Citoyens prenez le pouvoir

Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Presse et média

Revue de presse et commentaire sur l'actualité lu dans la presse

Fil des billets - Fil des commentaires

samedi 29 novembre 2008

Libre de faire

Parlant de l'audiovisuel publique sur France Inter, Christian Estrosi a tenu le propos suivant :

"Qu'il soit libre enfin de faire ce que l'on attend d'un service public"

On attend, on attend, mais qui donc attend ? Le président de la république qui nommera les présidents des média publiques ? Les députés qui veulent voter les programmes ? Les auditeurs qui donnent leur cerveau disponible sur TF1 ? Les copains du président qui font du lobiing au parlement en ce moment pour l'écriture de ce projet de loi, comme si l'avenir du service publique devait les concerner ?

Qui "on" ?

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

jeudi 27 novembre 2008

Arrêt sur images, le retour de la vengeance du come back

Retour dans le poste d'[Arrêt sur images|http://www.arretsurimages.net] sur la Freebox. C'est le genre de nouvelle qui fait plaisir. En effet le modèle économique est la vidéo à la demande avec un abonnement unique. C'est le seule modèle économique à mon avis qui peut garantir l'indépendance éditoriale.

Source

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

jeudi 9 octobre 2008

Jean François Kahn dans l'émission Parlons Net

En déambulant sur le net j'ai découvert la besace de Nelly Margotton et un interview de Jean François Kahn, comme toujours passionnant lorsqu'il parle de son métier (extrait 3 ci-dessous).

Lire la suite...

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

lundi 8 septembre 2008

Le filtre médiatique marche à fond

Lors de l'Université de rentrée du MoDem, François Bayrou a répété son message qu'il tient depuis 2006 : il faut travailler avec les gens compétents de tous les partis et ne pas être sectaire. Il l'a dit et martelé à nouveau. Quelle n'a pas été ma surprise d'entendre que ce message avait été interprété par les média nationaux comme un appel du pied au PS. Le parti socialiste n'a jamais été cité dans le discours de François Bayrou, si ce n'est pour comparer l'unité du MoDem face aux deux autres grandes formations politique.

Déjà avant les municipales Bayrou faisait explicitement appel aux vrais Gaulistes, aux anciens UDF de l'UMP déçus partis en 2002, aux socialistes ouverts d'esprit, aux radicaux non vassalisés, aux verts qui se retrouvait dans le projet MoDem de développement durable. Bref beaucoup de monde et pas seulement le PS.

Pourquoi France-Inter titrait tous ses journaux depuis hier sur "Bayrou fait un appel aux socialistes". N'est-ce pas encore un filtre appliqué au discours pour faire dire à Bayrou ce qui les intéresse ? C'est incroyable d'entendre un tel glissement entre le propos tenu et ce qui en est rapporté, repris en boucle immédiatement par tous les autres médias, sans se poser la moindre question jusqu'à aujourd'hui, où le propos commence a être nuancé par un "sans jamais les avoir cité".

La journaliste de France-Inter était pourtant au premier rang de la table de presse, à 25m de Bayrou. Elle doit aussi avoir des acouphènes...

Tag : UniversiteDeRentreeDuMoDem2008

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

mercredi 13 août 2008

Picorage : Tapie, Réforme institutionnelle, SRU

  • Assouplissement de la loi SRU, ou le passage à la trappe des bonnes idées proposées par un parlementaire UMP à sa ministre. 20% de logement social ça gène les élus UMP qui savent que c'est mauvais pour la réélection de construire du logement social, surtout que ceux qui en bénéficient votent rarement pour l'UMP.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

lundi 5 mai 2008

itélé invente le sujet sans information

On a vu durant l'année qui vient de s'écouler la technique utilisée par le président et son équipe pour inonder les média de sujets. Cette technique qui a très bien fonctionné durant la campagne et les premiers mois de son mandat, a consisté à fournir en permanence du grain à moudre aux média, trop de grain de manière à ce qu'ils n'aient pas le temps de rentrer dans le détail de l'information, la farine en résultant se retrouvant truffée de morceaux d'approximation et de manque de recul.

Que n'aurions nous espéré que les journalistes en tirent des leçons, mais non. Même si la présidence a baissé un peu le flux ou que les média ont enfin décidé de commencer à filtrer, nous somme toujours à l'air du zapping et de l'information spectacle, comme l'illustre la monté en audience des chaînes d'information continue comme France-Info, BFM radio ou TV, LCI ou itélé. Toutes les 10 minutes l'essentiel de l'actualité nous annoncent-ils. C'est vrai que c'est pratique quant on a pas le temps.

Moi aussi je regarde itélé, lorsque je n'ai pas surfé de la journée ou écouté les informations au journal de France-Inter. "C'est pratique" vous dis-je. L'autre soir, avant de lancer le film enregistré, je regarde vite fait "l'essentiel de l'actualité" et mon épouse et moi apprenons qu'une jeune femme est en détention au Mexique, que sa famille a fait appel au président français pour s'assurer que la justice mexicaine serait bien rendu en toute impartialité. On a vu la famille, l'avocat, des micros qui se bousculent. De l'émotion, du scoop. Ça ressemble à s'y méprendre à un mélange du cas d'Ingrid Bétancour et des allumés sauveur d'enfant du Tchad. On va être ému dans les chaumières, SuperSarko va venir à sa rescousse, il ne faudrait pas la laisser aux mains de ces sauvages Mexicains qui n'ont même pas de lois, au risque de bafouer la France terre des droits de l'homme... blabla la machine à émotion marche à fond.

Bon, mais de quoi est-elle accusée cette jeune femme ?

Nous nous regardons, mon épouse et moi, interloqué par cette "information". A force de ne faire que du sensationnel et de l'actualité spectacle, il ne reste même plus la place pour l'information. Le Mexique est un pays de droit, même corrompu (et encore c'est à voir, je n'en sais rien), on ne met pas des gens en prisons sans raison. Comment une rédaction d'information peut arriver à monter un sujet en oubliant l'information principale ?

Comment en arrive-t-on là ?

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

dimanche 4 mai 2008

L'éditorialiste en monde clos

Jean François Kahn, ex patron de Mariane, a décidé de se mettre en retrait de son journal et mène actuellement d'autres projets média ou littéraires. On le retrouve dans un texte publié par Libération, qui devrait faire écho auprès de tous ceux qui veulent comprendre certaines des problématiques des médias français et notamment dérives néfastes, au moment où ces même médias sont en crise.

Je vous invite à lire sur le site de Libération "L'éditorialiste en monde clos".

Comme je l'ai déjà fait pour certains textes que je trouve très instructif, j'en ai gardé une copie en local comme archive, dès fois que le texte ne soit plus accessible dans le futur, mais préférez tjs l'original.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

lundi 4 février 2008

Picorage : censure, media participatifs

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

lundi 3 décembre 2007

Media, une interview à réécouter

En faisant des recherches, je suis retombé par hasard sur un excellent interview de Daniel Carton réalisé par Quitterie Delmas au mois de juin qui critique certaines dérives du monde journaliste. A revoir (et à lire) absolument :

Rencontre avec Daniel Carton, l’homme qui dérange l’establishment des médias classiques ?

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

jeudi 4 octobre 2007

François Bayrou sur la Télé Libre

François Bayrou a participé à la première émission "Sous les pavés" de La TéléLibre, émission de près de 1h15, uniquement diffusée sur internet.

Lire la suite...

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

mercredi 20 juin 2007

Arrêt sur images

Le net bruisse de cette nouvelle de la non reconduction de l'émission "Arrêt sur images" (ci-dessous quelques liens sur le sujet). L'annonce au lendemain de l'élection de la suppression du poil à gratter des média est si grossière qu'il est impossible de ne pas faire le parallèle.

Mais je note que le Nice-Matin de mardi 19/06/07 déroge à son habitude de servilité à l'endroit du pouvoir en publiant un extrait d'un interview de Daniel Schneidermann, dont je recopie ici juste la fin (je n'ai pas l'autorisation de Nice-Matin, ni l'envie de la demander, pour publier l'intégralité, donc je me limite au droit de citation) :

Pensez-vous qu'il y a un lien avec les élections ?
(sourire) Je veux croire qu'il s'agit d'une coïncidence. Sarkozy a défendu une droite "décomplexée": peut être cette attitude a contaminé les patrons des chaînes. Ils n'ont plus de complexe à faire le ménage...

Je cherche des explications à cette hérésie : les censeurs sont fatigués après cette période électorale et sont en congés ou inattentifs, cet article fait parti de la zone télévision qui n'est pas censurée habituellement, à l'approche de l'été il y a des stagiaires qui ne sont pas encore formatés, c'est une partie édité par la rédaction nationale du groupe et il n'est pas possible d'y toucher... Je me perd en conjectures.

Plus sérieusement, pour aller plus loins sur cette triste affaire :

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

mardi 5 juin 2007

Elections législatives : pensées "à chaud", Opus 1

Il serait nettement préférable de faire ce genre de billet au lendemain de l'élection, mais comme un tien vaut mieux que 2 tu l'auras, je vous inflige quelques réflexions en vrac étalées sur plusieurs billets. Opus 1 Le verrouillage médiatique :

De l'intérieur on voit très bien comment les informations que l'on communique aux médias sont distordues, amputés, voir occultées pour les faire entrer dans une ligne éditoriale absolument pas neutre politiquement. Dans l'équipe politique du monopole local, certains journalistes ne se contentent pas de rapporter et critiquer, mais aussi font de la politique. Ce ne serait pas un problème si nous disposions d'une pluralité journalistique au niveau local. Mais en raison du monopole de l'information locale de Nice Matin, le filtre orienté appliqué par ces journalistes biaise complètement le message que l'on peu faire passer.

Pour illustrer : le candidat sortant de la 6ème circonscription, Lionnel Luca ne se gène pas pour dire des âneries sur n'importe qui et n'importe quel sujet qui sont méticuleusement rapportées dans la presse. Lors de l'inauguration de sa permanence de campagne, Loïc Dombreval, le candidat du MoDem ne s'est évidemment pas gêné pour répondre et dénoncer les propos de son adversaire. Bien que le journaliste de Nice Matin ait fait l'effort de se déplacer à cette inauguration, aucun de ces propos n'a été rapporté. Il n'y a donc eut aucun démenti publié. Seule la soixantaine de personnes présentes en ont eut connaissance. Pour le reste des lecteurs de Nice Matin, les mensonges de Lionnel Luca restent donc des réalités[1].

On peu continuer ainsi avec les communiqués qui ne passent pas, les interview dont ne reste que des phrases sans intérêt, les évènements dont les annonces ne sont pas publiées la veille ou le jour même et dont les comptes rendu du journal rapportent qu'il n'y avait personne...

Et là je ne parle que du MoDem qui représente 15% d'électeurs. Vous pouvez imaginer pour les autres formations politiques...

Opus 2 : internet >>

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

samedi 12 mai 2007

Une couverture médiatique inespérée

Bon, personne n'est dupe sur la neutralité de la presse à l'endroit de Nicolas Sarkozy. Cette campagne présidentielle l'a magnifiquement mis en exergue. Mais il n'y a pas de raison que cela cesse avec les législatives et le fameux état de grâce du gouvernement qui sera sûrement plus médiatique que du fait des citoyens. Prenons ces petites choses sans importances, ces détails anodins pour les mettre bout à bout.

Par exemple, le soir du second tour de l'élection présidentielle, qui a-t-on le plus entendu sur les plateaux de TF1 présenté comme UDF ? Gilles de Robien qui ne représente que lui tout seul, a disposé de bien plus de temps de parole que François Bayrou lui même, dont l'intervention a méticuleusement été sabrée pour tenir en moins de 30 secondes et lui enlever tout sens. Quels sont les représentants du partis socialiste que l'on a le plus entendu ce soir là ? Assurément pas ceux qui prônaient avec le plus de conviction l'union de leur partis.

Depuis que Rudy Salles a décidé de ne plus suivre François Bayrou et de s'inféoder à l'UMP, il bénéficie d'une couverture médiatique dont il rêvait avant au sein de l'UDF. Jamais il n'a fait autant de télé, de radios ou d'article dans le Nice-matin, plus que tous les autres candidats UMP du département réunis. C'est magnifique comme les médias trouvent tout à coup de l'intérêt pour cet homme politique qui pourtant a toujours été disponible par le passé...

Discours de François Bayrou à la Mutualité pour faire le bilan de l'élection et lancer la création du Mouvement démocrate. Le discours est retransmis en intégralité sur BFM-TV (merci à eux), mais rien sur la chaîne parlementaire ou publique sénat. C'est un congrès fondateur d'un nouveau parti politique par un candidat qui a rassemblé près de 7 million d'électeurs, mais rien sur les chaînes des parlements. Rappelez-moi de quoi elles sont supposée parler ces chaînes ? Qui est-ce qui en est à la tête ?

Mais non je ne suis pas parano, mais non, juste un peu agacé de voir que c'est pas parti pour aller mieux de ce côté là.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

mercredi 2 mai 2007

Le 3ème au second tour ou Bayrou l'importun

Je ne suis pas bien vieux, mais je ne crois pas qu'un candidat arrivé 3ème au premier tour de l'élection présidentielle n'ai jamais occupé autant d'espace médiatique entre les deux tours, et ce, légitimement en plus, puisque c'est en débattant projet contre projet.

On a vu Sarkozy acerbe et méchant dans les médias car Bayrou lui volait la vedette avec l'organisation du débat entre ce dernier et Royal. Comme dirait Royal, c'est du gagnant/gagnant, puisqu'elle occupe le devant de la scène médiatique pour parler pour une fois de son projet et plus de ses bourditudes. Les journalistes enfin répètent, non plus les petites phrases, mais des passages entiers pour les comparer aux positions de Bayrou. En face on a des passages pathos du Sarkoshow à l'américaine et des phrases assassines de Sarkozy sur Bayrou et le débat. Point d'idées, pas plus de projet. Cette semaine, pour une fois c'est Royal qui est présentée avec de l'épaisseur, ça change un peu.

Bayrou aussi est gagnant, car il se présente comme constant. Il ne transigera pas sur son projet de société. Tout est négociable à condition de le respecter, et si futur il doit y avoir avec certains du PS, se sera sur les points de convergence. Il prépare le terrain pour les législatives. Il ne sera pas président cette fois ci, mais il veut se donner les moyens de son projet. Cohérence, cohérence... les électeurs apprécieront.

Et ne vous dites pas qu'il est maintenant enterré un fois le débat avec Royal retransmit. Bayrou reviendra jeudi, juste après le débat entre les deux finalistes, histoire de ne pas laisser vacant l'espace médiatique qui lui est offert. Bayrou ne parle pas de centriste mais de central, cela a tout son sens dans ce deuxième tour à trois.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

vendredi 13 avril 2007

Revue de presse sur France Inter : certains se mouillent

Le sept-neuf trente, l'émission de France Inter a proposé le mois dernier à quelques uns des candidats connus avant le dépôt des 500 signatures de se mettre en quatre en faisant eux même la revue de presse.

On retrouve sur le site de l'émission les vidéo des coulisses pendant lesquelles les candidats et leur équipe ont préparé leur revue de presse. J'ai regardé celle de Voynet, Le Pen, Royal, Sarkozy, Buffet et bien sûr Bayrou. Nicolas Sarkozy n'a clairement pas joué le jeu puisqu'il ne fait rien et que c'est finalement Clotilde Dumetz qui fait la revue de presse.

Dans le même genre, on voit ceux qui se mouillent (Voynet et Bayrou) en arrivant à 6h30 et en faisant le travail d'analyse des journaux, voir de taper eux même leur revue de presse (Voynet), là où d'autres (Le Pen, Sarkozy, Buffet, Royal) arrivent bien après leur équipe qui leur mâche le boulot, voir qui fait tout (Le Pen).

Je trouve ces vidéos très instructives sur les méthodes de travail mises en oeuvre par les candidats pour aborder un exercice auquel ils ne sont pas coutumier.

Lire la suite...

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

mercredi 11 avril 2007

Spot officiel de campagne

Le site election-presidentielle.fr propose des liens vers les 12 premiers spots officiels télévisés des candidats.

Lire la suite...

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

samedi 10 mars 2007

Sondage quant vous nous tenez

Il y a 6 mois, tous les membres de l'UDF répondaient comme un seul homme que les sondages ne sont pas fiables, que c'est n'importe quoi[1], qu'après 95 avec Balladur et 2002 avec Le Pen, on ne les y reprendraient plus[2]. Je disait moi même qu'une fois que François Bayrou aurait dépassé les 14% dans les sondages, il y aurait probablement une libération des électeurs vis à vis du vote utile que leur serine le PS et l'UMP[3].

Et puis voilà, les 14% ont été dépassés et effectivement il y a eut un effet boule de neige dans lequel nous sommes en ce moment. Les médias s'emballent. D'une quasi indifférence voir du mépris de certains ont est passé à une overdose. Tous le monde veut son exclusivité avec Bayrou. Il est invité sur tous les plateaux et répond positivement à toutes les demandes d'inauguration des nouvelles émissions politiques qui fleurissent naturellement en ce moment. Cet emballement médiatique approvisionne la pompe à sondage, puisque la courbe des sondages est souvent parallèle à la présence médiatique. Sauf que c'est vrai à 6 mois des élections. Plus on se rapproche des échéances, et plus les fondamentaux reviennent, plus on se rapproche des probabilités de vote et non plus des intentions de vote.

Cette fois ci les électeurs sont indécis, environs 2 sur 3 disent ne pas être sûr. Le doute s'est installé. Les citoyen se disent qu'il peuvent maintenant envoyer un message au système sans pour autant avoir à voter pour les extrêmes. Ils peuvent rejeter le bipartisme tout en envisageant un vote débouchant sur une politique pragmatique, réelle. On peut en plus le dire sans avoir honte. Ce candidat anti système est fréquentable.

La courbe d'intention de vote pour François Bayrou est en train de suivre celle de Jacques Chirac en 1995, où il a annoncé sa candidature en mars et en quelques semaines, du tréfond des graphiques il est remonté jusqu'à dépasser Balladur, pourtant vendu comme vainqueur en décembre à plus de 30%.

Il faut cependant raison garder. Au delà des approximations et des corrections empiriques faites aux chiffres par les instituts de sondage[4], il n'est pas à exclure que nous revivions une bulle sondagière comme l'a vécue Ségolène Royale à l'automne. Bien que la tendance soit partie de loin et suit une courbe croissante régulière, la couverture médiatique soudaine peut aussi expliquer l'explosion dans les sondages.

Il n'en reste pas moins que François Bayrou a su toucher les citoyens et je le vis chaque fois avec autant d'étonnement lorsque je tracte. L'accueil et l'intérêt que portent les passants pour ce candidat sont étonnants. Quoique que disent les sondages, il y a un indéniable effet Bayrou. On le verra au palais Nikaïa à Nice le 15 mars.

Notes

[1] Notament Sarkozy et Royale à plus de 30%, ce qui est totalement irréaliste.

[2] .

[3] Dans le billet Bayrou c'est comme Arte.

[4] Lire la très intéressante analyse des sondages.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

- page 3 de 4 -