Tractage à Nice avec les jeunes UDF Lorsque je distribue des tracts j'adore lorsque les gens m'interpellent sur des sujets qui les préoccupent. C'est intéressant à plusieurs titres. Tout d'abord c'est bien sûr ainsi que l'on apprend les gens, que l'on se sensibilise à leurs attentes et leur vision des problèmes et des solutions. Ce sont aussi des moments privilégiés pour parler idées et rentrer dans une conception de la société ou un projet et d'exposer ce projet ou cette idée aux autres réalités, afin de remettre en perspective le propos, mais pas forcément avec sa propre perspective. C'est enfin pour moi le moment où je peux défendre l'idée que la politique ne doit pas rester aux mains des politiciens mais que les citoyens doivent s'en emparer, simplement en votant juste, ou plus activement dans des associations, des partis ou des syndicats.

Quelle n'est pas la surprise de mes interlocuteurs lorsque je leur dit d'aller lire le site web d'un autre candidat que François Bayrou, d'interpeller le responsable de l'association de quartier pour qu'il relais leur message à leur maire, ou d'écrire à leur député ou sénateur. Lorsque mes interlocuteurs ont compris que je n'était pas un militant intégriste, la question qui revient le plus souvent est le vote utile et la crainte de retrouver encore une fois Jean-Marie Le Pen au second tour.

Ma réponse est invariablement la suivante : il ne sera jamais élu, il a une base électorale de 15% au très grand maximum. Même s'il se retrouvait face à Ségolène Royale et qu'une partie des électeurs de l'UMP reportaient leur vote sur Le Penible au lieu de Pimprenelle il ne pourrait pas faire plus de 35%. Et comme juste avant ils m'ont dit qu'ils en avaient marre de Sarko/Ségo en boucle et que c'était la même chose (et là c'est pas moi qui le dit), je pose tranquillement la question : puisque vous venez de me dire que Sarko/Ségo c'est la même chose, où est le problème de voter pour l'un ou pour l'autre au second tour s'il n'en reste qu'un face au Pénible ? Un blanc de quelques secondes, une moue songeuse, une protestation de principe, mais finalement mon interlocuteur(trice) reconnaît que Le Pen n'est qu'un épouvantail pour les empêcher de voter pour qui ils veulent au premier tour.

Mesdames et messieurs libérez votre vote. Et si vous le faite, sans même que je vous laisse un tract, je sais vers qui la majorité d'entre vous se tournera...

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