Hier matin sur France Inter dans l'émission de Nicolas Demorand étaient présenté le film l'Embrasement avec les invités Jean-Pierre Mignard, avocat, qui défend les 2 familles dont les enfants ont été électrocutés dans un transformateur EDF à Clichy-sous-Bois, et Samir Mihi président de l'association Au delà des mots et qui a participé au film.

Le journaliste a judicieusement posé la question de la politisation de ce documentaire. Samir Mihi a tout d'abord répondu non, puis a complété en disant que Nicolas Sarkozy avait menti pendant 1 semaine sur les circonstances de ces morts et que cet homme ne devait pas être président de la république. J'ai immédiatement fait le parallèle avec l'excellent documentaire de Michael Moore, Fahrenheit 9/11, sur les attentats du 11 septembre 2001, documentaire qui a été présenté en pleine campagne électorale aux états-unis pour dénoncer, entre autres, les mensonges de George W Bush afin de justifier la guerre en Irak. Malgré un certain succès, ce documentaire, politiquement orienté, n'a pas empêché Bush d'être réélu. Est-ce que le documentaire diffusé sur Arte ce soir peut avoir un impact sur les électeurs français ?

Au moment où j'ai commencé à écrire ces lignes (le 11/01/2007), seul le site bellaciao annonçait et présentait le documentaire sur Arte (le 12/01/2007 à 20h40). Du coup, ce documentaire risque de se retrouver catalogué comme "gauchiste" avant même d'avoir été diffusé. Hors si l'électorat gauchiste n'a pas à être convaincu de ne pas voter pour Nicolas Sarkozy, il n'en est pas de même pour le reste de la population. J'aurais bien aimé que les électeurs naturels du candidat UMP le regardent et s'interrogent sur la manière de faire de la politique de certains candidats (il n'y a pas que Nicolas Sarkozy qui est un manipulateur adroit politicien).

Depuis il y a un peu plus de références à ce documentaire dans l'actualité. On verra demain si les média ont envie de traiter de cette attaque en règle de Nicolas Sarkozy. Je l'enregistre pour pouvoir le regarder à tête reposée ou y revenir plus tard dans la campagne.