Citoyens prenez le pouvoir

Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mercredi 1 janvier 2014

Le clivages entre les élites et les citoyens accentué par le numérique

En ce début d'année électorale, une petite lecture passionnante d'un excellent article remarqué par Frédérique LN que je vous conseil de lire:

Les élites débordées par le numérique

La séparation entre les élites et le peuple a toujours existé et n'est pas prêt de disparaître, mais le monde numérique en a fait un gouffre, notamment en le combinant avec le clivage générationnel. Il y a ceux qui ont bâti leurs schéma de pensée avec le numérique et la dématérialisation et ceux avec l'analogique et la possession matériel. Le point de rupture se situe à la fin des années 90, au tournant du siècle.

Ceux de ma génération, sont un pied dans les 2 mondes, certains penchant un peu plus d'un côté que de l'autre. La génération d'après, la génération Y, contemple avec mépris ses aînés en train d'essayer de préserver des concepts obsolètes, et typiquement les élites issues du baby boom qui détiennent le pouvoir en ce moment.

Ces élites subissent la révolution numérique et ses conséquences et pour beaucoup n'ont pas les outils pour la comprendre et l'accompagner. Ce qui m'inquiète c'est que la faiblesse des contre pouvoir leur permet de prendre les mauvais virages pour notre société. Nous vivons une époque formidable, comparable à la révolution industrielle au 19e siècle.

Comme je le fais parfois pour les articles que je juge spéciaux et donc en enfreignant délibérément les droits d'auteur, j'ai décidé de garder une copie intégrale de cet article sur ce blog, la presse en ligne ayant l'habitude de faire disparaître les articles, même excellents, au bout d'un certain temps. Cependant, je vous invite à le lire sur le site du Monde, c'est sa place. La copie de sauvegarde : Les élites débordées par le numérique.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

vendredi 6 décembre 2013

Réconciliation nationale

Dans le concert de louanges qui se déverse à la mort de ce grand homme, je retiendrais "la réconciliation nationale", portée et prêché sans relâche par un homme qui aurait du être brisé et broyé par ses 27 ans de prison pour un motif politique qui vu d'ici parait si disproportionné.

L’Afrique du Sud est loin, et je n'ai jamais été directement concerné par l'apartheid, la ségrégation ou le racisme, heureux que je suis de vivre en France, où le racisme n'est qu'individuel et non d'état, et pourtant, et pourtant... difficile de ne pas être ému par l’œuvre de ce militant intégral.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

vendredi 6 septembre 2013

Judiciariser les fantasmes privés

Que voilà un étrange projet de loi qui vise à interdire certaines formes de fantasme, même lorsqu'ils sont totalement privés, donc non partagés:

Dessiner des lolicons devient illégal, même s'ils sont privés

Je ne suis personnellement pas adepte de ce genre d'image[1], j'ai une nette préférence pour les femmes pleines d'atouts féminin. Il n'empêche que j'ai un peu du mal avec cette démarche de judiciariser les fantasmes. On est pas très loin de la police de l'esprit.

Si un tel projet devient réalité, il n'y a pas que les lolicon qui sont dangereuses. Quid des films de guerre, les films ou séries policières qui traitent de tueurs (en série ou pas), sans compter les films porno comportant des scènes de pseudo viol... Les films, les livres, les bandes dessinées, la musique... toute l'industrie du divertissement ainsi que l'art sont des fournisseurs de transgression. Nous en consommons finalement énormément.

Or à quoi servent-ils si ce n'est à nous permettre de vivre des fantasmes, de nous projeter dans des univers qui ne sont pas notre quotidien. Je pense sincèrement que toutes ces histoires dans lesquelles nous nous plongeons avec avidité sont nécessaires. Ce n'est pas parce que je regarde la série Dexter que je vais me mettre à couper en tranche mes voisins !

Note

[1] Les lolicon sont des représentations de fillettes dans des postures évocatrices. La culture du manga en comporte souvent, les femmes et enfants se ressemblant souvent.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

mardi 3 septembre 2013

Arg, ils veulent faire financer les écrans supplémentaires par la CAF !

Aller, je vais passer pour un affreux rétrograde mais j'ai halluciné lorsque j'ai lu ce projet:

L'article qui m'a fait bondir: http://www.pcinpact.com/news/82082-... et l'interview complet de la député: http://www.pcinpact.com/news/82092-...

En gros l'idée consiste à faire financer l'achat d'écran (smartphone ou tablette) par l'allocation de rentrée pour les familles défavorisées. C'est du très bon clientélisme pré-électoral, sur ce point il n'y a rien à redire, bravo, par contre sur le fond c'est affligeant.

Aujourd'hui l'éducation nationale a deux énormes problèmes liés aux écrans:

  • Les enfants passent trop de temps devant, que ce soit la télé, les consoles, internet ou les réseaux dit sociaux. Cela a un impacte direct sur la capacité d'attention, les référentiels culturel, l'incapacité à faire un effort, la créativité, le travail personnel, la socialisation...
  • Les enseignants n'ont jamais été formés au numérique, l'état a une politique inconsistante vis à vis du numérique, le matériel est hétérogène d'un point de vu logiciel ou accessibilité d'un établissement à l'autre, mais aussi au sein d'un même établissement.

La question centrale n'est donc pas de faciliter l'accès à un nouvel écran (comme si les familles défavorisées n'en avaient pas des écrans), mais bien de ce que l'on fait de ces écrans dans le cadre de la mission de l'éducation nationale. Et clairement, la proposition de ces élus est à des années lumières de la bonne démarche.

  • Qu'ils proposent la mise en place de classes pilotes avec de l'encadrement des enseignants pour lancer des projets.
  • Qu'ils se fasse facilitateur de développements de logiciels libres à destination des classes, via des soutiens aux enseignants qui ont des projets, avec généralisation ensuite.
  • Qu'ils proposent que l'administration scolaire se penche sur la dématérialisation des dossiers (les 12 exemplaires des fiches à remplir à la rentrée, on commence vraiment à ce demander ce qu'ils en foutent de leurs ordinateurs).

Il y a de quoi faire, mais de grâce, pas d'écrans supplémentaires !

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

jeudi 18 juillet 2013

Collecte des déchets en délégation de service public, un biais dès l'origine

En regardant le passionnant documentaire "Water make money" sur Arte il y a quelque temps, j'ai transposé à la collecte des déchets et il me semble que l'on est face à exactement le même problème.

A partir du moment où le prestataire est payé au volume de déchet, pourquoi voudriez-vous qu'il fasse le moindre effort pour le réduire. Tant qu'il y a des surcoûts pour le tri car le tri sélectif fait par les citoyens est de mauvaise qualité, il lui suffit de le facturer à la collectivité, pourquoi se fatiguer à faire des campagnes de sensibilisation à la qualité du tri. De toute façon, même s'il faisait de telles campagne, c'est son profit qui s’accroîtrait, et pas la facture du contribuable qui descendrait. Pourquoi le contribuable ferait le moindre effort pour enrichir le délégataire, ceci explique peut être que le recyclage ne progresse plus alors que l'on est encore loin des objectifs.

Dans le reportage sur l'eau, on apprend que les délégataires comme Véolia ou Suez n'ont aucun intérêt à réduire les fuites d'eau, puisque l'eau est de toute façon facturée d'une manière ou d'une autre. De même, le délégataire fait de la recherche et développement pour des solutions de traitement de l'eau, qui peuvent être facturées, mais n'a aucun intérêt à protéger les sites de captage pour éviter que l'eau n'y soit polluée en amont[1].

La délégation de service publique pour ce type de services, contient en son sein le biais qui fait que cela ne peut pas être efficace sur le long terme. Il faudrait que le délégataire ait un intérêt à réduire son activité[2], ce qui n'a pas beaucoup de sens économiquement parlant. Il faudrait limiter la délégation à des taches pour lesquelles le délégataire a le même intérêt que la collectivité, et non pour la totalité de la mission de collecte des déchets.

Comme pour l'eau dans beaucoup de villes, je pense que dans le futur, la collecte des déchets devrait être reprise en main par les collectivités (ville, aglo).

Notes

[1] La ville de Paris rachète des terres agricoles dans les départements voisins sur les lieux de captage pour y installer des agriculteurs bio, afin de limiter les engrais et pesticides dans l'eau du robinet, et donc les traitement nécessaire pour la rendre potable.

[2] Ramasser moins de déchets, trier moins si le tri est mieux fait...

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

lundi 1 juillet 2013

Faux cul qui veulent protéger les enfants et coupent les vivres aux travailleurs sociaux

Pour être sincère, j'ai un peu du mal avec le discours pro-famille de l'UMP, chanté dans les manifs et à longueur de propagande[1], comme fer de lance contre le gouvernement actuel, alors que les mêmes élus UMP qui manifestent en tête des cortèges, déstructurent là où ils ont le pouvoir[2] ce qui est l'outil le plus puissant de protection de la famille, à savoir les travailleurs sociaux.

Nous avons tout entendu durant les derniers mois d'opposition au projet de loi modifiants quelques textes afin que les couples de même sexe puissent fonder des familles comme les autres, à savoir se marier pour ancrer leur union dans la durée[3]. Certains vivant dans d'autres pays européen ayant légalisés le mariage homo bien avant la France, claironnent Douze ans de mariage gay en Hollande : un bilan terrifiant[4].

Donc tout ce ramdam contre le mariage pour tous se faisait au nom de la famille. La sacro sainte famille qu'il fallait protéger contre les coup de butoir que lui infligeait "la gôche"[5]. La crème de l'UMP défilait à Paris, aux côté de l'élite du FN pour défendre la famille[6]. Il n'aura pas fallu longtemps pour découvrir que ces hypocrites n'avaient rien à cirer de la famille, si ce n'est leur famille politique. Dès que le mouvement s'est essoufflé, une fois la loi votée, le président de l'UMP appelait les manifestants à prendre leur carte d'adhérent. Maladroit, mais tellement prévisible, grossièrement prévisible[7].

Mais ça, ce n'est rien en regard de ce qui se passe en ce moment du côté des travailleurs sociaux. Cette myriade de gens qui sont là pour colmater les brèches de notre société. Ils consolident des familles au bord de la rupture, protègent des enfants, redonnent des repères à des ados qui n'en ont jamais eut, aident à l'intégration de ceux qui souffrent de handicap, assistent la vieillesse solitaire. Ils sont quasiment invisibles aux yeux de ceux qui n'en ont pas besoin, heureusement la majorité. Leur travail coûte chers à la collectivité, et on ne sais pas trop bien combien il rapporte, pas même électoralement.

L'état et les collectivités territoriales ne veulent plus de fonctionnaires, alors on confie ces missions de service publique à des associations. Ces missions de service publique représentent plus de la moitié du budget du conseil général des Alpes Maritimes, c'est en faite une des première compétence du CG06. Les subventions de ces associations sont leur seul et unique source de financement. Elles subissent pourtant les mêmes coupes budgétaires que le clos bouliste ou le club de foot. Pas avec les mêmes conséquences. Les travailleurs sociaux engagés dans ces associations s'occupent d'humain dont la plus part sont en déshérence. Quant les budgets sont coupés du jour au lendemain[8], il n'y a aucun moyen de continuer dans des conditions acceptables d'assurer la mission de service publique que l'on attend d'elle. Des gens vont trinquer, bien entendu les plus fragiles.

Je suis outré d'une telle hypocrisie. Aller manifester au nom de la défense de la famille, et rentrer dans sa collectivité territorial et détruire du jour au lendemain les structures qui protègent et suppléent les familles défaillantes. Eric Ciotti est moins grossier que Jean François Copé, mais bien plus cynique.

Notes

[1] Je reçoit tjs la lettre d'information de l'UMP et c'est écœurant.

[2] Typiquement au conseil général.

[3] Oui j'ai un parti pris favorable vis à vis de ce projet et c'est pourquoi j'en parle ainsi.

[4] A lire absolument !!!

[5] Billet un peu long, mais au combien instructif pour revenir aux choses concrètes de ce texte de loi.

[6] Est-il nécessaire de souligner l'idiotie d'une telle position, puisque ce texte est justement là pour favoriser la famille et sa stabilité.

[7] Ce monsieur n'en est pas à sa première énormité du genre, ne parlait-il pas il y a encore peut de l'UMP qui apprend la démocratie !.

[8] Je ne sais pas si l'argent dépensé dans ces association l'est correctement, mais par contre je suis certain que ce n'est pas en les déstructurant sans préavis que cela va améliorer quoi que ce soit.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

jeudi 27 juin 2013

Des lois contre le laxisme de la justice qui dérangent maintenant l'UMP

Juste 2 billets à lire sur les mésaventures d'un étudiant condamné à 2 mois ferme pour sa participation à des manifestations contre le mariage pour tous:

En substance, le jeune homme n'a pas été très fin à vouloir être plus fort que la justice, qui applique bêtement les textes votés par la droite, pour forcer la main de la justice jugée à l'époque trop laxiste. Émotion au sein de l'UMP qui découvre ce que bon nombre de jeunes gens d'autres banlieues moins privilégiées subissent grâce à Srkz.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

samedi 22 juin 2013

Mort assistée, du rôle du corps médical

Passionnant débat la semaine dernière sur France Culture sur la mort assistée. L'émission d'Alain Finkielkraut est vraiment un sacré remue-méninge, et sans pour autant me sentir directement concerné par la question, il est impossible d'y être insensible. Nous avons tous, à tous les âges, un rapport à la mort qui change, selon que nous soyons des enfants, de jeunes adultes, des adultes en responsabilité, ou des seniors, selon notre proximité avec le défunt. Je ne vais pas parler ici du droit et du comment le mourant peut exprimer sa volonté de mourir ou pas, c'est un autre sujet, lui aussi loin d'être simple.

Je me souviens de la mort de mes grands mères et de ma belle mère qui toutes les trois sont parties lentement, atrocement lentement. Et lors de ces départs, le regard sur ce temps, cette lenteur, totalement différent selon la personne qui y assistait. Le corps abandonnait. La mécanique biologique refusait d'aller plus loin en dépit des efforts de la médecine. Ces efforts qui objectivement pouvaient même être considérés comme de l'acharnement thérapeutique, et pourquoi pas en étant cynique un acharnement économique[1], se traduisait par une lente agonie, douloureuse pour le patient, mais aussi pour ses proches, tout juste supportable grâce la magique morphine.

Et pourtant, et pourtant. En dépit de cette lenteur presque sadique à maintenir en vie un corps que l'on savait tous avoir abandonné, ce n'est pas cela qui comptait. Les mêmes qui auraient sans doute refusé avec véhémence ce traitement pour eux, le soutenaient pour cette personne, et non plus ce corps. Car ce n'est pas le corps que l'on aime, mais la personne, les interactions que l'on a eu avec, la mémoire que l'on en a[2]. C'est la personne que nous ne sommes pas prêt à abandonner, à laisser partir, oubliant souvent que sans corps, il n'y a plus d'interactions.

Plus le lien est fort, plus le regard porte sur la personne et moins sur le corps. Un qui avait tout fait pour maintenir en vie coûte que coûte sa mère, se plaignait que le médecin ne faisait rien pour aider sa belle mère à partir. Un autre après une docte explication des tenants et aboutissant du traitement, qui s'effondre en larme en disant "je ne veux pas qu'elle parte". La mort ne concerne pas que le mourant. Les vivants qui restent ont besoin de temps pour s'approprier la mort. Pas tous le même temps.

Une des question compliquée de la problématique de la mort assistée au delà du changement nécessaire de la loi, est le rôle des soignants. Dans notre société qui a médicalisé la mort, ce sont les médecins qui choisissent par exemple le dosage subtile de la morphine, qui d’effaceur de douleur, peut aisément devenir effaceur de vie[3]. Et pourtant, les soignants sont là pour soigner, pas tuer, même si parfois la limite est difficile à discerner dans les phases terminales de la vie[4] Le médecin n'a pas d'attachement émotionnel avec le patient. Il fait partie des personnes les plus éloignées du mourant, et pourtant son rôle consiste aussi à tenir compte des vivants alors qu'ils ne sont pas ses patients.

Le corps médical se retrouve forcement au cœur de ce débat sur l'assistance à la mort, en étant le plus à même techniquement de la délivrer dans de bonne conditions, respectueuses du patient, mais aussi engoncés dans d'énormes contradictions éthiques et financières. Pour en sortir il faudrait inventer une nouvelle spécialité médicale, spécialisée dans l'assistance au départ, qui soit bien séparé des soignants. Mais est-ce bien réaliste ?

Notes

[1] Rappelons nous que maintenir quelqu'un en vie à tout prix rapporte beaucoup plus que d'y mettre fin...

[2] Notre cerveau se fiche un peu de à quoi ressemble le support de mémoire et conserve le lien avec le passé, même quant le présent change d'aspect.

[3] Le moyen le plus simple de faire mourir quelqu'un sans le faire souffrir, consiste a augmenter le dosage de morphine, provoquant un endormissement et un arrêt cardiaque.

[4] Sans oublier le conflit d’intérêt du médecin qui fait gagner de l'argent à son hôpital en maintenant en vie un mourant, dans un mécanisme de financement à l'acte.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

vendredi 14 juin 2013

Les enfants et les écrans

Je suis tout à fait en phase avec les propos du billet de Thiery Crouzet Les enfants du Net : danger?. Dans mon logis, pour mes 2 enfants, l'accès aux écran et au net en particulier n'est pas libre. Ayant moi même un comportement totalement addictif vis à vis des écrans, j'ai une assez bonne idée du pouvoir de fascination qu'ils sont susceptibles d'exercer.

Ma priorité dans les choix que nous avons fait avec mon épouse, est d'essayer que les écrans soient utilisés pour ce pour quoi ils sont pertinents et pas comme seule source ludique ou sociale. Les écrans ne doivent pas être l'alternative unique dans tous les moments de non activité imposée. Dans la mesure où à leurs âges ils ne sont pas capable de déterminer ce qui est un usage pertinent des écrans, il faut bien mettre en place des contraintes, même s'ils sont somme toute assez libres au sein du cadre de contrainte.

Les règles sont les suivantes pour mon fiston de 13 ans et ma fille de 11 ans:

  • Ils se partage un ordinateur à deux qui se trouve dans le salon (pas d'écran dans les chambres, la cuisine ou la salle à manger), sur lequel ils ne peuvent pas installer de logiciel sans me demander (Ubuntu).
  • Ils utilisent Firefox avec un plugins qui filtre les contenus "offensants" (ProCon Latte Content Filter), qui fonctionne avec une liste noire[1] (je n'ai jamais utilisé le mode liste blanche[2], même lorsqu'ils étaient petits). J'ai sensibilisé mes enfants aux risques, en principes ils pourraient presque s'en passer. Notons que leur ordinateur possède un autre navigateur sans restriction, mais le deal est qu'ils ne l'utilise pas.
  • Interdiction de créer des comptes sur aucun site sans l'aval des parents et donc pas de réseau sociaux.
  • Ils ont chacun un compte de messagerie et savent qu'éventuellement je peux le lire.
  • Un outil limite la durée des sessions. Actuellement c'est 1h/jour et 2h30 le mercredi et we.
  • La tv est elle en accès libre, si les devoirs sont fait et éteinte vers 19h. Ils utilisent abondamment l'enregistrement que permet la box.
  • Pas de tablette ou smartphone pour le moment.

Jusqu'ici tout va bien...[3]

La prochaine étape à gérer sera le smartphone demandé à corps et à cris et que l'on repousse. C'est un nouvel écran qui pourra se trimbaler dans le bus, la voiture, au bahut et pire, dans la chambre (tout comme les tablettes que nous n'avons pas). Typiquement, pour préserver le sommeil, aujourd'hui, le baladeur MP3 est interdit de séjour dans la chambre après 21h, il faudra probablement en passer par là pour les autres écrans. Combien de temps cela sera-t-il encore possible ?

Notes

[1] Liste de sites ou de mots clés qui sont bannis, provoquant l'impossibilité d'afficher la page si elle est blacklistée ou contient des mots interdits.

[2] Par opposition à la liste noir, seuls les sites sur la liste blanche sont autorisés.

[3] C'est l'histoire d'un homme qui tombe d'un immeuble de 50 étages. Le mec, au fur et à mesure de sa chute, il se répète sans cesse pour se rassurer "Jusqu'ici tout va bien", mais l'important c'est pas la chute, c'est l'atterrissage !(La Haine, Mathieu Kassovitz)

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

samedi 25 mai 2013

La stabilité d'un ménage est bénéfique aux enfants

Le titre de ce billet formule une évidence, et dit comme ça, pas grand monde n'y adhérerait pas. C'est un des pilier de mon propos en 2006 en faveur du mariage des couples de même sexe: la stabilité. Mon argument d'alors que je continue de défendre est que la cellule familiale est la plus petite entité humaine qui reproduit l'ensemble de la société[1], dans ses relations économiques, de hiérarchie, de police et de solidarité. Cette micro société, comme la macro, se construit et évolue dans le temps.

L'institution mariage qui consacre la création d'un foyer n'a de sens que dans la durée. Un couple envisage le mariage comme une volonté de stabilité de la relation en vue de construire le foyer sur du dur et pas du mouvant. C'est le sens même de l'institution mariage. Ceux qui ne sont pas dans une démarche de pérennité de leur relation n'ont que faire du mariage, pour eux ce n'est qu'une convention sociale, un bout de papier.

Il n'y a pas que les individus, l'état, et accessoirement les religions, considèrent également le mariage comme la construction d'un foyer, d'une cellule familiale pérenne. Il n'y a qu'à voir comment il est difficile de parler d'indépendance des individus d'un foyer à l'administration pour réaliser comme cette construction est ancrée dans le marbre. L'administration est incapable de gérer correctement 2 foyers pour un couple, impossible d'enregistrer les enfants sur la carte vitale des 2 adultes sans s'exposer à des problème de remboursement...

La modification de la loi en vue de permettre à des couples de même sexe de constituer des foyers stables n'est pas seulement un problème de droit, même s'il n'est pas anodin. En favorisant la stabilité de tels couple, la société y gagne bien sûr, mais aussi les membres de ces foyers et à fortiori les enfants qui y trouvent grandement leur compte. Dans son article sur Slate.fr, William Saletan reprend l'étude de Mark Regnerus pour tout d'abord en démonter les conclusions sur les problèmes de développement des enfants dans un couple homoparental[2], et analyse les données du point de vue de l'instabilité du couple, comme facteur de problème.

La conclusion de cette article, souligne que le problème principal des couples homosexuels qui élèvent des enfants concerne l'instabilité de ces couples, et non le fait que les 2 parents soient de même sexe. En ouvrant le mariage à des couples de même sexe, le législateur encourage la stabilité de ces couples, ce qui est tout bénef pour les enfants.

Notes

[1] Un peu comme la cellule biologique est la plus petite partie vivante d'un tout qui est le corps.

[2] Les conclusions sont selon lui bâties sur des comparaisons de données non comparable.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

vendredi 22 février 2013

Evolution du porno sur le net

L'intéressant article de Marianne sur le X Faut-il interdire le X extrême ?, avec les questions qu'il pose sur la censure d'une certaine forme de porno me fait réagir.

Cela fait des années que l'industrie du sexe cherche une place légitime sur le net. Pendant longtemps, ils ont demandé à disposer d'une extension .xxx pour développer ce marché. L’Amérique puritaine et hypocrite[1] qui possède le contrôle sur les TLD (Top Level Domain, les extensions de domaine racine, comme les .com, .org...) leur a refusé pendant 10 ans.

Il y a encore 10 ans, les sites pornos affichaient une page d'accueil informant que le contenu du site n'était pas à destination des moins de 18 ans. Il y avait donc, il y a encore quelques années, une démarche de l'industrie du X pour accepter la notion de filtre d'accès à son contenu, tant qu'il n'y avait pas de censure.

Où en est-on aujourd'hui ?

  • L'extension .xxx est enfin disponible mais plus personne n'en a rien à cirer, elle arrive trop tard, les sites s'en sont passés.
  • Quasiment plus aucun site n'affiche une information indiquant que le site que l'on visite affiche de la pornographie.
  • Les publicités pour les sites pornographiques s'affichent sans restriction et avec des images très explicites sur de nombreux sites susceptibles d'être fréquentés par des ados, typiquement tout ce qui tourne autour du téléchargement.
  • Même si Google, Bing ou Yahoo font la chasse au contenu "inapproprié", avec des portails comme YouPorn, la recherche de matériel pornographique ne nécessite aucune compétence et surtout est à 1 click.
  • Le législateur Islandais envisage maintenant de censurer certains types de contenu pornographique, ce qui, au delà de l'atteinte à la liberté, est une connerie technique, puisqu'impossible.

A vouloir empêcher l'industrie du sexe de se développer, les hypocrites ont obtenu exactement l'inverse de ce qu'ils visaient. Aujourd'hui la pornographie est difficilement filtrable. Je dit bien filtrable et pas censurable. Typiquement si on pouvait activer un filtre anti pornographie juste en cochant une case dans la configuration de son navigateur, se serait génial, plutôt que de mettre en place du contrôle parental, au moins il pourrait y avoir une démarche de sensibilisation des ados.

La censure n'a jamais résolue aucun problème, et censurer le net pour un type de contenu est la porte ouverte à la censure pour n'importe quel autre contenu. Foutez la paix aux pornographes, et demandez leur juste de continuer à respecter la loi, à payer leur impôts et à mettre un petit tag sur leur site, pour que l'on puisse les éviter si on a envie de les éviter.

Note

[1] Les USA sont les premiers producteur au monde de pornographie.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

vendredi 8 février 2013

Le rideau de fumée du débat autour du mariage pour tous

Comme le dit Yann Wehrling, le porte-parole du MoDem, "si on passait à autre chose ?". Le combat ridicule de l'UMP à l'assemblée nationale n'est là que pour masquer leurs problèmes de division suite à leur caricature d'élection interne[1]. Une bonne baston contre la gauche pour souder les rangs, quitte à mettre le feu à un sujet délicat qui demanderait à être manipuler avec des pincettes, on parle de famille là. Les milliers d’amendements fictifs noient le débat parlementaire et les éventuelles propositions pertinentes. Il clive le parlement entre majorité et opposition au lieu de les faire réfléchir ensemble. Encore une fois, le but n'est pas de redorer le débat entre parlementaires aux yeux des citoyens mais bien d'achever de les rendre ridicules, car qui va s'intéresser à ce genre de pseudo débat s'apparentant plus à une dialogue de sourd.

Et je ne suis pas certains que le gouvernement n'y a pas sa part de responsabilité en faisant traîner les choses, car il y trouve aussi sont intérêt en détournant l'attention, notamment sur les fermetures d'usines, et difficultés économiques en tout genre. La guerre au Mali a été pour le coup un excellent rideau de fumée aussi[2].

Bref, attisons la discorde entre français avec le mariage pour tous, au lieu de les unir contre la crise, c'est plus facile et ça rapporte plus politiquement. En 2014 il y a des élections à gagner que diable !

Notes

[1] Avec rappelons-le, les dirigeants des Alpes Maritimes, en première ligne de la fraude !

[2] Même si, j'en conviens, il s'avère plus utile.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

mardi 29 janvier 2013

Un feuilleton dans votre burger

Une nouvelle discrète, mais révélatrice, a été diffusée outre manche qui pourrait être l'avènement d'une nouvelle forme de mécèna pour l'industrie culturelle.

McDonald's to give away 15m children's books with its food

Mac Do va-t-il devenir un mécène pour les auteurs de feuilleton en instaurant le don de livre dans ses menus Hapy meal pour les enfants. Cette perspective rejoint une analyse de Jacques Attali qui date de 2007 dans laquelle il disait que les contenus culturels allaient perdre de plus en plus de valeur, et seraient financés par les fabricants de conteneur. A l'époque il pensait aux fabriquant de lecteur MP3.

On se rappel dans le même genre, des stations d'essence qui proposaient des BD subventionnées par le pétrolier en tirage spécifiques, vendu à un prix dérisoire, ou encore aujourd'hui, des DVD récents bénéficiant d'une remise significative.

Dans l'exemple de Mc Do, le conteneur est le menu. Nous savons qu'un menu que nous achetons 7€ coûte intrinsèquement moins de 1€, et toute charge et frais compris, moins de 3€. L'objectif des fast-food n'est donc pas de nous vendre de la nourriture au juste prix, mais de nous faire dépenser un montant minimum chaque fois que l'on passe la porte. Ce qui explique que vous avez toujours des remises pour vous donner plus à manger, mais jamais pour faire baisser le prix.

Il est donc logique d'étendre le concept de menu à montant unique mais à contenu adaptable, à autre chose que la nourriture. Les jouets étaient la première réponse, mais comment étendre ce concepts aux adultes ?[1] En effet, qu'est-ce qui est le plus important pour un restaurateur ? La fidélité de ses clients. En proposant des feuilletons, que ce soit sous la forme de nouvelles, de BD, ou de vidéo, la fourniture de contenu à épisode pourrait devenir un nouveau moyen de fidélisation des clients des restaurateurs, avec l'avantage énorme de pouvoir proposer un contenu personnalisable par cible de clientèle: des séries pour enfants, ados, adultes ou seniors, voir même par genre. Et Mac Do n'a même pas besoin d'avoir l'exclusivité, puisque qu'il peut juste proposer la série 1 semaine avant sa diffusion sur une chaîne de TV, ce qui lui permet de bénéficier de la force de frappe publicitaire de la chaîne de TV.

Imaginez un épisode par semaine. Comment faire pour résister, si le feuilleton est prenant ?

Note

[1] Les verre coupe du monde ciblent un public limité.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

vendredi 18 janvier 2013

Manif pour le mariage pour tous

Samedi 19 janvier, manif dans toute la France pour le #mariagePourTous, rendez-vous à 14h30 place Garibaldi à Nice.

Ce soir j'ai expliqué à ma fille pourquoi depuis 2006 je défendais cette avancée sociétal. Pour être sincère, je n'ai pas réussi à présenter les contre-arguments de manière très argumenté. En général, je me fait un devoir de donner les éléments pour que mes enfants aient un point de vu éclairé et donc j'inclus souvent des points de vu que je ne partage pas. Mais là, ça voulais pas.

Une fois que j'ai dis que ce qui était important c'est que les parents s'occupent de leur enfants et les aiment, et qu'ils soient du même sexe ou pas, ça n'avait pas grand chose à voir[1], difficile de contre argumenter, d'autant plus que l’essentiel des contre-arguments servis sur la place publique ne tiennent pas le débat 10min et sont du domaine de l'émotionnel et pas de la raison.

Donc demain nous irons sous la pluie[2] avec ma fille, manifester pour que ceux qui s'aiment puissent également avoir accès à la parentalité. Ma fille m'a fait remarquer au passage qu'elle avait l'habitude de manifester depuis l'âge de 1 an[3]. Elle doit en être à sa 3ème manif à 10 ans. De la vraie graine de gauchiste !

Notes

[1] J'ai aussi parlé d'une étude américaine qui dit en substance que les enfants de couples gay sont les même que les autres.

[2] Avec un beau parapluie orange, histoire d'être discret ;)

[3] Elle a fait sa première manif en porte bébé contre LePen au second tour de l'élection présidentielle.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

jeudi 10 janvier 2013

Les activistes contre le mariage pour tous

Dans le fatras d'email que je reçois, certains militants de diverses causes ont décidé que le mariage pour tous devait être combattu. Les voilà vent debout contre une mesure, certes symbolique, mais qui ne concerne que quelques millier de couples.

Ces réactions sont totalement has been et dénote une absence totale de mise en perspective. Ce qui fait la famille a profondément muté depuis 4 générations: la libération sexuelle, l'émancipation de la femme, la contraception, la société des loisirs, les écrans[1], le PACS, les familles recomposées, l'enfant roi...

Aujourd'hui, la législation rattrape les faits en proposant un cadre légale à des pratiques déjà largement rependues, les familles recomposées n'ayant pas attendu la loi pour exister. Et pour les quelques familles homosexuelles, qui ne sont qu'une minorité, ce n'est qu'un moyen de plus de vivre comme les autres, sans être stigmatisé comme le font les activistes contre le mariage pour tous. Encore une fois, on parle de quelques milliers de familles homoparentales par rapport à toutes les autres familles recomposées qui sont également concernées par ce projet. Comment voulez-vous que cela remette en cause notre modèle de société.

C'est désespérant de voir l'énergie qui est dépensée à propager des bêtises (pour rester poli). D'autant que plus que nous parlons de famille, un concept fondamental de notre société dont j'ai largement parlé dans mon texte de 2006 sur l'homoparentalité. Comment ne pas s’enthousiasmer pour des couples qui veulent bâtir un foyer et donc participer à la collectivité plutôt que de penser à leur seul nombril ? Pour moi, tout ce qui de près ou de loin favorise la stabilité d'un foyer est bénéfique à ses membres, en tout premier lieu les enfants qui l'habitent, et par extension à la société qui s’appuie sur les foyers qui la composent.

Il faut voir plus large, sortir du symbole pour penser à l'intérêt général.

Note

[1] Tous les écrans ont un impacte sur les familles, qu'ils soient passifs comme la télévision, ou actif comme les consoles, ordinateurs ou smartphones.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

lundi 5 novembre 2012

Le symbole du mot Mariage

Je rebondi aux billets d'Hervé Torchet et de l’Hérétique sur le mariage des couples de même sexe, avec lesquels je ne suis pas totalement en phase:

Tout d'abord il faut être très vigilent à ne pas mettre sous la même bannière tous les homosexuels, qui sont tout aussi divers que les hétérosexuels. Certains ne demandent rien, d'autres sont satisfait par les avancées en matière de droit du PACS[1], certains ne sont préoccupés que par la parentalité, et d'autres par l'égalité absolue des droits. Bref une mosaïque d'opinions et de revendications.

Une partie des homosexuels qui réclament le mariage, ne se contentent pas seulement des droits qu'il concède, mais aussi du symbole qu'il représente. Pour eux, le PACS, au delà de ses limitations en matière de parentalité, ne peut être satisfaisant.

En effet, la chose publique est faite de symboles, souvent plus importants que les faits ou que ce que le pragmatisme voudrait. Dissocier le mariage et l'union civile, pose un problème de symbole. Notons au passage que c'est justement pour cela que François Bayrou les dissocie, afin de ne pas altérer le symbole porté par le mot "mariage".

Or donc, pour préserver le symbole dans son sens actuel, certains proposent de restreindre le mot mariage à la cérémonie religieuse et union civile au passage devant le maire. Étant un fervent mécréant, je me permet de demander pourquoi, moi qui ne suis pas passé devant un curé[2], mon engagement pour la vie n'aurait pas la même symbolique ? Et puisque l'on en est aux symboles, pourquoi ne parle-t-on pas de mariage devant le maire et d'union religieuse devant les prêcheurs ?

Notes

[1] Rappelons que les droits ouverts par le PACS convergent de plus en plus avec ceux du mariage, que ce soit la gauche ou la droite au pouvoir, mais en général discrètement.

[2] Remplacer par rabbin, imam ou autre prêcheur de félicité éternelle.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

samedi 20 octobre 2012

Au lieu d'attaquer une banque il vaut mieu en créé une

Il est possible de créer de la monnaie sans être un faux monnayeur.

Le principe de la monnaie en fait repose sur la confiance. Si entre toi et moi, nous décidons de créer la monnaie toimoi pour nos échanges de services, il suffit que nous ayons tout les deux confiance et voilà. Une séance de repassage c'est 4 toimoi, une aide aux devoirs c'est 3 toimoi, récupérer les enfants à la sortie de l'école, c'est 1 toimoi et une soirée de babysiting c'est 5 toimoi. Nous avons créé une monnaie locale, basée uniquement sur la confiance entre individus, le seul qui n'est pas content dans l'affaire, c'est l'état, car la TVA et les charges sociales sont difficilement exprimables en toimoi, c'est pourquoi les monnaies alternatives sont restreintes à certains secteurs de la vie économique et ne peuvent pas remplacer les monnaies fiduciaires. Elles ne sont que des compléments, mais fichtrement intéressants. La vidéo ci dessous présente les enjeux des monnaie et quelques exemples.

Note

[1] Le titre de cet article est un peu racoleur.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

- page 4 de 12 -