mardi 14 juin 2016

Attentats du jour

Dans le cadre de sa politique de la terreur, l'état islamique revendique l'attaque de la supérette 8 à 8 de St Laurent du Var et annonce que d'autres actes de lutte contre les impies sont déjà planifiés contre le fleuriste et la station service, incarnations du mal absolu.


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mardi 3 mai 2016

Se présenter à un entretien d'embauche avec un voile

L'autre jour, alors que j'étais à mon poste de travail, une jeune femme s'est présenté, vraisemblablement pour un entretien d'embauche, en portant un voile. Dans l'entreprise dans laquelle je travaille, il y a toujours eu des étrangers mais aucune étrangère, il n'y a pas non plus de françaises ouvertement musulmanes, donc nous n'avons jamais été confronté à la question du port du voile dans l'entreprise, si question il doit y avoir.

Nous avons été plusieurs à la regarder passer entre nos bureaux. Porter un voile n'est toujours pas une démarche neutre, et cela se remarque. J'ai donc lancé la question dans l'open-space sur le fait de se présenter à un entretien d'embauche avec un voile. Théoriquement, c'est un moment où l'on cherche plutôt à être incolore et inodore afin d'être apprécié sur ce que l'on est et pas ce à quoi l'on ressemble. Un commercial ou comptable par exemple portera obligatoirement un costume, ou un tailleur pour une femme, car c'est l'uniforme de ces métiers. Les créatifs inversement se devront justement de ne pas être conformistes.

L'entretien d'embauche est donc un moment particulier, où l'on a théoriquement pas toute sa liberté vestimentaire, afin de ne pas détourner l'opinion du recruteur vers des considérations secondaires. Porter un voile à ce moment là, reste un signal vestimentaire fort. Un de mes collègue a réagi en disant que c'est une question de priorité. Si la religion est prioritaire sur le job, alors il faut trouver un job dans laquelle il est possible de vivre avec sa religion. Cela me semble la bonne réponse.

Après, il faudrait que je fasse une introspection sur le fait que je suis gêné par ces "signes extérieurs de religion" que sont le voile ou la kippa, ou que je suis toujours interpellé lorsque je vois un prêtre ou une none dans la rue dans l'uniforme de leur sacerdoce[1]. Bref, si j'étais employeur, je serais bien en peine pour exprimer mon rejet de ce prosélytisme[2] religieux. Comment faire abstraction de cet inconfort lorsque l'on doit recruter quelqu'un que l'on va côtoyer tous les jours pendant plusieurs années. Que voilà une question épineuse. J'aime à penser que l'on n'y fait plus attention au bout de quelques temps.

Je suis un athée revendiqué qui joue de temps en temps à l'agnostique juste pour l'exercice intellectuel et cela ne se voit pas et seul les lecteurs de ce blog le savent. Est-ce que je fait le même effet sur les croyants ?

Pour aller plus loin sur le sujet:

Notes

[1] Quant j'étais à l'armée, la tenue de travail n'avait pas le droit de sortir des terrains militaires.

[2] Ok le mot est un peu fort...

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jeudi 21 avril 2016

Consumérisme, vie sociale et énergie

Une très chouette animation. Chacun pourra remplacer le symbole de la prise électrique par ce qu'il veut, une connexion au net par exemple...

Cycle from Kel San on Vimeo.

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lundi 29 février 2016

Changer les équilibres du droit du travail

J'écoute distraitement les débats sur la réforme envisagée du droit du travail et du coup je ne peux m'empêcher de revenir sur une analyse que j'avais faite en 2008 :

La valeur travail

Le droit du travail est un savant équilibre qui se construit dans le temps et qu'il est difficile de faire évoluer. Hélas, les évolutions ces dernières années vont toutes dans le même sens, à savoir rogner sur les avantages acquis pour soit disant faciliter l'embauche. Je ne pense pas que ce soit la bonne approche, car cette réduction de la protection des salariés se fait sans contre parties. Du coup, le gouvernement passe forcément pour un affreux supporter du patronat.

Je pense pourtant qu'il y a un vrai besoin en profondeur de réforme de notre droit du travail. On pourrait fluidifier le marché de l'emploi en simplifiant beaucoup de choses.

Je suis adepte pour ma part du contrat de travail unique, le CDI avec une période de précarité négociée à l'embauche qui peut aller de quelques jours à une année voir même plus. Cette période de précarité doit être financièrement assumée par l'employeur qui devrait payer beaucoup plus chère le salarié précaire, de l'ordre de 30% minimum. En effet, ce qui pourri la vie d'un salarié c'est la précarité, qui ne permet pas de se loger ou de souscrire un crédit. Il est anormal que ce soit le salarié qui assume ces moments de sa vie professionnelle, qui sont subis pour la très grande majorité, sans contre-partie de l'entreprise qui est la seule bénéficiaire de cette précarité. En financiarisant la précarité, on motiverait les employeurs à en faire sortir les salariés pour faire des économies, ou alors à l'intégrer dans leur coûts.

Il ne faut pas se voiler la face, beaucoup d'entreprises ne veulent fonctionner qu'avec une majorité de précaires. Soit, c'est leur droit à condition qu'elles la paye. La concurrence entre entreprise pourrait alors aussi porter sur les conditions de recrutement, qui auraient un impact sur leur rentabilité et leur tarifs.

Bon ok le droit du travail ce n'est pas que l'embauche, mais ajouté à la rupture conventionnelle mise en place en 2008, les employeurs n'auraient plus de raison d'avoir peur d'embaucher avec ce type de contrat. Ce pourrait même être un projet de réforme de grande envergure transpartisant, puisque salariés et patronat s'y retrouveraient. Une vraie idée de centriste quoi ;)

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mardi 15 décembre 2015

Régionales: quelques ressentis après l'élection

Ces élections régionales auront été pour moi un moment étrange en tant que militant. Dès le début j'ai annoncé que je ne ferais pas campagne pour Christian Estrosi, mais j'ai pourtant participé à cette campagne, derrière, dans les coulisses du MoDem06 et puis finalement en m'exprimant sur ce blog en faveur de la liste conduite par Estrosi.

C'est une étrange schizophrénie qui consiste à être critique vis à vis d'un candidat et pourtant contribuer, certes petitement, à son élection. Je peux aisément me mettre à la place des militants de gôche qui eux aussi se sont retrouvés dans cette situation intellectuellement inconfortable. Dans notre système politique français sans nuance et très binaire, on doit forcément être pour ou contre. Pas moyen de soutenir tout en restant critique. Il n'y a que les centriste qui arrivent à le faire, mais cela leur coûte chère électoralement.

Les électeurs, ou plutôt ceux qui les font parler, média et instituts de sondage, seraient tous binaires, soit de gauche, soit de droite. Cette élection a cependant montré que ce n'est plus le cas. Il existe un autre "genre" politique. Il se traduit dans les urnes par un vote FN, mais j'ai bien aimé les propos d'un éditorialiste qui parlait plutôt d'un vote "radicalisé", mot très à la mode en ce moment hélas.Les électeurs rejettent en masse les partis politique et ce qu'ils représentent. Comment envoyer bouler tout ça ? Comment dire que c'est autre chose qui est attendu ?

Notre démocratie est malade, très malade. Les électeurs veulent tout jeter à la poubelle, sans se soucier des conséquences. C'est une marque de désespérance. Et nos institutions, notre système électoral, nos élites, nos média, nos élus sont toujours les même. Le monde bouge et accélère avec l'ère numérique et tout le système continue de fonctionner comme au siècle dernier, en vase clos, pour préserver les acquis d'une élite irresponsable pour une grande part.

Je suis moi aussi plein de désarroi face à l'impuissance des élites pour remettre en route notre économie, pour redonner du sens à l'action politique, pour restaurer le lien entre élus et citoyens. Les mots ont perdus leur sens, ont été galvaudé. L'action politique est dérisoire ou à l'encontre de l'intérêt général. Je commence à perdre la foi.

Mais je suis profondément centriste, dans ma vision de la société, et dans mon engagement politique. Et donc ma démarche consiste à réparer ce qui est casser, à œuvrer pour améliorer les choses. Je ne suis pas un révolutionnaire, de ceux qui plaident pour tout raser et tout reconstruire. François Bayrou parlait il y a déjà longtemps de climat révolutionnaire. A l'époque je n'avais pas compris ce qu'il voulait dire, je le trouvais trop alarmiste. Encore une fois il avait annoncé le désastre de ce scrutin. La révolution ne se fera pas dans la rue, non, ce n'est plus de ce temps, mais dans les urnes, par un vote radicalisé pour n'importe quel échappatoire, en l'occurrence, le FN, mais je crois que n'importe quelle autre proposition anti système pourrait faire l'affaire.

Au point où nous en sommes, je ne sais pas si les mesures préconisées par Bayrou et que je soutien à 100% suffiraient:

  • Non cumul des mandats.
  • Réduction du nombre de parlementaires et rémunération à la présence au parlement ou en commission.
  • Proportionnelle.
  • Réduction du mille feuille territorial.

Je suis certain que cela bouleverserait profondément la vie politique française. Mais n'est-il pas trop tard ? François Hollande avait promis cette réforme. Encore une promesse non tenue, comme d'habitude...

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lundi 30 novembre 2015

Comprendre ce qu'est Daesh

Cet article est un peu long, mais il permet vraiment de comprendre ce qu'est et ce que veut Daesh. C'est un travail de journaliste exceptionnel:

Ce que veut vraiment l’Etat islamique

L'auteur nous met en garde contre l'idée que l'EI ne serait pas islamique. En fait d'après l'auteur, l'EI est totalement islamique et applique à la lettre la charia, la loi qui s'applique dans le califat, ce que la très grande majorité des musulmans ont renoncés à faire depuis des siècle. Ceci donnent particulièrement de relief aux positions de certains imams français qui plaident pour une lecture moderne du coran, voir même une lecture française:

Les musulmans peuvent affirmer que l’esclavage n’est plus légitime aujourd’hui, et que la crucifixion est condamnable à ce stade de l’Histoire. Nombre d’entre eux tiennent précisément ce discours. En revanche, ils ne peuvent condamner l’esclavage et la crucifixion dans l’absolu sans contredire le Coran et l’exemple donné par le Prophète.

On a à faire à une lecture très stricte d'un texte moyenâgeux écrit dans une période très troublée de l'islam. De mon point de vu de néophyte, la charia a été nécessaire politiquement pour rassembler sous la même bannière, les musulmans éclatés en une multitude de royaume. La religion m'apparait avoir été un prétexte, un peu comme l'église Anglicane née d'une volonté politique du souverain britannique de s'affranchir de la tutelle des papes.

Un chapitre entier décrit l'idéologie lié à l'apocalypse et permet de comprendre que les hommes et femmes qui rejoignent Daesh ont déjà accepté l'idée de fin du monde. Ils ne souhaitent même pas convertir à leur idéologie, puisque le nombre de survivant à l'apocalypse annoncé et faible et qu'ils veulent en être.

Lire ce texte est très éclairant, mais la conclusion fait un peu froid dans le dos.

De temps en temps, quand je croise un article exceptionnel, j'en garde une copie sur ce blog, à l'encontre des lois sur le copyright, car les sites hébergeant ces articles ont la fâcheuse tendance à les faire disparaitre au bout d'un certain temps. Je vous invite cependant, tant que cet article est disponible, à le lire sur le site d'origine sinon en voici une copie au format PDF.

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lundi 16 novembre 2015

Les trous du culs qui ont fait ça peuvent toujours espérer...

Il peuvent toujours croire qu'ils terrasseront la France, mais ils oublient un peu vite les français. Si Daesh veut s'en prendre à la culture, à la musique, aux bistrots, au sport, ils peuvent toujours essayer, mais nous les combattrons à coup de livre et journaux libres, de concert de toutes les musique DU MONDE, de bon restos, de verres entre amis et bonne bouteilles, et au sein des millions d'associations sportives à travers la France.

La vie continue, ne serait-ce qu'en mémoire de ceux qui ne l'ont plus.


John Oliver sur les attentats de Paris (VOSTFR)

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jeudi 8 octobre 2015

Les vieux sont à la manoeuvre

Je ne voudrais pas être défaitiste, mais on dirait que dans certains pays les vieux ont déjà gagné la bataille de la natalité

Pour revenir à la France, le problème n'est pas aussi aiguë, mais la tendance est là. J'en causai déjà précédemment au sujet de la représentation politique qui est intrinsèquement au mains des seniors, et ce n'est pas prêt de changer, avec à mon sens un glissement vers une gérontocratie.

L'autre aspect bien sûr concerne les retraites et notre système de soins dont les équilibres financiers sont mis en péril par leur mode de financement hérité de l'après guerre. Si vous avez la patience, il y a un intéressant billet à lire, très complet et très accessible: Financement des retraites : étude complète et sans complaisance.

Comme disait Raymond Devos, ne prenez pas trop de coup de vieux, car à force on en meurt.

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lundi 21 septembre 2015

Les média nous racontent des bobards, on le sait, mais nous les gobons

Tout comme Benoit Raphaël, je découvre les propos de Hans Rosling qui analyse via les statistiques notre monde et clame qu'il n'est pas si terrible que veulent nous le décrire les média.

Lire la suite...

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mardi 25 août 2015

Pourquoi tous les politiques n'ont que le mot croissance à la bouche

Petit à petit, le discours des écologistes politiques sur la croissance commence à prendre. Ce matin sur France Inter, la journaliste a posé la question à l'économiste Alain Minc sur la pertinence de rechercher toujours de la croissance. Car il est vrai que les gouvernements qui se suivent, n'ont tous, sans exception, qu'un mot à la bouche pour lutter contre le chômage et les déficits: "croissance".

Et là, j'ai particulièrement apprécié l'explication en quelques mots d'Alain Minc (je paraphrase):

Il faut parler de PIB par habitant. L'Allemagne a une population qui décroit, donc elle peut se satisfaire d'une croissance faible. Alors que la France est le seul pays d'Europe a avoir une population qui augmente, donc elle a besoin de croissance pour maintenir son PIB par habitant. Cette augmentation de population est un atout à long terme, mais un handicap à court terme.

Et donc, même si l'on changeait les indicateurs pour par exemple adopter une "croissance verte" et non une "croissance productiviste", si on regarde cette croissance, quel quelle soit, par habitant, il faudra toujours qu'elle soit plus importante que celle de nos voisins européens.

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lundi 13 juillet 2015

Transformer les églises inutilisées en lieu de culte musulman

A st Laurent du Var le problème ne se poserait pas car il n'y a pas à ma connaissance d'église à l'abandon, elles seraient même trop petites. Sur ce sujet je suis en désaccord avec François Bayrou qui dit que c'est une idée dangereuse.

Il est probable que c'est parce que je suis un mécréant que le symbole d'une église transformée en mosquée ne me choque pas. Cela s'est fait par le passé. Lorsque les arabes ont envahis la péninsule ibérique, toutes les grandes églises ont été recyclées en mosquée et elles gardent encore aujourd'hui des traces de cette périodes, ce qui leur donne un cachet tout particulier.

Après tout un lieu de culte est un endroit dédié à Dieu[1]. Quelque soit la version du logiciel de prière, je ne pense pas que ce soit lui manquer de respect de remplacer une croix par un croissant. Et ce n'est pas manquer de respect non plu à ceux qui ont bâtit ces lieux de culte, du moins probablement moins que de les transformer en caserne[2] ou en restaurant.

Cette idée est d’autant plus bonne que les églises appartiennent aux municipalités pour la très grande majorité, et que ce sont elles qui en assurent l'entretien. Du point de vu purement républicain, pour les mairies, ce n'est qu'un locataire différent. Car aujourd'hui, malgré la loi de 1905 qui est le fondement de la laïcité à la française, beaucoup de mairies essaient de la contourner en donnant des terrain avec des baux emphytéotiques pour la construction de mosquées. Transformer un lieu de culte en un autre lieu de culte est beaucoup plus simple et ne nécessite pas de contourner la loi de 1905.

Mais bon, tout ceci reste très hypothétique, quant je vois comment ont réagis les gens, dont notre actuel maire[3], à ma blague sur le minaret de St Laurent du Var.

Notes

[1] Ou à plusieurs mais ce n'est pas le cas ici.

[2] Le mon St Michel a été transformé en caserne lors de la révolution française.

[3] Pour mémoire, un candidat factice avait plagié mon billet sur son compte fesse-bouc, et Joseph Segurra l'ayant pris s'était indigné de propos anti cléricaux tenus par un "juif". La limite à ne pas franchir était très proche...

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mardi 26 mai 2015

Qui a peur de l'Islam ?

Passionnant reportage de la Télé libre rediffusé ce soir sur France 4. Le sujet est difficile mais le documentaire est vraiment intéressant.

J'ai beaucoup aimé la phrase "il y a autant de cons musulmans que dans le reste de la population", mais je note surtout que critiquer la religion, musulmane comme catholique, c'est pas simple, et que le discours tombe rapidement dans des clivages forts, ne facilitant pas le dialogue. A voir si vous ne l'avez pas déjà vu.

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jeudi 19 mars 2015

Cantines, François Bayrou est juste un génie politique

Je ne sais pas si c'est lui qui a eu l'idée, mais en tout cas, en faire la promotion est un coup de génie. Quant un abruti décide qu'au nom de la laïcité il faut donner la même chose à manger à tous les enfants, Bayrou répond qu'il faut introduire dans les cantines la possibilité du choix pour un repas végétarien à côté du repas standard.

C'est d'une simplicité biblique ! Tous les problèmes alimentaires liés à la religion portent sur les protéines, pas les légumes qui les accompagnent. C'est en plus une proposition raisonnable en terme de coût à mettre en œuvre, car faire un menu végétarien ne remplace que quelques éléments du menu, et pas la totalité.

Et comme le dit Bayrou, c'est un moyen de garder à la table de la cantine les jeunes, donc d’œuvrer au vivre ensemble au lieu de les rejeter à l'extérieur et de favoriser l'élévation de murs entre eux.

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vendredi 13 mars 2015

Ne sont-elles pas mignonnes ?

Mes collègues qui veulent qu'on les appelle mademoiselle et pas madame, arguant du fait que ce sont d’affreuses féministes qui ont fait supprimer le mademoiselle des formulaires administratifs français. Elles ont passé la trentaine, ont, ou pas, des enfants, mais ne se sont pas mariés et en sont fière.

J'avais déjà eu un débat il y a quelques temps avec certaines quant elles se plaignaient déjà que je les appelle mesdames et non mesdemoiselles. Mon argument, pour marqué les esprits, était "avez-vous besoins de marquer sur votre front que vous êtes sexuellement disponibles". Je sais, mon argument est sémantiquement faux, car Mademoiselle ne signifie pas cela, dans aucun dictionnaire. Oui, mais, dans l'imaginaire collectif, une demoiselle est une jeunette à marier ou une vieille fille qui n'a pas réussi à le faire.

Il y a des clichés, les ignorer en se retranchant derrière la définition du dictionnaire, n'est pas plus honnête que ma définition tendancieuse.


Sur le même sujet: Belle vs Cendrillon: deux visions de la femme idéale selon Disney via Slate.fr

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dimanche 11 janvier 2015

Une minute de silence pour quoi faire ?

Jeudi soir, j'ai été atterré par la propension de certains au sein de l'éducation nationale à être en dessous de tout, justement au moment où il faudrait se sortir un peu de la routine.

Jeudi midi, le chef de l'état a décrété une minute de silence dans les établissements scolaires[1]. Cela me semblait à propos, vu l'émotion suscité par le massacre survenue à Charlie Hebdo et les symboles de la démocratie comme la liberté d'expression attaqués à cette occasion. Il semblait raisonnable de penser que c'était du devoir de l'école républicaine d'expliquer aux plus jeunes en quoi, ce massacre n'était pas juste un massacre.

J'ai donc demandé à mes enfants le soir à table ce qui s'était passé dans leur établissement scolaire (l'une est au collège et l'autre au lycée). Les lycéens de plusieurs classes ont été réunis dans une salle et il y a eu la projection d'un film sur les caricaturistes. Conséquence, mon fils a retenu que c'était des gens brillants qui ont été assassinés. Dans la classe de ma fille, les enseignants ont fait cours normalement et les enfants ont été invités à descendre dans la cours pour observer 1 min de silence en brandissant des pancartes "Je suis Charlie"[2]. Ma fille a retenu que des gens importants avaient été tués.

Voilà ce que l'école républicaine a fait passer comme message à mes enfants ! J'étais effondré et en colère. J'ai donc passé 1h à table a parler de ce qu'était la liberté d'expression, les fondamentalistes de tout poil de différentes époques et religions, la différence entre les pays démocratiques et les pays sous dictature...

J'attendais des enseignants de mon fils qui est au lycée qu'ils organisent des débats autour des caricatures pour les comprendre car l'on sait qu'elles ne sont pas forcément accessible aux gens ayant une faible culture ou une culture en devenir. Qu'ils interpellent les adolescents sur ce qu'ils savaient de la liberté d'expression. Qu'ils les fassent parler pour qu'ils s'emparent de ce sujet extrêmement complexe. Bref qu'on leur donne de la matière à réfléchir et à comprendre pourquoi toute une nation réagit à cette tuerie particulière.

J'attendais des enseignants de ma fille qui est au collège, que l'on rappel les fondamentaux laïc de notre société qui autorise n'importe qui de se moquer de n'importe quoi du moment qu'il respecte la loi. Qu'on montre bien la différence entre ces assassins et la religion musulmane. Bref les bases du vivre ensemble dans le respect de la différence, sans avoir besoin de tuer ceux qui sont différents ou pensent différemment.

Rien de cela n'a été fait.

Le lendemain matin, j'ai entendu sur France Inter, le témoignage d'une enseignante qui elle avait fait le job[3], et qui avait découvert que beaucoup de ses élèves étaient incapables de comprendre les caricatures, qu'ils en avaient "une perception impressionniste" et ne faisaient que piocher quelques bribes dans le dessin, et le comprenaient à l'envers de son sens. Elle était émue et émouvante. Pour pouvoir faire passer un message de tolérance, encore faut-il que ces caricatures puissent être comprises, et ce témoignage illustrait le fait qu'il y avait matière à en discuter avec les élèves.

Quelques liens vers des textes parlants de profs qui ont fait le job, et qui n'en sont pas sorti indemnes:

Notes

[1] et les administrations

[2] Ou en l'écrivant sur leur poignet.

[3] Il y en a beaucoup heureusement.

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vendredi 9 janvier 2015

La machine à créer des fous

Dans un reportage de Soir 3, nous a été présenté le parcours de l'un des présumé fou furieux auteur du massacre de Charlie hebdo. Et une chose m'a interpellé, c'est le fait qu'il ai fait 18 mois de prison. Non pas pour un délit comme du vol ou un trafic, non, pour avoir voulu partir faire la guerre en Iraq. Le gars, n'a rien fait, mais avait l’intention de faire et il se retrouve en prison, en vertu d'une loi liberticide qui permet d'emprisonner préventivement des gens.

Comment réagiriez-vous si on vous mettait en prison alors que vous n'avez rien fait ? Déjà, un individus intellectuellement stable le prendrait très, très mal, alors imaginez juste une minute ce qu'il peut se passer dans la tête d'un mec suffisamment à côté de la plaque pour être volontaire pour faire la guerre. On imagine facilement la colère sourde et l'envie de revanche que le mec va cultiver au fond de lui. Car de quoi sert de mettre un type comme ça dans une prison que l'on sait être un parfait cadre de réinsertion.

Grâce à cette loi, combien de candidats au départ ont été transformés en fous avides de vengeance contre un système injuste ?

Fin alternative par Hervé Bourhis via Mediapart

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lundi 22 décembre 2014

Bien commun, auto régulation et état policier

Le contexte: une place ouverte entre les différents bâtiments d'un ensemble architectural. La place n'est pas accessible aux véhicules, sauf les livreurs, du moins en théorie. Ci dessous, la retranscription de la discussion avec un collègue, quelques minutes après un échange musclé avec un "voisin":

  • Collègue: elle avait l'air tendu ta conversation dehors
  • Moi: vi
  • Moi: c'est au sujet du parking sur la place
  • Moi: j'ai demandé au gars pourquoi il ne mettait pas son scooter sur les places de parking faites pour, et il m'a répondu qu'il en avait rien à foutre
  • Collègue: lol
  • Moi: une expression de l'égoïsme dans toute sa splendeur
  • Collègue: après ça la discussion est close a mon avis
  • Moi: et donc il attend qu'un flic vienne le lui dire
  • Moi: j'imagine que le même râle contre les radars, mais quant on lui propose de s'auto-réguler pour garder sa liberté, il refuse
  • Collègue: la cela devait être trop philosophique pour lui :)
  • Moi: conséquence, le syndic va mettre en place un truc à la con qui va faire chier tout le monde à cause de quelques blaireaux qui refuse d'accepter la notion de bien commun. Il n'a pas réussi a trouver un seul argument valide, donc sa seule réponse était "mais vous êtes qui vous ?"
  • Collègue: bon après tout le monde le fait
  • Moi: non justement
  • Moi: il y a 2 scooters uniquement qui le font tous les jours, les autres sont sur les parking. Et il y a que 2 ou 3 voitures qui ne sont pas des livreurs qui le fond. Donc sur l'ensemble des gens qui travaillent ici, ça fait 5 blaireaux. C'est justement pas tout le monde, mais c'est 5 là te donnent l'impression que tout le monde le fait, c'est ça qui est désastreux.
  • Collègue: question con, en quoi il gène son scooter?
  • Moi: Effectivement question con
  • Moi: Le cadre de vie de nos bureaux suppose une place ouverte pour donner de l'air. C'est l'architecte qui l'a voulue. Si cette place devient un parking, en vertu de quoi les places sont attribuées ? Et pourquoi sacrifier la place ?
  • Moi: tant que l'on y est on vire les pelouses et les plantes pour pouvoir garer plus de véhicules, et puis on ajoute un nouveau bâtiment, collé aux fenêtres des autres, et ainsi de suite...
  • Moi: le bien collectif c'est cet espace. Se l'accaparer est donc un vol du bien collectif. Mais bon je dois réfléchir trop. Ces concepts sont trop abstraits pour la majorité qui ne pense qu'à son nombril.
  • Collègue: pas si con que ça ma question finalement ;)
  • Collègue: a mon avis c'est cause perdu
  • Moi: Ce qui m'intéresserait c'est de savoir si tu avais vraiment besoin de ma réponse pour te convaincre, ou si tu pouvais aboutir à la même conclusion sans que je te la souffle ?
  • Collègue: disons que c'est pas un truc qui m'a interpellé
  • Moi: d'où le problème
  • Collègue: faudrait déjà mettre un panneau interdit de stationner
  • Moi: on m'a dit qu'ils se déchirait en conseil syndical, et que certain membres faisant partie du conseil syndical (des patrons de boites) étaient de ceux qui se garaient. Donc effectivement, c'est pas gagné...

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