Citoyens prenez le pouvoir

Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

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mardi 25 août 2009

La valeur travail

Il m'arrive, à peu près une fois par an, que je me chamaille amicalement sur la notion de valeur du travail avec mon oncle, cadre de l'UMP en région parisienne, lorsque l'on se retrouve lors d'un repas de famille. En effet, il me ressort la propagande UMPiste sur les fainéants qu'il faut mettre au boulot, les fonctionnaires qui se la coulent douce parce qu'il n'y a pas de concurrence, les syndicats qui ruinent l'économie française, les pauvres patrons qui risquent chaque jour leur chemise...

Ceux qui ont l'habitude de me lire savent que mon cheval de bataille politique c'est les contre pouvoir. Dans le travail, cette notion est fondamentale, et comme dans beaucoup d'autres domaines de notre société, mis à mal.

Le principe de base

L'employeur, par essence, dispose d'un droit de vie et de mort professionnel sur son employé. Il lui donne le travail ou lui retire, ce qui conditionne la rémunération[1]. Face à ce pouvoir despotique de l'employeur, il n'y a que 2 contre-pouvoirs :

  1. Le besoin qu'a l'employeur de l'employé. Plus un employeur à besoin d'un employé et plus il le traitera bien.
  2. Les conventions collectives et le droit du travail, qui limitent et encadrent les droits et obligations des employeurs[2]

C'est de cet équilibre bien dosé que dépend la paix sociale.

Le chômage, arme de déstabilisation

En période de pleine emplois, les employeurs sont obligés de séduire leur salariés car ces derniers peuvent aller voir ailleurs si l'herbe est plus verte. Pour travailler dans le domaine informatique, je peux témoigner qu'au moment de la bulle internet en 98, les employeurs donnaient facilement des primes pour que leurs salariés ne démissionnent pas. En 2001, après l'explosion de de cette même bulle, les mêmes employeurs ne s'encombraient pas de formule de politesse pour supprimer primes, tickets restaurant et autres avantageuses mutuelles, les salariés, trop contents d'avoir du travail, en oubliaient même de demander une revalorisation de leur salaire.

Lorsque le chômage est élevé, le premier contre pouvoir à disposition des employés n'existe plus. Cela est d'autant plus vrai pour les emplois peu qualifiés qui deviennent de plus en plus précaires. Un des corolaire sournois du chômage élevé est la disparition de l'investissement des entreprise dans leurs personnels : la formation n'est plus une priorité, le recrutement étant plus simple et moins couteux.

L'employé n'est plus une personne et encore moins un partenaire, mais un maillon interchangeable l'employeur disposant de tout le choix possible du fait du chômage. Salut les maillons.

Droit du travail, dernier rempart

Dans notre république, il y a le mot égalité au fronton des mairies. Une des mission du droit du travail est d'assurer, ou du moins de tendre vers une certaine égalité dans le travail. Toute peine mérite salaire, et de préférence pour la même peine, le même salaire.

C'est donc du ressort de l'état de garantir, via les droits du travail, l'égalité des salariés. Assurer l'égalité des autres acteurs de l'économie (entrepreneurs, artisans, entreprises, collectivités locales...) fait aussi partie de la mission de l'état, et notamment de son représentant, le président de la république. Cette égalité est d'ailleur la condition sine qua non du fonctionnement d'une société libérale[3].

Or, le modèle de société qui est défendu par la présidence Srkz est au contraire basé sur l'accroissement des inégalités. Il y a donc là un problème entre la mission de chef de l'état, fédérateur, garant des institution et représentant de tous les français, et la présidence Srkz qui est clanique, au service d'une minorité, qui oppose les classes et démantèle les garde fou républicains comme par exemple le droit du travail.

Inégalité soutenable

En changeant les règles sur le travail dominical, c'est un coin qui est enfoncé dans l'égalité. L'exception devient la règle, le préfet l'ordonnateur des disparités au lieu d'être celui en charge de contribuer à les réduire.

Ce coin sera assurément enfoncé, comme tout les coins. Il sera enfoncé par petites touches, juste à la limite du soutenable. La perte de loisir, la perte de sens, la perte de lien familiale, la perte de pouvoir d'achat se feront petit à petit, un bout chez l'un, un autre chez le voisin. Et tous nous serons perdant. Quant nous serons tous touché, se sera trop tard. Le processus aura été initié puis développé par petites touches, juste en dessous du seuil de réaction, comme la grenouille dans la casserole d'eau froide dont on élève la température doucement jusqu'à ce que ses terminaisons nerveuses ne sentent plus qu'elle s'ébouillante.

Travaillez plus qu'il disait

Saviez-vous que lorsque l'on fait un sondage sur ce qui a de la valeur au yeux des gens, le travail est bien plus important en France qu'aux États-Unis ou au Royaume Unis qui nous sont pourtant montrés en exemple par notre très, très chers président. Le profit n'est pas une valeur typiquement française, alors que le travail si. N'en déplaise à mon oncle, malgré ses syndicats corporatistes et à bout de souffle, ses 35h, ses fonctionnaires... la France est un pays qui a une idée de la valeur du travail, une idée que bafoue cette présidence.

Sur le sujet : Le dimanche est un "marqueur temps" essentiel de notre société, primordial pour la famille, estime le sociologue Jean Viard

Notes

[1] Ce qui par essence illustre l'insanité de la promesse de Srkz "travailler plus pour gagner plus", le boss étant décisionnaire, c'est donc particulièrement inégalitaire.

[2] Des employés aussi, mais là n'est pas le propos.

[3] Je parle bien ici de libérale et non de capitaliste et encore moins du modèle sarkoziste, le corporatisme.

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mercredi 1 juillet 2009

Des peines pas à la hauteur du crime

Hier était rendu le verdict dans l'affreuse affaire du gang des barbares[1], et on lit dans l'article de l'AFP que les parties civiles jugent les peines pas à la hauteur du crime commis.

Si on peut essayer d'imaginer la douleur et la colère des proches de la victimes qui les conduisent à tenir de tels propos, il faut tout de même tacher de faire attention à ce que cela signifie.

27 personnes ont été jugées, et des peines de prison ferme ont été prononcées. Il y a un problème lorsque la mère de la victime considère que 5 années réelles de prison sont insuffisantes pour sanctionner une personne qui n'a pas tenu l'arme. C'est me semble-t-il un glissement de valeur. Quant les médias nous annoncent 150 ans de prison pour Madof et son escroquerie du siècle à 50 milliards de dollars, que sont 22 ans pour un assassin pervers ?

Je ne suis pas juriste, mais il me semble que la prison n'est pas là pour venger les victimes mais pour sanctionner les coupables, même si la sanction aide à la vengeance dans beaucoup de cas. L'objet est-il de faire oeil pour oeil ? A chacun de ces procès pour des crimes affreux, je me demande comment garder une certaine distance face à la sanction.

Passer 5, 10 ou 15 ans en prison ne me semble absolument pas anodin, et suffisamment long pour interpeller sur ses actes. La question pour moi porte plus sur ce qui est fait de ces années de privation de liberté : notre société se donne-t-elle les moyens de recycler ses ordures pour les réintégrer dans la société ?

A lire absolument : Une terrible leçon

Notes

[1] J'ai décidé de ne pas utiliser les noms de la victimes et des coupables délibérément.

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lundi 29 juin 2009

De la volonté politique sur les étiquettes

Nous apprenons que prochainement, l'empreinte carbone d'un produit sera affichée sur l'emballage. On aura donc d'indiqué sur le paquet, un nombre de mg d'équivalent carbone, sensé nous faciliter le choix entre les produits qui nécessitent de consommer plus ou moins de carbone[1]

Le consommateur se dit chouette, je vais pouvoir comparer les différentes boîtes de céréales. Soit. Si le truc est fiable, ce qui n'est pas gagné vu ce que cela représente de complexité pour obtenir des calculs fiables, pourquoi pas. Ça aidera dans le choix de produits similaires, si tant est qu'il y ait du choix.Mais soyons positif, l'environnement est tendance en ce moment, restons dans l'air du temps en croyant que ces nombres peuvent apporter quelques chose[2].

Mais alors, comment se fait-il que pour les OGM[3] se soit si difficile d'afficher sur la boîte si le produit en contient ? Entre nous c'est beaucoup plus simple à mettre en œuvre que ces calcules approximatif d'équivalent carbone : il y en a ou pas. Dès qu'un élément dans la chaine de production comporte des OGM, toute la chaine en comporte? Il n'y a aucun calcul à faire, c'est binaire : Oui ou Non. Sauf que visiblement les intérêts en jeu n'ont rien à voir, car cela fait un paquet de temps que cela est réclamé par les associations de consommateurs et certaines filières agricoles.

C'est ce genre de trucs qui me désespère de la politique, quant les intérêts sont trop forts et que les politiques se couchent, sans plus aucun principe ni volonté de préserver l'intérêt général. Comment voulez-vous après que des bonnes idées ne paraissent pas ridicules.

Notes

[1] L'équivalent carbone correspond essentiellement à la dépense énergétique qui a été nécessaire pour que le produit arrive jusqu'au rayonnage, ou du moins jusqu'à la sortie de l'usine, incluant l'énergie de transport mais aussi de fabrication.

[2] Car tout le monde le sait bien, lorsqu'un consommateur regarde l'étiquette, ce n'est pas le prix qu'il regarde...

[3] OGM : organisme génétiquement modifié.

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mardi 2 juin 2009

Energie photovoltaïque : comme ça j'en veux

Découverte

Je suis allé à une semaine d'intervalle chez 2 personnes qui venaient d'installer des panneaux solaires photovoltaïques. Bien que ce ne soit pas ce type d'investissement que j'envisage pour ma maison, mais plutôt du solaire thermique, ma curiosité a été piquée au vif et après discussion, j'ai un peu mieux compris le modèle économique qui pousse à installer ces panneaux pourtant hors de prix.

Dans les 2 cas, une entreprise vient démarcher le futur acquéreur pour flatter (un peu) sa fibre écologique, et faire miroiter (beaucoup) son sens économique.

Principe économique

L'heureux possesseur d'une installation qui produit de l'électricité à partir d'une énergie dite propre, se voit proposé (imposé) de revendre l'intégralité de sa production à EDF tout en conservant son abonnement et en continuant d'acheter son électricité au même EDF. Cela n'a pas beaucoup de sens présenté comme ça.

Hors il se trouve, que tous les clients d'EDF payent depuis des années une contribution au développement des énergies propres. Avec cette cagnotte, EDF achète aux particuliers de l'électricité environ 5 fois plus chère que ce qu'il ne leur vend. Au final, notre producteur d'électricité photovoltaïque va donc vendre à EDF de l'électricité autour de 50 centimes le kilowatt/heure, et en racheter pour sa maison à environ 10 centimes.

Ainsi, l'investissement fait par notre petit producteur s'auto-finance-t-il dans le temps (2 à 5 ans annonce le vendeur). Sans cette subvention, la rentabilité de l'installation serait loin de motiver le passage à l'acte. En ce sens, cette subvention remplie son rôle.

Les panneaux solaires photovoltaïques sont loin d'être une technologie simple. Elle est couteuse à fabriquer, à installer, à entretenir, à dépoluer et pour le moment, hors subvention, elle n'est pas économiquement viable. Même avec une énergie renchérie dans les prochaines années comme on nous le prédit[1], si le photovoltaïque pouvait être rentable, nous aurions tôt fait de créer des champs photovoltaïques dans l'arrière pays, qui dispose d'espace en moyenne montagne avec la bonne exposition, loin des brumes de pollution du littoral. Contrairement à l'éolien qui peut être rentable, nous en sommes loin.

La pérennité d'un tel modèle économique est donc douteuse, même si EDF et le petit producteur signe un contrat pour 20 ans. Si les autres énergies propres se développent, les ressources de la subvention peuvent se tarir, sans parler de la durée de vie de l'installation.

Rendement de l'installation

Sans avoir les chiffres, j'ai cru comprendre que l'installation ne couvrait pas tous les besoins du logement. C'est donc en milieu journée que le bilan énergétique est légèrement positif, les extrémités de journée et la nuit il est forcément négatif. Le système est donc loin de l'autosuffisance même si l'on était capable de stoker l'énergie, du moins pour une maison moderne dont les habitants vivent à l'occidental.

Si l'on imagine une généralisation sur les toits du photovoltaïque, la production suivrait la courbe du soleil, ce qui n'est pas forcément celle de la consommation. A noter que pour l'éolien, le même problème peut se poser, puisque le vent tombe la nuit[2]

Je me pose cependant la question du sens écologique d'une telle subvention ?

Une autre approche de l'utilisation du photovoltaïque

Au delà du modèle économique de ces installations photovoltaïques, subsiste la question de l'intégration dans leur environnement. Ces panneaux sont rarement bien intégré dans le paysage urbain car souvent ajoutés comme des verrues aux bâtiments existants. Il y a bien pire, certains ont trouvés plus simple de les installer sur des terres agricoles bien exposées et surtout bien plates. Cela n'a pas beaucoup de sens.

Et là, l'idée d'exploiter les parking est de mon point de vue, une idée de génie. En effet, ces surfaces sont proches des consommateurs, sont planes, n'attendent que ça d'être habillées avec des ombrillères qui peuvent même être élégantes.

Notes

[1] EDF vend sont électricité en France au prix le plus faible d'Europe, mais cela ne devrait pas durer.

[2] Ce sont les différences de températures qui génèrent le vent dit thermique dans bon nombre d'endroit.

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samedi 23 mai 2009

Quand on s'en rend compte, c'est déjà trop tard

Public awareness Global warming

Réchauffement climatique, quand vous le percevez, c'est déjà trop tard !

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dimanche 17 mai 2009

Être transsexuel n'est plus une maladie mentale

Il en aura fallu du temps pour que l'une des demandes des associations LGBT[1] soit enfin entendue. C'est une bonne chose. En effet, si une personne transsexuelle est par essence quelqu'un mal dans sa peau à un moment de sa vie, le changement de genre a bien pour finalité de lui permettre de l'être à nouveau. Sous entendre que le passage par une étape difficile de sa vie est forcément une maladie à vie est stupide.

Je pourrais m'arrêter là en disant que la ministre fait des progrès, mais il y a un truc qui me gène. Il est hallucinant qu'il faille des journées spéciales, des manifestations ou opérations coup de poing pour se faire entendre par les ministres de ce pays qui ne gouvernent plus qu'en fonction de l'émotion.

N'est-il pas possible d'entendre les citoyens qui s'expriment normalement, en interpellant le législateur par le biais d'associations constituées, d'interlocuteurs identifiés, de demandes argumentées ?

Pourquoi faut-il attendre la journée de lutte contre l'homophobie pour faire une telle annonce ? La ministre veut-elle absolument obtenir une couverture médiatique ? Est-ce un moyen d'étouffer la portée de cette journée en occultant les autres demandes de la communauté LGBT ? Est-ce pour effacer un peu le délire de la grippe A[2].

J'ai maintenant des doutes sur la sincérité de cette annonce. Ce gouvernement médiatique est hélas devenu suspect concernant ses intentions.

Notes

[1] LGBT : Lesbienne, Gay, Bi et Trans.

[2] La mise en alerte de niveau 5 le pays pour une maladie moins dangereuse que la grippe commune qui tue chaque année 30000 personnes en France.

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jeudi 2 avril 2009

Un étudiant est-il un investissement pour la collectivité ?

En moyenne, un étudiant français coûte à la collectivité 9370€ par an, avec de grosses disparités entre les filières et le niveau d'étude[1].

Dans d'autres pays comme les USA, les études supérieures sont financées par les parents, le crédit, ou des sponsors. Certains comme Eric Maurin de l'école des hautes études en sciences sociales, proposent que les étudiants qui suivent un cursus supérieur remboursent à la collectivité le prix de leurs études.

La question est ici éminemment politique et non budgétaire : le modèle français actuel part du principe qu'un étudiant est un investissement pour la collectivité qui s'y retrouvera par la suite grâce à ce que rapportera à cette même collectivité l'ex-étudiant. Le modèle proposé par Eric Maurin qui est une adaptation directe du modèle américain, pose comme base qu'un étudiant est un coût pour la collectivité et uniquement un investissement pour l'étudiant lui-même.

C'est tristement l'opposition entre individualisme et collectivisme, ou pour utiliser des mots en isme plus tendance, libéralisme et communisme, mais appliqué à l'éducation. Notre pays pourtant libéral dans bien des domaines, a dans ses gènes depuis des siècles une idée de l'éducation comme un bien commun.

Investissement collectif

Dans le premier cas, la formation des individus sert la collectivité. C'est l'idée portée notamment par les états communistes qui ont tous investis dans la formation de leurs citoyens. À Cuba par exemple, l'illettrisme est quasiment éradiqué. Sans aller aussi loin, c'est aussi l'idéal de Jules Ferry et de la France, en imposant l'école à tous. Nous avons aussi exporté cette idée de l'école pour tous dans les pays colonisés par la France. Un système centralisé et à vocation universaliste.

Dans ce modèle, les élites formées ont des comptes à rendre à la société. C'est l'idée utilitariste, selon laquelle, il est utile à la collectivité d'avoir des citoyens formés et de vrais élites qui gagnent leur place et n'en héritent pas. Pour ce faire l'état est dirigiste, il défini des besoins de formation pour la collectivité et des programmes pour répondre à ces besoins[2].

Investissement personnel

Dans ce cas, l'individu (ou sa famille) investi dans sa formation dans un modèle compétitif, la formation étant un moyen d'être meilleur que les autres, et donc d'assoir sa position sociale. L'idée de collectivité n'a pas de sens. c'est un faisceau d'individualismes qui concoure à la structuration de la société. Dans ce modèle, l'état n'a même plus besoin de dépenser de l'argent pour la formation, il se contente de définir des modes de notation unifiés pour faciliter la mise en concurrence des différents moyens de formation (les diplômes).

Modèle français

Il est clairement inspiré du premier, collectiviste, avec des anomalies comme les écoles d'ingénieurs qui ne jouent pas dans la même catégorie que les autres filières de formation.

L'inspiration néo-libérale de notre président, fasciné qu'il est par le modèle américain, voudrait nous faire entrer dans le second modèle. C'est une connerie sans non, car ce n'est pas notre culture et nous n'en avons pas les moyens. Notre système d'enseignement n'est pas en capacité d'importer un modèle néo-libéral qui entre en conflit avec toute son histoire, sa richesse et ses faiblesses.

Et parce que c'est un choix idéologique, il a y fort à parier que les projets proposés de réforme de l'enseignement ne vont pas s'embarrasser d'universalisme. La solution la plus simple pour passer du système français au système américain, sans tenir compte de l'histoire, consiste encore une fois à réaliser une réforme comptable[3].

Réforme, mon oeil

Là où notre système éducatif a un besoin de réorganisation et de compétences, on lui répond réduction des couts et suppression de la formation des enseignants. Quant on demande à l'École de mieux former pour le monde du travail, on supprime des filières professionnelles sans proposer d'alternatives. Et quant pour couronner le tout, le ministre lui même stigmatise les enseignants aux yeux des parents en les appelant à la délation, on ne saurait trouver meilleur bâton dans les roues de l'institution.

Le problème de l'éducation nationale et des universités ne me semble pas être le budget, mais les compétences de l'encadrement administratif ou éducatif.

  • Les enseignants ont-ils les moyens que ce soit matériel, humain ou pratique de constituer des équipes pédagogiques ? Non, sauf à être capable de lever des montagnes ou d'avoir la chance d'être en ZEP[4].
  • Les projets pédagogiques sont ils ancrés dans des réalités professionnelles pour les filières professionnalisantes ? Bien sûr que non. Quel ministre proposera des stages obligatoires en entreprise tout au long de leur carrière aux enseignants[5]. Cela couterait trop chers. Qui s'engagera à ce que les matériels de formations aient leur entretient et renouvellement budgétisé dès le début ?
  • L'école[6] est elle encore un sanctuaire ? Comment voulez-vous qu'elle soit respectée lorsque les ministres ou certaine candidate à la présidence insinuent que les enseignants n'en foute pas une ? Comment voulez-vous motiver les équipes pédagogique lorsque la moindre sanction à un élève se fini devant un tribunal ?

L'institution est malade et notre gouvernement la méprise. Le président et une partie de son électorat privilégié ne souhaite pas partager les privilèges auxquels pourraient conduire la formation.

C'est un modèle de société qui est en jeu : investir dans l'humain (humanisme) ou promouvoir l'élitisme (sans garantir l'égalité qui est le pré-requis).

Notes

[1] 7210€/étudiant/an en université, 13940€ en classe préparatoire, à comparer aux 22000€ aux USA.

[2] Numerus clausus à l'entrée de filières, programmes scolaire unifié...

[3] Encore une fois j'adore les comptables lorsqu'ils font de la comptabilité, mais pas lorsqu'on leur demande de définir la marche d'une entreprise ou d'une administration. Chacun son job.

[4] Zone d'éducation prioritaire, qui ont été supprimées ou réduite comme peau de chagrin.

[5] Jean François Khan disait la même chose des journalistes qui devaient retourner sur le terrain.

[6] Par école j'entends ici l'espace de formation du primaire au lycée.

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mardi 31 mars 2009

Les stock-options c'est bien...

... enfin quant on s'en sert correctement.

Le panurgisme médiatique fait que les stock-options, sont mises à l'index et associés à ces anomalies économiques que sont les parachutes dorés. On leur tape dessus sans même plus savoir à quoi cela sert. Pourtant cette forme de rémunération est à la base des plus grandes réussites de la silicon valley en Californie.

En effet, à l'origine, le principe consiste pour une entreprise qui n'en a pas encore les moyens, mais qui pense les avoir, de donner des primes par anticipation à personnes normalement inaccessibles. L'entreprise en pleine croissance et qui a besoin de fonds pour s'agrandir, propose donc une rémunération au salarier qu'elle recrute, mais qu'il ne pourra toucher que quelques années plus tard.

La croissance de l'entreprise n'est ainsi pas grevée, et cela permet à une petite boite de s'offrir les service de dirigeants émérites ou d'experts dans des technologies très pointues.

Bon vu comme ça, ça à l'air bien. Sauf que comme d'habitude le système a été détourné de son objet initial, et sert non plus à aider des startup en pleine croissance à avoir de la trésorerie, mais à payer les dirigeants de grands groupe industriels ou financier.

François Bayrou a juste dit qu'il suffisait de réserver les stock-options aux entreprises non côtés en bourse. Difficile de proposer plus simple. On garde un mécanisme utile au développement de nouvelles entreprises, ou de PME en croissance, et on évite leur détournement par les grosses entreprises qui les moyens de motiver leurs personnels autrement.

Ça c'est de la simplicité que j'aime !!

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dimanche 8 février 2009

Politique énergétique

Il est des sujets sur lesquels les positions sont tellement dogmatiques des uns et des autres que bien souvent la question n'est pas abordable. Ainsi, lorsque l'on parle de centrale nucléaire, les défenseurs de l'environnement de gauche disent qu'ils faut les démanteler toutes, à cause des déchets radioactifs pour des millénaires, ceux de droite que au moins c'est autant de CO2 en moins rejeté dans l'atmosphère.

Ce n'est bien sûr pas aussi simple, mais il y a un point sur lequel ont peu les mettre tous d'accord : à quoi cela rime-t-il de construire sa petite centrale nucléaire franco-française à l'heure de l'Europe ?

Il est proprement ahurissant d'entendre la France, par la voix de son président, annoncer la construction d'un super réacteur sans même évoquer ne serait-ce que son intégration dans un projet supra national. Nous sommes en train de vivre une crise mondialisée qui démontre s'il le fallait le besoin d'Europe pour protéger nos modes de vie et nos économie. Nous avons assisté aux manœuvres Russe sur l'approvisionnement en gaz de l'Ukraine et par ricoché de l'Europe, la dernière année a vue le prix du pétrole varié à la hausse puis à la baisse d'un facteur 4, et notre super président ne se pose pas la moindre question d'une politique européenne de l'énergie !!

Au delà du bien fondé ou pas de la construction de ce super réacteur, j'aimerais que lorsque l'on investi des milliards dans la construction d'un projet qui nous engage pour au moins 30ans, cela se fasse au sein d'une réflexion globale de production et de distribution de l'énergie pour notre continent. C'est fini de penser franchouillard pour de tels projets. L'énergie, la transport, l'armée doivent se penser à l'échelle continentale.

Pfff que nos dirigeants et leur vision sont petits...

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lundi 29 décembre 2008

On imagine des choses sans les gens

Le 17 octobre, journée mondiale du refus de la misère, en pleine excitation médiatique au sujet de la crise, je commençais à rédiger ce billet. Je ne l'ai pas fini, alors je vous le donne tel que...

La gestion de la misère sans ceux qui la vivent

Martine Le Corre, militante à ATD quart monde, invitée sur France Inter dans la matinale, a lâché une phrase qui a fait tilt : "On imagine des choses sans les gens", quant elle parlait des échec des politiques sociales dans les quartiers en difficulté.

Et sincèrement c'est comme ça que je l'ai perçu, alors que je n'ai absolument aucune expertise en la matière. Les décisions qui sont prises par nos édiles au sujet des difficultés des habitants des quartier en désespérance comme le point du jour à St Laurent du Var ne font pas appel aux habitants.

Je discutais l'autre jour avec une assistante social dans ce quartier et la première question que je lui posais portait sur l'existence ou pas d'une association de quartier. Elle m'a confirmé qu'il n'y avait aucun interlocuteur pour la municipalité ou les organismes publics pour discuter avec la population. Aucune dynamique de groupe pour dialoguer. Les seuls porte parole auprès de la mairie sont les employés municipaux qui travaillent dans la cité. Du coup ils n'ont pas la liberté de parole requise face aux décideurs.

Est-ce aux habitants du quartier à s'organiser ou à la municipalité de leur demander de le faire ?

De mon point de vu, la mairie aurait intérêt à avoir des interlocuteurs. La mise en place de projet avec les habitants ne peut passer que par des négociations, pas forcément faciles, avec des représentants des habitants qui ne puissent pas être soupçonner d'avoir des intérêt biaisé par leur relation avec leur employeur.

Ceci suppose une certaine conception de la démocratie dans laquelle ont associe les citoyens et non celle où l'on décide à leur place, "pour leur bien".

...

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mercredi 17 décembre 2008

Le mariage pour tous

Trouvé sur le bolg d'eMeRy

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samedi 13 décembre 2008

Financier, ce n'est finalement pas si risqué

Après les milliard d'Euro qui ont été trouvés en quelques jours par les politiques des grandes puissances économiques pour juguler la crise financière, je ne sais plus trop bien pourquoi les réponses à la misère[1] sont si difficiles depuis des décennies.

Des sous !

Face à l'ampleur des sommes égrenées par les média pour sauver le système financier, on a un peut le tournis. Il parait que l'état pourrait même gagner de l'argent dans cette crise[2]. C'est incompréhensible. Je retiens juste que l'état français va recourir à nouveau à la dette pour environ 40 milliard afin de couvrir les garanties de plusieurs centaines de milliards. Encore la dette, encore les contribuables et leurs enfants qui vont payer les intérêts de ce sauvetage d'un système financier corrompu par ses dérives spéculatives.

Les banques versus la misère des petites gens. La faillite des institutions financières, face à la faillite d'humains. Il faudrait comparer ce qui est comparable et j'ai bien conscience que ce raccourcis est un peu trop facile, mais tout de même... La famille Machinchose[3] qui fait faillite ne coute qu'à son épicier qui a eut le malheur de lui faire crédit et au propriétaire de son logement. La banque Quigagnepleindepépettes entrainerait avec elle toute l'économie dans sa chute[4]. C'est ce que l'on nous dit et rabâche pour justifier du fait que la dette de ces institutions financière va être "rachetée" par les états. On justifie ainsi la mutualisation des pertes, sans même de promesses de mutualisation des gains dans le futur. En général dans une mutuelle, on commence par payer avant d'en bénéficier. Vous vous voyez arriver dans une assurance mutuelle en disant "je viens de subir un sinistre, payez moi et après, peut être que je deviendrais membre". Ne marche-t-on pas un peu sur la tête ?

Un prêt sans garantie

Je ne parviens pas à comprendre par quel montage financier l'état arrive à réinjecter de l'argent dans des organismes privés sans même mettre son nez dans ces organismes pour savoir ce qu'ils vont en faire. L'intérêt de la collectivité est bien de savoir si cet argent prêté sera utilisé comme il se doit. On sait que la crise qui est en train de s'installer aura comme principale source le fait que les banques n'auront plus de liquidités au service de l'économie, asphyxiant la trésorerie des entreprises. Alors que les entreprises n'avaient aucun problème technique, les financiers vont leur transmettre leur problème. Le monde commercial et industriel va donc entré en récession non pas à cause de problèmes d'approvisionnement, d'une crise de l'énergie ou d'une guerre, mais juste parce que les banques ont fait des placement hasardeux. Un père de famille qui irait perdre son salaire au casino[5] au lieu de remplir le garde manger serait mis sous tutelle, au minimum par son épouse, au pire par un juge. Et là, les responsables des pertes abyssales vont soit garder leur job, soit s'en aller avec leur parachute doré.

Plus c'est gros et plus ça passe

En fait plus vous êtes gros et plus il vous est facile de faire pression sur les autres. On connait ce principe dans le commerce où les grandes enseignes ont un pouvoir de pression énorme sur leur fournisseur et sur les décideurs politiques. Il suffit d'agiter l'épouvantail du chômage pour que tout le monde file droit. Les financiers qui ont inventé les subprimes, ont réussi le tour de force de mouiller tout le monde. Pas une banque au monde n'avait dans ses portefeuilles d'action quelques produits financier issus de ces objets spéculatifs que sont les subprimes.

Comme toutes les banques s'empruntent les unes aux autres et que toutes les assurances s'assurent les unes chez les autres, tout le monde est mouillé quant une par en vrille. D'autant plus que là, les prêt risqués consentis par certain courtiers auprès de clients non solvables ont été transformés en produits financiers "anonymes" qui pouvaient entrer dans n'importe quel portefeuille de placement.

L'homme en noir

Voilà une parfaite illustration que le capitalisme n'est pas capable de s'autoréguler tout seul. Il a besoin de règles et pas qu'un peu. Des cadres, des règles du jeu et surtout ce qui lui fait le plus défaut, d'arbitres. Et pas un arbitre tout seul au milieu du terrain, mais bien une équipe d'arbitres. Sans règles et arbitres, ce ne sont pas les meilleurs qui gagnent mais ceux qui savent le mieux contourner les règles, ou ceux qui ont des amis bien placés...

Notes

[1] Je parle bien de misère, pas de pauvreté.

[2] Il faut être gonflé ou sarkoziste pour oser dire un truc pareille.

[3] car lorsque l'on entre dans la misère on est anonyme.

[4] et serait obligée de changer de nom, Quidilapidevospépettesdansdesplacementsàlacon.

[5] Tout le monde sait que l'on ne peut pas gagner au casino, ce n'est pas fait pour.

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mercredi 19 novembre 2008

Diversité, j'en remet une couche

Le mot diversité peut avoir de nombreuses significations, mais ici il fait écho au mot ségrégation et minorité. On en entend souvent parler dans les média, mais pas forcément de la meilleure façon.

Ce n'est pas la première fois que j'aborde ce sujet sur ce blog, puisqu'en janvier 2007, déjà un billet portait le titre de Diversité. La question est toujours la même : pour mesurer une discrimination il faut des outils. La question est donc bien de savoir avec quels outils on mesure la discrimination.

Lors du conseil départemental du Mouvement Démocrate 06 qui s'est tenu il y a 2 jours, Mustapha DALI[1] a interpellé la présidence sur "l'absence de diversité" qui caractérisait le futur bureau du MoDem06. Si tout le monde a reconnu qu'il eut sûrement été possible de faire plus dans le sens de la "diversité", avec un aimable consensus unanime, aucune solution n'a pu être proposée, et pour cause.

Comment choisir quelqu'un représentant la diversité ?

Pour la parité il est facile de se référer à l'identité d'une personne et donc de connaitre son genre[2]. Même comme cela, alors que ce devrait être facile, un homme, une femme, on dépense une énergie folle pour l'appliquer. Même chose pour l'âge, l'information est disponible et la démarche est assez naturelle lorsque l'on fait attention, encore faut-il disposer d'un panel de militants représentatif.

Mais pour le reste, on y met quoi dans cette fameuse diversité ?

  • La couleur de peau. Ça devrait être facile, il suffit de regarder. Si bien bien sûr on connait la personne.
  • La religion.
  • L'origine géographique. Il faudra définir si l'on parle de pays, de région, de circonscription ou de quartier.
  • L'origine géographique des parents, voir des grands parents que l'on identifiera par la consonance du nom ou du prénom par exemple.
  • Le handicap. Tous les handicaps sont-ils éligibles ou seulement ceux qui se voient ?
  • L'orientation sexuelle.
  • ...

Bien sûr tous ces critères sont rigoureusement interdit dans un fichier d'adhérents, et leur utilisation en contradiction totale avec les principes de notre république française. Les utiliser comme critère suppose d'en avoir connaissance et pour respecter l'égalité, de les connaitre pour tous, ce qui est totalement irréaliste.

On se rappelle d'Azouz Begag, qui se qualifiait "d'arabe de service du gouvernement"[3] dans les média ou dans son livre Un mouton dans la baignoire. Choisi-t-on quelqu'un, non pas pour ses qualités, mais pour "l'image" qu'il représente ?

On fait comment alors ?

Discrimination positive

A ce stade de la réflexion il ne reste que la discrimination positive[4] comme réponse. Elle est interdite en France, contrairement aux USA, où elle a permis à une société ultra ségrégationniste de changer en quelques décennies. C'est un choix de société[5] qui ne peut pas se prendre au niveau d'une simple organisation comme le MoDem06. En effet la discrimination positive étant illégale, sa mise en oeuvre ne pourrait être que "discrète" pour ne pas alerter les autorités. Ce qui se fait dans une équipe de 50 personnes pose un réel problème lorsqu'il faut l'étendre à un parti politique local avec près de 1200 membres. D'autant plus lorsque ce parti prône la sincérité comme mode de gouvernance.

Et puis imaginons une minute les réactions de certains écartés "pour la diversité". L'aimable consensus sur la nécessité de la diversité ne tiendrait pas le temps de le formuler. On travaille avec des égos dans un parti politique, ne l'oublions pas.

Une demi solution

Quand on parle de visibilité des minorités, autre aspect de la "diversité", il intervient un autre paramètre, c'est le comportement des "recruteurs"[6] à qui l'on peut demander de fonder leur critère de recrutement uniquement sur les compétences et les affinités[7] en faisant abstraction des autres critères.

Le problème pour un parti politique est le niveau d'engagement des "minorités" qui est par essence "minoritaire", si tant est qu'il existe. Choisir selon le critère de compétences suppose de disposer des compétences, qui pour le coup n'ont rien à voir avec la diversité. Il suffit de penser statistique pour voir que pour une minorité qui représente 10% de la population[8], il est 9 fois plus probable de trouver une compétence dans les autres 90%. Ce qui suppose que pour rendre "visible" une minorité, si tant est que l'on puisse choisir selon un critère illégal, il faut la sur-représenter dans un collège de 26 personnes[9].

De mon point de vue, la priorité est donc au niveau du recrutement des adhérents et militants. Dans le cadre de toute élection, et je l'ai vécu dans l'équipe de Loïc Dombreval, l'objectif était d'être représentatif des adhérents. Le plus simple aura été géographiquement. Demain ce pourrait être selon les centres d'intérêts et des thématiques. En faisant entrer des militants avec d'autres priorités et d'autres expériences, c'est le changement de la physionomie du collège électoral qui conduira dans une élection à la proportionnelle au changement de la composition du conseil départemental et donc de son exécutif qu'est le bureau.

Je reconnais que c'est une bien piètre solution. Mais tant que l'on ne sera pas submergé par le nombre pour composer des équipes, choisir des gens sur ce qu'ils représentent au lieu de ce qu'ils peuvent faire est et reste une erreur.

Notes

[1] Recteur de la mosquée de Cannes et militant très actif dans le milieu associatif.

[2] Il y a bien sûr les trans-sexuel qui subissent aussi des discriminations pour lesquel(le)s le genre est justement la question. Mais bon, pour le propos de ce billet je vais faire l'impasse, j'en ai déjà parlé et j'y reviendrai.

[3] Ou aussi d'Arabe de sévice.

[4] Je hais ce terme mais il est hélas explicite.

[5] Choisir dans le modèle de société la discrimination positive est la chose qui me révulse le plus, et personne n'a réussi à me convaincre que cette solution pourait être bénéfique à mon pays.

[6] Le terme est inapproprié dans le cas d'un parti politique, bien qu'il y ai "recrutement" de compétence dans la constitution des équipes.

[7] Oui, on ne le dit pas souvent, mais il faut tout de même avoir quelques atomes crochus avec quelqu'un pour travailler avec.

[8] C'est une TRES grosse minorité 10%.

[9] 26 est le nombre de personnes au bureau exécutif du MoDem06.

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mercredi 22 octobre 2008

L'intox vient à domicile

Trouvé sur le site http://www.mai-68.org/album-1071877.html, voici une affiche qui ne se démode finalement pas beaucoup... hélas.

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mercredi 8 octobre 2008

The human zoo

Lors de l'université de rentrée du MoDem je me suis fait tagué par Smael SEBTI. Cela consiste en :

  1. citer la personne qui vous a "tagué"
  2. indiquer le règlement
  3. choisir un livre, l'ouvrir à la page 123
  4. recopier à la 5ème ligne, les 5 lignes suivantes
  5. indiquer titre, auteur, éditeur, année d'édition
  6. taguer 4 personnes et les prévenir sur leurs blogs

J'ai choisi un livre que j'ai acheté aux USA chez un libraire qui avait un rayon de livres d'occasion. Ça a été une véritable révélation et j'ai acheté son tout premier ouvrage dès que je suis rentré en France : "Le singe nu".

Le passage est donc en anglais : The only snag is that when the tribes became super-tribes, someone took away our biological safety-net. It is up to us now to make sure that we do not crash to our deaths. We have taken over evolution and have no one to blame but ourselves. The strength of our animal properties is still carried securely within us, but so are our animal weakness. Desmond Morris, The human zoo (Le zoo humain).

Ce qui donne dans une traduction approximative : Le seul soucis c'est lorsque que la tribu devient une super-tribu, ce qui nous enlève notre réseau de sécurité. Il ne tient qu'à nous maintenant que cela ne nous conduise pas à notre perte. Nous avons pris le dessus sur l'évolution et n'avons personne à blâmer sinon nous même. La force de notre animalité est toujours en sécurité en nous, mais aussi la faiblesse.

Cet auteur a choisi d'observer notre société au travers du prisme de sa formation de zoologue, traitant des relations et des comportements de nos sociétés modernes comme le ferait un primatologue. C'est fascinant de se regarder comme dans un documentaire animalié.

L'extrait ci-dessus conclus un chapitre sur l'organisation tribales des humains, rappelant que nous, les singes nus, sommes conçus pour vivre dans des tributs de maximum 50 individus. Nos agglomérations représentent des super tribus dans lesquelles l'on retrouve des comportements "anormaux" similaires à ceux des animaux en captivité, d'ou le titre de l'ouvrage.


Je tague donc Jean, Éveline, Louise et Nathalie

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mardi 22 juillet 2008

Rénovation de la démocratie sociale

Une bonne nouvelle

Je cite : "Le 8 juillet dernier, l'Assemblée nationale a adopté le projet de loi sur la rénovation de la démocratie sociale et la réforme du temps de travail. Une bonne nouvelle pour les salariés, puisque ce texte prévoit une totale liberté de choix pour ceux qui souhaitent travailler plus, ou pas, et de sérieuses garanties quant à la durée et à la rémunération des heures effectuées."

Qui c'est qui est content ? Hein, gouzi, gouzi. Il est content l'imbécile de salarié de savoir qu'il va pouvoir travailler plus, hein, il est content ? Gouzi, gouzi, regardez comme il est content. Il votera même encore Sarkozy en 2012 !!

Puisque l'UMP[1] vous le dit que c'est une bonne nouvelle, enfin, cessez ce mauvais esprit ! On vous le répète, il faut que nous soyons compétitif face aux économies des pays émergeants. Il faudra bien que vous vous mettiez à bosser bande de faignasses, que vous vous leviez tôt le matin espèce de ramollis, que vous cotisiez bande d'égoïstes.

Même les adhérents et sympathisants de l'UMP sont pris pour des imbéciles, alors pensez donc comment sont considérés les autres citoyens par l'élite de la Sarkozy...

Petit retour sur des écrits sur le sujet datant de la campagne électorale

Notes

[1] Cette citation vient d'un des dernier message de la liste de diffusion de l'UMP.

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mardi 15 juillet 2008

Tabac, la conspiration

Rediffusion d'un excellent documentaire ce soir sur la chaîne parlementaire, lorsque les familles vont voir les feux d'artifice, sur d'autre feux, plus sournois, entretenus par l'industrie du tabac.

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