Citoyens prenez le pouvoir

Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

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mercredi 18 janvier 2012

L'esprit des lois

Je découvre grâce à twitter un outil magique de consultation d’œuvre ayants plusieurs siècle, mise à disposition par la BNF, et pas n'importe quelle œuvre:

À l'occasion de l'anniversaire de la naissance de Montesquieu (18 janvier 1689), replongez-vous dans l'Esprit des lois. http://bit.ly/yB5U0Q

C'est un ouvrage impressionnant. Au moment où j'écris ces lignes, je suis en train de le parcourir, grappillant à gauche ou a droite quelques thèmes. Je vous concède que lire le vieux français n'est pas des plus aisé, mais au bout d'une page, le cerveau commence à s'habituer à cette gymnastique qui consiste à remplacer la majorité des "f" par des "s" et de faire quelques accords de temps.

A noter cette habitude perdue d'afficher en fin de page le mot commençant la page suivante. Pour pratiquer la lecture à voix haute avec ma fille, je peux vous dire que cela aiderait pour garder le rythme et le ton.

De l'Esprit des loix ou du Rapport que les loix doivent avoir avec la constitution de chaque gouvernement, les moeurs, le climat, la religion, le commerce, &c . à quoi l'auteur a ajouté des recherches nouvelles sur les loix romaines touchant les successions, sur les loix françoises, & sur les loix féodales.

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dimanche 1 janvier 2012

Homoparentalité et mariage

Je disais il n'y a pas très longtemps à François Bayrou, qu'il m'était assez désagréable finalement d'être en accord sur tout avec lui, surtout lorsque l'on se considère comme moi comme un esprit critique. Il a réfléchi quelques seconde et m'a répondu "Ça énerve".

Mais je viens de retomber sur un sujet de désaccord que j'ai avec lui: le mariage des couples homosexuels.

Il a évolué depuis 2005, et même beaucoup évolué, en passant progressivement d'un constat de problème à une prise de position sans ambiguïté. Dans ses discours et ses propos lors de la campagne de 2007, il reconnaissait l'inégalité dont était victimes les couples homosexuels[1] et surtout il reconnaissait l'hypocrisie qui consiste à permettre l'adoption par un(e) célibataire, mais pas par le conjoint/la conjointe pacsé(e) de l'enfant de son ami(e), et encore moins pour un couple homosexuel sans enfant. Mais sa position restait technique et fiscale.

En prenant clairement position pour une égalité totale des droits et donc par extension à la possibilité à l'adoption, il ne laisse plus de marge à l'interprétation. Il ne reste plus que le symbole du mot "mariage" qui diffère entre le mariage entre un homme et une femme et le contrat d'union civile pour des couples de même sexe qu'il propose.

Cette différence est à la fois pas grand chose et beaucoup. Pas grand chose dans la mesure où cela permet d'atteindre le but rechercher pour les couples homosexuels, à savoir une reconnaissance totale d'un foyer avec ce que cela implique comme droits et devoirs. C'est encore beaucoup, car justement ce sont souvent les symboles qui marquent la société et sur laquelle nous nous retrouvons.

Je pense cependant que comme le PACS en son temps a été une étape pour faire accepter les couples de même sexe, et a permis justement de les faire disparaître, ce qui est une des demandes des homosexuels, ce contrat d'union civile, peut être la dernière étape vers un mariage pour tous, comme cela se fait dans d'autres pays européens.

François Bayrou dans TÊTU: «Accepter la différence, ça vaut dans les deux sens»

Note

[1] Héritage, logement, fiscalité...

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samedi 17 décembre 2011

Une idée inconfortable qui prend sens

J'ai écouté assez distraitement les actualités nous parler de ce projet de loi sur l'interdiction de la prostitution. Bien que n'ayant pas pris le temps d'y réfléchir, je ressentais un certain inconfort avec ce sujet et surtout la manière de l'aborder choisie par les parlementaires. Non pas que j'ai le moindre problème avec la prostitution, c'est un monde qui m'est totalement étranger, et je serais bien en peine d'en parler, que ce soit en bien ou en mal. Ce qui m'a dérangé, c'est l'idée qu'il faille légiférer sur la légalité d'une activité comme la prostitution. Quel mouche a bien pu piquer les parlementaires pour aller emmerder, encore, le monde des travailleurs du sexe ?

Et puis en début d'après midi, Élisabeth Badinter était l'invité de France inter et s'est exprimée sur le sujet, mettant des mots sur cet inconfort. Qui peut croire qu'il suffise d'interdire la prostitution pour y mettre fin ? C'est ridicule. Nous sommes encore face à un effet d'annonce. Personne n'a rappelé à ces parlementaires les effets dévastateurs de la prohibition aux USA, qui a envoyé directement dans les bras de la mafia, le commerce de l'alcool. Au lieu de combattre le proxénétisme, qui est le cancer des travailleurs du sexe à mon avis, cette loi ne fait que mettre un mouchoir dessus, histoire qu'on le voit moins bien.

Interdire la prostitution ne l'empêchera pas d'exister, mais par contre dans quelles conditions ? En écrivant ce billet, je songe aux associations qui essayent de venir en aide aux prostituées, notamment sur le plan sanitaire, afin de les instruire sur les MST et comment ne plus en être des vecteurs. Je pense aussi à ce qui a été fait dans d'autres pays (la Suisse je crois) avec des formations à destination de prostituées, pour qu'elles puissent s'occuper de personnes fortement handicapées, qui ont les même désirs ou besoins que les valides. Je me rappel de la précédente loi de Srkz sur le sujet, qui a fait disparaître les prostituées de la promenade des anglais à Nice pendant 6 mois, et elles y sont à nouveau. Je pense enfin à la difficulté de définir la limite entre prostitution et massage, escorte, entretien...

Les parlementaires qui ont portés ce projet auraient mieux fait de s'abstenir. Cette loi sera sans doute inapplicable, mais aura en attendant précarisé un peu plus les prostituées, sans pour autant gêner le moins du monde les proxénètes et mafia.

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jeudi 15 décembre 2011

Des systèmes qui prospèrent ou s'étiolent en permanence

cedric-augustin.eu.jpgJe poursuit ma réflexion sur la vision du futur de Gene Rogenbury[1] qui place l'homme systématiquement comme chef d'orchestre de ses réalisations et donc les rend fragiles et nécessitant systématiquement une maintenance.

Si l'on compare le web 1.0, 2.0 et une des évolution possible du web (pompeusement appelé 3.0), il est possible de faire un parallèle. Dans la conception originale du web, le fameux web 1.0 qui n'a jamais porté ce nom, tout ce qui est disponible est produit par les auteurs des sites que l'on visite. La révolution introduite par le web 2.0 est que les internautes deviennent auteurs des contenus de manière décentralisé via les commentaires des blogs mais surtout dans les sites communautaire ou sociaux. Tout le monde enrichi l'information, la propage, et plus seulement les auteurs initiaux de l'information.

On voit ainsi émergé des mécanismes de production d'information enrichie dans les écosystèmes des réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter, qui ne sont pas directement lié à l'action d'un auteur. C'est bien une émergence de sens à partir de micro événements individuels. Les rumeurs se propagent plus vite[2], les bonnes ou mauvaises idées peuvent enrichir ou tuer une entreprise en quelques mois. On assiste à de méga sondages en temps réel sur tout ce qui peut être numérique. Tout ceci s'apparente en fait à la vie qui prospère ou s'étiole en permanence, comme un arbre.

Notes

[1] Gene Rogenbury est l'auteur entre autre de Star Trek dont je suis fan.

[2] et meurent aussi plus vite.

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jeudi 24 novembre 2011

Droit de vote des étrangers

Pas de suspense, je suis pour le droit de vote des étrangers.

Le principe est simple, les non français devraient avoir accès au vote et à la candidature à toutes les élections dites locales: municipalité, département et région, de même qu'aux élections professionnelles. Ces élections sont en lien avec la vie quotidienne, pour des budgets et des projets directement liés à la vie de chacun et aux impôts payés par tous.

En revanche, les étrangers ne doivent pas voter pour le parlement et le sénat[1], car ces instances votent les lois du pays. Alors certes, vous pourriez me rétorquer que l'assemblée nationale vote aussi des lois qui impacte la manière de dépenser nos impôts. Oui, mais pas les assemblées locales qui appliquent les lois.

Pour ce qui est de l'élection au parlement européen, seul les étrangers européen peuvent y voter et c'est déjà le cas. Pour la même raison que pour le parlement français, les non européens ne doivent pas pouvoir choisir les législateurs européens[2].

Reste plus qu'à définir les conditions qui font qu'un étranger devient électeur ou candidat. Je dirait, que 5 ans de résidence effective en France pour voter et 8 pour candidater pourrait être un ordre de grandeur correcte.

Qu'en pensez-vous ?

Notes

[1] Donc un élu étranger à une élection locale ne serait pas grand électeur.

[2] Qui n'ont pas suffisamment de pouvoir, mais qui seront, on l'espère, amenés à en avoir plus.

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jeudi 17 novembre 2011

De l'uniforme à l'école

Au sujet du projet de l'UMP de réintroduire le port d'un uniforme à l'école, Dominique Reynier sur France Culture résume en une phrase l’incongruité de la démarche: "Là où il y a de vrais problèmes c'est quasiment impossible de faire porter la blouse, et là où il n'y en a pas, ce n'est pas nécessaire".

CQFD.

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dimanche 13 novembre 2011

Nucléair: Bayrou précise sa position et moi aussi

Mes précédents billets sur le sujet du nucléaire civile étaient pour le moins peu tranchés (ici et ). François Bayrou a tenu en substances les propos suivant lors de son dernier passage sur France Inter: les spécialistes me disent que l'on peut le rendre sûr et cela permet de transformer nos déchet actuels en combustible nucléaire de demain, donc je ne suis pas opposé aux centrale de nouvelle génération (je caricature un peu son propos).

Je ne l'aurais pas dit ainsi, et les précautions de langage de François Bayrou ne m'ont pas semblé apporter de la clarté, mais je suis globalement assez d'accord sur la conséquence.

Mon point de vu:

  • Le remplacement de la production énergétique d'origine nucléaire par des sources alternatives, peut prendre des décennies. Avec une électricité produite à près de 70% par des centrales nucléaire et une consommation d'électricité qui ne cesse de croître, tous les efforts de réduction de la consommation et la mise en œuvre de nouvelles sources prendra du temps, plus d'une génération.
  • Une partie importante des centrales actuelles arrivent ou ont déjà largement dépassé le terme de leur cycle de vie programmé. Même rallongé de 10 ans, elles ne pourront pas pourvoir à la fourniture d'énergie, ne serait-ce que durant les 20 prochaines années. Nous allons donc entrer en déficit d'énergie très, très vite.

Conclusion, sauf à ce qu'une nouvelle révolution technologique intervienne dans moins de 10 ans, notre pays risque de devoir construire une ou plusieurs nouvelles centrales, juste pour maintenir la quantité d'énergie que nous consommons actuellement. Je rappel que les énormes gains réalisés par les industriels et dans les technologies énergivores, ont tous été compensés par un accroissement de la consommation globale. Donc s'il est réaliste de penser que nous pouvons commencer à stopper la croissance de consommation, il sera plus dur et plus long de passer dans un processus décroissant.

Du coup, si l'on ne peut se passer de construire de nouvelles centrale, la question se pose légitimement de savoir si l'on créé une centrale nucléaire classique, une centrale consommant de l'énergie fossile[1] ou une centrale nucléaire de nouvelle génération (surgénérateur) qui présente, entre autre, l'avantage de pouvoir utiliser les déchets des centrales classiques comme combustible ?

Et tout ce que je viens de dire n'est pas incompatible avec un projet de sortie progressive du nucléaire, c'est juste une histoire de calendrier. François Hollande me semble être dans cette même logique, qui consiste à dire que l'objectif est la sortie, mais pas à n'importe quel prix.

Notes

[1] Pour moi, les fermes d'éolienne ou les centrales à énergie dite propres, ne suffiront pas et ne concerne pour l'instant que le delta à la marge, pas le coeur de la production énergétique. Mais cela pourra changer.

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vendredi 28 octobre 2011

Vont-ils nous laisser en paix avec leur brevets et controle de l'internet

ACTA est une offensive de plus contre le partage de la culture sur Internet. ACTA (pour Anti-Counterfeiting Trade Agreement ou accord commercial anti-contrefaçon) est un accord négocié secrètement de 2007 à 2010 par un petit "club" de pays (39 pays, dont les 27 de l'Union européenne, les États-Unis, le Japon, etc). Négocié plutôt que débattu démocratiquement, ACTA contourne les parlements et les organisations internationales pour imposer une logique répressive dictée par les industries du divertissement.

ACTA créerait de nouvelles sanctions pénales forçant les acteurs de l'Internet à surveiller et à censurer les communications en ligne. Cet accord est donc une menace majeure pour la liberté d'expression en ligne et est porteur d'insécurité juridique pour les entreprises de l'Internet. Au nom du droit des marques et des brevets, il pourrait également freiner l'accès aux médicaments génériques dans les pays pauvres.

Le Parlement européen a désormais une occasion ultime de rejeter l'ACTA.

En savoir plus sur le site de la quadrature du net

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jeudi 20 octobre 2011

Du sort du dictateur

Au vue des informations qui ont été diffusées au sujet de la mort de Kadhafi, j'ai un certain inconfort, même s'il est possible de comprendre.

Les hommes qui ont tabassé à mort l'ex-dictateur, déjà blessé aux 2 jambes, avaient surement de bonnes raisons de libérer ainsi la souffrance vécue depuis des mois, voir des décennies. Mais cela n'en demeure pas moins inacceptable, d'autant plus inacceptable qu'ils se sont filmé et ont diffusé photos et films.

Car en faisant cela, ils perdent une part de leur humanité et s'abaissent au même niveau que ce qu'a fait le dictateur.

Ils ont perdu, entre autre, leur capacité à respecter autrui, que ce soit dans la vie ou dans la mort, bref à reconnaitre à l'autre une certaine dignité.

Ceci est peut être un luxe de nanti, cependant je pense sincèrement qu'il faut certains principes pour guider ses actions. Il est sûr que le dictateur n'a pas transmis par l'exemple, durant ses 40 ans de règne, ces principes à la population. Il en paie aujourd'hui le prix.

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lundi 3 octobre 2011

Énervement: des fichiers et de leur évolution

J'en ai déjà fait plusieurs billets et hélas ils n'ont pas pris une ride. La constitution d'un fichier avec empreinte ADN pour tout et n'importe quoi du moment que l'on passe dans les mains d'un policier, est un scandale et surtout une illustration flagrante du danger de ces fichiers, qui sont constitués dans des moments de communion sécuritaire à la suite d'un crime affreux, et sont bien entendu détournés de leur raison d'être par la suite.

Si le titre du billet de l'avocate Laure Heinich-Luijer est en soit déjà une raison de s'agacer, son contenu est tout simplement déprimant : Quand des policiers menacent de baffes et de coup de pied au cul

Ci dessous un extrait :

En effet, l'article 706-55 du code de procédure pénale permet de prélever l'ADN des présumés innocents dans les cas suivants :
* les infractions de nature sexuelle,
* les crimes contre l'humanité,
* les crimes et délits d'atteinte à la vie,
* les actes de torture et de barbarie.

Jusqu'à ce moment de la liste, même si l'on est idéologiquement contre la constitution d'un tel fichier, on peut en percevoir la justification au regard du caractère exceptionnel du trouble à l'ordre public.

Néanmoins, la liste de l'article 706-55 se poursuit : les infractions de violences volontaires, de menaces, de trafic de stupéfiant, d'atteinte aux libertés , de vols, d'extorsions, d'escroquerie, de destructions, de dégradations, de détérioration ( ! ), de menaces d'atteintes aux biens  ! Voilà comment on passe en quelques lignes du crime contre l'humanité au vol de vélo.

Mes propos précédents sur ce sujet:

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vendredi 23 septembre 2011

La vie privée est en passe de devenir un luxe inaccessible

clavardage.jpgIl y a quelques années, au moment où je commençait tout juste ce blog et que j'en étais encore, comme la majorité des gens sur le net à cette époque là, à un site web "statique" avec juste un peu d’interactivité en PHP, j'avais été interrogé par un journaliste du magazine "La Croix" sur mes motivations pour faire une site web perso, sur lequel figurait des photos de ma famille.

A l'époque, ma réponse était de pouvoir choisir moi même les informations me concernant disponibles sur le net. J'avais à l'époque utilisé l'analogie avec le jardin devant la maison, que les passants peuvent regarder, et qui présente ce que l'on veut bien leur montrer, sans préjuger de ce qui ce trouve dans la maison ou dans "le jardin de derrière". Cette analogie provient du modèle des maisons américaines, qui sont construites sur le modèle d'une petite pelouse devant avec des fleurs, et le jardin de derrière (back-yard) dans lequel on reçoit ses amis ou la famille pour faire un barbecue[1]

A la lecture de l'article Cachez cette vie privée que l'Internet ne saurait tolérer, je me dit que cette idée est devenue complétement obsolète. Même en contrôlant ce que je publie ou que d'autres publient me concernant, sur les différents support proposés par le net (blog, commentaire, facebook, twitter, vidéo, photo...) cela révèle énormément de choses sur une partie de ce que je suis, qui étaient du domaine de l'intimité il y a encore une génération.

Et encore je ne parle là que des données publiques, car si on allaient dans les emails, ou en traçant les sites que je visite, on se rapprocherait facilement de quelque chose que nos ainées auraient appelé un viol ou une inquisition. Et pourtant nous avons accepté que les puissants outils statistiques et les énormes volumes de données accumulées sur chacun de nous lorsque nous utilisons ces outils bien pratique du web, nous mettent à nu. Nous acceptons comme normal des pratiques hallucinantes que nous rejetterions farouchement en dehors de l'espace numérique.

Par exemple, le bouton "j'aime" de Facebook, ou "+1" de Google permet à ces 2 sociétés, de nous suivre au click près, dès que l'on est identifié sur l'une ou l'autre plateforme. Ces données sont aujourd'hui exclusivement utilisées pour la publicité ciblée. Mais une fois que le système est en place, qu'est-ce qui empêche de les rendre disponibles, moyennant finance, à un policier, un employeur, un époux jaloux, un état autocratique, un concurrent économique ou politique... (remplissez avec ce que vous craignez, ça marche).

Ce n'est plus simplement une question de transparence. La vie privée est en passe de devenir un luxe inaccessible.

Notes

[1] Je sais c'est un peu cliché, mais c'est cependant très présent comme modèle au USA.

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jeudi 14 juillet 2011

A quoi servent les spéculateurs ?

Réponse immédiate, à rien, puisque c'est du parasitisme. Mais alors pourquoi leur facilite-t-on la tache ?

La vente à découvert est un mécanisme qui existe sur les places de marché qui ne cesse de m'interroger : vous arrivez le matin avec 0€[1] et 0 titre, juste votre crédibilité. Vous proposez à la vente des titres que vous n'avez pas. Dans la journée, vous achetez les titres que vous avez vendu le matin, idéalement, comme vous en avez proposé quelques millions à la vente, le cours a baissé, du coup vous les achetez un petit peu moins chère que ce que vous les avez vendu le matin. La différence, c'est le bénéfice de la journée.

Allez, un autre mécanisme à la con, les transactions à la micro seconde. Vous programmez un ordinateur pour vendre et acheter les mêmes titres en très grosse quantité avec un intervalle de quelque microsecondes. Si la valeur du titre est sur une courbe en hausse ou en baisse, ces transactions rapides ne changent pas la tendance, mais entre chaque ordre, il peut y avoir une différence de quelques centimes dans la valeur du paquet de titres échangé. Répété des millions de fois, ce sont des milliers d'euro qui émergent.

Production de richesse, nulle, soutien à l'économie réelle, nul.

C'est de la spéculation pure, sans aucun intérêt économique, qui enrichie des individus, mais pas les collectivités. Pourquoi l'autorise-t-on ?

A l'ère de l'informatique, il est facile d'imposer que pour faire une opération d'achat il faut disposer des fonds et une opération de vente des titres, ou à minima les garanties. Cela stériliserait immédiatement l'essentielle de la spéculation court termiste.

Notes

[1] En fait il faut avoir un petit pourcentage en liquidité du montant avec lequel vous allez "jouer", et que le titre soit notoirement disponible.

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lundi 11 juillet 2011

Pour encore combien de temps, sommes nous dans un état de droit ?

pirate.pngVoici un texte fort bien documenté, mais pas forcément facile d'accès pour l'inculte en droit que je suis:

HADOPI : La procédure d'ordonnance pénale permettra aussi de statuer sur les intérêts civils

Cependant, la gravité du sujet me donne envie de vous en faire une lecture profane. Les juristes m'excuseront d'entrer sur leur platebandes.

La procédure d'ordonnance pénale a été inventé par le législateur pour désengorger les tribunaux avec les infractions mineurs comme les infractions au code de la route, typiquement lors de la mise en place des radars automatiques : une infraction est constaté (par le radar), le coupable identifié est condamné sans même pouvoir se défendre (pas de débat contradictoire, droit de la défense nul). Si le déclaré coupable de l'infraction veut dénoncer la sanction, il doit faire appel.

Bon jusque là pourquoi pas, on apprécie pas forcément de se faire flasher par un radar, mais on peut comprendre la logique du système. Le problème n'est pas là, il est dans l'évolution de cette procédure, puisque le législateur trouvant le principe pratique l'a étendu à d'autres délits (détention de stupéfiants) et aujourd'hui au téléchargement illégal.

Et là où cela devient carrément flippant, c'est que ce n'est plus seulement l'amende qui devient non contestable et donc automatique, mais aussi les dommages et intérêts. C'est à dire qu'un internaute accusé de téléchargement illégal devra payer une amende et des dommages aux ayant droit, sans même pouvoir se défendre, à moins de faire appel (après avoir payé et subit les éventuelles conséquences de coupure de sa ligne ADSL).

Personnellement je suis inquiet. On l'a vu pour les tests ADN qui étaient initialement instaurés pour les délinquants sexuel, être étendus à presque tous les délits. On découvre ici qu'une procédure simplifiée de condamnation qui supprime le droit de la défense et n'était supposée s'appliquer que pour de petites infractions, est étendue à des délis avec de plus en plus de conséquence.

La démarche politique étant ici, non pas de donner les moyens à la justice de s'adapter à l'évolution de la société, mais de supprimer sa mission dans certains domaines, pour faire des économies. A mettre en parallèle bien sûr avec les propositions de loi de faire appliquer la loi par des non professionnels du droits.

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samedi 25 juin 2011

Les écrits restent... parfois encore trop d'actualité

Comme je n'ai pas envie de radoter, je le fais trop souvent, en ce jour de marche des fiertés, je vous propose un lien vers un de mes écrit de juin 2006[1]

Mariage des couples homosexuels, homoparentalité et adoption

Inclus dans le billet : Mariage et adoption pour les couples de même sexe

Notes

[1] et oui ça date, mais ce texte n'a pas pris beaucoup de rides hélas.

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mardi 21 juin 2011

Faut-il abaisser la majorité pénal à 16 ans ?

cedric-augustin.eu.jpgJe dois reconnaitre au gouvernement Srkz d'avoir le pouvoir d'entretenir mon indignation et mon agacement. Qu'est-ce que c'est que cette connerie de vouloir abaisser la majorité pénal à 16 ans. Que l'on ne me fasse pas croire que c'est dans l'intérêt de la sécurité publique. C'est encore une idée de communiquant qui veux susurrer à nos ainés : "ayez peur des jeunes, craignez-les, et votez pour Srkz qui va vous en protéger".

Qui fera croire qu'à 16 ans un individu est suffisamment mature pour subir des sanction d'adultes sans un cadre spécifique. Tous ceux qui travaillent avec des ados savent que bon nombre ne sont toujours pas sec à 25 ans. Sans être un devin, on sait que les délinquants ne sont pas issus de milieux favorisés, qu'ils ne comprennent pas les mécanismes et référentiels de notre société. C'est du cadre, des guides, de l'exemple, de professionnels formés dont ces jeunes délinquants ont besoin, pas de plus de sanction, il y en a déjà assez.

Et dans le même temps, on supprime les filières de formation pour les élèves en difficulté, on supprime des postes d'enseignants, on paupérise l'enseignement professionnel et le tissus associatif qui fourni les éducateurs au service de la ré-incorporation[1] des jeunes à problème dans la société.

C'est à gerber, honnêtement je suis écœuré. Et personne n'évoque la probable raison budgétaire qui se trouve sous ce projet d'abaissement de la majorité pénal, sachant que la justice pour mineurs coûte assurément plus chère que la justice en général. Et que dire du manque de considération pour les juges pour enfants qui ne seraient pas capable de faire la différence entre un individu de 17 ans et 9 mois et un de 18 ans. C'est justement la spécificité du juge pour enfant d'avoir un petit peu plus de temps, de marge et une organisation pour adapter la loi à la spécificité du mineur.

Je n'y connais rien en matière de justice, mais de voir lancer encore et encore des boules puantes sur le fonctionnement de la justice me désespère. Comme si avec l'inflation législative, les juges n'avaient pas tout l'arsenal répressif à leur disposition. Je pense que c'est plutôt les moyens de l'écoute et de la mise en œuvre de sanctions originales ou pertinentes qui manquent.

Notes

[1] Vilain mot pour ne pas utiliser insertion, mot hélas connoté.

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jeudi 9 juin 2011

Image, art et temps

http://weblog.sinteur.com/index.php...

Note : je tag cette image avec "Durable" car la survie de l'art fait aussi partie à mon sens d'une réflexion sur le durable, il n'y a pas que les salades ou le nucléaire ;)

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lundi 30 mai 2011

Picorage : citoyenneté pour tous

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