Le dernier jour de l’université d’été de l’UDF, une fois les journalistes partis, François Bayrou est venu faire un tour au congrès des jeunes qui finalisaient leurs contributions au projet de l’UDF. François Bayrou a entre autre demandé aux jeunes de participer aux forums, à la blogosphère et de s’impliquer sur internet. Il faisait référence notamment au fameux email du pseudo professeur de droit Etienne Chouard qui a circulé sur internet au moment du référendum sur la constitution européenne (publiusleuropeen.typepad.com...)

Dans les universités d’été des autres partis, les militants ont reçu le même appel (crisedanslesmedias.hautetfort.com...) et ce n’est pas surprenant. En effet, contrairement aux médias traditionnels qui peuvent être influencés, voir contrôlés par le pouvoir et certains partis politiques, la blogosphère n’est pas contrôlable. Les partis ont besoin d’exister aussi dans le virtuel tout comme dans le réel. De plus, les internautes et particulièrement les jeunes se désintéressent des médias conventionnels, pour les atteindre, il n’y a pas beaucoup de solutions, il faut aller les rencontrer là où ils sont.

L’UMP a lancé le bal en mettant en place une plate-forme de blog pour les militants. La volonté étant de « saturer » la blogosphere avec les messages de l’UMP. Les autres partis politiques sont donc obligés de rentrer dans cette course à la visibilité sur le net. Et donc cette nouvelle citoyenneté qui s’exprime par l’explosion du nombre de blog risque d’être noyée dans la politisation de tous les propos.

C’est d’autant plus dommage que le contenu de millier de blogs « politique » créés par des militants le faisant pour « le parti » risquent d’être pauvres, voir de se contenter de reprendre les thèmes du parti. Et encore s’ils ne faisaient que ça ce ne serait pas bien grave. Mais les habitués des forums savent que les propos politiques sont des nids à trolls. Des milliers de militants à la recherche de notoriété pour leur blog ne vont pas tarder à débouler sur les blogs les plus importants et s’entredéchirer dans des trolls sans fin.

Les campagnes présidentielle et législative passées, la blogosphère devrait retrouver son calme. Le risque est qu’une partie des internautes intéressés et capable d’enrichir la blogosphère ne s’en désintéressent d’ici là.