Citoyens prenez le pouvoir

Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mardi 5 octobre 2010

Le pardon est-il possible ?

Je me suis perdu dans les liens de blogs en blogs, et j'ai atterri sur cette nouvelle : "Bertrand Cantat est de retour sur scène". Le chanteur qui est passé du statut de star à celle d'incarnation de l'horreur conjugale bénéficie d'une publicité un peu étrange, ou se mélange l'annonce d'un retour sur scène et le rappel systématique de la terrible histoire dont il a été l'acteur, histoire assumée et pour laquelle il a été condamné.

Je partage ces opinions croisées sur la toile, qu'une fois le crime "payé", ici par la prison, les actes qui l'on fait condamnés peuvent être mis sous un voile pudique[1], histoire de donner une chance à leur auteur de passer à autre chose. Je suis effectivement adepte du droit à l'oublie. C'est le pré-requis du vivre ensemble, à condition qu'il y ai sincérité et c'est ici ce qu'il semble y avoir.

Je ne suis pas la famille de la victime. Ma position est forcément "froide", à la limite du technique. Mais je n'en vois pas d'autre pour ne pas se pourrir la vie.

Les billets croisés :

Notes

[1] Je ne dis pas effacé, mais rendus discret.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

jeudi 9 septembre 2010

Mes 2 centimes aux sujet des retraites

Je ne parviens pas à comprendre pourquoi nous avons un système de calcul des droits à la retraite aussi "obsolète". Car enfin, la retraite c'est un coût pour la société que l'on peu statistiquement prévoir et donc planifier à long terme.

Je m'explique : lorsqu'une personne d'un certain âge décide de ne plus travailler. On est capable, approximativement (statistiquement) d'évaluer combien il lui reste à vivre, donc combien cette personne nécessitera de mois de pension. Donc ça c'est pour la durée.

De même, en fonction de la vie professionnelle d'un individu, on a une idée grossière de sa contribution à la collectivité, ce qui correspond aux annuités en fait. En ajoutant quelques coefficients pour les métiers dit pénibles ou la maternité, on a un montant.

On divise le montant par la durée et on a un montant de pension mensuelle. Jusque là c'est simple. Une fois que le mécanisme de calcul est connu et définis par d'âpres concertations avec les syndicats, on peut facilement déplacer le curseur : celui qui veut partir à la retraite à 45 ans, aura moins cotisé donc aura un montant de base plus faible, et comme il aura une durée de retraite plus longue, on divisera son montant par un plus grand nombre. Et c'est l'inverse pour ceux qui travailleront plus longtemps, qui diviseront un montant plus grand en moins de mensualités.

La réforme des retraite se résumerait alors à discuter de l'algorithme de calcul, et on n'aurait plus rien à faire de la date de départ à la retraite. Les syndicats, le parlement et le gouvernement s'écharperaient pour le définir, en toute transparence, et on s'éviterait les positions dogmatiques du style moi c'est 62 et moi je suis plus fort et se sera 60, et l'on débat du fond, à savoir combien la nation est prête à dépenser dans son système de retraite et comment on gère les cas particuliers.

Cela me semble tellement évident que je ne comprend pas le faux débat en cours, qui vise à péréniser un système qui date d'avant les ordinateurs, du temps où il fallait des paliers pour faire des calculs à la règle à calcul.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

dimanche 29 août 2010

Des cadenas en guise de symboles d'amour

Sur le pont Pietra à Vérone en Italie, je suis tombé sur ces cadenas attachés à un anneau dépassant de la pierre.

On apprend dans l'article Des cadenas d’amour envahissants sur le Pont des Arts qu'ils symbolisent l'amour éternel. C'est mignon comme ça au premier abord, mais si tous les amoureux s'y mettent, les lieux symboliques vont finir par étouffer. Un peu comme la façade et l'entrée de la maison de Juliette, toujours à Vérone, qui est massacrée de graffiti d'amoureux qui s'imaginent en Roméo transit, sans parler du sein de la statut de la belle, qui soit disant porte chance[1].

Il doit bien y avoir moyen de "graver" sont amour sans endommager des arbres ou laisser une trace sur des monuments ? J'aime bien l'idée de construire ensemble ou de planter quelque chose en lieu et place de la gravure. Mais bon, c'est dans ma nature et cela nécessite un effort.

Notes

[1] Je ne suis pas aller le voir, mais de l'extérieur, il avait une salle tête.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

lundi 14 juin 2010

Réchauffement climatique


Les preuves du réchauffement climatique
Septique : "Regardez ! juste là, il y a une phrase avec une préposition !"
"Et , il a oublié un point sur le 'I'. Quelle magouille !"

Trouvé sur le blog The daily irrelevant :

Il y a encore 2 ans, la compagnie danoise Maersk envoyait ses bateaux cargos à travers les océan à toute vitesse, afin d'obtenir des chargements le plus vite possible à destination, toutes les autres compagnies maritimes faisant de même. Cela paraissait à l'époque le moyen le plus efficace de faire des affaires. Mais pour ce faire, la compagnie faisait naviguer ses cargo bien au dela de la consommation de carburant optimum. Il y a 2 ans, Maersk a décidé de calmer le jeu. Maintenant un trajet qui mettait 3 semaines, met 1 mois. Mais ils obtiennent de grosse économies de consommation de carburant, les coûts et la production des gaz à effet de serre ayant été réduits de prêt de 30%.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

jeudi 3 juin 2010

Retraites : pour essayer de comprendre l'enfumage

Je vous ai déjà mis ces 2 liens en commentaire d'un précédent billet mais je les ai trouvé très intéressants, même si pas neutres, et c'est un bon moyen de prendre un peu de recul sur le sujet des retraites.

On en parle ce soir lors du Café Démocrate, à partir de 19h30 brasserie Boriglionne à Nice.

Le visuel choisi est la page de garde d'un ouvrage écrit en 1905 sur la question des retraites.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

dimanche 30 mai 2010

3D secure ou le délire des banques

Il y a quelques années, lors de l'explosion du commerce en ligne, les banques ont commencé à se faire du souci pour leur marges, qui étaient grignotées par les accidents de paiement (carte bancaire volée, provision insuffisante...). Donc a germé l'idée d'un système de sécurisation renforcée des transactions. Ce système renforcé appelé "3D secure" entre maintenant en phase de déploiement intensif et de plus en plus de sites web le propose.

En quoi ça consiste

Le principe est simple, lors d'un paiement d'un achat sur internet, une fois que vous avez saisie votre numéro de carte bancaire, au lieu que le site marchand ou la banque du commerçant enregistre le paiement, vous êtes redirigé vers le site web de votre banque, qui va vous poser une question supplémentaire pour être sûr que c'est bien vous.

Il y a donc une étape de plus au minimum, étape qui va varier selon la banque.

La paranoïa du Crédit Mutuel

Ma banque, le crédit mutuel, a implémenté un système de dingue. Lorsque je suis redirigé vers le site de ma banque, je dois saisir mon numéro de compte (un machin à 16 chiffres), ainsi qu'un code contenu dans une grille d'une soixantaine de possibilités. C'est là que le système est absolument ridicule. Pour pouvoir payer en ligne, je dois donc avoir sur moi mon numéro de compte et la grille de code. Donc à part dans mon porte feuille, je ne vois pas où je vais les ranger. Ils sont donc au même endroit que ma carte de crédit. En cas de vol de mon portefeuille, non contant d'avoir ma carte, le voleur a en plus tout ce qu'il faut pour utiliser ma carte. Gain par rapport au système précédent : null. Par contre moi je me fait chier à chaque fois à saisir un numéro à 16 chiffres et à jouer à la bataille navale.

Vous en voulez une autre ? Pour activer ce service, il faut se connecter à son espace client. Sauf que moi j'en ai rien à cirer de mon espace client, donc je me suis gouré de mot de passe (au passage on ne peut pas choisir le mot de passe que l'on veut, il faut qu'il sois suffisamment sécurisé selon des critères tout aussi paranoïaque que le reste). Et bien il m'a fallu attendre 10 jours pour recevoir par la poste mon nouveau mot de passe. DIX JOURS ! On atteint les tréfonds de la connerie avec des procédures totalement disproportionnées et archaïques.

Qui c'est qui va en pâtir ?

A votre avis, hein ? Ben les petits forcément. Ce système de 3D secure est mis en place sur les plateformes de paiement dites du tiers de confiance, c'est à dire lorsque vous êtes redirigé vers le site de la banque pour payer et non que vous payez sur le site du commerçant. Seules les grands comptes et les gros sites marchands gèrent en interne le recueil des numéros de carte. Tous les petits sites marchands confient cette tache à leur banque, c'est plus simple et plus rassurant pour le client (en principe). Du coup tout ceux qui passe par une banque pour la collecte des numéro de cb se retrouvent de fait avec le 3D secure là où ceux qui font la collecte directe des numéros de carte peuvent s'en affranchir.

Le système délirant de 3D secure fait perdre des ventes aux sites qui le mettent en place (15 à 40%). Donc les gros sites peuvent s'en passer et préserver leur chiffre d'affaire là où les petits sont contraints par les banques à un système qui fait chuter leur vente. C'est magique !!

Pour en savoir plus

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

lundi 3 mai 2010

Ils sont prêt à payer pour avaler ces merdes

Pas la peine de faire un long commentaire, il suffit de regarder la vidéo.

http://www.bu2z.com/video/spot-choc...

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

lundi 26 avril 2010

Financiarisation de la société

J'ai beaucoup aimé le billet de Jean François Kahn Durand vaut-il 500 fois plus cher que Dupont ?, et je fais le lien direct avec une émission de Daniel Mermet que j'avais trouvé édifiante.

En effet, l'invité (dont j'ai oublié le nom) parlait du rendement des placements. Voici ce que j'en ai retenu : l'idée est qu'un placement sans risque devrait rapporter un petit peu plus que l'inflation, soit entre 2 et 5% (tout comme un placement immobilier d'ailleurs). Une entreprise normale rapporte en principe entre 8 et 15%.

Là où ça commence à pauser problème, c'est que les financiers exigent des rendements supérieur à 15% des entreprises, ce qui nécessite forcément de faire des choix stratégiques pour atteindre ces rendements, qui ne sont pas toujours les meilleurs pour la pérennité de l'entreprise.

Jusque là c'est de la stratégie. Les financiers épuisent les entreprises et mettent en péril leur avenir, notamment leur capacité à investir[1], mais à part les salariés qui se retrouvent au chômage[2], cela n'a pas de conséquences pour l'environnement économique, puisque cela s'apparente à un combat de crocodiles chacun mangeant son voisin.

Par contre, lorsque ces mêmes financier inventent de toute pièce des produits avec des taux de rendement de 20 à 40% comme les subprimes, il y a quelques temps, ou dans la prochaine bulle spéculative qui va nous péter à la gueule[3], vous pensez bien que tout l'édifice économique est mis en péril, d'où la crise que nous vivons).

Comment voulez-vous dire à des financiers de renoncer à des produits avec des rendements de plus de 25%. Tant que les règles ne changeront pas ils continueront à placer de l'argent qui ne leur appartient pas sur ces produits spéculatifs, sans réalité économique derrière.

Et là, je pense que si il devait y avoir une gouvernance mondiale, après la suppression des paradis fiscaux, il faudrait imaginer un processus pour que les rendements supérieurs à 20% soient tellement taxés, que personne ne trouve un intérêt à les mettre en œuvre. De facto, ce serait une épuration de toute cette spéculation pour revenir à une spéculation saine basée sur des fondamentaux économiques, à savoir la vraie richesse produite par les entreprises.

Voilà, j'ai fini avec mon utopie, vous pouvez revenir dans la vraie vie, celle des très riches protégés par le bouclier fiscal, celle des paradis fiscaux qui appauvrissent les états au profit des corporations, celle des amis du Fouquet's...

Notes

[1] Par exemple, certaine entreprises préfèrent racheter un concurrent pour récupérer son portefeuille client, ou absorber une petite entreprise innovante pour récupérer des brevets qu'elles ne sont plus capable de produire.

[2] Suite au démantèlement d'entreprise "pas assez rentable".

[3] Parce que vous n'avez tout de même pas cru une minute les fanfaronnades de notre super président ! Ils ont foutus la merde avec les subprimes, mais ils ont déjà recommencé, rien n'a changé.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

mercredi 24 mars 2010

Michel Rocard : un historique de la taxe carbone

Michel Rocard est un animal politique que je ne cesse d'admirer. Prenez le temps de l'écouter. C'est un peu scolaire mais c'est explicite : le recul sur la taxe carbone est inacceptable. Une réflexion sur sa mise en œuvre oui, mais pas son abandon.

Lire aussi la réaction de Jean-Luc Bennahmias : "Pour ne pas agir du tout, on ne pouvait pas mieux s'y prendre !"

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

jeudi 18 février 2010

Gestion de l'incompétence

Je reprend un de mes commentaire fait à la suite d'un billet de Frédéric ''Appuyer sur ce qui tient'' pour poursuivre et construire ma réflexion.

En effet, de ma petite expérience, professionnel, citoyenne ou militante, il me semble que le premier problème dans bon nombre d'organisation humaine est la non gestion de l'incompétence.

Gérer une donnée inquantifiable

Par gestion j'entends le long terme. En effet il est courant de mettre en place des procédures pour améliorer une organisation. Bâtir un projet ou un programme qui s'appuie sur des objectifs à atteindre. La tache consiste ensuite à mettre en branle l'organisation avec ces procédures.

La première des erreur consiste à croire qu'une procédure bien faite sera suivie. Cet apriori fait fi de la nature humaine. Les organisations qui fonctionnent bien ne partent pas du principe qu'une fois qu'une procédure est mise en place elle est respectée. C'est la gestion des conséquences de la non application de la procédure qui est la partie la plus importante dans la procédure. Il est donc nécessaire de prévoir les redondances, les voies de secours.

En revanche intégrer dans les processus l'incompétence comme n'importe quelles autres contrainte est la chose la plus difficile à faire accepter, à vendre, à budgétiser, à programmer. Cela nécessite de vraies ressources, tant humaines que financières, et pas mal de compétence.

Tous des incompétents

Et pourtant, nous sommes tous incompétent à quelque chose dans nos missions ou notre vie. La culture élitiste qui prévaut aujourd'hui rend tabou le fait de laisser une place acceptée à l'erreur, à l'inadéquation, à la mauvaise volonté, à la paresse, au jemefoutisme, à l'incapacité à faire, au mensonge. On leur fait la chasse en se leurrant sur le fait que l'on peut les éradiquer.

Quelle entreprise est capable aujourd'hui d'intégrer dans ses process des pourcentages d'incompétence ?

Après on s'étonne

Nous ne sommes pas compétents et nous voudrions que les autres le soit. Nous refusons aux fonctionnaire du service public que l'on sollicite, ou au commerçant chez qui l'on dépense son argent, ou à l'artisan qui intervient chez nous, ce que nous faisons nous même. Quel est donc ce phénomène qui nous rend si intransigeant à l'égard d'autrui ?

Les chinois ont intégré l'erreur comme normale à des niveaux beaucoup plus haut que les occidentaux afin de réduire les coûts de production. Lorsque vous acheter un article dans un magasin, le vendeur le test devant vous, actant du fait qu'il est normal que le produit soit défectueux. Vous avez droit de ramener le même article acheté dans un magasin français, mais le vendeur vous fera des yeux énormes si vous voulez le tester avant de l'emporter.

Des processus redondants, des protections

La crise que nous vivons en ce moment montre que nos systèmes de protection sociale, aussi peut performant économiquement parlant ou décriés par les tenant de l'efficacité budgétaire, se sont révélés être un improbable avantage. Dans un monde libéral idéal ils devraient être inutiles. Sauf qu'aujourd'hui, la France continue à consommer dans la tourmente.

Conclusion

Demain, c'est notre capacité à intégrer l'erreur et l'incompétence comme donnée normale de tous nos processus qui va définir notre place dans la société mais aussi dans l'économie.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

samedi 6 février 2010

Minorités et image globale

Le web est jeune, il a 20 ans et il entre dans l'age adulte. J'ai grandi avec lui et observé son évolution du web 1.0 comme on disait méprisant au web 2.0. Les enjeux économiques et la massification de l'usage ont complètement changés les moteurs de sa création.

En lisant l'article de nonovision, "Dans ce nouveau Web de masse, vous êtes plutôt hacker ou bien consommateur" j'ai pris conscience de ces 2 mondes qui cohabitent, les hacker et pseudo hacker qui produisent du contenu et sont viscéralement attaché à l'interopérabilité[1] et les consommateurs qui ne sont pas attaché à la finalité et à la pérennité.

On retrouve le même genre de minorité idéologiquement marquée dans la démarche bio, dans l'art, dans l'économie, dans les sports...

La caractéristique de toutes ces minorités c'est qu'elles marquent l'idée que l'on se fait de l'ensemble du secteur alors qu'elles ne représentent peut être que 1% de l'ensemble. Comme le dit Nonovision l'explosion des blogs, phénomène de mode, s'est fait en faisant croire que l'ensemble des personnes y participant se comporteraient comme la minorité. C'est la même chose pour la "consommation bio" qui se rêve généralisée. Les sportifs de haut niveau qui lorsqu'ils sont médiatisés, donnent envie à des milliers de gens de pratiquer le sport, et qui ne peuvent être accueilli que dans des structure qui ne conçoivent le sport que comme de la compétition, donc pour une minorité.

Toutes ces impostures conduisent à une représentation fausse de ce qu'est vraiment le web, vraiment la démarche bio, vraiment le sport... Elles sont entretenues par les médias qui ne se saisissent que des têtes qui émergent pour illustrer l'ensemble. Il faut des trais nets, des caractéristiques tranchées pour mieux illustrer la représentation qui en est faite et du coup, fausse complètement la perception.

Ah ces média, toujours fautifs...

Notes

[1] Gros mot pour dire que ce qui est sur le net doit pouvoir être utilisé quelque soit l'ordinateur ou le logiciel.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

mercredi 13 janvier 2010

Un minaret à Saint Laurent du var

Avec tout le délire sur l'identité nationale et les nauséabondes associations d'idées insufflées par un ministre douteux, j'ai complètement oublié de vous parler du minaret de Saint Laurent du Var qui a poussé juste en face de l'école de mes enfants.

Minaret de St Laurent du VarImaginez un peu le frisson qui m'a parcouru lorsque j'ai pris conscience du danger que risquaient de courir mes enfants, à proximité de ces fanatiques religieux, juste en face du passage piéton qu'ils auraient pu emprunter. La création de ce lieu de culte est en lui même une mauvaise nouvelle. En effet, il faut bien qu'il y ait un accroissement du nombre de fidèles pour en justifier la construction.

Je ne vous cache pas que la perspective d'un accroissement du nombre de religieux est inquiétant pour notre société. En effet le retour du religieux dans la sphère publique est une grande tristesse pour le républicain[1] que je suis. N'avons nous pas réussi à nous affranchir de l'influence du fait religieux sur la société en 1905, pour le voir aujourd'hui essayer de gagner, bribe par bribe, de plus en plus influence dans les esprits ?

Il est en effet étrange de voir l'engagement citoyen dans les associations, syndicat ou partis en baisse constante depuis des années, et en parallèle assister à un retour du fait religieux. Nos concitoyens perdent la foi dans la chose publique et la retrouve dans le mystique. Je ne peux m'empêcher de songer aux propos du président Srkz au sujet de la prééminence du guide religieux sur celle de l'instituteur : propos de circonstance pour coller à une tendance sondagière, ou réel conviction personnelle ?

On notera que le permis de construire de cet édifice n'a pas posé tant de problème que ça et que la tour érigée à côté de sa façade rentre bien dans le cadre du plan d'occupation des sols[2]. Le conseil municipal se réjouissait même de cette construction du fait du parking qui allait l'entourer. Comme quoi, tous les « minarets » ne sont pas logés à le même enseigne dans le discours politique...

A lire ailleurs :

Notes

[1] Démocrate avant tout, mais républicain tout de même, nous sommes en France quoi !

[2] On parle encore de POS car je crois que le PLU (plan local d'urbanisme) n'est toujours pas finalisé, la faute à la constitution de la communauté d'aglo puis communauté urbaine.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

mardi 1 décembre 2009

Remise en perspective de la campagne de vaccination

J'avais commencé un billet récapitulatif et je suis tombé sur cet article très complet que je vous invite à lire pour vous faire une opinion étayée : Faut-il ou non se faire vacciner contre la grippe ?.

Lire la suite...

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

mardi 24 novembre 2009

François Bayrou continue d'évoluer au sujet du droit des couples homosexuels

Ce matin, François Bayrou dans les réponses aux auditeur de France Inter est revenu sur sa position au sujet du mariage et de l'adoption des couples de même sexe.

Depuis 2005 et mon entrée à l'UDF, j'observe l'évolution de François Bayrou sur ce sujet. Il y a 2 ans, lors d'une discussion avec Quitterie sur le sujet, elle m'avait appris qu'il y avait un lobby intense des sénateurs contre le mariage et l'adoption par les homosexuels, lobby qui faisait pendant à celui de centre égaux.

Maintenant, François Bayrou soutient l'égalité complète des droits entre les couples hétérosexuels et homosexuels, l'adoption sans tenir compte des orientations sexuelles, l'adoption simple pour le conjoint qui élève un enfant qui n'est pas biologiquement le sien, le PACS à la mairie et pas au tribunal.

On va dire qu'il ne reste plus qu'une seule barrière, symbolique : le mot mariage. Il ne souhaite pas l'appliquer aux couples de même sexe.

D'un point de vue pratique, cela implique de modifier le droit partout où est fait référence au mariage pour y ajouter le PACS. Il eut été plus simple de changer la définition de mariage pour ne pas avoir à changer tout le droit. Mais je pense, que les couples homosexuels pourront accepter cette dernière petite disparité le jour où tout le reste sera réglé. La politique est aussi affaire de symboles et Bayrou n'en est pas encore prêt à abandonner ce dernier symbole. Entre nous, s'il ne restait que ça, je pense que celui ou celle qui lui succèdera s'en chargerait...

Ce sujet est traité lors des 3 dernières minutes.

Sur le sujet :

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

mardi 17 novembre 2009

Se faire vacciner contre le H1N1 ?

En ce moment à la maison il y a un débat sur la vaccination ou pas de mon fils qui a de l'asthme.

J'ai décidé pour ma part que je ne me vaccinerais pas, les arguments en faveur de CETTE vaccination me semblant insuffisants : je ne me fait jamais vacciné pour la grippe saisonnière et je ne vois toujours pas à ce jour la différence entre la grippe saisonnière et la grippe H1N1 d'un point de vue purement pratique.

Attention, je ne suis pas opposé à la vaccination en générale, j'en suis même un partisan[1]. Il me semble important cependant de faire la différence entre les virus saisonniers qui mutent tous les ans[2], et les virus que je qualifierais de stables (polyo, rougeole, tétanos...). En effet, les vaccins pour les virus stables ont prouvé leur efficacité en matière de santé publique.

Le problème se pose pour les virus saisonniers comme celui de la grippe[3]. Comme ce virus change tous le temps, on ne sait pas si l'on sera protégé d'une saison à l'autre, selon que la mémoire immunitaire de notre organisme correspond plus ou moins au virus de l'année en cours. Du coup, la grippe saisonnière est une extraordinaire pompe à fric pour les laboratoires pharmaceutiques. Je ne dirait pas que la pandémie de H1N1 est une manipulation des laboratoires, mais lorsque l'on écoute la prise de parole de la ministre polonaise de la santé (vidéo ci-dessous), la suspicion s'installe, et je ne suis pas loin de penser que c'est au moins une opportunité qu'ils ont savamment monté en épingle.

Pour revenir à mon fiston, la question se pose de la pertinence de la vaccination pour lui. Mon petit bonhomme n'a jamais été vacciné pour la grippe saisonnière, même si nous recevons des invitations à le faire tous les ans. Du coup je me demande pourquoi nous ferrions le pas cette année ? Mon rejet épidermique de la campagne contre la pandémie y est pour beaucoup je ne vous le cache pas. La communication ministérielle excessive qui veux nous infantiliser n'aide pas non plus à revenir à une approche pragmatique de la question.

Les propos de la ministre polonaise ne vont pas m'aider à trancher, entre une affaire de santé publique et une affaire de gros sous dont nous serions juste des figurants bien malgré nous.

Edit du 18/11/2009 : Pour contrebalancer ce billet assez négatif, lire le billet de l'hérétique.

Trouvé sur le blog d'Artemis : les tribulations de Bachelot

Notes

[1] Je me souvient de long débats durant mon service militaire avec un militant du droit à la non vaccination.

[2] Lorsqu'un virus mute, une partie de son code génétique change, et il n'est plus reconnu par le système immunitaire, du coup on repasse par toute la maladie alors que lorsque notre système immunitaire reconnait un virus, en général il le dégomme avant qu'il ne fasse du mal.

[3] Il n'y a pas de raison de penser que la variante H1N1 ne devienne pas une nouvelle variante saisonnière

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

dimanche 25 octobre 2009

Ces plastiques qui tuent

Traduction d'un billet issu du site de Chris Jordan (plus de photos sur le site).

Ces photographies de poussins d'albatros ont été faites il y a à peine quelques semaines sur l'atoll de Midway, une fine bande de sable et de corail au milieu du Pacifique Nord. Les oisillons sont gavés au nid de plastique par leurs parents, qui les collectent sur le vaste océan pollué. Ils ramènent à leur petits ce qui leur apparait comme de la nourriture. Avec ce régime d'ordures humaines, chaque année, des dizaines de milliers de poussins d'albatros meurent de faim, d'intoxication ou d'étouffement sur l'atoll de Midway.

Afin de documenter le plus fidèlement possible ce phénomène, pas un seul morceau de plastique dans l'une de ces photographies n'a été déplacé, ajouté, manipulé, arrangé, ou modifié d'aucune façon. Ces images montrent le contenu de l'estomac réel d'oisillons dans l'un des sanctuaires marin le plus reculé, à plus de 2000 miles du plus proche continent[1].

Poussin d'albatros avec l'estomac plein de plastique

-> Voir les autres photos...

Notes

[1] Un mile marin fait 1852m, soit environ 3600km.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

lundi 14 septembre 2009

Ras la casquette de cette grippe

J'en peux plus de ce matraquage au sujet de la grippe A H1N1. Cela me fait directement écho au documentaire de Michael Moore "Bowling for Columbine" dont le principal enseignement a été pour moi : "les média font peur aux gens pour les faire consommer plus".

Car nous parlons de grippe. C'est embêtant, invalidant, mauvais pour les entreprises ou administrations, mais ce n'est qu'une grippe. Quant on est en bonne santé, on est mis au tapis 48h, on se repose et au bout d'une semaine c'est fini. La grippe saisonnière tue 6000 personnes par an en France, ce qui n'est pas rien, mais cette affreuse pandémie mondiale en a tué 3500, ce qui pour moi ne la rend pas plus dangereuse.

Alors je me suis demandé en quoi cette fameuse grippe H1N1 était différente de la grippe saisonnière. J'ai ouvert le document publié par la Cellule interministérielle de communication et là il y a 24 pages qui parle de tout sauf de ça. Aucune explication sur les spécificités de ce virus.

Que l'on nous prendrait pour des cons que cela ne m'étonnerait pas.

Partager Partager ce billet sur les réseaux sociaux

- page 8 de 12 -