Citoyens prenez le pouvoir

Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

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lundi 19 mai 2008

La mécanique de notre société est grippée

Les mécanismes

Dans le livre de Thierry Crouzet, Le peuple des connecteurs, il reprend en introduction du chapitre 4, "Ne pas promettre", une citation de Jacques Ellul :

La mort d'Hitler n'a supprimé ni les camps de concentration ni la torture. Hitler n'avait fait que cristalliser à un moment donné les aspirations d'une société. C'est pour cela que même s'il existe, le chef d’orchestre ne m'intéresse pas parce qu'il est accidentel. Ce qui m'intéresse, ce sont les mécanismes.

J'ai voulu reprendre cette citation pour illustrer une idée qui me trotte dans la tête concernant l'impuissance actuelle des élus et probablement des futurs candidats s’ils sont un jour élus, à agir. La complexification de notre société la rend de plus en plus dur à gérer avec les méthodes employées, héritées ou imposées par l'organisation administrative.

En effet, l'organisation pyramidales de notre société avait tout son sens il y a 2 générations. Elle a contribué à la force de notre économie et de notre démocratie depuis près de 2 siècles. Mais nous vivons depuis la fin des années 60 une accélération de la transformation de notre société, qui devient une vraie mutation depuis l'avènement de l'ère de la communication bidirectionnelle telle qu'internet nous en donne les moyens.

Les citoyens ne veulent plus se contenter d'être des extrémités dans l'organigramme social, mais bien des nœuds au même titre que les autres. L'organisation pyramidale n'est pas en mesure de gérer ces attentes et peut même devenir une source de frustration pour l'individu à qui les médias de masse fond croire qu'il ne fait pas partie de la masse.

Épuisement du système

Les organisations pyramidales sont donc en danger et elles se raidissent sur ce qu'elles savent faire, à savoir diffuser du haut vers le bas de plus en plus de messages, et synthétiser à outrance jusqu'à en perdre tous sens les remontés de la base. En ce sens elles contribuent à un appauvrissement des messages dans les 2 sens et surtout à l'élagage de toutes les branches neuves qui pourraient donner de nouveaux fruits innovants.

L'exemple type est le Grenelle de l'environnement dont les débats participatifs n'ont eut de débat que le nom et de participatif que du point de vue des acteurs déjà en place. La synthèse impossible n'a pas apportée plus que ce que n'importe qu'elle commission aurait pu pondre. Inutile de réunir des dizaines de milliers de personnes pour annoncer que les gaz à effet de serre sont mauvais pour l'environnement et qu'il faut les réduire. On a vu dernièrement comment le gouvernement tien compte de la souris dont a accouchée cette montagne, tout particulièrement avec les OGM, magistral foutage de gueule.

Décréter que l'on va faire des économies, ou que la croissance va repartir, sont des âneries que seul le beau papier enrubanné dans lequel les drape la communication présidentiel permet de les faire passer avec aussi peu de réaction.

C'est à la méthode, aux comportements, aux réseaux humains qu'il faut s'adresser.

Notre société occidentale s'organise dans des modèles pyramidales de plus en plus rigides, qui ont de moins en moins de capacité de réaction. Ces organisations pyramidales que l'on retrouve dans toutes les administrations ou entreprises, et qui sont notre culture, parviennent de moins en moins à répondre aux problèmes. On peut même se demander si elles ne les entretiennent pas.

Évolution possible ?

La question se pose de notre capacité à changer de modèle d'organisation, de société. Toutes les belles théories sur l'organisation en réseau, l'auto-gestion, le fonctionnement en cellule ou nodules interconnectés... sont limité par la réalité quotidienne. On ne rejette pas une culture, une organisation qui a fait ses preuves et qui fonctionne encore, du jour au lendemain. On n'impose pas un système dont la très grande majorité des citoyens n'est pas en mesure d'accepter dans le meilleur des cas, de comprendre dans le pire. Il faut emmener le plus grand nombre et pas se contenter de ne parler qu'à une minorité.

La question se pose alors de la période de transition entre le passage d'une culture pyramidale à une culture en réseau. C'est cette transition que nous vivons en ce moment, initiée par la révolution portée par l'internet.

Un exemple ?

Même si cela ne concerne qu'une minorité de citoyen, le citoyen acteur se banalise et touche des gens qui n'auraient jamais été militants autrement, que ce soit dans une association, un syndicat ou un parti politique. Connecté entre eux, les citoyens acteurs et les militants de toutes sortent commencent, doucement à se ré-approprier en partie une capacité d'action démultipliée par la synergie du réseau. Comme toute révolution, c'est toujours une minorité qui emmène avec elle la majorité.

Contrairement aux précédentes révolutions, il n'y a pas que l'élite intellectuel ou financière qui pourra agir dans cette révolution en douceur. Tout citoyen acteur peut agir. Un gravier, une pierre, chacun participe à la construction du mur.

Comment ça marche ?

Le principe s'inspire du marketing viral. Vous êtes tout un chacun un nœud dans un réseau d'une cinquantaine de personne en moyenne[1]. Si la moitié sont connectés et 1/4 sont des citoyens acteurs[2], vous imaginez votre capacité de propagation instantanée ! Là où il fallait des jours, voir des semaines pour faire circuler une information qui n'était pas relayée par la presse, en quelques heures, celle-ci fait le tour des citoyens acteurs. La campagne présidentielle a été typique avec la vidéo de Ségolène Royale critiquant les profs, vue plus d'un million de fois en moins de 48h, quasiment tous les possesseur d'une adresse email ayant reçut d'une connaissance le lien pour la visionner.

Et c'est là toute la puissance de l'internet mis au service du citoyen acteur. En effet à l'ère de la communication de masse, le téléspectateur est un consommateur d'information et pas un acteur. On le séduit, on le distrait, on rend son cerveau disponible, on lui donne ce qu'il veut, pas forcément ce dont il a besoin. Tout le contraire du média en réseau internet, qui est personnalisé à outrance, puisque c'est le citoyen acteur qui devient l'acteur de son information et surtout de celle des autres, en produisant, commentant ou relayant.

Exportable aux organisations ?

Cette mutation de l'information qui est en train de se faire est-elle exportable aux organisations ou aux entreprises ? Pas immédiatement et pas à l'identique, mais j'aime à penser que oui, mais avec des gens un peu entreprenant.

Le principe consiste à fractionner les entités en cellules de structure similaire, plus ou moins spécialisées. Chaque cellule doit disposer d'un organe de communication avec les autres cellules, avec toutes les autres cellules de l'organisation. C'est l'élément le plus important. En effet contrairement au système pyramidale ou chaque nœud ne communique qu'avec le nœud du dessus et ceux du dessous, dans un système en réseau, il faut que la communication soit multidirectionnelle, sans hiérarchisation. L'organe de communication filtre et est en charge de l'économie de l'information et de l'économie des services et marchandises avec les autres cellules. Une cellule doit être économiquement à l'équilibre.

Il faut aussi accepter certaines redondances et ne pas rechercher une efficacité absolue immédiate. L'idée est ici d'obtenir une plus grande efficacité par élimination progressive des cellules moins performantes[3].

Selon la même logique, une organisation peut être une cellule d'une meta organisation.

Dans cette approche, l'organisation pyramidale est possible au sein de la cellule, mais pas forcément obligatoire. Ainsi, en partant de grosses cellules et en en réduisant progressivement la taille, il est possible de conserver une organisation pyramidale transitoire.

Notes

[1] L'humain est un animal tribal, dont la capacité cognitive le limite à une cinquantaines de relations en moyenne. Vous avez sans doute un carnet d'adresse plus remplis que cela, mais guerre plus de relations maintenu, sauf à être un connecteur.

[2] 1/4 c'est beaucoup, mais je suis utopiste.

[3] On entant par élimination, non pas la mise au placard des individus, mais un recyclage dans d'autres cellules ou une requalification de l'organisation interne de la cellule. Un processus darwinien de sélection naturelle en quelque sorte. L'organisation fonctionnant à effectif constant, il y a donc déplacement des ressources, les individus, d'une cellule à l'autre en fonction des besoins ou des évolutions.

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lundi 25 février 2008

Gestes écolos au bureau... et à la maison

Avec l'assistante de direction de mon patron, nous avons devisé sur le volume de déchets que produit l'entreprise et notamment des déchets issus des produits jetables que sont les gobelets, les cuillères en plastiques, les essuie-tout...

J'ai donc fait une recherche pour un document interne pour rappeler quelques gestes évidents à pratiquer au bureau afin de réduire un peu l'empreinte écologique de l'entreprise.

Pour moi, les 2 gestes les plus faciles à mettre en œuvre et qui sont immédiatement visibles sont :

  • Ne plus utiliser de verre et couverts en plastique,
  • Eteindre son ordinateur le soir.

Le dernier point pose un problème pratique, car les sauvegardes des postes de travail sont effectuées la nuit, par des scripts qui traitent une machine après l'autre. Ma réponse partielle est donc de n'éteindre mon poste qu'un jour sur trois et systématiquement le we, mais du coup mon travail n'est pas sauvegardé tous les jours.

Le fait d'éteindre son ordinateur après chaque usage se pose aussi à la maison. En effet, j'utilise mon ordinateur personnel toute la journée en tant que serveur, le matin ou le soir comme station de travail ou de loisir, il fonctionne donc 24h/24. La question s'est donc posée pour moi de déplacer le service fourni par cet ordinateur personnel vers un serveur mutualisé, qui par essence partage sa consommation énergétique entre tous les clients qu'il héberge. Vous vous souvenez peut-être de ma tentative d'introduire de la publicité sur ce blog. C'était pour financer ce service entre autre. Aujourd'hui, la consommation énergétique de mon serveur personnel est dérisoire en cout par rapport au prix d'un hébergement mutualisé fournissant le même niveau de service.

J'ai donc fait un choix. Je ne suis pas un bon citoyen écolo, puisque ma consommation énergétique pourrait être réduite en éteignant cet ordinateur, mais pour un prix non négligeable à verser à un prestataire de service.

En matière d'environnement, le confort est souvent mis dans la balance. Il faut se faire un peu violence.

Quelques liens issus de mes recherches :

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mardi 15 janvier 2008

La culture doit-elle être nationalisée ?

Le monde du disque et du cinéma hurle sa douleur face aux affreux pirates qui téléchargent à tour de bras, appauvrissant jour après jour cette industrie qui sort d'un demi siècle de prospérité, tant financière que créatrice.

La mutation entamée par l'introduction des média numériques dans le champ culturel et marchand pose la question de la pérennité du système de financement de ces métiers "artistiques". En effet, la vie culturelle a besoin soit de notoriété, soit de mécènes pour permettre la création.

Par exemple, une ville de près de 30 000 habitant comme Saint Laurent du Var est à la traine au niveau culturelle, non pas par manque d'artistes ou d'engagement de la ville dans des opérations de développement de la culture, mais par absence totale d'infrastructure. Pas de théâtre à part un préfabriqué de quelques dizaines de place, pas de salle polyvalente dans les différents quartiers, pas de salle d'exposition à part le hall de la mairie et la Boulangerie, pas de salle de spectacle (pas même en plein air), pas suffisamment de salles pour la danse, plus de 3 mois d'attente pour obtenir une salle pour un évènement.

Alors le maire répondra que des millions d'euro ont été investis dans la réfection du conservatoire. Ok, mais après, où sont-ils supposés jouer ces jeunes formés ?

Mais si ces problème d'infrastructure peuvent être résolu il n'en est pas de même du financement des artistes. Comment l'artiste mange-t-il tous les jours et paye-t-il son loyer ? La création artistique ne serait-elle accessible qu'aux rentiers et retraités ?

Bien sûr que non, et alors se pose la question de savoir comment une personne passionnée de danse, de cinéma ou de musique fait pour en vivre afin de donner le meilleur d'elle même ?

Sur le même sujet : Pour en finir avec les comparaisons douteuses

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vendredi 19 octobre 2007

Le Grenelle régional

Vous trouverez ci dessous le résumé par Guy BARTHEL de la présentation des synthèses des groupes de travail sur le Grenelle de l’Environnement/Réunion départementale Nice Palais Nikaïa le 08/10/2007. Vous pouvez le contacter par email gnoelb AT sfr.fr.

Lire la suite...

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mercredi 17 octobre 2007

Test ADN sur Agoravox

Rédacteur Agoravox

Juste pour vous dire que mon précédent billet Bienvenue à Gattaca est en ligne sur Agoravox où vous pourrez y lire d'autres commentaires intéressants.

Accéder directement aux commentaires

 

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samedi 13 octobre 2007

Bienvenue à Gattaca

Le sujet de l'introduction de tests ADN pour n'importe quel problème de la société est le premier pas qu'il faut surveiller. Tout comme la poudre qui permet de faire des feux d'artifice, de construire des routes et de fabriquer des armes, la génétique est une boîte de Pandore dont la très grande majorité des citoyens n'a pas même idée de ce qu'elle peut contenir.

L'encadrement éthique de tout ce qui a rapport au patrimoine génétique nécessite du temps, beaucoup de temps, de réflexion, de débats, de mise en perspective et de pédagogie. Je ne vous cache pas que les visées politiques et les clins d'oeil à l'électorat d'extrême droite qui sous tendent le projet de loi sur l'immigration me dérange, car le gouvernement médiatique qui dirige la France ne me semble pas en mesure de conduire des débats sereins sur les conséquences de l'introduction de tests ADN.


Le système de contrôle de l'ADN dans le film Gattaca, présent à l'entrée du centre de formation et partout où l'on veut contrôler votre identité, grâce au prélèvement d'une micro goutte de sang. (source image)

Je le soulignais déjà au sujet de l'utilisation d'un bracelet électronique qu'il y a un réel danger de mutation de notre société. Sous couvert de lutte contre le terrorisme, de lutte contre les vilains étrangers "qui viennent manger le pain de nos arabes"[1], de lutte contre ces jeunes qu'il faut nettoyer à haute pression, de lutte contre ces hordes de pédophiles qui sévissent sur internet... on fait entrer dans les esprits l'acceptation qu'il faut renoncer à nos libertés, petit à petit, morceaux par morceaux.

Je voudrais que les journalistes fassent leur travail et remettent en perspective ce contre quoi l'on lutte, ce pourquoi on nous demande de prendre de tels risques de perdre à chaque nouveau texte un peu plus de nos libertés. Combien de familles sont concernées par ces tests ADN ?

La présence d'un tel texte va donner un pouvoir "administratif" colossale à l'administration qui comme chacun sait répond humainement au question qu'on lui pose[2]. Sur une problématique éminemment humaine, la famille, on donne une réponse technique que tout le monde s'accorde à reconnaître imparfaite, puisque ce qui définie une famille ce n'est pas la filiation génétique. Ce débat quitte clairement le champs de la loi et de l'outil administratif pour rentrer de plein pied dans le champs de la politique. C'est un changement de notre société qui est en cour, qui est initié par ce gouvernement. Les quelques centaines de regroupements familiaux par an qui sont concernés par ce texte qui n'est en l'état déjà plus très efficace pour lutter contre l'immigration illégale, ne sont qu'une excuse.

Bienvenue à Gattaca...[3]

Notes

[1] Coluche.

[2] Humour noir, les règlements ayant justement vocation à éviter que l'administration puisse être compassionnelle dans ses décisions, et encore heureux.

[1] Un film à voir et à revoir, documentation ici et .

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vendredi 28 septembre 2007

Suspect à vie

La récente libération d'un détenu ayant purgé sa peine mais contraint de porter un bracelet électronique m'a interpelé et je m'étonnais que Jules n'en ai pas parlé. En fait il avait traité de ce sujet au moment de la discussion au parlement du texte qui permet aujourd'hui cette situation absolument incroyable.

Car indépendamment de la nature du délit, il est choquant d'apprendre qu'une personne condamnée qui a fini de purger sa peine puisse se voir interdire indéfiniment de retrouver la liberté. Les parents d'enfants susceptibles de subir la proximité de cet individu déclaré comme potentiellement récidiviste, vont tout de suite s'écrier que c'est déjà pas mal pour lui qu'on le laisse sortir, qu'il ne devrait même pas pouvoir sortir...etc. Certe, je suis parent et je peux aisément comprendre la crainte que de tels individus peuvent susciter.

Cependant, cependant, sans être juriste, il me semblait acté que lorsqu'une personne avait purgée sa peine ou payé une amende (pour les petits délits), elle était quitte vis à vis de la société. Qu'une fois tout ceci terminé, la société, c'est à dire nous, devions nous attacher à redonner une place en son sein à celui qui avait fauté.

Hors ici, l'ex délinquant sexuel, qui a totalement purgé sa peine, se voit en plus de la difficulté de retrouver une place dans la société avec ses 12 ans de "vacances", définitivement empêcher de redevenir un individu normal, si tant est qu'il en ai la moindre chance. Un peu comme Jean Valjean poursuivi à vie par Javer dans les misérables. Suspect à vie.

Au delà de ce bracelet et de cet homme, c'est la dérive sécuritaire qui m'inquiète. On assiste en ce moment au délire sur le contrôle du regroupement familiale par des tests ADN, l'arbre qui cache la forêt du grillotage du droit à l'erreur, à l'oublie, à l'anonyma. Car en effet, sous couvert de délinquance sexuel, qu'elle sera l'étape d'après ?

  • La conservation de toutes les infractions, sans limitation de durée.
  • Le fichage génétique à la première infraction, quelqu'en soit la portée ("Bienvenue à Gataca").
  • Les autorisations de recoupement entre fichiers : de connexion, de paiement, de santé, professionnel, scolaire, d'infraction, positionnement géographique (grâce au téléphone ou GPS), de voyage, de programmes télévisés (télévision numérique), d'habitude de consommation (puce RFID sur certain produits).
  • Le tatouage électronique de tous les véhicule pour suivit par GPS ou radar (on ne pourra plus vous le voler).
  • La disparition par morceau du droit à la vie privée (il faut bien pourchasser ces dangereux terroristes, ma bonne dame.).
  • ...

Cette loi qui permet de restreindre la liberté d'un seul individu dans la pratique, est aussi la première griffe à la liberté de tous les autres.

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mercredi 29 août 2007

Contrat de travail

On entend en ce moment que le président met en route le chantier du contrat de travail unique. Une proposition sur laquelle François Bayrou s'est déjà exprimé depuis longtemps, notamment lors d'un discourts sur le CPE en 2006. Il a fait parti de ceux qui proposaient une simplification de la jungle des contrats et la création d'un contrat de travail unique.

Danger Travail

J'en profite pour ressortir un billet qui présentait une de mes contribution écrite au tout début de la présentation du projet de loi sur le CPE, avant que le premier ministre de l'époque n'arrive à se mettre tout le monde à dos, même le patronat[1].

Contrat de travail

Il est important de noter que l'on entend pas aborder le sujet du contrat de travail sous cet angle, à savoir du partage du risque (la précarité <=> risque économique) entre le salarié et l'employeur. Dans la pensée unique actuelle, il n'y aurait que l'employeur qui prend des risques, le salarié serait un fainéant qu'il faut mettre au travail en lui faisant miroiter plus de profit. Le monde idéal serait un monde de patrons et d'artisans où tout le monde serait responsable. C'est vraiment une vision détestable, une dérive vers la loi du plus fort, les faibles devenant corvéables à souhait.

Bon j'arrête là, on va finir par croire que je suis contre les patrons, alors que comme je le dit dans le billet cité, c'est plutôt la tournure d'esprit qui leur est imposée notamment par une dialectique élitiste et clientéliste[2] au lieu de parler de responsabilité[3]. Dans le même genre un billet d'Eric Mainville sur la précarité.

Notes

[1] Ce qui est un sacré tour de force lorsque l'on propose un projet de loi qui remet en cause une partie du droit du travail jugé trop contraignant par le même patronat.

[2] Encore des ist et isme, ça aussi faut arrêter, c'est de la facilité syntaxique pour faire plus court.

[3] N'allez pas m'accuser de dire qu'il n'y a pas de patrons responsables. Je parle ici de ce qui est dit pas de ce qui est fait. Une tendance, une manière d'aborder les sujets, une manière de faire des simplifications.

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lundi 20 août 2007

Le cout du risque

L'excellent billet de Jules de Diner's Room (comme souvent devrais dire) sur la crise boursière actuelle m'a fait m'interroger sur cette notion assez abstraite qu'est le cout du risque.

Les banques comme les assurances devraient prêter ou assurer à des couts en fonction du risque. Plus le client est solvable (pour la banque), peu accidentogène ou sujet au vol (pour l'assurance) et plus l'une ou l'autre peut abaisser le montant du crédit ou de la prime d'assurance. Un client fiable ne devrait en théorie ne couter que ce qu'il coute à l'organisme, plus un pourcentage de majoration pour aider à financer les couts des clients moins fiables (mutualisation) et les bénéfices pour les actionnaires.

Dans la pratique, combien de fois n'a-t-on l'impression que ces organismes portent ceinture et bretelles tellement la notion de risque disparait de leur catalogue. Logiquement, il devrait être possible d'emprunter ou de s'assurer quelque soit sa situation, seul le cout devrait changer. En fait, plus aucune banque ne prêtent si vous n'avez pas déjà de l'argent. Dès qu'il y a la moindre difficulté pour le ménage ou l'entreprise, ce n'est pas un coup de pouce que la banque vous donne, mais un coup de poing. Essayez d'assurer une maison avec une fissure, même si la fissure est d'origine et a 30 ans. Ce n'est même pas une question de prix ou de ce que vous voulez assurer.

Là où banquier et assureurs devraient discuter avec leur client du cout du risque qu'ils représentent et donc du montant de ce cout du risque, ce sont règlement intérieur, frais de dossier, pouvoir d'achat... qui sont évoqués. Le cout du risque est une notion absolument pas publique et sur laquelle il n'est pas possible de négocier. Ces organismes entre eux ne parlent pourtant que de cela, mais le client final n'a pas le droit de négocier le cout du risque qu'il fait courir au préteur.

Prenons un exemple. Je veux assurer une cabane sur un terrain contre le vol. L'assureur devrait me proposer un tarif avec clôture et sans clôture, un tarif avec barreaux aux fenêtres ou simples volets, un tarif en fonction de la distance à laquelle se trouve un voisin... Mais non, j'aurais obligation de mettre des barreaux aux fenêtre que je le veuille ou pas, et si jamais ne n'en met pas il refusera de m'assurer.

Savez-vous que lorqu'une entreprise assure une flotte de véhicules, le prix de l'assurance diminue au fur et à mesure du nombre de véhicules. Non pas parce que c'est un bon client, mais parce que le risque est répartit sur tous les véhicules. Une voiture individuelle assurée 200€, ne coutera que 20€ au sein d'une grosse flotte de voitures. Statistiquement, plus une flotte est grande, plus le cout des accidents par an est prévisible et donc la part du cout du risque diminue. Il n'y a plus de risque pour l'assureur, uniquement un cout réel à faire payer.

Récapitulons : les banques ne veulent que des clients absolument solvables. Ceux qui pourraient le devenir n'ont qu'à revenir lorsqu'ils le seront (c'est à dire jamais, sinon ils n'auraient pas besoin d'une banque). Les assureurs ne veulent que des clients qui n'ont jamais d'accident, les autres n'ont qu'à venir lorsqu'ils n'en auront plus (c'est à dire jamais car on s'assure contre les accidents). Les élus ne veulent que des citoyens qui sont d'accord avec eux, ceux qui pourraient avoir des idées divergentes n'ont qu'à revenir lorsqu'ils seront d'accord (c'est à dire jamais, sinon ils ne seraient pas là à essayer de l'ouvrir).

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mercredi 25 juillet 2007

Laxisme intellectuel 2

Je reviens sur le précédent billet, cette expression m'ayant interpelée. S'il semble évident que Michel Bouquet regarde notre pays au travers de son vécu d'artiste, mais je ne pense pas qu'il se fasse du souci uniquement au sujet du manque de visibilité des futurs grands auteurs.

Il y a une paresse intellectuelle réelle de notre société qui est entretenue par la télévision et plus généralement les médias de masse. En effet, à l'ère de la communication à tout va, la pédagogie n'a plus la côte. Les journaux changent leur format pour être plus courts, plus incisifs. La télévision est obligée de séduire vite, car sinon le téléspectateur zap. Il y a nécessité de simplifier, de raccourcir pour faire passer un message. Mais quel message ? A force de simplifier que reste-t-il du message ?

"Comprendre signifie simplifier", belle maxime qui est restée des années sur le mur de ma chambre. Oui mais cette simplification est attachée au processus d'apprentissage. L'acquisition d'une connaissance complexe se fait par simplifications successives, découpage de l'ensemble, en morceaux plus ingurgitables et simplifiables. Mais c'est l'apprenant qui crée lui même son processus de simplification et l'élément qu'il apprend reste complexe, ce n'est que la manière de l'aborder qui est simplifiée. C'est exactement tout le contraire de ce que les médias de masse font : ils réduisent et simplifient les messages avant même qu'ils n'atteignent leurs destinataires.

Les blog sont une autre illustration d'une certaine forme de paresse intellectuelle. Un blog dit "influents" est un blog dont on mesure la fréquence de publication. Un à deux billet par jour, court pour ne pas faire fuir l'internaute et forcément sur un sujet pour lequel l'internaute se sent impliqué si l'on veut des commentaires. En général l'auteur traite un sujet à la fois comme un tout. La remise en perspective est du fait du format, essentiellement sémantique, le temps ne permettant pas d'être exhaustif. Le texte et ses commentaires ont une durée de vie d'une semaine pour la grande majorité des billets. Le lecteur zap d'un texte à l'autre, laissant parfois une trace par ci par là. Le blog est l'incarnation de la société du zapping. N'allez pas croire que je dénigre la blogosphère. c'est un moyen de communication de notre temps que je considère comme extrêmement précieux. La question ici est plutôt, ce zapping incessant est-il l'illustration d'une forme de paresse intellectuelle ? En effet, en surfant de blog en blog, ne s'arrête-t-on pas seulement au superficiel ? Ne nous contentons-nous pas de renforcer nos convictions sans les remettre en cause ? Avons-nous seulement le besoin ou l'envie d'aller au fond d'un sujet ? L'auteur ou le lecteur en a-t-il seulement le temps ?

Comme vous pouvez le lire, je parle ici plutôt de paresse intellectuelle plutôt que de laxisme, parce que je me met dans le lot. Le mot laxisme c'est le laisser faire. Qui est supposé ne pas laisser faire ?

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mardi 24 juillet 2007

Laxisme intellectuel

Je suis inquiet pour mon pays. A cause du laxisme intellectuel qui le menace.

C'est une phrase extraite d'un interview de Michel Bouquet paru dans le Nice-Matin du 22/07/07. Je ne cesse de penser à cette expression, laxisme intellectuel, qui mériterait bien d'être explicitée. Un peu plus haut dans la page du journal il se demande où sont passé les Camus et les Ionesco de 2007 et que cela le rend triste qu'ils aient peut être égaré leur plume dans la publicité.

Si ce n'est que cela, alors je veux le rassurer, qu'il fasse un tour sur la toile pour y découvrir d'autre forme de talent, d'autres raconteurs d'histoire. Des raconteurs d'histoire qui utilisent le net pour s'affranchir des contraintes du marché qui risquerait de formater leurs écrits dans un nombre de page imposé, une structure romanesque qui garantie de satisfaire le plus grand nombre, qui interdit les formats mixtes telle que vidéo, texte, images, interactivité... La marchandisation des "produits culturels" est aussi un moyen de stimuler d'autres formes, d'autres comportement d'auteurs. Un écran n'est pas un livre, mais qu'est-ce donc que l'on lit, des caractères d'imprimerie ou une histoire ?

J'aime à penser que le papier électronique sera enfin le moyen de réconcilier les lecteurs de livres et les lecteurs d'histoire si tant est qu'il puisse y avoir une différence. Et si Michel Bouquet nous fait le plaisir de patienter encore quelques années, 3 ou 4, il pourra nous dire ce qu'il pense des nouvellistes de 2007 qu'il aura téléchargé dans son livre électronique et s'ils ont le potentiel de Camus ou de Ionesco.

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mardi 10 juillet 2007

Ne roulez pas trop à Cagnes

Notre département souffre de ses transports et les décisions prises par certains élus sont surprenantes, voir égoïstes.

Pendant qu'une commune comme St Laurent du Var, qui ne brille pourtant pas par sa politique de la circulation, annonce un élargissement des voies le long du Var et un projet d'entrée de ville[1], ou Antibes ouvre des voies rapides pour rapprocher le centre ville des axes majeurs comme l'autoroute, des communes comme Cagnes et Villeneuve Loubet réduisent ou envisagent de réduire les capacité des axes vitaux du département[2].

Le bord de mer vient de passer d'une 2x3 voies à une 2x2 voies sur le territoire de Cagnes, voit dans le même temps, sa capacité de stationnement réduite des 2/3. On ne parlera pas du coût, qui n'est pas le sujet, mais bien du sens du projet. Réduire la densité de trafic et la vitesse et rediriger ce trafic sur d'autres axes. Sauf que ces axes n'existent pas ou sont déjà saturés[3]. Il est clair que créer une jolie promenade sur le bord de mer est un projet porteur électoralement et qui à terme donnera de la valeur à ce littoral[4]. Sauf que cela ne concerne que les Cagnois, alors que cet axe est vital pour tout le département.

Il n'est pas besoin de faire des études compliquées sur les flux automobile pour voir que le passage d'un axe de 2x3 voie avec une vitesse entre 50 et 70km/h à un axe de 2x2 voie avec dos d'âne pour limiter à 30km/h conduira inévitablement à un engorgement de cet axe et de ses voisins aux heures de pointe. Aucun aménagement de la N7[5] n'a été programmé pour absorber ce nouveau flux. Conséquence, c'est l'autoroute qui est saturé. Les bouchons qui ne dépassaient pas 1 à 2km font maintenant près de 6km, et on les voit apparaître même en dehors des heures de pointe.

Monsieur Negre vice président de la CANCA ne pense qu'à sa commune, Cagnes et se fiche pas mal de l'intérêt de la CANCA. Aller, on se projette un peu plus loins, en 2015, lorsque les travaux du tram cagnois seront lancés. Le fameux tram passera pour partie par la N7[6]. Au delà de la durée des travaux, c'est encore 1 à 2 voies qui sont retirées à la circulation, sans aucune autre alternative pour traverser notre mégapole azuréenne que l'autoroute déjà engorgé. Et là la magie va nous sauver : la solution pour résoudre le problème de la saturation de l'autoroute, c'est l' A8bis. Le serpent de mer ne va pas tarder à ressortir, vous allez voir. Vous n'en vouliez pas par la fenêtre, il reviendra par la grande porte cette fois ci.

La pénétrante nord-sud de Cagnes est un facteur économique vital pour toutes les communes en arrière du littoral. Là aussi, cette voie a été joliment refaite mais la capacité réduite dans le même temps. En réduisant le trafic dans des cette zones d'activité qui n'a pourtant pas d'habitat et donc est peu sensible au nuisances, on limite les possibilités de croissance de communes comme Vence, La Colle... qui sont totalement dépendantes de ce débouché cagnois.

La pénétrante est déjà limité en vitesse avec des dos d'ânes, mais ceux ci gênent les pompiers nous apprend Nice Matin. Ils sont plutôt interdit à mon avis. Le maire souhaite donc la mise en place de radars sur cet axe, sauf que comme il s'agit d'une chaussée séparée sans trottoirs, elle serait limité à 70km/h et non 50km/h comme actuellement, comme l'est la promenade des Anglais sur son tronçon radardisé qui est à 70 et à 50 pour le reste.

Où sont les projets de développement économique du bassin cagnois et de son arrière littoral ? Où est l'entrée de l'autoroute dont à tant besoin Cagnes et les communes desservies par la pénétrante en direction d'Antibes ? Où est la sortie de Cagnes en provenance d'Antibes qui pourrait redonner un peu d'air à Villeneuve ? Qu'en est-il de la politique de parking dans un centre ville saturé où l'on construit à tour de bras sur des terrains préservés de longue date. Comment les touristes tant attendus vont-il aller sur les plages et sur les restaurants du joli bord de mer s'ils ne peuvent même pas s'arrêter ? Il a bon dos le tram prévu en 2015.

Notes

[1] Je reviendrais sur ce projet d'entrée de ville carrément petit joueur, mais qui a au moins le mérite d'exister.

[2] Villeneuve veut faire la même chose que Cagnes en transformant son bord de mer en voie piétonne alors qu'il est déjà impossible de circuler.

[3] Notamment l'autoroute qui est systématiquement saturé le matin et le soir, quant ce n'est pas dans la journée au moindre petit problème sur un autre axe.

[4] Augmentation de valeur surtout pour les appartements qui le longent, autant d'électeurs satisfaits.

[5] Il faudrait dire D6007, mais bon tout le monde comprend mieux.

[6] Je ne disserterais pas de l'alibi du tram en période électoral pour s'affranchir du débat sur les transport au présent.

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jeudi 28 juin 2007

Ministres exemplaires

Où l'on apprend qu'au moins 2 des ministres du gouvernement Fillon sont mis en examen. C'est une chose qui est assez terrifiante quant on y pense que des hommes (ou femmes mais plus rarement) politiques, élus, sont condamnés ou risque de l'être et que cela ne pose aucun problème aux citoyens pour voter pour eux. Les mêmes électeurs qui pendant la campagne vous disent qu'ils sont tous pourris. Donc des ministres en train d'être mis en examen sont représentant de la nation ? Des personnes en charge de l'intérêt général sont suspectée de trafic pour leur intérêt personnel et cela ne pose pas plus de problème que ça ?

Alain Jupé, a perdu l'élection législative à Bordeaux, mais il avait été largement réélu à la mairie l'année dernière. Le simple fait d'être condamné pour une affaire de corruption devrait rendre inéligible à vie, sans préjuger des autres sanctions. On parle ici de vie publique, d'argent publique. Qu'est-ce qui fait croire que la tournure d'esprit qui a permis de détourner de l'argent publique ne se retrouve pas en une autre occasion. Surtout que UN an d'inéligibilité ce n'est quant même pas de la prison. Pas de quoi vous changer beaucoup un homme, si ce n'est peut être qu'il se débrouillera pour ne pas se faire prendre la prochaine fois.

Le plus terrifiant dans tout ça c'est que les citoyens votent pour ces gens là. Il suffiraient qu'ils ne leur accordent pas leur confiance pour qu'ils soient tout simplement exclu de la chose publique. Il suffirait...

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lundi 18 juin 2007

Parents d'élèves : où sont les hommes ?

La question est amusante à poser. Lorsque vous allez dans les réunions de parent d'élèves, se sont les femmes qui sont présents, qui organisent les kermesse, se coltinent les adjoints au maire condescendant. Et puis dans l'organigramme, qui sont les portes parole et les présidents ? Des hommes !!

Donc je résume : les membres des fédérations de parent d'élèves sont majoritairement des femmes, et pourtant elles choisissent des hommes comme cadre de leur mouvement. Contrairement aux partis politique où la proportion de femmes dans le vivier dans lequel on peut puiser des cadres et des candidates est plus faible, c'est pour les fédérations de parent d'élève l'inverse.

Il y a réellement un formatage intellectuel des esprits dans notre société qui confie le pouvoir aux hommes. Je ne suis pas si sûr que ce soit forcément eux qui l'accapare (du moins pas tout le temps). Le plafond de verre est aussi du fait des femmes qui s'auto enferme dans cette position de subordonné.

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samedi 16 juin 2007

Chômage, des causes pas si évidentes

Dans l'émission Rue des entrepreneurs d'il y a quelques semaines, j'avais noté quelques éléments d'un excellent interview en début d'émission qui soulevait des questions sur les raisons supposées du chômage.

La recherche des raisons pour lesquelles le chômage est plus important dans notre pays que dans les autres pays développés aboutis à la remise en cause de certains poncifs[1].

Selon l'étude présentée, l'échelle de l'insatisfaction est le frein principale à l'économie française et non les droits sociaux. Cette insatisfaction se manifeste par exemple par le désir de quitter son travail le plus jeune possible et donc par l'absence massive de seniors qui restent travailler au delà de 60 ans. Les mauvaises conditions de travail augmentent également sensiblement le coup du travail.

Le chercheur interviewé tord le cou à quelques lieux communs :

  • Les français auraient perdus la valeur travail. En fait c'est faut. Interrogés sur la manière dont les parents parlent de la valeur travail, notamment aux enfants, les français la place beaucoup plus haut que les américains qui nous sont pourtant montrés en exemple.
  • Les français travailleraient moins. C'est bien sûr faux, rapporté à la richesse produite. Ils seraient même plutôt pas trop mauvais[2].
  • Les cadres du droit du travail seraient trop contraignants. En fait, en comparant avec d'autres états européens qui ont soit une protection du salarier plus importante ou moins, des indemnités de chômage plus ou moins importante... le chercheur rapporte que ces paramètres ne participent que très très peu au facteur chômage. Il n'y aurait donc pas de lien direct entre les rigidités de notre droit du travail et le chômage.

En revanche, lorsque l'on pose la question sur du bien vivre dans les entreprises, la France se classe 98ème sur 102 pays développés. Ce sont donc clairement des problèmes managérial qui seraient la base du problème français. Et de conclure sur le rôle des politiques qui est d'être des facilitateurs, mais que ce ne seront pas eux qui agirons. C'est aux patrons, salariés et leurs représentants à résoudre la crise de confiance

Je regrette de ne pas avoir pris les référence de cette personnes au moment du passage de l'émission. Cette citation d'un petit bout de l'émission est forcément imparfaite, mais vous en saisissez tout de même l'idée qui est franchement à contre courant du discours ambiant, autant de la gauche que de la droite actuel.

Notes

[1] Poncif que le gouvernement actuel ne se gène pas d'utiliser pour tacher de remettre en cause notre droit du travail

[2] Réponse issu d'une autre lecture, car je n'avais pas eut le temps de noter l'argumentaire.

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dimanche 6 mai 2007

Economisez ma bonne dame...

Ne gâchez pas l'eau, utilisez des robinets qui réduisent la consommation, fermez le robinet lorsque vous vous brossez les dents, changez vos chasse d'eau pour n'utiliser que 3 litres au lieu de 6, recyclez l'eau de pluie pour l'arrosage du jardin, limitez la pression de votre installation, prenez des douches au lieu de bain, remplacez votre lave vaisselle ou lave linge par un de dernière génération qui économise jusqu'à 20% d'eau, creusez un puits...

Dépensez pour économisez votre eau. Allez y ma bonne dame... Mais ils nous prennent vraiment pour des cons pigeons.

Lire la suite...

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mardi 10 avril 2007

Chasse aux oeufs et religion

Pas de billets depuis quelques jours. Petite pause dans cette campagne de folie pour aller prendre un peu l'air en famille à la chasse aux oeufs. Je vous laisse deviner le lieu à partir de la photo.

Lors du pic-nic, une grande discussion sur la religion, ou plutôt les religions a eut lieu. Bien que athée, vivant dans un pays avec une forte culture religieuse[1], il m'apparait indispensable d'avoir une culture des religions. Or lorsque l'on parle avec ses voisins ou là, la famille, on s'aperçoit que nous avons de plus en plus de mal à savoir le pourquoi de ces fêtes religieuses. Elles sont là, elles font partie du paysage mais leur raison d'être est incertaine, approximative. Il faut s'y mettre à plusieurs pour retrouver, des bribes de catéchisme pour ceux qui en ont eut, pour les autres ...

Et c'est la même chose avec les autres religions. Combien de personnes sont capables d'expliquer la différence entre des musulmans chiites, sunnites ou soufistes. Les personnes de culture musulmane représentent plusieurs millions de français, cette distinction est la base d'une bonne partie des conflits au proche Orient. Ce n'est pas rien tout de même.

Et le cirque des religions en Amériques, du sud ou du nord, où les lobby religieux ont leurs entrées dans tous les gouvernements, avec des présidents comme Bush ou Chavez qui implore le Christ pour les guider dans leur politique.

La perte des valeurs religieuses, qui personnellement ne m'émeut pas plus que cela, devrait cependant être compensée à l'école par une culture générale de la chose religieuse. Cela fait partie de nos racines, de notre culture et de notre histoire, mais c'est aussi un bon moyen d'enseigner la tolérance. Car avoir la connaissance des autres religions est le meilleur moyen de redonner à la religion sa place, à savoir un choix personnel et privé, idéalement éclairé.

Notes

[1] Même si la foi est en perte de vitesse, tous nos référentiels culturels ou moraux sont issus du fait religieux.

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