Citoyens prenez le pouvoir

Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

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mercredi 28 septembre 2011

Droite populaire et FN, les liens programmatique

Un article du monde qui analyse les propositions de la droite populaire afin d'établir les liens avec le programme du Front National. Comme nous avons un joyeux luron se réclamant de ce groupe comme député de la circonscription englobant St Laurent du Var, cela nous donne une idée de ses valeurs.

La Droite populaire rejoint en partie le programme du FN

Cet article méritant de rester accessible pour les prochains mois[1], j'en ai fait une copie locale, mais afin de respecter le droit d'auteur, merci d'utiliser le lien d'origine.

La Droite populaire rejoint en partie le programme du FN

Notes

[1] Allez savoir pourquoi...

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mercredi 13 juillet 2011

Lionel Lucas se recentre à l'extrême droite

Le député de la 6ème circonscription des Alpes Maritimes, réélu avec plus de 60% en 2007, ne craint en 2012 que le front national contre lui. Avec le redécoupage des circonscriptions du département, le territoire dans lequel il va se représenter perd les collines (Vences) et l'arrière pays (vallée de l'Estéron), se recentrant sur les 3 villes du littoral : Villeneuve Loubet, Cagnes et St Laurent du Var, favorisant encore plus le vote à droite. Si, si, c'est possible, j'ai fais une projection: avec ce nouveau découpage, Lucas aurait été élu en 2007 avec plus de 70%. Meuuuuuu non le but des découpages n'est pas d'homogénéiser les populations... mauvaises langues !

Du coup le PS n'a plus de personnalité locale "crédible" à lui opposer, si tant est que l'on puisse dire que Damiani est du PS, au vu du cirage de pompes auquel il se livre avec Estrosi. A Villeneuve Loubet, Robert Chignoli n'a pas d'existence politique en dehors de sa commune. A Cagnes, ce sont les communistes qui sont tête de liste de l'opposition, et à St Laurent du Var, Marc Orsatti va avoir du mal donner envie. Bref, avec une gauche au sens large qui rassemble 20% dans ses meilleurs jours sur ses étiquettes et sans personnalité, la 6ème circonscription n'est pas prêt de changer de député.

La principale opposition de Lionel Lucas est le front national, alors il peut laisser émerger ses penchants extrêmes, en faisant un foin sur la double nationalité au sein de l'UMP ou en organisant des apéros saucisson pinard. Au moins, les électeurs pourront l'apprécier à sa juste valeur. Il pourra même clamer qui lutte contre le front national en essayant de leur siphonner leurs électeurs.

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vendredi 1 juillet 2011

François Bayrou - On n'est pas couché le 25 juin 2011

Je ne vais pas être original, mais ce format d'émission visiblement va bien à François Bayrou.

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jeudi 30 juin 2011

On est pas sorti des conflits d'intérêt, même avec le PS

Martine Aubry, candidate surmédiatisée à la primaire socialiste[1] vient d'envoyer un email aux militants PS. C'est un exemple de ce qu'il ne faut pas faire, qui illustre le problème d'absence de cloisonnement.

Dans ce message, elle parle de son bilan de première secrétaire du parti, annonce sa candidature aux primaires socialistes et fini par indiquer qu'elle confie l'intérim à la tête du PS à Harlem Désir. Diantre, ne se rend-t-elle pas compte de ce qu'elle fait : elle utilise sa position de chef de parti pour faire son auto-promotion aux primaires, les autres candidats n'ayant pas ce luxe. Personne ne lui a donc fait remarquer que c'était inapproprié. Pourquoi n'est-ce pas une personne neutre de l'organigramme du PS qui fait cette annonce d'intérim du parti ?

Le simple fait que cela arrive est de mauvaise augure pour la suite. Comment croire que cela changera si elle est élu à la tête de l'état ? Elle mélange ses missions et ses intérêts. Srkz a donc tellement galvaudé ces comportements que tout le monde les accepte sans broncher, voir les reproduit ?

Télécharger la Lettre de Martine Aubry aux militants PS

Notes

[1] Il ne faudrait pas que d'autres candidats crédibles émergent tout de même, Srkz risquerait de perdre ;)

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jeudi 23 juin 2011

Discussions ou tractations

Un de mes précédent billet parlait du fait que les élus du Nouveau Centre reviendraient un jour vers Bayrou. Et je prend aujourd'hui connaissance d'une interview d'Hervé Morin dans laquelle il déclare :

Tous les jours, François Bayrou tape à la porte des députés du Nouveau Centre pour leur demander de revenir, pour leur dire "il faut qu'on fasse équipe ensemble". Les élus qu'il démarche restent pourtant au sein de notre mouvement.

J'ai un doute sur la manière de faire décrite par Morin, et sans vouloir être méprisant, je serait surpris que ce soit ainsi que cela se passe, au vu de la personnalité de Bayrou. Par contre, et là c'est un secret de polichinelle, Bayrou rencontre et discute avec beaucoup de monde, sans aucune restriction d'origine politique.

Dans la logique de ce que je disais précédemment, il serait normal que François Bayrou dise aux personnes d'autres partis avec lesquelles il n'exclue pas de bâtir quelque chose, qui leur garde la porte ouverte. C'est le minimum. Et toujours dans la veine des supputations, je ne serais pas surpris qu'Hervés Morin ne fasse pas partie des personnalités qui intéressent le plus Bayrou[1].

Toute la démarche de Bayrou depuis 2002 l'a mis dans une situation extrêmement confortable politiquement: il prône l'indépendance et propose de réunir des gens (et donc des majorités) hétérogènes[2], donc il est en situation de dialoguer avec tout le monde, c'est même l'essence même de son projet. Et en plus ces dialogues ne remettent pas en cause la démarche globale porté par le président du Mouvement Démocrate.

Spéculons joyeusement, comme tout le contenu de ce billet jusque là : le président du MoDem qui discute avec un éléphant du PS. Ce n'est pas forcément un rapprochement. Ce peut être un échange sur les points de convergence ou divergence sur tel ou tel sujet. Qui croira qu'un tel dialogue serait possible entre un baron de l'UMP et un éléphant du PS, qui par essence n'ont pas le droit d'être d'accord, bipartisme oblige[3].

Dans la même logique, François Bayrou rassemblait des gens avec qui il a des liens historiques dans les locaux du MoDem à Paris. Pour le coup cela ressemblait plus à de la com à destination des média qu'autre chose, mais c'est dans la même veine. Dire ouvertement ce qu'il répète en ce moment, le centre n'est pas le Mouvement Démocrate. Le parti que préside François Bayrou n'en est qu'une des composante.

Pour conclure une petite citation que j'aime bien : "Le futur président ne doit pas être un chef de clan mais une personnalité avec des valeurs, des racines, de la culture", on dirait le portrait de Bayrou ;)

Notes

[1] Quoique, il parait qu'ils se sont rencontré il y a quelques semaines, mais celui qui le rapportait ne savait pas si c'était pour parler de politique ou de chevaux.

[2] Les mauvaises langues diront hétéroclites, mais il n'y a pas de mauvaises langues sur ce blog, n'est-ce pas ?

[3] Vous noterez l'utilisation de termes volontairement péjoratifs pour qualifier des personnalités politique...

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jeudi 16 juin 2011

Ils vont revenir... vers Bayrou

Ces traitres...

cedric-augustin.eu.jpgJe voudrait dans ce billet prendre acte d'une idée qui me trotte dans la tête (aujourd'hui le 10 juin 2011). Chaque fois que les militants du Mouvement Démocrate en ont l'occasion, ils fustigent les élus du Nouveau Centre avec comme constante le mot de traitre, accompagné de différents noms d'oiseau, selon l'humeur de l'auteur du propos.

Pour l'avoir vécu moi même, je sais comme ce fut déplaisant de voir ces élus de l'UDF tourner le dos à François Bayrou pour sauver leur place. Certains l'ont fait avec classe, d'autres avec discrétion, d'autres encore en lui crachant dessus.

Lorsque Bayrou sera président

Or si l'on se projette après 2012, et que comme je le souhaite, François Bayrou est élu, il faudra composer des majorités à l'assemblée. Ce seront des majorités de projet et non de clan, forcément[1]. Et avec qui le gouvernement de François Bayrou aura le plus de facilités pour porter des projets de réforme sur l'éducation, sur le budget, sur la fiscalité, sur l'Europe ?

Tous ces élus Nouveau Centre ont une bonne part de ces valeurs en commun avec le MoDem. La différence entre ces élus et le projet du Mouvement Démocrate, c'est principalement l'indépendance politique et la sortie du bi-partisme. Bien sûr ce n'est pas rien, loin s'en faut, mais cela n'est somme toute qu'une différence pas pire qu'une position sur le nucléaire, la réforme de l'impôt ou de la sécurité sociale. Bref, il faudra faire avec et ce n'est pas avec ces gens que ce sera le plus dur.

Notes

[1] Ça nous changera des députés le petit doigt sur la couture.

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vendredi 27 mai 2011

Faut-il en parler ?

Si on causait d'autre chose... Au début des mésaventures de Dominique Strauss-Kahn, j'ai un peut été interloqué et comme tout ceux qui cause sur la twittosphère, je me suis fendu d'un twitt "The Good wife for true #dsk, trop forts ces ricains avec la tv réalité !", car pour ceux qui ont regardé cette série, le parallèle avec ce qui lui arrive est saisissant.

J'ai été forcément interpelé par les conséquences politique d'un truc aussi énorme. Surpris qu'un homme aussi intelligent puisse se retrouver dans une situation pareille, avec une tentation d'embrayer sur la théorie du complot, si facile. Puis j'ai eu un doute, un doute qui persiste. Assurément il n'en sortira pas tout blanc, quelque soit la vérité.

Alors la réponse à la question posée en titre est contenu dans l'existence même de ce billet. Je vais faire de la fiction, sans aucun élément pour étayer mes propos, juste de la fiction, forcément subjectivement :

Si DSK n'avait rien fait du tout, la mayonnaise de cette histoire n'aurait pas pu prendre, il y a donc un fond de quelque chose. Mon hypothèse c'est qu'un aspect de sa vie privée est sortie de son cadre "privé" : un jeu érotique douteux avec la mauvaise personne[1]. Si c'est cela, alors la jeune femme qui a porté plainte est sincère et peut être même victime d'un coup monté pour l'envoyer dans la chambre à la place d'une personne consentante. De même, l'homme accusé aurait joué un jeu de rôle avec une mise en scène, pensant s'amuser avec une professionnelle.

Assurément, si mon hypothèse est la bonne, c'est une sacrée boulette, car agresser une personne plus faible est très, très grave, que ce soit pour jouer ou pour de vrai. C'est d'autant plus grave si l'homme se doutait que c'était son talon d'Achille, comme il l'a déclaré dans une interview à Libération il y a peu.

Humainement parlant, cela discrédite-t-il l'homme ? Un peu quant même, car la perversion n'est pas un gage de stabilité émotionnelle. Politiquement, normalement non, car ses fonctions politiques n'ont rien à voir avec sa vie privée. Du moins en principe, car nous savons que même si les français se fichent pas mal des aventures extra-conjugales de leurs élus[2], la perversité n'a jamais été une qualité qui permet de faire passer un candidat pour le gendre idéal[3].

Enfin, pour ce qui est du parti socialiste, honnêtement je ne suis pas le mieux placer pour en parler, mais cela met un sacret bazar dans leurs petits arrangements sous couvert de primaire (lire Primaires Socialistes : La Grande Entourloupe).

Notes

[1] Certaines rumeurs font état de jeux avec des femmes du personnel de l'hôtel contre rémunération.

[2] Comme l'ont répété un partout les journaux espagnols, anglais ou allemands.

[3] Je parle au masculin ici, l'argument n'est pas symétrique pour une femme, où l'image de la bru idéale n'a jamais été politiquement porteur dans inconscient collectif.

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mercredi 25 mai 2011

Bon anniversaire François Bayrou

Un seul lien : François Bayrou : "Le contrat de confiance pour la France"

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lundi 16 mai 2011

Les points de clivage politique ne sont pas forcément entre la gauche et la droite

Je ne vous raconte pas le bonheur que j'ai en lisant le discourt de François Bayrou, dans lequel il reformule son argumentaire politique selon une dialectique que j'emploie depuis 2007, à savoir que l'on peut lire l'échiquier politique selon une quantité d'axe politique, et pas le trop réducteur axe gauche/droite.

Forcément il le dit mieux que moi et surtout en l'illustrant à partir de réalités politiques qu'un simple militant ne perçoit pas toujours clairement. Cela se traduit non plus par des axes comme j'aime à le dire, mais par des clivages. C'est la même logique, sauf que sur un axe, Bayrou place un point de partage. Ce point de clivage sur l'axe politique, par exemple de la dette présente un énorme avantage en terme de communication. On en revient à une représentation binaire, noir ou blanc et pas une ligne avec toutes les nuances de gris. Les journalistes détestent les nuance de gris. Tout comme les électeurs qui veulent du blanc ou du noir pour se prononcer.

Bayrou réinvente le discourt centriste, qui se caractérisait par de la mesure et des positions "molles", en clivant les positions. La différence avec le discourt binaire gauche droite, c'est qu'il introduit une grande diversité de points de clivage.


Conseil national du 14 mai 2011 par mouvementdemocrate

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vendredi 6 mai 2011

Le ministre de la parole

Éternel ministre

Bien qu'élu en 2007 comme président de la république, Nicolas Sarkozy n'a jamais endossé l'habit de la fonction. Il s'est installé non pas dans le rôle du président mais d'un super ministre. Depuis 4 ans nous n'avons toujours pas eut de président de la république au sens que lui donne nos institutions, aussi imparfaites soient elles. Il aurait pu choisir de les réformer pour les adapter à son fonctionnement, mais il ne l'a pas fait. Il aurait pu s'adapter à elles, comme l'on fait ses prédécesseurs, mais on ne saura pas pour le moment s'il n'a pas voulu ou pas su.

Il a petit à petit fait perdre leur sens à nos institutions, en déplaçant le pouvoir de la lumière des ministères, vers l'ombre des conseillers qui ne rendent de compte à personne, pas même financiers, hormis au président.

Cause toujours

La parole des ministres ne vaut plus rien, plus personne ne les écoute si ce n'est pour les railler. Le président décide. Il serait infaillible, mais comme ce n'est pas vrai, alors il faut tordre la réalité, raccourcir les processus pour supprimer les contre-pouvoirs et les oppositions. Les complexes cheminements de la loi qui ont pour vocation de lui permettre de s'enrichir et s'affiner à chaque étape ont tous été court-circuités en détournant les textes existants (urgence parlementaire, ordonnance...).

Mais cela ne suffit pas, il a aussi fallu contrôler le discours pour qu'il ne dise pas la vérité, mais fasse passer le message attendu, tels que les sondages laissent à penser que les français veulent l'entendre. Aucune importance de dire le contraire de ce que l'on fait. L'ère Sarkozy correspond à l'exacerbation du détournement de sens dans la parole politique. Pour couper l'herbe sous le pied des opposants, il suffit que le gouvernement dise ce que dirait ses opposants. Sauf qu'en généralisant la technique, c'est la parole qui perd tout sens. Non seulement on n'entend plus les ministres puisque la parole a été confisqué par l’Élysée, mais ils disent tous la même chose, sans que cela n'ait de lien avec ce qu'ils font.

Depuis 4 ans, au lieu d'un président, nous avons un ministre de la parole, qui promet, qui dit ou fait dire, ce que les français voudraient bien entendre, sauf que les actes démontrent, jours après jours que ce n'est que de la parole.

Nicolas Sarkozy a tué la parole politique en la décorrélant de la réalité de l'action politique. Il va falloir un travail colossal pour rétablir le lien.

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mardi 3 mai 2011

Picorage : De Villepin raciste ? peut être pas mais Ciotti c'est sûr !

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lundi 25 avril 2011

Picorage : Borloo, les duplicateurs de billets et la démocratie européenne

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jeudi 14 avril 2011

Live twitt depuis l'assemblée général de Nice Côte d'Azur

Pour ceux qui ne s'en seraient pas encore aperçu, ça y est j'ai sauté le pas et je me suis mis à twitter. Vous avez sur la gauche de la page d'accueil de ce blog, un cadre avec mes dernier twitt. Sinon, vous pouvez les retrouver en intégralité à l'adresse suivante : http://twitter.com/CedricAugustin

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vendredi 25 mars 2011

Et dire que plus du quart des électeurs ont votés pour ça

On a vu à la télé ces candidats du FN qui n'avaient même pas de photo sur les affiches, où elle était remplacée par celle de Marine Lepen. J'ai pu constaté que les tracts des candidats FN sur les différents cantons étaient strictement identiques, sans aucune personnalisation locale, la seule variation étant l'éventuelle photo et le nom du ou de la candidate, avec bien sûr la plus part des propositions qui sont soit intenables (pour ne pas dire illégales), soit carrément en dehors du domaine de compétence du conseil général, car tant qu'à présenter des candidats fantôme, pas la peine en plus de parler des compétences du conseil général.

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lundi 21 mars 2011

Résultat 1er tour de l'éléction cantonale du 20/03/11 à St Laurent du Var

  • Marc Orsatti-Grâce Taiana : PS/Ecologie Les Verts/Mouvement Républicain et Citoyen 15,66%
  • Patrick Villardry-Joëlle Nighersoli : Sans Etiquette 4,31%
  • Henri Revel-Jeanne Dura : UMP 26,48% BALLOTAGE
  • Danielle Hebert-Olivier Briol : Sans Etiquette 4,76%
  • Jean-Louis Paulus-Lys Do Quang Kim : Communiste 0,84%
  • Joseph Segura-Mary-Claude Bauzit : Alternative à Droite 16,26%
  • Sébastien Bonnier-Nicole Dosne : Front National 28,59% BALLOTAGE
  • Antonin Tomasso-Anne-Marie Dubois : Pour une Alternative à Gauche 3,12%

Source

Note du 23/03 : j'ai corrigé les scores depuis la parution de ce billet, la source ayant fait une coquille, c'est hélas bien le candidat FN qui arrive en tête...

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lundi 14 mars 2011

François Bayrou : "La faute politique" de Nicolas Sarkozy

Je vous invite à écouter cet interview de François Bayrou de 30 min par la chaine Public Sénat le 10 mars.

Quelques notes :

  • UMP et PS s'effondrent en même temps.
  • Les 2 thèmes de l'extrême droite sont mortels pour la France : monter les gens les uns contre les autres (ce que fait le gouvernement avec la religion), la misère pour tous (sortie de l'euro).
  • Si vous faite campagne avec les thèmes des autres (comme le fait l'UMP) vous les avantagez (l'extrême droite).
  • "J'ai une petite idée sur les sondages", les mêmes la veille du scrutin en 2007 me mettaient derrière Le Pen, alors que j'ai fait le double. Il parait qu'ils payent les sondés.
  • Un élan de reconstructeurs qui au lieu de nous conduire dans le mur, s'occupent des 2 sujets les plus important : comment l'on produit en France (emplois) et comment on éduque ?
  • On vient d'augmenter le gaz de 21% en 1 an alors que le prix du gaz sur le marcher mondial a été divisé par 3.
  • J'appel à rebâtir à partir des fondations.
  • La France à des atouts : la natalité, un pays équipé, une terre fertile (agriculture), des écoles, lycées et université partout. Mais on ne peut pas jouer ces atouts car la pratique du pouvoir "clanique" génère des injustices et empêche d'entendre les bonnes idées.
  • Le pluralisme est une garantie pour que les bonnes idées triomphes, il faut donc changer les institutions.
  • Arrêter les promesse purement verbales et dire la vérité humblement.
  • Ceux qui raconte que l'on peut renvoyer les immigrés dans des bateaux sont des semeurs de haine, car l'on se met à regarder non pas ce que sont les gens mais d'où ils viennent, en plus c'est un mensonge car on ne le fera jamais.
  • Je n'ai peur d'aucune circonstance électorale (au sujet du 21 avril 2002). Il faut se battre contre les thèmes mortels pour notre pays.
  • Pas de front républicain, car c'est une manœuvre de désespoir. Chirac a été élu ainsi et il s'est assis dessus le lendemain.
  • Question aux français pour tourner la page: 2 chemins. Vous vous rongerez les ongles jusqu'au sang avec l'extrémisme. Soit une alternance avec des démocrates et républicains modérés.
  • On va avoir une simplification. L'élection présidentielle est une centrifugeuse, et ceux qui ne pèse pas leur poids...
  • J'ai suffisamment incarné le centre dans la vie politique française pour ne pas avoir à le répéter à toutes les phrases.
  • Il y a un problème de définition du centre.
  • Au Mouvement Démocrate nous avons construit ce qui nous permet d'être libre. Les autres c'est l'UMP qui signe le chèque à la fin du mois.
  • Je conduit cette entreprise (MoDem) porte ouverte. Tous ceux qui ont leur place dans cette entreprise de reconstruction. Je ne suis pas un sectaire, mais j'ai des souvenirs. La porte de cette maison ne s'est jamais fermée. A condition qu'il n'y ai aucune manœuvre pour dilapider le capital de liberté et force de propositions, à condition que l'on veuille reconstruire la France et pas s'arranger pour piquer des voix pour que ce qui dure depuis 20 ans continue.
  • La plus part des problèmes qui se posent au pays sont assez solubles : c'est accessible de donner la meilleur éducation au monde, le seul problème c'est les finances publiques.
  • Ce que j'ai de centre c'est que je ne vois pas d'ennemis dans les courant Républicains, j'y vois des différences et des compléments). Roccard et Juppé viennent de signer un livre ensemble. Quel est la force politique qui leur dit au lieu de signer des bouquins travaillons ensemble ?
  • L'extrémisme c'est de la dinguerie.
  • Je suis pratiquant quotidien d'informatique. Je considère que wikipedia est une œuvre de l'humanité. C'est du don gratuit de connaissance. C'est une révolution de civilisation. Je suis moins twitter, facebook car j'ai du mal à écrire en 160 signes.

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vendredi 11 mars 2011

Un opportun sondage pour l'UMP

Que personne ne croit que les sondages du moments qui mettent Marine la peine en pôle position pour le second tour de la présidentielle de 2012, posent un problème au clan sarkozyste. Bien au contraire, ils sont une bénédiction.

Tous derrière le chef

Tout d'abord cela permet de rassembler les troupes et de faire taire les dissonances de la majorité. Quel membre de la majorité actuelle se risquerait à faire campagne pour une candidature d'un[1] candidat "centriste" de droite[2] quant le loup est dans l'auberge. L'épouvantail FN qui a si bien fonctionner pour le PS, se recycle très bien pour l'UMP.

Bien entendu, ce qui vaut pour les modérés de la majorité, vaut aussi pour les De Villepin ou Dupont Aignan qui vont se retrouver du coup bien en peine de trouver et des soutiens et par extension, des signatures pour être candidats.

Dans le même genre, Boutin qui fait à chaque fois semblant d'être candidate pour décrocher un marocain, perd aussi son auditoire.

Même si personne n'y croit

Les sondeurs et les journalistes savent très bien qu'un sondage à cette distance des élections n'est certainement pas un cliché des intentions de vote. Il serait plutôt un cliché du ras le bol des citoyens. Car comment exprimer ce ras le bol dans un questionnaire fermé comme l'est un sondage, si ce n'est en répondant à des choix extrêmes ?

Les précédents scrutin ont montré que le vote protestataire s'exprimait de différente façon, mais que si l'on propose un vote protestataire "présentable", il peut lui aussi rassembler les citoyens. En 2007, c'est Bayrou qui a permis d'exprimer un vote contestataire fréquentable. Là où les sondages de dernières minute plaçait le candidat Le Pen au second tour à nouveau pour forcer le vote utile, c'est le candidat Bayrou qui a émergé. Je m'attend personnellement au même scénario, les électeurs votants tout de même majoritairement pour des candidats susceptibles de gouverner lorsqu'il faut faire le choix dans l'isoloir.

Srkz dispose d'une assise électorale qu'aucun autre parti politique n'a. Et remarquons que le sondage qui donne la candidate d'extrême droite en tête, est celui qui a été fait par internet, là ou les sondages classiques relativisent sa position dans les pseudo intentions de vote. Les voix des ainés sont hélas majoritairement acquises à l'UMP, surtout lorsqu'il tient un discours clivant et sécuritaire, les mêmes ainés qui ont beaucoup moins accès au net[3].

Au PS aussi c'est tout bénef

Comme le même sondage met les candidats du PS, totalement inaudibles actuellement, en situation de ne plus être au second tour de l'élection présidentielle, tout comme pour l'UMP, cela devient un puissant levier pour laminer toutes les candidatures de la nébuleuse de gauche. Les Verts disent déjà qu'ils serait possible qu'ils n'aient pas de candidats en échange de places aux législatives, et il est probable que les différents partis d'extrême gauche se rassemble sous une seule bannière.

Bref, un parfait sondage pour promouvoir le bi-partisme. Ça y est j'ai lâché le gros mot, mais que voulez-vous, difficile de ne pas le dire.

Notes

[1] Je dit un, car il n'y a pas de une dans le paysage dit centriste.

[2] Un centriste de droite, façon Morin ou Borlo, est membre de l'UMP modéré, avec ou sans carte de l'UMP. Définition simple et simpliste mais on va pas y passer des heures.

[3] Je le redis, les personnes qui utilisent internet, ne sont pas représentatif de toute la société, internet étant un filtre déformant favorisant certain profils.

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