Aujourd'hui, j'ai 36 ans, et ma fille 5 ans. Elle est née le jour de mon anniversaire une nuit de 2002.

Ma mère m'a engueulé cette après midi car je ne parlais que de politique autour du gâteau d'anniversaire. A midi, juste avant, chez des amis, même chose, la porte de la politique Niçoise fut entrebâillée et je m'y suis engouffré. Plus personne ne va vouloir me recevoir, si je n'arrive pas à me tenir.

Mais que voulez-vous, quant on est militant à 36 ans, c'est pas pour prendre le pouvoir ou coller des affiches. C'est pour des idées, pour défendre une conception de la société. Je croix encore à la liberté, l'égalité et la fraternité. C'est un beau cadeau d'anniversaire pour un militant comme moi une campagne électorale comme celle qui s'annonce et que je vie en ce moment. L'opportunité de défendre une liberté garantie par un état réformé, une égalité des chances à l'école et dans l'entreprise, une fraternité en n'érigeant pas l'individualisme comme doctrine.

Je ne veux pas de la simplicité, des raccourcis ou même du simplisme. Je voudrais que l'on prenne le temps d'expliquer aux gens pourquoi notre monde est complexe, pourquoi les solutions sont compliquées. Je voudrais que l'on arrête de prendre les électeurs pour des imbéciles en leur fournissant du prêt à penser, du prêt à voter. Que nos élite s'acharnent à expliquer, à enrichir leurs auditeurs pour qu'ils aient le sentiment d'être respecté et non celui d'être manipulés. C'est utopique, mais c'est une utopie d'un jeune homme de 36 ans qui croit que la politique peut changer la vie des gens...
...en mieux.