi 30 novembre 2011

Qui a dit qu'il n'avait pas de proposition

En ce moment, il est de tous les média et plutôt pas mal. Et j'ai noté qu'il a fait évoluer sa stratégie de communication depuis l'été dernier. Dans chacun de ses interview, il s'attache à faire des propositions de ce qu'il mettrait en œuvre s'il était aux affaires, toujours en étant extrêmement pragmatique. Je suppose que cela a été sa ligne directrice lorsqu'il a rédigé son dernier ouvrage "Etat d'urgence" et qu'il l'a adopté pour que l'on arrête de lui dire qu'il ne propose rien et ne fait que dénoncer.

Dans cet interview donné aux journalistes de la Tribune, François Bayrou dresse un bilan plutôt anxiogène à propos de l'Europe et de la situation économique, mais conclu en faisant des propositions:

L'interview de François Bayrou par la rédaction de La Tribune, à propos de l'Europe et de son projet économique

En substance:

  • Des changements institutionnels et surtout de pratiques institutionnelles de l'Europe: Il faudra un vrai président pour l'Europe, élu au suffrage universel, ou, dans un premier temps, élu par un congrès représentant à parité les parlements nationaux et européen.
  • Inventer un mécanisme de coresponsabilité, notamment sur les sujets économique et budgétaire, entre les Etats membres de la zone euro et les institutions de celle-ci.
  • Nous avons gardé le sommet de la pyramide de production, mais nous en avons perdu la base. Il faut un plan pour se remettre à produire en France, dans tous les domaines, agricole, industriel, culturel, numérique, de services. J'en viendrais volontiers à repenser un Commissariat au Plan, un lieu où tous les acteurs concernés seraient appelés à se retrouver pour définir une stratégie nationale de soutien à la production. Il faut reprendre et stabiliser notre droit du travail, inadapté, trop complexe et trop changeant.
  • TVA sociale ? Je crois au contraire de mes amis que la question du coût du travail n'est pas la plus fondamentale, et heureusement, s'agissant de la créativité du pays.
  • Sur les plus de mille milliards de dépense publique, on doit économiser 50 milliards (c'est à peine 5 %), ventilés en 20 milliards pour l'Etat, 20 milliards pour la Sécurité Sociale et 10 milliards pour les collectivités locales. S'agissant de l'IRPP, porter à 45% l'actuelle tranche à 41% et ajouter une nouvelle tranche à 50%. Augmenter le taux de TVA normal de deux points. Les niches fiscales où de 20 à 25% d'économies peuvent être trouvées.
  • L'impôt sur la fortune ? Attribuer au patrimoine, hors outil de production, un revenu théorique annuel, par exemple de 0,5%, et l'introduire dans le revenu imposable de l'IRPP.
  • La réforme des retraites est à faire, l'actuelle n'est en réalité pas financée et ne règle rien à long terme. Je souhaite aller vers un régime par points, individualisé, à droits acquis reconnus.
  • Nucléaire ? La première menace, c'est celle du réchauffement de la planète par l'émission de gaz à effet de serre. Je considère le nucléaire comme une bonne énergie de transition entre la situation actuelle et l'énergie la plus décarbonée possible dans trente, quarante, cinquante ans. Il faut donc organiser un débat national autour du « mix » énergétique.
  • Hadopi ? Je n'ai jamais cru à Hadopi. L'idée d'une licence globale, qui dégage une ressource chargée de compenser le manque à gagner des créateurs, a toujours eu ma préférence. Cela se fera aussi pour le cinéma.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

dimanche 27 novembre 2011

François Bayrou, invité de "Parole directe" sur TF1


François Bayrou, invité de "Parole directe" sur... par mouvementdemocrate

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

mercredi 23 novembre 2011

Cette interview est à lire

François Bayrou a donné un interview à Libération dont le titre est trompeur puisqu'il évoque François Hollande, qui n'est en rien le sujet principal de cet échange.

Je vous invite très vivement à lire cet interview qui est complet sur le positionnement de François Bayrou sur de nombreux sujets d'actualité ou pas.

Hollande parle comme si c’était fait

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

dimanche 20 novembre 2011

Donner une demi voix au vainqueur

La campagne présidentielle est le prétexte à la naissance de nombreux site web à usage unique[1], certains sérieux, d'autre farfelus.

Je me suis amuser à répondre à la question de celui-ci: Pourquoi je vote (ou pas) ?

Parce que s'abstenir, c'est donner une demi voix au vainqueur

C'est un argumentaire que j'utilise à chaque fois que le sujet de l'abstention surgit. Mathématiquement, c'est faux, mais c'est une image simple qui tient en une phrase. La base de ce raisonnement est le même que celle sur la reconnaissance du vote blanc (que je soutien farouchement):

Dans la mesure où les votes ne sont pas comptabilisés sur la totalité des votes, et encore moins sur la totalité des inscrits, en ne votant pas[2], cela renforce le poids de l'expression de ceux qui sont allés voter. Cela accentue la différence de pourcentage dans les résultats des candidats, et donc renforce le vainqueur.

Application: 2 exemples avec 100 inscrits.

  • Cas 1a: 46 votent pour le candidat A, 40 votent pour B et 14 vont à la pêche[3]. Le score est donc de 53,5 pour A et 46,5 pour B.
  • Cas 1b: les abstentionnistes se partagent sur les 2 candidats. Soit 53% pour A et 47% pour B.
  • Cas 2a: 40 ne votent pas, 35 votent A et 25 B, soit 58,3% pour A et 41,7% pour B.
  • Cas 2b: les abstentionnistes votent à part égale, soit 55% pour A et 45% pour B.

En allant voter, les abstentionnistes ont réduit l'écart entre les 2 candidats.

Une abstention n'est donc pas un non choix entre l'un ou l'autre des candidats, mais le choix du vainqueur désigné par les autres.

Si vous avez des gens dans votre entourage qui ne sont pas sur les listes électorales, c'est le moment de les inviter à s'inscrire. Ils ont jusqu'au 31 décembre.

Notes

[1] Non je ne parle pas des sites des candidats ;)

[2] et hélas en votant blanc aussi.

[3] Cyril je ne dit pas ça pour toi ;)

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

lundi 31 octobre 2011

La flamme et le papillon

C'était il y a 4 ans, un billet sur les militants et les flammes de la politique:

La flamme et le papillon

Quatre ans plus tard, même avec l'expérience, elle brule toujours, et dans pas longtemps, de nouveaux papillons vont s'essayer au vol en atmosphère turbulente.

Pfff, il y a comme un air de déjà vu...

Note: billet programmé, car en ce moment je régate...

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

jeudi 27 octobre 2011

Sarkozy my Savior

J'ai snobé les 3 dernières prises de paroles du président. Ce soir je me suis forcé à l'écouter. Une espèce de punition.

J'ai du mal a dire pourquoi j'ai une telle aversion pour cet homme. Lorsqu'il parle, il n'y a pas une phrase où je n'ai pas l'impression qu'il me prend pour un con. Peut être est-ce le story telling dont il use et abuse constamment. Peut être aussi les mensonges répétés et rabâchés durant ces dernières années qui ont totalement discrédité sa parole. Peut être aussi son auto promotion pour se mettre en avant. Ou encore les mots clés, placés dans chacune des phrases.

Du coup que voulez-vous, je ne parviens pas à entendre ce qu'il dit. Il a beau parler, aucun de ses propos n'arrive à paraitre crédible.

Un exemple: "Moins d'enseignants, mieux formés, mieux payés". Les 2 assertions de fin permettent de faire accepter la première, qui est lourde de sens. Car moins d'enseignant, c'est bien une destruction du modèle scolaire français. Et comment on réforme le système pour continue à atteindre les objectifs qu'on lui donne ? En formant mieux les enseignant ? Assurément non, en supprimant les IUFM sans rien proposer à la place. En les payant plus ? Bien sûr, en augmentant le temps de travail, partant du principe que les enseignants n'en foutent pas une. Au passage on supprime les postes en imposant des heures sup aux enseignants, sans même leur donner le choix.

J'en ai marre de Pernault qui cire les pompes du président pour lui permettre de se faire mousser[1]. Basta, je vais me regarder un petit épisode de SF, la punition a assez durée...

Notes

[1] Il est heureux qu'il y ai un journaliste comme Calvi.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

mardi 25 octobre 2011

Le sénat à Gauche, ce que ça change

Les cuisines de l'Assemblée nous apprend que plus rien ne passe au Sénat (ou presque). Faut-il s'en réjouir ou le déplorer ?

Personnellement, il me semble que pour une fois il existe un contre pouvoir. Il ne s'exprime pas de la meilleur façon, mais c'est un peu ce que je voudrais qu'il y ai dans une démocratie normale. Un gouvernement obligé de tenir compte des amendements et pas seulement de les rejeter systématiquement sous prétexte qu'ils sont de l'autre camp. C'est du moins ce qui se passe à l'assemblée nationale, moins au Sénat.

Et là, cela pointe le réel problème de l'après 2012, c'est qu'en disposant très probablement d'une majorité dans les 2 chambres et dans une majorité de collectivités territoriales, qu'est-ce qui va nous protéger des abus d'une gouvernance socialiste s'il n'y a plus de contre pouvoir ? L'expérience Sarkosiène a déjà été douloureuse...

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

lundi 17 octobre 2011

Sarkozy a-t-il fait quelque chose de bien ?

Sans lire tous les billets de ce blog, il est aisé de percevoir chez moi une certaine aversion pour la politique menée par Nicolas Sarkozy depuis 10 ans[1]. Pour ceux qui veulent un petit inventaire de son bilan globalement négatif, il y en aura plein dans les mois à venir.

J'ai donc fait un effort à la recherche des décisions qu'il a prises, pour en trouver qui pourraient avoir grâce à mes yeux dans le monceau de reproches qu'il est si facile de lui imputer. J'en ai trouvé 3:

  • La création du statut d'auto-entrepreneur
  • Le plan de relance de 2008
  • La participation de la France à la guerre en Libye

Et encore, aucune de ces décisions n'est satisfaisante, mais c'est un premier pas dans le bon sens à mon avis. Je m'explique :

La création du statut d'auto-entrepreneur

J'ai évoqué à plusieurs reprises la difficulté dans notre pays de créer ce que j'appel un "business non rentable", ou encore un micro business, c'est à dire une activité qui produit quasiment pas de marge de bénéfice. De fait, ce type d'activité ne peut intervenir qu'en marge d'une activité classiquement rémunératrice. Toutes notre société est basée sur des ratio de rentabilité que je trouve trop élevés, ce qui tue toutes sorte d'activités peu rentables. Par exemple, il est impossible de voir un vendeur de parapluies un jour de pluie. Quelqu'un qui irait chercher sa marchandise dans une boutique et la revendrait à la sortie d'un métro.

Le statut de micro entrepreneur lutte contre le travail au noir et peut même être un choix de vie.

Le plan de relance de 2008

Les média en ont peu parlé, mais le gouvernement, en pleine crise, a proposé aux collectivités locales d'être exonérées de TVA sur les investissements qui seraient maintenus ou lancés, juste au moment où la crise des sub-primes incitait tout le monde à la frilosité en matière d'investissement.

Il est probable que cette opération n'a pas arrangé le déficit, et on a vu des investissements qui n'auraient probablement pas été rangés dans ce type de catégorie en dehors de ce plan de relance. Mais au final, pendant près d'un an, en maintenant les investissements des collectivités, c'est une part non négligeable de l'économie qui a continué à tourner à plein alors que tous les feux étaient au rouge. Je pense que cela à contribuer à lisser les effets de la crise.

La guerre en Libye

J'en ai parlé par ailleurs. Suite aux inconséquences de début de mandat du président qui ouvrait grand les bras à tous les dictateurs susceptibles de passer des contrats avec les amis du Fouquets, l'interventionnisme et le bougisme de Srkz auront au moins servi une noble cause et restauré une partie de l'image ternie de la France.

Voilà, je ne vois pas d'autres sujets positifs à ce mandat. Pour le reste, l'essentiel des bonnes choses ont été complètement occultées ou rendues caduques par le reste des décisions prises.

Notes

[1] Et oui, même quant il était ministre je ne l'aimais pas.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

lundi 10 octobre 2011

Réflexions sur les primaires

29.600 azuréens ont voté à la primaire : 38% pour Hollande, 27% Aubry, 20% Montebourg, 8% Royal, 6% Valls, 1% Baylet (source fédé PS 06). Le PS 06 tablait sur 10 à 12.000 votants, il y en a eu presque 3x plus, via Michel @Bernouin twitter)

En tant que membre du Mouvement Démocrate, et surtout centriste inconditionnel (ni gauche, ni droite), limite extrême centriste, le scrutin visant à déterminer le candidat du PS[1] ne me concerne pas directement, et je n'ai donc jamais fait part d'une quelconque préférence, ni même ne serait-ce qu'envisager de m'exprimer dans une urne lors de ce scrutin[2].

Aussi intéressant que puisse être cet exercice démocratique, il y a dans ce scrutin un vrai problème démocratique. En effet, même si le PS s'en défend, il y a là, la possibilité de constituer un fichier des personnes qui se considèrent de "gauche"[3]. Et il ne faut pas croire que la liste des votants de ce scrutins ne sera pas examinée à la loupe avant son éventuelle destruction[4]. Déjà sur twitter était publié une information d'un député UMP qui a voté lors de ce scrutin, "en faisant une fausse signature".

Autre sujet qui m'a profondément heurté, c'est le stupide maire du Raincy, Eric Raoult, qui était tout fière d'annoncer à la radio qu'il avait loué 2000€ la salle dans laquelle le scrutin devait avoir lieu. Que l'on apprécie ou pas l'idée de ce scrutin, je n'arrive pas à comprendre ce niveau de bêtise et de mesquinerie. Un lieu publique n'est-il pas destiné à être utilisé pour une manifestation publique et citoyenne ? Qu'il y ai participation financière, c'est normal, puisqu'il y a du personnel municipal et éventuellement du matériel de vote mis à disposition, mais il ne faut pas pousser, à 2000€ la journée, j'espère qu'il fournit les petits fours.

A noter que ce scrutin devra rentrer dans les comptes de campagne. Et ce n'est pas une bagatelle ces 3.2 millions d'Euro estimé pour le coût de cette primaire. On se rappel que les candidats du premier tour disposent d'un budget de l'ordre de 10 million[5]. Donc heureusement que les votants ont payé et couvert l’essentielles des dépenses, car tout ce qu'ils ne paieront pas sera déduit du budget de campagne. Bon, au vu de l'extraordinaire couverture médiatique, c'est quant même un bon coup publicitaire cette affaire.

Notes

[1] Que l'on ne croit pas une minute que Michel Baylet ai pu faire autre chose dans cette aventure que de la figuration. Au mieu a-t-il fait de la publicité pour son parti, mais je ne suis pas certain qu'elle ait été très positive).

[2] Il faut être un tant soit peu cohérent.

[3] Si tant est qu'ils soient capable de dire ce que cela veut dire.

[4] Comme s'y est engagé le PS.

[5] Et 20 millions pour les présents au second tour. Dans les fait, un candidat peut dépenser le double, mais le plafond de remboursement est à 10 et 20 million.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

lundi 3 octobre 2011

Borloo abandonne le présidentielle de 2012

Si au sein du Mouvement Démocrate pas grand monde en doutait, et surtout pas moi, le retrait de la course à la présidentielle de Jean Louis Borloo a étonnée par sa date[1]. Mais à y réfléchir d'un peu plus près, et surtout en écoutant ce matin Jean Christophe Lagarde le numéro 2 du Nouveau centre, cela me semble clair.

L'automne qui précède l'élection présidentielle est aussi celle de la chute des feuilles de candidature aux législatives. Comme en 2007 avec la constitution du Nouveau Centre composé de députés soucieux de ne pas avoir de candidat UMP face à eux dans leur circonscription, on imagine que les mêmes du NC ainsi que les autres du parti radical, ne sont pas tous prêt à donner à l'UMP le bâton pour se faire battre à la prochaine élection. Avec le retrait de Borloo, ils sont dans une situation autrement plus confortable pour négocier avec l'UMP, ou à défaut pour entraver les investitures UMP du moment dans leur circonscription.

Ça c'est la vision négative de ce retrait. Après, au pays des bisounours du MoDem, on peut vouloir croire que ce grand projet de centre indépendant voulu par Bayrou est en train de se former en ouvrant la porte à ces pauvres membres de l'Aliance centriste, abandonnés par leur chef de file. Certe il y aura formation d'un "arc centriste", mais pas pour les beaux yeux de François Bayrou ou par adhésion à son projet pour la France, mais simplement par intérêt. C'est un peu triste, mais si au final, ça marche, alors pourquoi pas.

Notes

[1] Et je ne parle même pas de son impolitesse vis à vis de ses supporter.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

- page 7 de 17 -